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Le blog de Jean-Luc ROMERO-MICHEL - Page 2

  • Combien de Chris ou de Maxime faudra-t-il encore pleurer ?

    En 2028, cela fera dix ans que Christophe est emporté lors d’une soirée chemsex. Pourquoi continuer d’attendre une loi du bon samaritain ?
    Avec Pierre Bain, qui a lui aussi perdu son compagnon, nous publions une tribune dans Strobo Mag.Aujourd'hui encore, trop de personnes hésitent à appeler les secours lorsqu’un proche ou un invité fait un malaise ou un coma lors d’une soirée
    chemsex, terrifiées à l'idée de voir débarquer la police. Cette peur irrationnelle mais bien réelle entraîne des drames et des morts qui auraient pu être évités.
    Pourtant, la ministre renvoie à l'horizon 2028-2029 la sécurisation des situations d’urgence et la protection juridique indispensable pour les témoins qui composent le 15 ou le 18.
    Combien de vies sacrifiées en chemin ? Combien de Chris ou de Maxime faudra-t-il encore pleurer ?

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  • En France, la loi de la République doit rester la même pour toutes et tous.

    Sur France Info TV, j’ai réagi aux propos particulièrement virulents du pape sur la fin de vie.
    Bien sûr, il a le droit de s’exprimer et d’intervenir dans le débat public. Mais il ne peut pas s’opposer aux lois de la République française. Dans une République démocratique et laïque, ce sont nos lois qui s’appliquent à toutes et à tous, et non les textes religieux.
    L’État chez lui, l’Église chez elle !
    Et, à l’inverse, personne ne se permet de commenter ou de contester les lois de l’État du Vatican…
    J’ai également rappelé une réalité que l’on oublie parfois : depuis plus de dix ans, les sondages montrent une large majorité de catholiques favorables à l’aide à mourir. Y compris dans les enquêtes publiées par La Croix : près de 9 catholiques non pratiquants sur 10 y sont favorables, tout comme plus de 70 % des catholiques pratiquants.
    La liberté de conscience, c’est aussi cela : respecter les convictions religieuses de chacun sans permettre à une religion de dicter la loi commune.
    En France, la loi de la République doit rester la même pour toutes et tous.

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  • Parce que la mort ne tue pas l’amour.

    Le 27 septembre 2013 reste sans aucun doute le plus beau jour de ma vie.
    Ce jour-là, à la mairie du 12e arrondissement de Paris, sous un soleil magnifique, j’épousais ma « moitié d’orange », Christophe. 
    Moi qui, quelques décennies auparavant, ne pensais même pas atteindre mes 30 ans, rongé par le virus du sida, comment aurais-je pu imaginer qu’un jour je me marierais avec l’homme avec qui je partageais déjà ma vie depuis six ans ?
    Je me souviens de tout. De nos sourires. De notre émotion. De cette immense fierté dans les yeux de maman. De la présence de Mimi, le patron du Banana Café, l’un de nos témoins. Des rires, des embrassades, de tous ceux que nous aimions et qui étaient là pour célébrer notre amour.
    Maman et Mimi nous ont, eux aussi, quittés depuis.
    Alors, se souvenir de cette journée est à la fois terriblement douloureux et infiniment doux.
    Douloureux parce que Chris est parti un jour de mai 2018, beaucoup trop tôt, me laissant face à un vide sidéral que personne n’a jamais pu combler.
    Doux parce que, ce 27 septembre 2013, nous étions simplement heureux. Pleinement heureux. Entourés de ceux que nous aimions, nous avions la chance de vivre ce que tant d’autres avaient encore à conquérir : le droit de nous dire « oui », au grand jour, avec fierté et avec amour.
    Douze ans ont passé.
    Et pourtant, le 27 septembre reste pour moi une date de plénitude, de lumière et d’amour.
    Parce que la mort ne tue pas l’amour.
    Chris n’est plus à mes côtés, mais il est toujours là. Plus Vivant que jamais !
    Dans mes souvenirs, dans mes larmes, dans mes sourires, dans tout ce que nous avons vécu.
    Et surtout, dans mon cœur.
    Dans nos cœurs. 

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  • De l'émotion, beaucoup d'émotion, lors de cette 46e assemblée générale de l'ADMD à Nîmes.

