Santé
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Les jours se suivent et la tristesse ne faiblit pas.Après la disparition vendredi de Jean-Paul Huchon, j’apprends avec une émotion profonde le décès de Michèle Barzach.Elle fut une ministre de la Santé d’un courage admirable, posant avec une détermination sans faille les premiers jalons d'une vraie politique de lutte contre le #sida en France.Alors que Jean-Marie Le Pen osait proposer l'infamie en voulant enfermer les « sidaïques » dans des « sidatoriums », Michèle Barzach a répondu par la force de la raison, de la science et de l'empathie. En décrétant la lutte contre le sida Grande Cause Nationale dès 1987, en levant la scandaleuse interdiction de la publicité pour les préservatifs et en lançant la toute première campagne nationale d'information, elle a brisé des tabous majeurs. Plus encore, en autorisant la vente libre des seringues en pharmacie, elle a sauvé d'innombrables vies et stoppé l'hécatombe qui frappait de plein fouet les usagers de drogues.Avec le docteur Jacques Lebas, figure emblématique et ancien président de Médecins du Monde, elle formait un duo militant, audacieux et profondément visionnaire. Elle va désormais le rejoindre…C’est une immense peine qui m’étreint aujourd’hui devant la perte de cette femme d’exception, dont le courage politique a changé le cours des choses face à l'épidémie.
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Élus locaux de Guyane, mobilisez-nous ! Le compte à rebours est lancé.
À la mairie de Cayenne, j’ai lancé un appel aux élus locaux de Guyane pour renforcer leur mobilisation afin d’atteindre un objectif essentiel : mettre fin à la transmission du VIH d’ici 2030.Comme le rappelle France-Antilles, ce combat doit être une priorité collective.
Oui, nous pouvons y arriver ! Mais cela suppose une mobilisation de toutes et tous, sur le terrain, au plus près des populations : renforcer la prévention, faciliter l’accès au dépistage, développer l’accès aux traitements et à la PrEP, lutter sans relâche contre la sérophobie et accompagner celles et ceux qui vivent avec le VIH.
En Guyane, où les enjeux de santé sexuelle et de lutte contre le sida sont particulièrement importants, les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer. Par leur engagement, leurs décisions et leur proximité avec les habitants, ils peuvent faire bouger les lignes et contribuer concrètement à sauver des vies.
Le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, est une occasion de rappeler cet engagement. J’appelle les maires et les élus de Guyane à se saisir de cette date pour organiser des actions de sensibilisation, afficher leur solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et poser des gestes symboliques forts contre la sérophobie.
Mais au-delà des symboles, il faut des actes, des moyens et une volonté politique durable.
Après tant d’années de combat, nous savons que les progrès sont possibles. Nous avons les connaissances, les outils et l’expérience pour avancer. Il nous faut maintenant la mobilisation de toutes et tous.
En 2030, nous devons pouvoir dire que nous avons tenu notre promesse : plus de transmissions évitables, moins de discriminations et une société où vivre avec le VIH ne signifie plus vivre avec la peur ou le rejet.
La fin de la transmission du VIH n’est pas un rêve inaccessible. C’est un objectif que nous pouvons atteindre, à condition de ne laisser personne de côté.
Élus locaux, mobilisons-nous ! Le compte à rebours est lancé. -
Fin de vie : la mobilisation se poursuit sur la côte basque
Dans le sillage de notre rencontre à Pau vendredi, j’ai eu le plaisir d’animer à Biarritz une nouvelle réunion consacrée à la fin de vie, en compagnie de Catherine Theux, déléguée départementale de l’ADMD 64.
Face à nous, des militants engagés mais légitimement préoccupés. Bien que l'attente autour de la mise en œuvre de la loi soit forte, le texte adopté le 15 juillet dernier suscite de nombreuses réserves : il est jugé trop timoré et inutilement restrictif au regard des attentes sociétales.
Historiquement, sous ma présidence à la tête de l’ADMD, nos adhérents avaient clairement tranché en faveur d’une législation d'inspiration belge, garantissant le respect de la volonté de chacun.
À l'aube des futures échéances électorales (présidentielle et législatives), nous allons à nouveau donner la parole à nos adhérents. Il leur appartiendra d'arbitrer les axes d'amélioration que nous soumettrons fermement aux différents candidats.
