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homosexualité

  • Mon itw sur France 3 Nord

  • Escapade en Tunisie...

    Quelques jours de repos en Tunisie. Nous en avons bien besoin.
    Je continue à aller dans ce pays qu'il faut encourager dans sa démocratisation.
    Mais, je profiterai bien sûr de ce séjour priver pour continuer à plaider pour mes amis de Shams qui luttent avec courage pour la dépénalisation de l'homosexualité dans ce pays alors que récemment encore un réalisateur a été arrêté et qu'on a voulu le soumettre à un test anal, ce qui est considéré comme une torture !

  • Procès de 6 étudiants pour homosexualité en Tunisie : esprit de la révolution, es-tu là ? (Ma tribune sur l'Obs.com)

    Procès de 6 étudiants pour homosexualité en Tunisie : esprit de la révolution, es-tu là ?
    A lire sur Le Plus Obs (ici)

     


    Il y a quelques semaines, le 14 janvier, la Tunisie fêtait sa révolution, celle qui a mis fin à la dictature. Celle qui était porteuse de tant d’espoirs pour le peuple tunisien. Celle qui a consacré les libertés individuelles… en tout cas qui aurait dû les consacrer.
    Car, si personne ne peut remettre en cause l’extraordinaire portée de ce printemps arabe, nous ne pouvons que constater que certaines populations en Tunisie sont totalement exclues des bénéfices de celles-ci, au premier desquelles les personnes LGBT.
    Un exemple dramatique parmi tant d’autres : le 10 décembre dernier, six étudiants étaient condamnés à la peine maximale de prison pour homosexualité. Ils étaient également bannis pour cinq ans de la ville de Kairouan. Ils repassent en procès demain, le 25 février et à l’heure où j’écris ces lignes, j’attends, nous attendons encore et toujours, une réaction des pouvoirs publics français…
    Soyons concrets : être gay en Tunisie, c’est tout simplement risquer la prison sur la base de l’article 230 du Code pénal. Un article comme la marque indigne d’une dictature dont les tunisiens n’ont pas encore réussi à enlever toutes les traces…
    Cet article 230 du code pénal tunisien n’est pas un article oublié. C’est un article appliqué. Cet article 230 est une honte. De très nombreuses associations et surtout, de très nombreux citoyens et associations tunisiennes ont demandé sa suppression. Publiquement et dans les médias.
    Cette répression aveugle des personnes LGBT en Tunisie est un peu à l’image du monde actuel. Ce sont encore aujourd’hui près de 80 pays qui condamnent pénalement les relations homosexuelles. Dans huit pays, l'homosexualité est punie de mort … Dans de nombreux pays, une véritable traque aux homosexuels est installé et encouragé par les pouvoirs publics. En Inde, dans la plus grade démocratie du monde, la Cour suprême a rétabli la pénalisation de l'homosexualité. Au Maroc, il y a quelques temps, un magazine titrait en une, en 2015: "faut-il brûler les homos?".
    Il y a quelques mois, le prix Nobel de la paix était attribué au quartet menant le dialogue national en Tunisie, qui, je cite, s’était distingué pour « sa contribution décisive dans la construction d’une démocratie pluraliste en Tunisie après la révolution du jasmin de 2011 ».
    La Tunisie a été à l’avant-garde de ce printemps arabe. Ce pays est beau, ce pays est grand. Et la suppression de cet article 230 ne le rendrait que plus beau et plus grand !

  • L'ONU pour l'égalité LGBT. Mais où en est la dépénalisation universelle de l'homosexualité ?

    Récemment, l'ONU a publié un timbre pour promouvoir l'égalité pour les LGBT: c'est bien sûr une excellente nouvelle et un très beau symbole
    Mais les symboles ne sont pas suffisants s'ils en sont pas suivis d'actes.
    Aujourd'hui, encore 80 pays pénalisent l'homosexualité. Il devient urgent que l'ONU vote enfin la dépénalisation universelle de l'homosexualité ! Cela devient urgent !

    Timbre ONU.JPG

  • Le légitime soutien aux Chrétiens d'orient à la session de la région Ile-de-France. Mais quid des LGBT persécutés ?

    Avec mon groupe à la région Ile-de-France, j'ai déposé un amendement pour étendre le soutien que la région veut légitimement apporter aux Chrétiens d'Orient qui subissent de terribles persécutions.
    En effet, dans ce rapport les homosexuels sont oubliés alors qu'ils sont dans une situation similaire de persécution. Ils n'ont rien commis de mal. Mais ils sont juste persécutés, torturés, tués parcequ'ils sont... homosexuels ou transsexuels.
    Ils doivent donc aussi béneficier de notre total soutien comme les Chrétiens d'Orient et c'est ce que je demande à Valérie Pécresse.

