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euthanasie

  • 95% des Français favorables à l'euthanasie (IFOP - mars 2017) (CP ADMD)

    A quelques heures du premier débat présidentiel :
    Nouveau sondage (Ifop – mars 2017)

    • 95% des Français sont favorables à l’euthanasie
    • 90% des Français sont favorables au suicide assisté

    1 Français sur 3 prêt à renoncer à voter pour son candidat s’il ne soutient pas l’aide active à mourir
    Arthaud, Hamon et Mélenchon favorables au droit de mourir dans la dignité

     

     

    Après une mobilisation exceptionnelle des militants pour le droit de mourir dans la dignité, ce samedi 18 mars, au Cirque d’Hiver à Paris, et à quelques heures du premier débat télévisé organisé dans le cadre de l’élection présidentielle, le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, rappelle l’importance que les Français attachent à ce droit fondamental de choisir les conditions de leur propre fin de vie.
    D’ores et déjà, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon (un droit qu’il souhaite constitutionnaliser) et Nathalie Arthaud ont réaffirmé, samedi, leur attachement au droit pour chaque citoyen de choisir les conditions de sa propre fin de vie.
    A chacun des onze candidats retenus par le Conseil constitutionnel, Jean-Luc Romero, dans une lettre qu’il leur adresse ce jour-même, fait parvenir le dernier sondage Ifop (mars 2017) sur « le regard des Français sur la fin de vie à l’approche de l’élection présidentielle ».
    95% des Français se déclarent en faveur de l’euthanasie (91% pour les électeurs de Fillon, 94% pour les électeurs de Hamon et de Mélenchon, 96% pour les électeurs de Macron et 99% pour les électeurs de Le Pen) et 90% des Français se déclarent en faveur du suicide assisté (86% pour les électeurs de Fillon et de Hamon, 91% pour les électeurs de Macron et 94% pour les électeurs de Le Pen et de Mélenchon).
    Pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote (26% pour les électeurs de Fillon, 38% pour les électeurs de Hamon, 40% pour les électeurs de Macron, 45% pour les électeurs de Le Pen et 49% pour les électeurs de Mélenchon).
    Enfin, 1 Français sur 3 (32%) est prêt à renoncer à voter pour le candidat dont il se sent le plus proche si celui-ci se déclare opposé à l’euthanasie (19% des électeurs de Fillon, 28% des électeurs de Macron, 33% des électeurs de Le Pen et de Mélenchon et 35% pour les électeurs de Hamon).

  • Mon discours du Cirque d'hiver sur la fin de vie

    Mes chers amis,

    Quelle très belle réunion nous avons eue aujourd’hui…
    Vous avez entendu, là, devant vous, des personnalités politiques qui joueront sûrement un rôle important dans les semaines qui viennent. Certaines, sur la question de la fin de vie, vous ont plu. D’autres, c’est naturel, vous ont déplu… M’ont déplu !
    Je remercie les uns et les autres d’avoir joué le jeu de la transparence démocratique et de nous avoir indiqué, honnêtement, avec un certain courage parfois, quelle serait la politique relative au droit de mourir dans la dignité qui serait mise en œuvre dans le cas de leur accession à la présidence de la République ou de celle de leur champion.
    Je regrette cependant que certains candidats n’aient même pas répondu à notre invitation. Cette ignorance, ce mépris sont sans aucun doute une sorte de réponse que nous avons bien reçue…
    Je rappelle à toutes et à tous que l’ADMD, c’est près de 70 000 adhérents actifs et que le tout dernier sondage réalisé par l’Ifop au début de ce mois de mars indique 4 chiffres important que je vous rappelle, car il faudra très largement les diffuser :

    • 90% des Français – donc 9 sur 10 ! – approuvent l’autorisation pour les personnes souffrant de maladies insupportables et incurables de recourir à un suicide assisté.
    • Pour 95% des Français, la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent.
    • 39% des Français déclarent que les questions du droit de mourir dans la dignité (droit à l’euthanasie, droit au suicide assisté) auront une forte importance dans leur vote.
    • 32% des Français – 1 sur 3 – se déclarent prêts à renoncer à voter en faveur d’un candidat proche de leur sensibilité politique mais qui, sur les questions liées à la fin de vie, se déclarerait opposé à la légalisation de l’euthanasie. Quand on sait que les élections se jouent souvent à quelques points, ce chiffre est pour nous édifiant et encourageant !