    De l'émotion, beaucoup d'émotion, lors de cette 46e assemblée générale de l'ADMD à Nîmes. Elle se tient enfin après le vote historique d'une première loi sur la fin de vie ! Enfin !
    Depuis 1980, nous n’avons pas cessé de nous battre pour arracher cette loi d’ultime liberté. En ce moment précis, j’ai une pensée bouleversante pour Damien Delmer. Avec Christophe, il était à l’origine des Jeunes ADMD, et il nous a récemment quittés. Je n'oublie rien de ce que nous devons à toutes nos militantes et à tous nos militants, engagés depuis près de 50 ans.
    Mais le chemin est encore long. Il faut impérativement que les décrets d’application soient publiés rapidement pour que cette loi devienne une réalité concrète. Et dès son application, l'ADMD devra interpeller les candidats à l'élection présidentielle puis aux législatives pour exiger que ce texte soit nettement amélioré !
    Car soyons lucides : nous sommes encore très loin de la loi belge. Nous ne pouvons plus accepter que des Français soient contraints de fuir à l’étranger pour abréger leurs souffrances. C'est ce qui vient encore de se produire avec le courageux Arnaud Denis, parti mourir ces derniers jours en Belgique.
    Seuls ceux qui ont des relations et des moyens peuvent partir. C’est intolérable, cela rappelle l’époque où de nombreuses femmes devaient fuir la France pour pouvoir avorter.
    Le combat militant prend tout son sens à l'approche d'une élection présidentielle. Beaucoup de malades, qui ne pourront pas bénéficier de la loi de 2026, comptent sur nous !

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  • Un très mauvais signal pour l’objectif d’une France sans sida d’ici 2030 !

    En 2024, 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité. Pourtant, Santé publique France supprime sa campagne du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida.
    Un très mauvais signal pour l’objectif d’une France sans sida d’ici 2030 !

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  • Arnaud Denis nous a quittés.

    Arnaud Denis nous a quittés.
    J’ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition d’Arnaud Denis. 
    À seulement 43 ans, ce comédien, metteur en scène et dramaturge a choisi de partir en Belgique pour y mourir et arrêter de souffrir.
    Je pense d’abord à l’artiste. À cet homme de théâtre passionné, qui avait consacré sa vie aux textes, aux auteurs et à la scène. Formé auprès de Jean-Laurent Cochet, il avait créé sa compagnie, mis en scène Molière, Shakespeare, Ibsen, Ionesco ou encore Oscar Wilde, et avait été nommé à plusieurs reprises aux Molières.
    Mais derrière l’artiste, il y avait surtout un homme qui souffrait terriblement.
    Depuis une intervention chirurgicale en 2023, Arnaud Denis vivait avec des douleurs chroniques et des troubles qui avaient profondément bouleversé son quotidien. Malgré les traitements, les interventions et les tentatives pour trouver une solution médicale, ses souffrances étaient devenues, selon ses propres mots, insupportables.
    Alors il a fait ce que notre pays ne permet toujours pas de faire : il est parti ailleurs pour pouvoir choisir les conditions de sa mort.
    Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces personnes qui, comme lui, se retrouvent confrontées à une souffrance qu’elles ne veulent plus subir et qui doivent regarder au-delà de nos frontières pour trouver une réponse. Je pense bien sûr à Alain Cocq que j’ai accompagné à Berne.
    C’est précisément pour cela que je me bats depuis des décennies pour une véritable loi sur la fin de vie.
    Je ne me bats pas pour « le droit de mourir ». 
    Je me bats pour que personne ne soit condamné à une seule façon de mourir : mourir jusqu’au bout, parfois dans une souffrance devenue insupportable.
    Arnaud Denis nous rappelle cruellement qu’en 2026, il faut encore parfois fuir son pays pour pouvoir mourir dignement.
    Je pense ce soir à sa famille, à ses proches, à tous ceux qui l’ont aimé et accompagné.
    Et je pense à lui, simplement.
    Merci pour ce que vous avez donné au théâtre, Arnaud.
    Puissiez-vous désormais reposer en paix.

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  • On y passera tous ! – Briser le tabou de la mort avec bienveillance !