  • Faites que la France et l’Europe se mobilisent pour qu’aimer ne soit pas un crime ! (Tribuen dans The Huffington Post)

    « Quand aimer devient un crime », Cette expression que je reprends à mon compte pour cette tribune est en fait le titre du rapport d’Amnesty International de 2013 sur la criminalisation des relations sexuelles entre personnes de même sexe en Afrique sub-saharienne. C’est une phrase qui, je crois, prend tout son sens quand on se rappelle que dans près de 40 pays en Afrique, l’homosexualité est un délit. Alors bien sûr, certains auront à cœur de répondre que dans le droit français aussi, il est possible de trouver quelques vieilles dispositions oubliées, non-appliquées et qui n’ont pas été abolies…Ce serait là une réponse terriblement médiocre et éminemment inhumaine : on parle de prison, voire même de peine de mort, pour des personnes dont le seul crime est d’aimer une personne du même sexe qu’elle ! Regardez les actualités sur une période de un ou deux ans, on ne compte plus le nombre de condamnations, le nombre de lynchages, le nombre d’appel à la chasse aux homosexuels de la part d’officiels africains au pouvoir ou de représentants religieux.
    Face à cette situation absolument dramatique, doit-on attendre une réaction de l’Union Africaine : je pense que clairement la réponse est non ! Pourquoi ? Tout simplement, parce que son président est Robert Mugabe, un dictateur chez qui l’on constate une haine viscérale à l’encontre des LGBTI depuis bien des années. Un exemple de ces diatribes ? « Cela dégrade la dignité humaine. C'est contre nature, et il n'est pas du tout question de permettre à ces personnes de se comporter pire que des chiens et des porcs. Si les chiens et les porcs ne le font pas, pourquoi les êtres humains le doivent-ils ? ». J’aurais pu aussi choisir des extraits de ces interventions où il appelle au meurtre des homosexuels… Avec Mugabe, sur cette question, on a dramatiquement le choix …
    Mais si la réaction ne vient pas de cette institution, l’espoir existe bel et bien.
    D’une part parce que le focus est mis sur cette question par Barack Obama, actuellement en déplacement en Afrique et que l’on aime ou pas, on connaît la puissance diplomatique des Etats-Unis et leur capacité à impulser le changement. Au Kenya, ce samedi, il a été très clair en affirmant : « J'ai été constant à travers toute l'Afrique là-dessus. Je crois au principe selon lequel chacun doit être traité de manière égale devant la loi (...) et que l'Etat ne devrait discriminer personne sur la base de son orientation sexuelle ». Il a rajouté : « En tant qu'afro-américain aux Etats-Unis, je suis douloureusement conscient des conséquences de la discrimination ».
    D’autre part, et c’est là un élément sur lequel il faudra savoir s’appuyer, certains pays en Afrique font preuve de progressisme sur cette question des droits des LGBTI, cassant ainsi l’image qu’on pourrait avoir de l’Afrique comme continent unanimement homophobe. Prenons le cas le plus évident avec l'Afrique du Sud, pays qui a autorisé l'adoption par des couples de même sexe en 2002 et légalisé le mariage entre personnes de même sexe en 2006. Certains disent que ce pays est un peu à part, moi je pense plutôt, pour bien connaître ce pays qu’il peut faire cas d’école et que cela peut être un modèle à suivre !
    Je le disais : l’espoir est de mise mais la question que je me pose, c’est que faisons nous, nous, pour le créer et l’entretenir ? Pas grand-chose …
    Et surtout qu’allons nous faire alors que 7 sénégalais risquent la prison pour relations homosexuelles.  Oui, au Sénégal, pays où beaucoup aiment à passer leurs vacances ! On y jette en prison les homosexuels ! Je reviens de Dakar, j’y ai rencontré les rares activistes qui résistent courageusement, et 7 personnes ont donc été arrêtés pour je cite des actes contre-nature. Ils vont être jugés aujourd’hui. Cela devrait nous révolter, nous mettre en colère, cela devrait faire l’objet d’une réaction de la diplomatie française et européenne. Cela devrait et cela ne fait rien. Tout le monde s’en fiche. Ce sont les vacances, on lit les magazines people. Alors mesdames et messieurs du Quai d’Orsay, mesdames et messieurs de l’Union européenne, faites-moi mentir ! Faites que la France et l’Europe se mobilisent pour qu’aimer ne soit pas un crime !
    A lire sur The Huffington Post (ici).