    Le droit de mourir dans la dignité est donc l’une des préoccupations majeures de nos concitoyens et un sujet de quasi unanimité. Alors pourquoi nos lois n’avancent-elles pas plus vite ? Pourquoi sommes-nous bloqués dans un no man’s land où le mourant est au prise avec lui-même, durant plusieurs jours voire plusieurs semaines, sans alimentation ni hydratation ? Pourquoi la sédation a-t-elle les seules faveurs de notre Parlement, au détriment de l’administration létale humaine et respectueuse des consciences de chacun, alors que les deux sont utiles et complémentaires ?
    Je vais vous dire… Le puissant lobby des mandarins, pour certains ignorants de la réalité des chambres d’hôpital où seules s’activent de jeunes médecins, des étudiants, des infirmières admirables et des aides-soignantes, tous bien démunis devant les cris d’angoisse des malades dont ils ont la charge. Des grands pontes de la médecine qui refusent trop souvent encore d’abdiquer ce pouvoir de vie et de mort qui les place au-dessus des hommes, presque des demi-dieux… Et puis l’influence de certains responsables de l’église catholique – voire des 3 grandes religions monothéistes – qui, contrairement d’ailleurs à la plupart de leurs fidèles et croyants, parlent encore du terme naturel de la vie, en opposition à une mort provoquée par une euthanasie ou un suicide assisté, alors même que la mort naturelle existe de moins en moins dans nos sociétés et où les malades finissent leur vie dans des hôpitaux aux plateaux techniques hyper sophistiqués, où des machines peuvent maintenir en survie des corps vides de toute vie réellement humaine, où des salles d’expériences se nourrissent parfois encore des êtres que nous aimons…
    Les grands pontes de la médecine, les représentants des Églises… Autant de voleurs de liberté qui, avec le visage de la bienveillance et les mots de la compassion, nous condamnent – et pire encore, condamnent nos amours, nos parents, nos enfants et nos amis – à la souffrance, à la déchéance, à la terreur d’une nuit d’encre qui ne s’achève jamais…
    L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, dont vous êtes ici, cette après-midi, les 2000 ambassadeurs ne donnera bien sûr aucune consigne de vote pour les élections qui viennent. Notre association est et restera apolitique. C’est sa force. C’est aussi sa richesse.
    Mais l’ADMD a un devoir d’information et d’interpellation. C’est ce qu’elle fait aujourd’hui, là, devant vous. C’est ce qu’elle continuera à faire à travers le site d’interpellation qu’elle a mis en œuvre et qu’elle développe déjà depuis plusieurs semaines.
    Vous qui êtes des militants de la fin de vie digne, certains adhérant à notre association depuis ses tout débuts en 1980, ne vous laissez pas gagner par le fatalisme. Non, nous ne sommes pas condamnés à mourir et à voir mourir nos proches dans des conditions inhumaines, indignes, que nous ne tolérerions même pas pour nos animaux domestiques.
    Nous pouvons, par notre vote, obtenir ce nouveau droit, celui de choisir les conditions de notre propre fin de vie, dans les toutes prochaines années. C’est un choix que nous devons faire en conscience, au moment de choisir notre bulletin de vote et de le glisser dans une urne.
    Certes, nous avons le sentiment d’avoir été trahis par de belles promesses, en 2012, qui se sont transformées, de commissions en rapports, en un renforcement de la loi écrite par nos opposants. Toujours les mêmes. Toujours le même !
    Alors pourquoi y croire aujourd’hui ? Parce que chaque jour, nous avançons un peu plus. Chaque jour nos arguments convainquent plus de Français. Chaque jour des drames épouvantables, rapportés par la presse, nous démontrent combien on meurt si mal en France.
    Je vous l’assure, je le sais, je le sens, nous y arriverons. Les Néerlandais, les Belges, les Luxembourgeois, les Suisses, les Canadiens et tant d’autres y sont parvenus. A ce jour, 166 millions de citoyens de ce monde vivent sous la protection d’une loi d’ultime liberté.
    Mon ambition, avec vous, est que 65 millions de Français rejoignent ces 166 millions de personnes et que, nous aussi, nous vivions dans la sérénité de celles et de ceux qui savent qu’ils ne mourront pas autrement que de la façon qu’ils souhaitent. « Les yeux ouverts » comme l’a si merveilleusement écrit la talentueuse et regrettée Marguerite Yourcenar.
    Merci encore à vous d’être venus de tous les coins de notre beau pays, de notre Ile-de-France et de notre belle capitale, Paris. Merci à nos orateurs, aux personnalités, aux représentants des associations laïques ici présentes et à la Maire de Paris qui est toujours à nos côtés.
    Et je sais pouvoir compter sur chacune et chacun d’entre vous. Dans les semaines qui viennent, allons dans toutes les réunions des candidats aux élections législatives. Disons-leur l’urgence d’avoir une loi d’ultime liberté. Rappelons-leur que 90% des Français – leurs électeurs ! – attendent une telle loi.
    Si toutes et tous, vous ici présents, si nos 70 000 adhérents deviennent, à travers tout le pays, aux côtés de nos 120 délégués, des militants de notre loi républicaine et laïque, nous ne pourrons que gagner.
    J’y crois vraiment.
    Mon corps m’appartient !
    Votre corps vous appartient !
    Ma mort m’appartient !
    Votre mort vous appartient !
    Crions le désormais très fort.
    Et, n’acceptons plus jamais que les voleurs de liberté nous imposent leur société d’un autre temps.
    Battons-nous sans relâche avec la folle énergie de celles et de ceux qui savent l’immense progrès pour toutes et pour tous que serait notre loi et nous gagnerons enfin – soyons-en vraiment convaincus ! – notre ultime liberté !
    Vive l’ADMD !
    Vive la liberté !
    Je vous remercie.