    La mort est sans doute le dernier grand tabou de notre société. On la cache, on la redoute, on évite même de prononcer son nom. Et pourtant, comme le rappelle si bien le titre de ce livre percutant : "On y passera tous !"
    J'ai eu l'occasion de me pencher sur le livre de mon ami Mickaël Boilon, bien connu sur les réseaux sociaux sous le pseudo @lethanatochanteur.
    Mickaël est thanatopracteur. C’est lui qui, dans l’intimité, prend soin des corps après le décès. Cette position unique, au plus près de la réalité physique de la mort, lui confère un regard d'une infinie justesse et d'une grande humanité.  
    À travers des histoires vraies et la déconstruction méthodique de nos idées reçues, cet ouvrage s'attache à nous réconcilier avec l'inéluctable. Son objectif n'est pas de morbidité, bien au contraire : c'est un vibrant appel à la vie, résumé par ce sous-titre ô combien essentiel : "N’ayez plus peur de la mort."  
    Parce que libérer la parole sur la fin de vie et la mort, c’est aussi apprendre à vivre plus intensément et plus sereinement, c'est un livre à mettre entre toutes les mains.
    On y passera tous ! Histoires vraies, idées reçues... N'ayez plus peur de la mort

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    Mickaël Boilon (@lethanatochanteur)
    Éditions Robert Laffont
    Disponible dès le 1er octobre en librairie !  

  • La diplomatie française doit porter cette voix avec force. 

    La France ne peut pas rester silencieuse face à la répression alarmante et aux arrestations arbitraires visant les personnes LGBTQIA+ en Turquie.
    Comme j'ai encore eu l'occasion de le rappeler en étant à Istanbul en fin de semaine dernière pour soutenir Pinar Selek et les militants LGBTQIA+ sur place, les droits fondamentaux ne se négocient pas.
    En tant que président d’élus locaux contre le sida, j’ai écrit dès la semaine dernière au Ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (@jnbarrot), pour exiger une action diplomatique ferme et un soutien indéfectible à celles et ceux qui luttent pour la justice et la liberté. 
    La diplomatie française doit porter cette voix avec force. 

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  • Turquie, Senegal et LGBTQIA+ : retrouvez ma tribune dans La Tribune Dimanche.

    À l’occasion de mon déplacement à Istanbul pour soutenir Pınar Selek et la communauté LGBTQIA+, dont de nombreux responsables ont été arrêtés ces derniers jours, retrouvez ma tribune dans La Tribune Dimanche.
    Comme au Sénégal, où la chasse aux homosexuels se poursuit, la France ne peut rester muette !
    Il en va de l’honneur du pays des droits humains !

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  • A Istanbul, pour soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.

    J’ai choisi de ne pas réagir sur les réseaux sociaux aux arrestations massives de ces derniers jours. Je ne voulais pas risquer d’être refoulé à la frontière et de ne pas pouvoir venir jusqu’ici, à Istanbul, soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
    Je tenais à être présent pour rappeler une évidence : le combat pour l’égalité n’a pas de frontière.
    Tout comme nos sœurs et nos frères sénégalais qui subissent depuis des mois une terrible chasse à l’homme, il s'agit de clamer ici, en Turquie, qu'aucun être humain ne devrait être persécuté pour ce qu'il est. Être homosexuel n’est pas un choix, pas plus qu’être hétérosexuel.
    En venant régulièrement à Istanbul pour soutenir Pinar Selek ou le maire de la ville injustement emprisonné, j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des militantes et des militants homosexuels et trans. Face à une adversité terrible, j'ai admiré leur pugnacité et leur courage : elles et ils ne baissent jamais les bras.
    Ils méritent plus que jamais notre soutien et une solidarité internationale sans faille, en particulier de la part de la France et de l’Union européenne. Les démocraties ne peuvent tolérer ces retours en arrière qui font des personnes LGBTQIA+ les boucs émissaires de régimes autoritaires.
    Le populisme n’est pas une fatalité… pas plus que la stigmatisation des personnes LGBTQIA+.

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  • Pinar Selek est innocente.  Nous ne cesserons jamais de le proclamer.