  • L’Irlande dit massivement OUI à l’égalité et à l’Amour !

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    Pour la première fois dans le monde, un pays entier est consulté sur l’ouverture du mariage aux conjoints de même sexe. L’Irlande est ce pays !
    Dans ce pays européen réputé conservateur et très catholique, les Irlandais nous ont donné une très grande leçon de démocratie.
    Avec une très forte participation et plus de 62 % des voix, la constitution Irlandaise peut donc être réformée pour autoriser enfin le mariage pour tous.
    L’Irlande devient ainsi le 13ème Etat Européen à légaliser le mariage des couples homosexuels.
    Beau symbole : alors que les résultats définitifs du référendum tombaient, les Européens pouvaient assister au concours de l’Eurovision présenté par la grande militante de l’égalité… Conchita Wurst.
    Ce 24 mai, l’Irlande dit massivement OUI à l’égalité et à l’Amour !
    Great day…

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  • Journée internationale de lutte contre l’homophobie : Homos, le silence ou la prison ? (Tribune diffusée dans The HuffPost)

    Un homme aime un homme. Une femme aime une femme. Une situation simple. Un amour beau, touchant. Un amour éphémère ou éternel, qui peut le savoir ?
    La seule chose que je sais est que cet amour est un crime dans plus de 70 pays à travers le monde. Oui, vous avez bien lu, dans plus de 70 pays l’homosexualité est un délit, un crime, pour lequel on enferme les personnes, on les lapide, on les tue. En 2015, c’est la réalité, une réalité incroyablement dramatique.
    Depuis longtemps, l’ensemble des associations de défense des droits humains exige la dépénalisation universelle de l’homosexualité : une revendication aussi simplement exprimée qu’extrêmement compliquée à faire voter. C’est pour cela que la date du 15 juin 2011 a été considérée comme historique : à cette date, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies adoptait une résolution relative à la dénonciation des violations des droits humains fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Cette résolution est la première à soutenir les droits LGBT et surtout à condamner les actes homophobes, donc, de ce fait, l’ensemble des législations pénalisation l’homosexualité.
    Cette résolution, qui a fait naître un espoir immense, était une étape ou en tout cas devait l’être : a-t-elle été suivie d’effets ?
    Non, quand on regarde la situation dramatique en Afrique où plus des trois quarts des pays criminalisent l’homosexualité (donc passible d’emprisonnement jusqu’à la perpétuité), où la peine de mort est appliquée à l’encontre des homosexuels dans trois pays, où une véritable chasse à l’homme est organisée, une traque des homosexuels, au Nigeria, en Ouganda, en Egypte, au Cameroun et dans bien d’autres pays ... Rappelons-ici les propos du vice-président du Kenya tenus il y a à peine quelques jours: « Il n’y a pas de place pour l’homosexualité [au Kenya]. Nous ne la tolérons pas […] car cela viole nos croyances religieuses et culturelles. »
    Non, quand on voit qu’en Inde, la Cour suprême a rétabli la pénalisation de l’homosexualité. Dans la plus grande démocratie du monde …
    Non, quand on ne peut que constater l’instauration par Poutine d’une véritable homophobie d’Etat en Russie via une loi de 2013 qui sanctionne la «propagande homosexuelle ». Une loi qui est malheureusement en résonnance avec une population où les discriminations à l’encontre des LGBT sont légitimées. D’après les dernières enquêtes d’opinion, 34% des personnes interrogées croient que l’homosexualité est une maladie, 49% préféreraient que l'on soigne les homosexuels soit psychologiquement, soit physiquement. 16% pensent qu’il faudrait les isoler, et 5% estiment que la solution serait de les « liquider » physiquement. Sans commentaire. J’étais à la première Gay pride en Russie en 2006, je peux témoigner de la violence et de l’incompréhension de très nombreux Russes à l’égard de l’homosexualité.
    Clairement, la diplomatie française n’a pas le droit de rester les bras croisés devant cette situation dramatique et qui s’aggrave de jour en jour. La France se doit d’être leader dans ce combat car oui, les droits humains doivent quelques fois et heureusement dépasser les seuls intérêts économiques et financiers !
    Et la France dans tout cela ? Après tout, nous sommes le pays des droits de l’homme, un pays où l’homosexualité a été dépénalisée il y a plus de 30 ans - seulement 30 ans devrais-je dire ! - un pays où les couples de même sexe peuvent se marier. Donc tout va bien, tout irait bien ?
    Oui, si on n’évoque le fait pas que les actes homophobes ont augmenté de 78% en 2013, selon SOS Homophobie avec une agression physique tous les deux jours …
    Oui, si l’on oublie le terrible déferlement homophobe qui a accompagné l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
    Oui, si on ne rappelle pas que 81% des LGBT (enquête de Sida info service) évoquent au moins une situation discriminante vécue dans un des domaines de la vie quotidienne (moqueries, dénigrements, injures, harcèlements, outing, agressions physiques).
    Oui, si on ne dit pas que le taux de suicide chez les jeunes homosexuels est trois fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels…
    Oui, si l’on ne parle pas du déferlement homophobe constaté sur les réseaux sociaux. Dénigrements, insultes, appels aux meurtres, à la pendaison, à la lapidation, j’en suis victime comme tant d’autres. En tant que militant, cela m’atteint mais bien moins que beaucoup de jeunes …
    J’affirme que l’homophobie véhiculée sur les réseaux sociaux doit être condamnée tout comme le racisme, l’antisémitisme et le sexisme doivent l’être fermement. A la même hauteur et avec la même sévérité.
    Voilà la réalité en France aujourd’hui, dans une société qui se veut plus tolérante et plus ouverte.
    Comprenons-nous bien : par mes propos, je ne souhaite pas dresser un parallèle entre la France et un pays criminalisant l’homosexualité. Je veux seulement dire que le combat pour les droits LGBT est un combat universel, un combat qui doit mêler répression étatique de l’homophobie, l’octroi d’un vrai statut de citoyen (comment accepter l’autre alors que l’Etat ne lui accorde pas le statut de citoyen à part entière ?) et une politique ambitieuse d’éducation à la tolérance.
    Un combat nécessaire à porter. Espérons alors que des annonces seront faites pour cette Journée internationale de lutte contre l’homophobie. Des annonces à la hauteur du défi !