     Jean-Luc Romero, Président de l’ADMD

  • Rassemblement pour notre Ultime Liberté à 12h30 place de la République !

    Venez nombreuses et nombreux à 12h30, place de la République, à Paris, pour appeler à une loi permettant l'accès universel aux soins palliatifs et légalisant l'euthanasie et le suicide assisté.

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  • 37èmes journées des délégations de l'ADMD

    Ce vendredi et samedi matin se déroulent les 37èmes journées des délégations de l'ADMD à Bagnolet. Outre des sessions de formation, ces journées sont l'occasion de mobiliser les 120 délégués de l'ADMD en cette période électorale où il nous faut persuader les candidats de mettre enfin en oeuvre une loi d'Ultime Liberté.

  • Réservez votre 18 mars dès 12h30 !

    Ce samedi 18 mars à 12h30, l'ADMD vous appelle à venir manifester place de la République pour notre Ultime Liberté.
    Puis dès 14h00, nous nous rendrons au Cirque d'hiver où nous entendrons les candidats à la présidentielle ou leurs représentants sur la fin de vie.
    Venez très nombreuses et très nombreux !!!

  • CP de l'ADMD pour notre meeting du 18 mars au Cirque d'Hiver

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

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    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.
    Le jeudi 17 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.
    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

  • Réunion publique ADMD à Boulazac (Dordogne)

    Aux côtés de la déléguée de la Dordogne, Dominique Attingré, j'animerai une réunion publique ADMD ce samedi à 10h30 à la mairie de Boulazac.
    A cette occasion des candidats aux élections législatives en Dordogne viendront évoquer leur programme sur la question de la fin de vie.
    Venez nombreuses et nombreux !

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  • Compte-rendu intégral de mon itw sur France Culture pour la Libre Pensée

    La Libre Pensée a reçu sur France Culture le Dimanche 12 février 2017
     Jean-Luc Romero,
    Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)

     

     

     

    Libre Pensée  (Jean-Marc Schiappa) : Bonjour Jean-Luc Romero. Vous êtes le Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité et vous êtes aussi, tout le monde le sait, un Elu. Pourriez-vous– vous présenter plus complétement ?
    Jean-Luc Romero : Vous avez dit l’essentiel. Je suis ici d’abord au titre de Président de l’ADMD et je remercie la Libre Pensée pour sa collaboration pour partager cette cause. Je suis comme vous le dites Elu, à la fois maire-adjoint du 12ème et conseiller régional Ile-de-France, et un militant aussi pour la lutte contre le SIDA depuis très longtemps. Globalement, je suis un activiste contre le SIDA, pour le droit de mourir dans la dignité et aussi contre les discriminations et contre l’homophobie.