    En 1998, Pinar Selek est arrêtée à la suite de simples recherches qu’elle mène sur les militants kurdes. Elle est torturée. Peu après son arrestation, elle apprend qu’elle est accusée d’avoir participé à un attentat. Pourtant, l’explosion en question était accidentelle et a été présentée comme un attentat.
    Depuis, Pinar Selek n’a cessé de se battre pour faire reconnaître son innocence. Elle a été acquittée à quatre reprises. Et pourtant, la justice turque continue de s’acharner contre elle. 
    Depuis 2023, les procès, régulièrement reportés, se succèdent à un rythme effréné.
    Avec Raphaëlle Primet et Ian Brossat, nous sommes venus à plusieurs reprises à Istanbul pour soutenir Pinar lors de ces procès. Parce qu’il est essentiel, dans ces moments-là, de ne pas laisser Pinar seule face à cet acharnement.
    Dans un contexte particulièrement préoccupant, alors que de nombreuses personnes LGBTQIA+ ont été raflées et arrêtées ces derniers jours à travers tout le pays, un nouveau procès contre Pinar s’est tenu ce vendredi 18 septembre.
    Élus Locaux Contre le Sida a rejoint les dizaines d’associations de défense des droits humains et de nombreuses organisations du monde académique qui soutiennent Pinar.
    Je suis heureux d’être, une nouvelle fois, aux côtés des militantes et des militants qui étaient présents à Istanbul pour assister à cet énième procès, qui a une fois de plus été reporté à février 2027. 
    Pour dire haut et fort que nous n’acceptons pas l’injustice faite à Pinar Selek. Pour dénoncer cet acharnement judiciaire qui, depuis tant d’années, ne la laisse pas en paix.
    Pinar Selek est innocente. 
    Nous ne cesserons jamais de le proclamer.
    Jamais.

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  • Le combat continue. La sérophobie blesse, isole et tue.

    Mercredi, j’ai passé une journée bien remplie, entre réunions avec l’équipe d’Élus Locaux Contre le Sida (ELCS) pour préparer notamment nos États généraux qui se dérouleront le 30 novembre à l’Assemblée nationale et pour de belles rencontres inspirantes.
    Avec mon amie Michelle Voisin, l’une des premières élues à s’être engagée aux côtés d’ELCS, et avec le photographe Jean-Marie Dupont, qui poursuit un très beau projet autour de la photographie inclusive.
    C’est d’ailleurs place des Combattantes et des Combattants du Sida que j’ai choisie pour me faire photographier. Une place qui me tient particulièrement à cœur : c’est un projet que nous avions porté avec Anne Hidalgo et Laurence Patrice pendant la campagne municipale de 2020, et qui n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien du maire Ariel Weil.
    J’ai ensuite partagé un moment avec mon amie Raphaëlle Primet, élue parisienne qui a récemment choisi de rendre publique sa séropositivité. Grâce à elle, je me sens un peu moins seul dans le monde politique.
    Car oui, le sida se soigne aussi par la politique.
    La visibilité est essentielle, comme nous l’ont rappelé Christophe Paco et Supersero lors de leur grève de la faim.
    Nous ne viendrons jamais à bout de la transmission du VIH tant que persisteront de si violentes discriminations.
    La sérophobie blesse, isole et tue.
    Le combat continue. 

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  • Une lettre à Céline Dion.

    Depuis l’annonce de votre maladie, je pense souvent à vous.
    Peut-être parce que je sais, moi aussi, ce que signifie vivre avec une maladie et décider d’en parler publiquement. En 2002, j’ai révélé ma séropositivité. Je sais ce que cela peut changer dans le regard des autres, les silences, les peurs, parfois la difficulté simplement à rester soi-même.
    Mais je sais aussi que parler peut libérer. Et surtout, que la maladie ne doit jamais résumer une vie.
    C’est ce qui me touche tant dans votre parcours. Vous avez accepté de montrer votre vulnérabilité, de parler de vos difficultés, dans un univers où l’on demande souvent aux artistes d’être forts, beaux et invincibles.
    Vous avez montré qu’on pouvait être fragile et continuer à avancer.
    Votre courage dépasse largement votre histoire personnelle. Il donne de la force à toutes celles et tous ceux qui vivent avec la maladie, parfois dans le silence.
    Vos chansons nous ont accompagnés dans tant de moments de nos vies.
    Aujourd’hui, par votre courage, vous nous donnez encore quelque chose de précieux : l’espoir.
    Et peut-être cette certitude : la maladie peut changer une vie, mais elle ne doit pas en écrire seule la fin.
    Merci Céline. 

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    (Extrait d’une lettre que je vous adresse, avec toute mon affection et mon respect.)

  • Une immense tristesse nous submerge après la disparition de Catherine Ringer.

    Une immense tristesse nous submerge après la disparition de Catherine Ringer. Avec Les Rita Mitsouko, puis en solo, elle n’a jamais cessé de nous surprendre, portant haut l’étendard d’une liberté artistique absolue. Sa voix unique, sa flamboyance et sa folie douce en faisaient une artiste rare, incandescente et terriblement attachante.
    Elle rejoint désormais les étoiles, mais son sillage flamboyant va terriblement nous manquer.
    Heureusement, ses mélodies et son énergie continueront à jamais de résonner en nous. Pour toujours. 

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  • Lancement de la Global Black Pride à Paris...