Rien n'est définitivement acquis : plus que jamais, le combat pour une fin de vie libre et choisie continue ! -
Belle mobilisation à Pau pour la réunion de l’ADMD...
Belle mobilisation à Pau pour la réunion de l’ADMD que j’animais aux côtés de Catherine Theux, déléguée de l’ ADMD 64 !Ni les vacances ni la pluie n’ont découragé nos militantes et militants, toujours aussi déterminés à faire avancer le droit de choisir sa fin de vie.Après le vote de la loi du 15 juillet 2026, qui ouvre un droit à l’aide à mourir dans des conditions très strictement encadrées, beaucoup attendent désormais avec impatience la publication des textes réglementaires indispensables à sa mise en œuvre. Mais ils sont aussi nombreux à s’inquiéter des restrictions imposées par ce texte, qui figure parmi les plus restrictifs d’Europe.Notre mobilisation doit donc se poursuivre ! Une fois la loi mise en application, l’ADMD devra interpeller l’ensemble des candidates et candidats aux élections présidentielles et législatives afin qu’ils s’engagent à faire évoluer la loi, notamment en reconnaissant la portée des directives anticipées.Le chemin militant est loin d’être terminé ! Nous continuerons à nous battre pour que chacune et chacun puisse être respecté dans ses choix ultimes et bénéficier d’un accompagnement conforme à ses volontés. -
Francois Bayrou : on ne lui dit pas merci sur la fin de vie !
Merci à la maire-adjointe en charge de la santé et conseillère régionale, Émilie Alonso, de nous avoir accueillis si chaleureusement à Pau.
C’est la première fois que nous sommes ainsi soutenus et reçus ici.
François Bayrou, virulent opposant à l’aide à mourir, avait refusé de faire voter une loi globale en cherchant à scinder le texte en deux : d’une part les soins palliatifs, d’autre part l’aide à mourir. Il espérait sûrement secrètement que le premier volet soit adopté, mais pas le second…
Heureusement, il a démissionné de Matignon et, désormais, nous sommes accueillis avec bienveillance à Pau !
Et la loi, elle, a été adoptée… -
On se retrouve tout à l’heure à Biarritz !
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Réunion publique à Pau : Quelle mobilisation pour faire évoluer la loi sur la fin de vie ?
Vendredi à 15h, à la MJC du Laü à Pau, j’animerai une réunion publique aux côtés de la déléguée départementale du 64.
Le vote récent de la loi sur l’aide à mourir constitue une avancée, mais un texte « a minima » ne saurait suffire. Nous devons poursuivre le combat pour que chaque individu conserve le choix ultime de sa fin de vie, dans le respect et la liberté.
Pourquoi venir ?
Comprendre les enjeux du texte voté et ses limites.
Échanger sur les actions à mener pour faire évoluer la législation.
Faire entendre la voix des citoyens.
Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour faire vivre ce débat essentiel. -
Appel solennel aux élus de Guyane !
Sur Guyane La 1ère, j’ai lancé un appel solennel aux élus de ce territoire, qui reste le département français le plus durement frappé par l'épidémie de VIH.
Nous avons l'objectif ambitieux — et l'espoir fou — d'éradiquer la transmission du virus d'ici 2030. Mais pour y parvenir, les déclarations d'intention ne suffisent plus : il faut une volonté politique sans faille.
Les tabous et les stigmatisations restent particulièrement pesants en Guyane. Il est temps que les élus locaux s'emparent véritablement du sujet et prennent la tête de ce combat de santé publique.Lien permanent Catégories : Lutte contre le sida, ELCS, CNS et CRIPS, Lutte contre les discriminations, L'évolution de mon virus, Ma retraite, Ma vie d'heureux retraité !, Ma Vie De Militant !, Medias, Mes déplacements en province et DOM-TOM, Podcast et videos, Politique française, Santé 0 commentaire -
un appel aux élus locaux de Guyane pour renforcer leur mobilisation afin d’atteindre la fin de la transmission du VIH...