    LP : Quelle est la position, certainement connue, mais les choses connues doivent être encore plus rappelées qu’on ne le croit, sur ce que l’on appelle communément parlant l’euthanasie et surtout sur l’aide active à mourir ?
    JLR : En fait, l’ADMD  réunit aujourd’hui un peu plus de 68 000 adhérents, c’est dire à quel point cette cause intéresse et passionne les français. Il faut dire que tout le monde est concerné par la fin de vie. 100 % d’entre nous allons mourir. J’espère ne pas annoncer de mauvaises nouvelles à vos auditeurs. Notre association se bat pour qu’il y ait une loi de liberté, une loi qui place la volonté de celui qui est en fin de vie au centre des décisions. C’est cela tout notre combat. Quelle que soit d’ailleurs sa décision. Alors qu’aujourd’hui on sait très bien que ce sont ceux qui sont autour du lit, les héritiers, les médecins, qui souvent décident pour la personne en fin de vie. On veut une nouvelle loi qui change de logique. Jusqu’à présent on a eu les lois Leonetti, on en est à la troisième loi Leonetti, qui est une loi faite par les médecins pour les médecins. Nous on veut enfin une loi de liberté pour celui qui meurt. C’est-à-dire une loi qui permette d’un côté l’accès universel aux soins palliatifs, et là-dessus c’est un grand échec des pouvoirs publics sur cette question-là, puisque à peine 20% des gens qui en ont besoin en bénéficie. Cela veut dire que 80% d’entre nous ne pourrons pas accéder à des soins palliatifs, quand on en aura besoin. On sait aussi que les soins palliatifs, dans certaines circonstances, ce n’est pas suffisant. Il faut qu’il y ait donc à côté l’euthanasie, le suicide assisté et c’est une des grandes batailles de l’ADMD que d’avoir ce choix ultime comme des pays qui nous entourent l’ont : Pays-Bas, Belgique, le Luxembourg et la Suisse qui a le suicide assisté.
    Voilà le combat de l’ADMD, c’est-à-dire avoir une loi qui respecte la volonté de celui qui est en fin de vie, si il veut mourir le plus tard possible ou si il n’en peut plus de ses souffrances qu’il puisse bénéficier d’une euthanasie ou d’un suicide assisté, parce qu’il n’existe pas dans une république laïque un principe supérieur qui vous oblige à mourir le plus tard possible et notamment dans la souffrance.

    LP : C’est un combat essentiellement humaniste qui est au cœur même des préoccupations de la Libre Pensée qui sont des préoccupations humanistes, démocratiques, et plus particulièrement pour nous Libre Pensée, mais ce n’est que notre point de vue, nous pensons que le droit de choisir sa fin de vie est une liberté démocratique essentielle parce que rien ne peut être au-dessus d’un être humain. C’est notre point de vue et vous qu’en pensez-vous ?
    JLR : L’ADMD et la Libre Pensée là-dessus sont tout à fait d’accord. On partage le même principe. C’est une question qui ne dépend que de la personne concernée. On peut avoir par exemple des convictions religieuses, mais ces convictions on se les applique à soi-même, mais elles ne doivent pas forcément s’appliquer aux autres. On a un peu l’impression, que sur cette question, cela a été à la fois l’avis d’un certain nombre de grands mandarins qui ne veulent pas que ce soit la personne en fin de vie qui décide et puis l’avis de religieux qui ont décidé que ce n’étaient pas aux hommes de décider. Ceux qui croient peuvent le faire, mais ils ne peuvent pas l’imposer aux autres. Et c’est tout à fait notre combat aujourd’hui de faire comprendre que cette loi s’inscrit dans la laïcité parce qu’elle respecte tous les points de vue, mais elle permet enfin à des libres penseurs, à des gens qui n’ont pas de convictions religieuses ou qui en ont, de décider car rien n’indique que l’on soit obligé de mourir dans la souffrance.

    LP : Rien ne peut être imposé et je souscris totalement à vos propos et à votre démarche. Ce n’est pas secondaire que vous soyez l’auteur d’un nouveau J’accuse !. Là aussi J’accuse !, pour reprendre cette bonne vieille formulation terriblement évidente, terriblement essentielle, cela veut dire qu’on ne peut pas accepter des choses qui sont inacceptables. Pourriez-vous nous parler de ce nouveau J’accuse ! ?
    JLR : L’ADMD a voulu lancer un J’accuse ! en interpellant tous les responsables politiques, du Président de la République aux parlementaires notamment, parce que dans notre pays on meurt mal, et la loi qui existe en France donne comme seule possibilité d’arrêter les traitements, d’arrêter de vous alimenter, d’arrêter de vous hydrater. C’est-à-dire qu’en 2017, on vous offre comme seule possibilité quand vous n’en pouvez plus de vos souffrances, de mourir de faim et de soif ! Cela ne plait pas à certains, mais c’est cette réalité.
    On accuse aujourd’hui les pouvoirs publics et la plus part des partis politiques qui ne veulent pas entendre notre revendication, de laisser, dans le pays des droits de l’homme, les gens mourir de faim et de soif. J’espère que dans le cadre de cette présidentielle et de ces législatives certains vont nous entendre et qu’on va enfin avoir cette loi d’ultime liberté qui est, je le rappelle, une loi républicaine et une loi qui s’inscrit dans la laïcité.