  • 2662 homosexuels mariés en 2014 à Paris !

    13,48% des mariages célébrés à Paris, en 2014, sont des mariages de couples homosexuels !
    C’est donc 1331 mariages pour tous qui ont unis 2662 homosexuels dans la capitale. En ce qui me concerne, j’en ai célébré une dizaine à la marie du 12ème arrondissement.
    Durant le débat, nombre d’élus, notamment de droite, assuraient que les gays n’étaient pas intéressés par l’idée de se marier.
    Les faits leur démontrent, une fois de plus, leur total décalage avec la société et la réalité quotidienne des homosexuels.
    Sachant que dans une société, il y a entre 4 et 6% d’homosexuels, les chiffres parisiens démontrent que le mariage ouvert aux conjoints de même sexe répond à une demande forte… Un demande légitime et … républicaine car l’égalité ne peut être le fait que d’une partie de la société, fut-elle majoritaire !
    Vive les mariés ! Tous les mariés !

     

  • Rencontre de Solidarité internationale LGBT à l’ambassade des Pays-Bas

    L’association Solidarité internationale LGBTI a invité des activistes gays et trans du Congo, d’Algérie, du Sénégal, du Canada, du Burundi, du Sénégal et de la Tunisie à Paris pour construire l’inclusion de l’orientation sexuelle et l’identité de genre à l’agenda global du respect des droits humains.
    En fin d’après-midi, une réception organisée par l’ambassade des Pays-Bas nous permettra d’échanger avec tous ces activistes qui risquent leur vie dans leur pays pour défendre les droits humains…

     

  • Non, M. Sarkozy, vous ne nous volerez pas nos mariages !

    Je suis choqué et en colère !
    Hier soir, quand un journaliste de RTL m'a appelé pour m'annoncer que Nicolas Sarkozy voulait, non seulement abroger le mariage pour tous mais aussi, créer un mariage spécifiquement ouvert aux homosexuels, j'ai cru à une mauvaise blague. Une bien mauvaise blague !
    Abroger une loi qui permet à des Français d'accéder enfin à l'égalité est une première venant de la part d'un ancien président de la République. Jusqu'à présent, que des réactionnaires marginaux comme Wauquiez, Guaino ou Mariton proposent d'abroger la loi Taubira s'apparentait à une pathétique tentative de récupération des extrémistes de la « manif pour rien » plus qu'à une proposition sérieuse.
    L'annonce de Nicolas Sarkozy est d'une toute autre importance. Elle démontre à quel point, pour une certaine droite, les homosexuels ne sont décidément pas des citoyens à part entière.
    Pire, on s'apprêterait même à jeter leurs/nos mariages comme de simples Kleenex.
    Tentant de jouer sur les deux panneaux par simple électoralisme, Nicolas Sarkozy ose proposer de créer un mariage spécifiquement ouvert aux gays. Créer donc une institution communautariste pour contourner le principe d'égalité, voilà une grande idée discriminatoire. A l'opposé de notre universalisme républicain !
    Poussée à l'extrême, cette proposition est digne de l'apartheid, car après pourquoi ne pas créer un mariage pour les blancs, pour les noirs, pour les grands ou pour les petits ?
    Les Français ne tomberont pas dans le piège malsain que leur propose un ancien président de la République qui devrait d'abord se soucier de l'unité du pays et du bien être de tous plutôt que de brader l'idéal républicain pour conquérir un parti en pleine dérive droitière.
    Les Français sont viscéralement attachés à nos principes républicains et empêcheront que les homosexuels retournent au placard.
    Nos amours valent les amours des hétérosexuels.
    On ne nous volera pas le mariage pour tous, ce droit offert à toutes et à tous - hétéros et homos - de se marier !