    Mercredi soir, au lancement de la Global Black Pride à Paris, en présence de la maire du 10e, Alexandra CORDEBARD et d'Emmanuel Gregoire, maire de Paris, je repense à ce chemin parcouru. 
    Lorsque son président est venu me présenter le projet il y a deux ans, l'enthousiasme  pour moi a été immédiat.
    Accueillir cet événement à Paris — une première européenne après les États-Unis — revêtait une urgence particulière. 
    Trop souvent, les personnes noires LGBTQIA+, et notamment les personnes trans, subissent une double invisibilisation, à l’intersection des discriminations. Offrir une vitrine à leurs luttes, à leurs joies et à leurs identités au cœur de notre capitale était une évidence.
    À l'heure où de nombreux États continuent de criminaliser l'homosexualité, et face aux persécutions intolérables qui ciblent encore les personnes LGBTQIA+ dans plusieurs pays, notamment au Sénégal, chaque espace de fierté politique et culturelle est un acte de résistance vital.
    Dans la ville des droits humains, ce rendez-vous rappelle que la solidarité internationale n'a pas de frontières et que nos combats pour l'égalité doivent être globaux. 
    Plus que jamais, Paris est fière.

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    This Wednesday evening, at the launch of Global Black Pride in Paris, in the presence of the mayor of the 10th arrondissement Alexandra Cordebard and Emmanuel Grégoire, mayor of Paris, I am reflecting on the journey that brought us here. When its president first came to present the project to me two years ago, my enthusiasm was immediate.
    Hosting this event in Paris—a European first after the United States—carried a very particular urgency. Far too often, Black LGBTQIA+ individuals, particularly trans people, suffer from a double invisibility at the intersection of discriminations. Giving a platform to their struggles, their joys, and their identities at the heart of our capital was a given.
    At a time when many states continue to criminalize homosexuality, and in the face of the intolerable persecutions still targeting LGBTQIA+ individuals in several countries, notably in Senegal, every space for political and cultural pride is a vital act of resistance.
    In the city of human rights, this gathering serves as a reminder that international solidarity knows no borders and that our fights for equality must be global.
    More than ever, Paris is proud.

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  • ‎Shanah Tovah ! 

    Bonne année, Rosh Hashanah !
    ‎Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la paix, de l’espérance, du dialogue et de la fraternité.
    Plus de tolérance, plus d’humanité et, surtout, un monde plus juste.
    ‎Shana Tova ! 

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  • 11 septembre. Il y a des dates qui ne s’effacent jamais. Never forget...

    11 septembre.
    Il y a des dates qui ne s’effacent jamais.
    Il y a 25 ans, le monde s’arrêtait de respirer devant les images de New York.
    Je me souviens très précisément de ce moment. J’étais dans une salle de gym du 12ᵉ arrondissement de Paris, près de la place de la Nation, lorsque j’ai appris ce qui venait de se passer. Je regardais, incrédule, les écrans de télévision qui diffusaient ces images terribles de ces tours en flammes. Difficile alors de comprendre que ce que nous étions en train de voir était bien réel.
    Deux avions, les tours du World Trade Center, des milliers de vies fauchées en quelques instants… et cette sensation terrible que le monde venait de basculer.
    Derrière les chiffres, il y avait des femmes et des hommes. Des parents, des enfants, des amoureux, des amis, des collègues. Des vies, tout simplement. Et il y avait aussi celles et ceux qui, dans les heures qui ont suivi, ont risqué leur vie pour en sauver d’autres.
    Vingt-cinq ans après, la douleur des familles demeure. Mais demeure aussi notre devoir de mémoire.
    Se souvenir du 11 septembre, ce n’est pas seulement se rappeler une tragédie. C’est réaffirmer notre attachement à la paix, à la liberté, à la fraternité et à cette humanité que la haine ne doit jamais parvenir à détruire.
    Aujourd’hui, mes pensées vont aux victimes, à leurs proches et à toutes celles et ceux dont la vie a été bouleversée ce jour-là.
    Ne jamais oublier. 