    LP : Vous avez eu parfaitement raison de le signaler, dans le cadre de ce débat faussement politique, de ce débat politicien qu’est celui des présidentielles et des législatives,  vous lancez un pavé dans la mare. L’ADMD a décidé d’organiser le 18 mars 2017 une grande journée de mobilisation pour faire avancer vos revendications et vous faire connaître. Pouvez-vous nous présenter cette journée et ses objectifs précis ?
    JLR : Le 18 mars, nous avons décidé de faire à la fois une mobilisation place de la République à 13h et donc d’inviter celles et ceux qui défendent l’ultime liberté et je sais que la Libre Pensée sera à nos côtés comme elle l’est souvent … … Et d’autres associations laïques, d’autres français qui partagent cette préoccupation. A partir de 14h30 nous serons au Cirque d’Hiver pour interpeller les candidats aux élections présidentielles. Nous allons inviter tous les candidats à venir dire leur position sur la question de la fin de vie et les interpeller réellement sur cette question parce que c’est important. C’est important que les français sachent quelles sont les positions des candidats, quelles sont les positions des partis politiques, car quand on doit voter on ne vote pas seulement pour la « binette » de quelqu’un on vote d’abord pour un programme, en tous les cas je l’espère, ce n’est peut-être pas toujours le cas …

    LP : Vous êtes peut-être le dernier à l’espérer !
    JLR : Oui, mais en tous cas pour nous le programme est important et sur cette question-là, nous allons les interpeller et les français connaîtrons leur position. Nous allons d’ailleurs créer un site d’interpellation qui permettra aux français par un simple clic d’interpeller les candidats aux élections présidentielles et ensuite les candidats aux législatives pour connaitre leur position et pour voter en toute conscience.
    Le 18 mars, j’appelle, et aussi avec la Libre Pensée qui a répondu à cet appel, tous ceux qui défendent la liberté, tous les humanistes à être à nos côtés pour manifester cette demande d’ultime liberté. On voit suffisamment de gens revenir en arrière sur plein de choses et notamment tous ces militants anti-avortement que l’on n’a jamais autant entendus qu’actuellement. Que ceux qui sont pour que les femmes puissent dire « mon corps m’appartient » soient là et ceux qui ont envie de dire « ma mort m’appartient » je leur donne rendez-vous le 18 mars, République à 13h00 et après au Cirque d’Hiver pour entendre les candidats aux présidentielles.