À la mairie de Cayenne, j’ai lancé un appel aux élus locaux de Guyane pour renforcer leur mobilisation afin d’atteindre un objectif essentiel : mettre fin à la transmission du VIH d’ici 2030. Comme le rappelle France-Antilles, ce combat doit être une priorité collective.Oui, nous pouvons y arriver ! Mais cela suppose une mobilisation de toutes et tous, sur le terrain, au plus près des populations : renforcer la prévention, faciliter l’accès au dépistage, développer l’accès aux traitements et à la PrEP, lutter sans relâche contre la sérophobie et accompagner celles et ceux qui vivent avec le VIH.En Guyane, où les enjeux de santé sexuelle et de lutte contre le sida sont particulièrement importants, les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer. Par leur engagement, leurs décisions et leur proximité avec les habitants, ils peuvent faire bouger les lignes et contribuer concrètement à sauver des vies. -
Les raisons qui m’ont conduit à révéler ma séropositivité en 2002.
Sur Guyane la 1ère, à Cayenne, je suis revenu sur les raisons qui m’ont conduit à révéler ma séropositivité en 2002.
Des années après avoir créé Élus Locaux Contre le Sida, je parcourais la France et les médias pour marteler que le VIH ne devait être source ni de haine ni de tabou, et qu'il fallait briser la stigmatisation. Mais je ne disais rien de ma propre réalité.
Il est venu un moment où l'exigence de vérité l'a emporté : je devais mettre mon discours en parfaite harmonie avec ce que je vivais au quotidien.Lien permanent Catégories : Lutte contre le sida, ELCS, CNS et CRIPS, Lutte contre les discriminations, L'évolution de mon virus, Ma retraite, Ma vie d'heureux retraité !, Ma Vie De Militant !, Medias, Mes déplacements en province et DOM-TOM, Politique française, Politique internationale, Santé 0 commentaire -
Réunion de travail avec les élus de la ville de Cayenne et les associations.
Réunion de travail avec les élus de la ville de Cayenne et les associations.
Dans le département le plus touché de France, la fin de la transmission du VIH passera par un engagement politique fort.
Je regrette le manque de mobilisation des élus locaux à cette rencontre. Lire la vice-présidente à la santé de la CTG affirmer que la « question du sida n’est pas politique » montre l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir.
Le VIH se soigne aussi par la volonté politique.
Il est urgent d'en prendre conscience. -
Maraude de prévention et de sensibilisation dans les rues de Cayenne !
Hier soir, une action de terrain a été menée avec l’association Entr’Aides, à travers la distribution de préservatifs masculins et féminins auprès des travailleuses du sexe et du grand public. -
Passionnante et émouvante rencontre avec les salarié·es et les administrateurs d’Entr’Aides Guyane !
Passionnante et émouvante rencontre avec les salarié·es et les administrateurs d’Entr’Aides Guyane, une association communautaire basée à Cayenne, qui mène depuis plus de 40 ans un travail remarquable dans la lutte contre le sida et en faveur de la santé sexuelle.Maraudes, TROD, accompagnement vers la PrEP, information et formation dans les établissements scolaires, soutien aux personnes vivant avec le VIH, lutte contre la sérophobie… Les missions sont nombreuses, les besoins immenses et l’engagement, à la hauteur des défis.Derrière toutes ces actions, des équipes motivées, investies et multilingues, au plus près des réalités du terrain et des personnes qu’elles accompagnent.Je suis profondément impressionné par la force de cet engagement communautaire, par l’humanité de ces équipes et par l’ampleur du travail accompli au quotidien. -
Retrouvez-moi ce vendredi à 19h30 en direct sur Guyane La Première !
À l’occasion de mon déplacement à Cayenne avec Sida Info Service et Élus Locaux Contre le Sida, retrouvez-moi ce vendredi à 19h30 (00h30, heure de Paris pour les plus courageux en métropole) en direct sur Guyane La Première !
Ce sera l’occasion de rappeler haut et fort l’urgence d'une mobilisation générale contre le VIH/sida.
Au cœur de nos échanges :
Bien vieillir avec le VIH : un enjeu majeur pour la qualité de vie des personnes vivant avec le virus.
La lutte contre la sérophobie : un combat indispensable pour briser la stigmatisation et les discriminations.
L'information des jeunes : une priorité absolue, tout particulièrement en Guyane, pour renforcer la prévention et le dépistage.
Ne lâchons rien !