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    September 11. 
    There are dates that never fade.
    Twenty-five years ago, the world stopped breathing as it watched the images coming from New York.
    I remember that moment very clearly. I was in a gym in Paris’s 12th arrondissement when I learned what had happened. I watched, in disbelief, the television screens broadcasting those terrible images of the towers engulfed in flames. It was difficult then to comprehend that what we were seeing was actually real.
    Two planes, the World Trade Center towers, thousands of lives taken in an instant… and the terrible feeling that the world had just changed forever.
    Behind the numbers were women and men. Parents, children, partners, friends, colleagues. Lives, quite simply. And there were also those who, in the hours that followed, risked their own lives to save others.
    Twenty-five years later, the families’ pain remains. But so does our duty to remember.
    Remembering September 11 is not only about recalling a tragedy. It is about reaffirming our commitment to peace, freedom, fraternity, and to the humanity that hatred must never be allowed to destroy.
    Today, my thoughts are with the victims, their loved ones, and all those whose lives were changed forever that day.
    Never forget. 

     

  • Retour sur mon séjour à Casablanca. 

    Retour sur mon séjour à Casablanca. 
    Il y a des villes que l’on découvre… et puis il y a celles qui, peu à peu, vous surprennent et vous touchent. Casablanca est de celles-là.
    J’ai aimé me perdre dans les ruelles de la Médina, lever les yeux devant la majestueuse mosquée Hassan II, puis prendre le temps de flâner sur la place Mohammed V. La Wilaya, la Grande Poste, Bank Al-Maghrib, le Palais de Justice… autant de magnifiques témoignages de cette architecture Art déco qui donne à Casablanca une personnalité si particulière.
    J’ai aussi aimé la douceur d’une promenade dans le parc de la Ligue Arabe, loin de l’agitation de la ville, avant de retrouver l’air marin du port et de longer tranquillement la côte.
    Casablanca, c’est une ville de contrastes, parfois foisonnante, parfois paisible, toujours vivante. Une ville qui ne se livre pas immédiatement, mais qui finit par vous séduire.
    Je repars avec de belles images, de belles rencontres et surtout l’envie de revenir. 
    À bientôt, Casablanca…

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  • La santé publique exige du courage politique et juridique...

    Enfin une avancée majeure à saluer : la nouvelle feuille de route sur la santé sexuelle 2026-2030 intègre enfin officiellement le chemsex en consolidant l’interface indispensable entre addictologie et santé sexuelle.  
    C’est un signal fort et très attendu pour mieux appréhender cette réalité, former les professionnels et structurer une prise en charge globale des usagers, loin des tabous et des approches stigmatisantes.
    Pour autant, la copie reste vraiment très incomplète. 
    Loin des propositions des associations dont ELCS et des textes des deux parlementaires très engagées sur le sujet Brigitte Liso et Anne Souyris…
    Si la reconnaissance institutionnelle est là, les moyens financiers alloués ne sont malheureusement pas à la hauteur des urgences de santé publique et du travail de proximité mené par les associations.
    Surtout, on déplore l'absence totale d'un véritable cadre légal protégeant le « bon samaritain », à l'instar de ce qui existe déjà au Royaume-Uni ou dans certains États américains. Le travail interministériel avec l’intérieur n’a toujours pas été entrepris !
    Tant que la peur des poursuites judiciaires lors d'une overdose, d’un Ghole ou d'une détresse en soirée empêchera d'appeler les secours sans crainte, des vies continueront d'être mises en danger inutilement.
    La santé publique exige du courage politique et juridique : reconnaissons enfin légalement le droit de sauver des vies sans risque de répression !

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  • Heureux d’avoir retrouvé mon amie Céline Menguy, présidente de Lhakar

    Heureux d’avoir retrouvé mon amie Céline Menguy, présidente de Lhakar et engagée depuis des décennies avec une constance admirable pour la survie et la dignité du peuple tibétain.
    Je suis particulièrement fier d’être président d’honneur de son association. Car ce combat fait écho à tant d'autres qui me tiennent profondément à cœur : le soutien indéfectible aux Ouïghours — une pensée émue pour Dilnur Reyhan et son précieux centre culturel parisien, pour lequel je me suis tant battu quand j’étais maire-adjoint de Paris —, à Taïwan, l’une des plus vibrantes démocraties du monde, et bien sûr aux personnes LGBTQIA+ en Chine, dont les existences et les libertés fondamentales sont niées au quotidien.
    Ces urgences humaines, je n’ai manqué de les rappeler pas plus tard que lundi dernier à Emmanuel Grégoire, pour que Paris demeure fidèle à sa boussole et continue de porter haut ces voix bâillonnées. Pour mémoire, le Dalaï-Lama est citoyen d'honneur de notre capitale, un titre qui nous engage autant qu'il nous honore.
    Merci, chère Céline, de ne jamais rien lâcher et d'incarner si fort cet espoir.

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