    LP : C’est un beau lieu, c’est un lieu symbolique la place de la République et ce n’est pas uniquement  combat franco-français. Ce qui s’est passé en Pologne ou ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis nous montre que c’est une revendication humaine et humaniste essentielle, absolue et qu’il y a en face de nous des résistances très très fortes. De ce point de vue, une fois de plus, l’actualité éditoriale qui est la vôtre est importante. Vous venez de publier un ouvrage qui s’appelle « Survivant » et j’aimerai que vous puissiez préciser, les auditeurs de l’entendent pas, dans « SurVivant », à la fois le fond de cet ouvrage et puis cette présentation en termes de jeu sur les caractères n’est pas qu’une présentation allégorique ou secondaire ou marginale. Il y a quelque chose d’essentiel, de prenant si chose dire sur ce titre.
    Quelques mots, et plus, sur le titre et le fond de l’ouvrage. Votre combat en tant qu’individu et votre combat personnel contre le SIDA et contre toutes les politiques qui auraient tendance à faire comme si c’était une sorte de fatalité, quelque chose qui nous est imposée, une malédiction. J’aimerai, mon cher Jean-Luc que vous puissiez nous dire quelques mots sur cet ouvrage qui vous est personnel et intime.
    JLR : SurVivant, c’est le récit de 30 ans de vie avec le VIH puisque je vis depuis 30 ans avec ce virus. Les gens ne savent plus ce que c’est, puisque cette maladie est invisible. C’est aussi l’histoire du SIDA que je raconte. L’histoire vue par une personne qui vie avec ce virus, parce que je vois que notamment les plus jeunes ne savent pas quel a été ce combat, à quel point les personnes séropositives ont été rejetées. Et puis, c’est aussi un livre d’espoir à double titre : j’y explique, et c’est valable pour toutes les personnes qui vivent avec des pathologies de longue durée, comment on vit avec une maladie grave. On ne m’a pas donné les conseils, quand j’ai appris très jeune, je ne croyais même pas voir mes trente ans, que j’allais vivre avec une maladie grave. J’essaie de donner des conseils et en même temps je parle de ce que l’on n’évoque pas, notamment dans le cadre de cette présidentielle, c’est qu’aujourd’hui le SIDA peut disparaître. En 2030 comme l’a proposé l’ONUSIDA, on peut vivre dans un monde sans SIDA. Vous imaginez qu’il peut y avoir des enfants qui vont naître en 2030, le SIDA n’existera plus. En France, on n’est dans les objectifs de l’ONUSIDA qui sont notamment d’avoir 90% des personnes dépistées en 2030. Aujourd’hui on est autour de 81 - 82% mais il existe 30 000 personnes qui ne le sont pas. Tant que ces personnes ne seront pas dépistées le SIDA continuera dans notre pays. Il faut leur dire que c’est important pour eux, important pour les autres et dire à tout le monde : n’ayez pas peur, aujourd’hui on peut faire disparaître le SIDA.
    J’espère qu’il va y avoir un candidat ou une candidate qui va dire « Je serais le Président – la Présidente d’une France sans SIDA et je ferai tout après pour que l’on est un monde sans SIDA ». C’est un objectif atteignable en France, objectif de 2030. Encore faut-il de la volonté politique, encore faut-il qu’on en parle. C’est vrai que dans tous ce que l’on a pu voir, dans tous ces discours jusqu’aujourd’hui, pas un mot sur le SIDA alors qu’il n’y a jamais eu autant de gens qui vivent avec dans le monde et en France – plus de 150 000 personnes – on continue à avoir des infections aujourd’hui dans notre pays – entre 6 000 et 7 000 par an.
    Je pense que cela doit être aussi un des débats de la présidentielle et autant avec l’ADMD nous allons interpeller, mettre des moyens vis-à-vis des candidats, sous une autre casquette, celle de Président d’ « Elus locaux contre le Sida » nous allons aussi interpeller les candidats pour leur dire « serez-vous le candidat d’une France sans SIDA ? ».
    Voilà ce livre ! C’est un combat individuel devenu collectif et c’est aussi une façon de débanaliser la vie avec le VIH – 3 petits cachets tous va bien – ce n’est pas vrai. Nous on vit dans un pays riche, mais aujourd’hui, pendant que l’on fait cette émission, il y a 3 200 personnes qui vont mourir du SIDA dans une indifférence glacée alors qu’aujourd’hui cela ne devrait plus être possible. Derrière le mot SIDA se sont des hommes et des femmes qui sont cachés en France, qui n’osent même pas le dire à leurs proches, leurs parents, leurs amis tellement ils ont peur. C’est leur dire que l’on peut vivre avec le virus. J’ai voulu donner de l’espoir à travers ce livre, à tous les gens malades. Nous sommes dans une société où il y a de plus en plus de gens malades et on ne s’adresse pas à eux.
    Ce livre est un message pour les personnes qui vivent avec le virus, un message pour les politiques, et un message à tous les malades : oui aujourd’hui, le malade dans la cité doit être pris en compte et qu’il ne l’est pas. C’est aussi un cri contre cela, car ce n’est pas normal, dans notre société, quand il y a plus d’un français sur 6 qui vit avec une pathologie de longue durée, on ne fasse rien pour lui permettre de mieux s’intégrer dans la société, professionnellement. C’est un livre d’espoir, en tous cas, je l’espère.

    LP : Merci Jean-Luc Romero. Après ces phrases particulièrement fortes, on peut dire que ces chiffres dans leur brutalité sèche, indiquent le combat nécessaire, le combat politique au sens le plus noble du terme, l’espoir. Il y a beaucoup de choses que vous nous avez indiqué et qui de notre point de vue comme Libre Pensée nous conforte dans toute notre activité, sur le fait de refuser tous les dogmes et ce n’est pas du tout secondaire que le livre du mois que nous vous conseillons soit « SurVivant » de Jean-Luc Romero. Vous pouvez le commander à la librairie de la Libre Pensée 10/12 rue des Fossés St Jacques 75005 Paris.