À suivre en direct à la télévision ou sur le web de Guyane La Première ! -
Retrouvez-moi ce vendredi matin à 7h00 (12h, heure de Paris) en direct sur Radio Peyi Guyane !
À l’occasion de mon déplacement à Cayenne avec Sida Info Service et Élus Locaux Contre le Sida, retrouvez-moi ce matin à 7h00 (12h, heure de Paris) en direct sur Radio Peyi Guyane !
Au programme : nos engagements et les actions concrètes pour intensifier la lutte contre le VIH/sida et lutter sans relâche contre la sérophobie.
Pourquoi c'est crucial :
La Guyane reste le département français le plus touché par l’épidémie de VIH. Plus que jamais, nous devons mobiliser toutes nos forces aux côtés des élus locaux, des professionnels de santé et des associations de terrain.
Notre objectif est clair : atteindre zéro nouvelle contamination et éradiquer la transmission du VIH d'ici 2030, en Guyane comme partout ailleurs !
Écoutez l'émission en direct sur Radio Peyi Guyane ou en streaming !
Au programme : nos engagements et les actions concrètes pour intensifier la lutte contre le VIH/sida et lutter sans relâche contre la sérophobie.
Pourquoi c'est crucial :
La Guyane reste le département français le plus touché par l’épidémie de VIH. Plus que jamais, nous devons mobiliser toutes nos forces aux côtés des élus locaux, des professionnels de santé et des associations de terrain.
Notre objectif est clair : atteindre zéro nouvelle contamination et éradiquer la transmission du VIH d'ici 2030, en Guyane comme partout ailleurs !
Écoutez l'émission en direct sur Radio Peyi Guyane ou en streaming ! -
La lutte contre le VIH ne doit laisser aucun territoire de côté.
À peine arrivé à Cayenne, en Guyane, avec la directrice de Sida Info Service et Pierre-Louis, notre coordinateur local, j’ai souhaité rencontrer les actrices et les acteurs de la lutte contre le sida et de la santé sexuelle.|Dans le département français le plus touché par le VIH, il était essentiel pour moi d’être présent, d’écouter celles et ceux qui agissent au quotidien sur le terrain et de témoigner de mon soutien à toute l’équipe de Sida Info Service.
La lutte contre le VIH ne doit laisser aucun territoire de côté. Nous devons collectivement nous mobiliser pour que la Guyane puisse, elle aussi, atteindre notre objectif commun : mettre fin aux nouvelles transmissions du VIH d’ici à 2030.
Et puis, il y a eu un joli moment d’émotion…
Christiane Taubira, l’une des femmes politiques les plus courageuses de notre République, ne pouvait malheureusement pas être présente à cette rencontre. Mais elle a tenu à me faire déposer personnellement à mon hôtel un mot d’accueil particulièrement chaleureux.
Une attention qui me touche profondément. Au-delà des combats que nous menons, il y a ces gestes, ces mots et ces marques d’amitié qui donnent aussi tout son sens à l’engagement. -
Pour mettre fin à l'épidémie de VIH : le pouvoir des communautés.
C'était un véritable plaisir d'être ici à Berlin pour Fast-Track Cities 2026 et d'animer cette discussion sur un sujet qui est, selon moi, absolument fondamental pour mettre fin à l'épidémie de VIH : le pouvoir des communautés.Ce que je retiens de cet échange, c'est que le leadership communautaire doit être bien plus qu'un simple principe auquel nous adhérons. Il doit se refléter dans notre manière de prendre les décisions, d'allouer les ressources et de mesurer le succès. Rien ne peut se faire sans elles.Si nous voulons mettre fin à l'épidémie de VIH, nous devons reconnaître que les communautés ne sont pas de simples partenaires de la riposte. Les villes ont un rôle particulier à jouer pour parvenir à l'arrêt de la transmission du VIH, et elles ne peuvent y arriver qu'avec les communautés.Les communautés sont essentielles à cette réussite et à la fin de la transmission du VIH d'ici 2030 ; elles doivent avoir une véritable place à la table des décisions.It was a real pleasure to be here in Berlin for Fast Track cities 2026 and to moderate this discussion on a subject that I believe is absolutely fundamental to ending the HIV epidemic: communityp power.What I took from this discussion is that community leadership must be more than a principle we endorse. It must be reflected in the way we make decisions, allocate resources and measure success. Nothing can do without them.If we want to end the HIV epidemic, we must recognise that communities are not simply partners in the response. The cities have a special role to arrive to the end of the transmission of hiv and can do this only with communities. -
Je parle à Fast-Track Cities 2026 à Berlin.