  • A 22h50, Invité du Grand Soir 3 sur France 3 sur la fin de vie

    Alors que sort en toute opacité, une campagne sur la fin de vie et les directives anticipées, je serai l'invité de France 3 à 22h50 ce lundi soir.
    Vous pouvez retrouver ma première réaction aux conditions de conception de cette campagne d'information tant attendue dans #LeTalkDuLundi sur mon compte Périscope et Twitter : @JeanLucRomero.

    euthanasie,jean-luc romero,france 3

    euthanasie,jean-luc romero,france 3

  • #LeTalkDuLundi reprend à 12h sur Périscope !

    Comme en 2016, je vous retrouve ce lundi à 12h00 pour #LeTalkDuLundi sur Périscope et Twitter sur la fin de vie et l'ADMD.

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  • Mon édito dans le Journal de l'ADMD numéro 139

    « J’accuse… ! »

    Oui ! L’ADMD accuse la partie de la classe politique sourde à la détresse de nos concitoyens, aveugle à la déchéance des corps, étonnamment ignorante de la réalité des fins de vie dans notre pays. D’ailleurs, combien de nos gouvernants savent véritablement ce qui se passe réellement à la toute fin de la vie lorsqu’on ne bénéficie d’aucun passe-droit pour rentrer notamment en soins palliatifs quand, à peine 20% des mourants peuvent en bénéficier ? Ont-ils entendu ces appels au secours de celles et ceux qui refusent la survie aidée de machines, artificielle, qui leur est imposée par un système, par certains médecins, par un serment d’Hippocrate qui n’a d’autre valeur que celle d’un symbole d’un ancien temps, remanié au gré des siècles et des évolutions de nos sociétés ?

    Oui ! L’ADMD accuse nos gouvernants d’aujourd’hui qui pensent qu’une poignée de grands mandarins et quelques extrémistes religieux peuvent imposer leurs vues à l’ensemble de la population.

    Alors oui ! L’ADMD mettra tout en œuvre pour indiquer aux Françaises et aux Français, aux 68.000 adhérents de l’ADMD, ceux des candidats, QUELLE QUE SOIT LEUR COULEUR POLITIQUE, qui sont favorables à la loi de liberté que nous revendiquons depuis 36 ans maintenant. Et la question posée sera claire : êtes vous favorable à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ?

    Un site dédié (cf. page 3) permettra d’interpeller les candidats aux élections législatives dans chaque circonscription, qu’il s’agisse du député sortant ou de ses challengers. Une grande réunion publique (cf. page 6), à Paris, le samedi 18 mars 2017, permettra aux candidats à l’élection présidentielle de venir expliquer leur soutien à notre association ou, le cas échéant, leur refus de nous accorder notre ultime liberté.

    Soyons clairs entre nous… L’ADMD n’appellera JAMAIS à voter pour tel ou tel candidat. Mais il est de notre responsabilité d’informer les électeurs sur cette question qui nous concerne tous puisque chacun d’entre nous mourra un jour. Ensuite, chacun mettra dans l’urne le bulletin de vote qu’il aura choisi. En conscience et en assumant cette responsabilité.

    Pour ma part, je ne donnerai jamais ma voix à un candidat, à l’élection présidentielle comme aux élections législatives, qui traitera ma demande de liberté comme le cadet de ses soucis, voire qui s’y opposera au nom de valeurs qui ne sont pas les miennes et ne relèvent pas de notre République laïque.

    J’appelle tous les adhérents de l’ADMD à bien réfléchir avant de voter…

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  • Débat sur la fin de vie du PS Nord à 19h00

    Ce vendredi, à 19h00, je participerai à un débat de la fédération du PS sur la fin de vie. Une fois, de plus, comme je l'ai fait si souvent dans des assemblée politiques, je viendrai dire l'urgence d'une autre loi et dénoncer les échecs de la loi Leonetti.

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  • Débat sur la fin de vie à Yzeure à 20h30

    Ce soir, je participerai au débat sur la fin de vie de l'Amicale laïque des Bataillots-Cladets à 20h30 à Yzeure dans l'Allier.

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  • Invité des Grandes Gueules sur RMC et Numéro à 11h20

    Ce mercredi 2 novembre, à l'occasion de la 9ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, je serai l'invité des Grandes Gueules sur RMC. L'émission est aussi diffusée sur la chaîne de la TNT Numéro 23.

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  • Interviews dans les Matinales de Sud Radio et France Culture

    A l'occasion de la 9ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, vous pourrez retrouver mes interview dans les matinales de Sud Radio de 6 à 9h et sur France Culture.

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  • CP du 1er novembre 2016 de l'ADMD : J'accuse !

     « J’Accuse… ! »,
    par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

     A la veille de la 9ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, célébrée partout en France (plus d’une centaine de manifestations) et dans plusieurs pays (Italie, Mexique, Suisse, Allemagne, Espagne, Portugal…), et alors que les élections présidentielles sont dans 6 mois, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité lance une grande campagne de communication pour réaffirmer le droit de chacun de choisir les conditions de sa propre fin de vie.
    Cette campagne, virale (Twitter, Instagram, Périscope, Facebook…) et qui paraîtra dans l’édition du 2 novembre du journal 20 Minutes (4ème de couverture, inversée – édition Ile-de-France), accuse « la France, pays des Droits de l’Homme, de laisser mourir de faim et de soif les personnes en fin de vie ».
    En effet, alors que François Hollande s’était engagé à légiférer en faveur d’un droit à une assistance médicalisée pour finir sa vie dans la dignité, c’est à Jean Leonetti qu’il a confié le soin de mettre sous forme de loi ce qui existait depuis 2010 sous forme de décret, c'est-à-dire la sédation, la terrible mort par dénutrition et par déshydratation. La loi du 2 février 2016 n’ouvre ainsi aucun droit supplémentaire et ne permet toujours pas de mourir dignement lorsque la vie n’est plus que de la survie.
    Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que l’association porte depuis 36 ans la même revendication en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir (euthanasie et suicide assisté) et de l’accès universel aux soins palliatifs.
    A l’occasion de cette 9ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, un grand rassemblement citoyen sera organisé le 2 novembre, à partir de 17 heures, sur la place de la République à Paris, en présence de nombreuses personnalités dont Noëlle Châtelet, Marie-Christine Barrault, Pauline Delpech et de nombreux élus.

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  • Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi sur Périscope/Twitter à 12h00

    Comme tous les lundis, retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi à 12h00 sur Périscope et Twitter.
    A deux jours du 2 novembre, neuvième journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, il s'agit d'appeler à la mobilisation des militants de l'Ultime Liberté.

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  • Bureau national de l'ADMD

    Ce mardi soir se déroule le bureau national de l'ADMD.
    Il sera noitamment consacré à notre mobilisation du 2 novemmbre pour la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.

  • Mon Edito au Journal de l'ADMD

    Ce samedi 10 septembre, devant près de 500 personnes réunies au Palais des Congrès de Juan-les-Pins, dans une parfaite organisation due à Jacques Desaunay, notre délégué pour les Alpes-Maritimes et Monaco, et à son équipe de bénévoles, et devant un aréopage de personnalités (Marie-Christine Barrault, Julien Cendres, Noëlle Châtelet, Pauline Delpech, Irène Frain, Brigitte Lahaie, Véronique Massonneau et Gilles Vervisch) qui portent fièrement les valeurs de notre association, j’ai donné le coup d’envoi d’une année de mobilisation, qui s’achèvera, nous l’espérons tous, avec l’élection d’un président de la République et de députés qui défendront, non pas les revendications de l’ADMD, mais le droit à choisir les conditions de notre propre fin de vie puisqu’il s’agit d’une simple question de liberté individuelle.
    Le chemin sera difficile et chacun des 68.000 adhérents devra être le porte-parole de notre association. Chacun d’eux devra répondre présent aux sollicitations des délégués afin de participer aux réunions, manifester le 2 novembre, revendiquer devant les permanences électorales, écrire aux candidats.
    L’autre jour, à Juan-les-Pins, une très ancienne adhérente me faisait remarquer que lorsqu’elle s’était battue pour le droit à l’avortement, elle était dans la rue. Pas chez elle. Aujourd’hui encore, fidèle parmi les fidèles, elle se mobilise malgré son grand âge et elle était encore là lors du rassemblement de Juan-les-Pins, sous un soleil de plomb. Le soir même, elle me disait, amère : 500 personnes dans la salle climatisée du Palais des Congrès, mais seulement 150 personnes pour manifester à 13h30, dans la rue. Pourquoi ?
    Oui, pourquoi ?
    Revendiquons ce droit à l’ultime liberté qui fera de notre fin de vie véritablement la nôtre. Restons immobiles, et ce seront d’autres que nous qui choisiront pour nous. Comme aujourd'hui...

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  • Rouen : Le grand oublié est toujours celui qui meurt !

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