Je parle à Fast-Track Cities 2026 à Berlin.
N’hésitez pas à venir assister à ma présentation si vous participez à l’événement !
Les villes peuvent permettre d’arrêter la transmission du #HIV !
2030, c’est demain…
Mais rien n’est possible sans les personnes vivant avec le VIH/Sida…Lien permanent Catégories : Lutte contre le sida, ELCS, CNS et CRIPS, Lutte contre les discriminations, L'évolution de mon virus, Ma retraite, Ma vie d'heureux retraité !, Ma Vie De Militant !, Mes déplacements à l'étranger, Paris Autrement, Politique française, Politique internationale, Santé 0 commentaire -
J’ai récemment appris que j’étais atteint d’un cancer.
J’ai récemment appris que j’étais atteint d’un cancer.Je rejoins ainsi les 433 136 personnes diagnostiquées chaque année en France. Près de 1 187 nouveaux diagnostics chaque jour, soit presque 50 par heure.Au final, je vis simplement le quotidien de beaucoup d’entre nous. C’est une épreuve, bien sûr, mais qu’Il faut accepter comme tant d’autres.Le cancer, comme le VIH ou le diabète, nous rappelle que la maladie peut un jour entrer dans la vie de chacun d’entre nous.Avec le VIH et le diabète, je sais déjà ce que signifie vivre avec une maladie.Lorsque j’ai appris ma séropositivité — il y aura 40 ans en 2027 — je n’aurais jamais imaginé être encore là aujourd’hui. Je n’aurais jamais imaginé survivre à ce salop de virus et continuer à vivre, à aimer, à voyager, à me battre et à profiter de la vie.Aujourd’hui, un nouveau défi se présente à moi.Je le traverserai à ma manière, avec lucidité et détermination. Je n’accepterai que ce qui sera pour moi tolérable. Je veux rester maître de mes choix, de mon quotidien et de ma vie.La maladie ne m’empêchera pas de continuer mes combats. Et surtout, elle ne m’empêchera pas de profiter.Profiter de chaque seconde. Des rencontres. Des voyages. Des amis. Des petits bonheurs qui donnent à la vie toute sa valeur.C’est peut-être aussi ce que ces presque quarante années avec le VIH m’ont appris : ne pas remettre la vie à demain.Alors, en attendant, vivons.Pleinement. Intensément. -
Spéciale « ma Journée de l'Amitié »
Spéciale « ma Journée de l'Amitié »En ce jour que j’ai envie de placer sous le signe de l'amour universel, j'ai eu la curiosité d'aller lire la section « Bienveillance & Poésie » sous l'annonce de mon cancer sur X (ex-Twitter).Petit florilège de la haute diplomatie française :L’oncologue du dimanche :« Sur une telle maladie, ça prouve juste la merde que tu es comme tes communications passées pour nous vendre tes maladies mentales. » Analyse : Ravi d'apprendre que la médecine moderne classe désormais la connerie en diagnostic oncologique !Le philosophe théologien :« La justice divine fait bien les choses. Je n’ai qu’une chose à te diredans le cul lulu ! » Analyse : Saint Augustin n'aurait pas dit mieux. Merci pour ce verset si spirituel.Mon préféré (mention spéciale Créativité) :« Il est atteint du socialisme terminal mais n’a pas soigné cette maladie qui tue l’entourage à petit feu. Il préfère regarder son nombril. » Analyse : Du « socialisme terminal » ! Enfin un diagnostic clair. Dommage qu'il ne soit pas remboursé par la Sécu.Mieux vaut en rire…Bref, avec de tels « amis », qui a encore besoin de radiothérapie ou de chimio ?Plus sérieusement : heureusement que l'immense majorité d'entre vous déborde de vraie gentillesse et d'empathie, y compris sur les réseaux sociaux.Comme disait Talleyrand : « Tout ce qui est excessif est insignifiant. » Et comme on dit aujourd'hui : les chiens aboient, la caravane passe !






