  • Conchita Wurst au Crazy Horse !

    Quelle joie d’aller applaudir, ce mardi soir, Conchita Wurst, au Crazy Horse de Paris.
    Contre toute attente, Conchita, homosexuel revendiqué, « femme à barbe », a gagné le concours de l’Eurovision.
    Même les Russes ont beaucoup voté pour elle démontrant qu’ils ne suivent pas Poutine dans ses délires homophobes.
    J’avais découvert Conchita sur Internet et la suivait bien avant son succès au concours de l’Eurovision.
    Je me réjouis de son actuel succès car outre être une immense chanteuse et d’avoir tant de talents, elle prône des valeurs de tolérance et d’ouverture.
    Vivement ce soir !

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  • Invité de « Affaires sensibles » sur France Inter à 15h30

    Ce jeudi 23 octobre 2014, vers 15h30, je serai l’invité de Fabrice Drouelle pour son émission « Affaires sensibles. »
    Le thème de l’émission de ce jeudi sera la dépénalisation de l’homosexualité en 1981 voulue et promise par François Mitterrand. L’émission débute à 15h00.

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  • Plaque en l’honneur des derniers condamnés et brûlés pour homosexualité à Paris

    Samedi dernier, la maire de Paris, Anne Hidalgo a dévoilé la plaque commémorative en hommage à Bruno Lenoir et Jean Diot, condamnés pour homosexualité et brûlés en Place de Grève le 6 juillet 1750.
    C’est un geste symbolique fort d’Anne Hidalgo pour rappeler le calvaire qu’ont longtemps vécu les homosexuels de notre pays.
    C’est aussi un signe à tous ces pays qui condamnent encore pour homosexualité, notamment l’Iran qui a pendu encore récemment deux adolescents pour homosexualité. Une cruauté inimaginable mais toujours d’actualité en … 2014 !
    La plaque se situe à l’angle des rues Montorgueil et Bachaumont dans le 2ème arrondissement de Paris.

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  • Rencontre avec Stuart Milk, neveu d'Harvey Milk

    A l'invitation de Thomas Fouquet-Lapar, porte-parole de l'Inter-LGBT, et de l'ambassade des Etats-Unis à Paris, avec une dizaine de personnalités investies dans l'égalité des droits, je recontrerai ce vendredi matin Stuart Milk, neveu du 1er élu ouvertement homosexuel, Harvey Milk.
    C'est un grand honneur de rencontrer Stuart qui, outre d'être le neveu d'un héros de la cause gay, est aussi un militant très actif de l'égalité des droits.stuart milk,jean-luc romero,harvey milk,san francisco,usa,paris,homosexualité,gay

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  • Le Luxembourg vote le mariage pour tous. Boutin ne sait plus à quel Saint se vouer...

    Sans aucune manifestation, dans un grand consensus politique, la chambre des députés du Luxembourg a voté en faveur de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, mercredi dernier, avec plus de 56 voix contre seulement 4 députés qui s’y sont opposés.
    Comme pour la Grande-Bretagne, l’année dernière, dans ce pays catholique, cette mesure d’égalité a été votée sans les drames que nous avons connus en France.
    Le Luxembourg est désormais le 11ème Etat Européen à permettre l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels et les mariages pourront être célébrés dès 2015.
    L’égalité ne cesse d’avancer en Europe et même l’Italie, pourtant sous influence du Vatican, pourrait voter un projet d’union civile pour les homosexuels.
    Décidemment, Christine Boutin ne doit plus savoir à quel saint se vouer dans sa croisade anti égalité !

     

  • « Mes vies » de Edmund White, à lire absolument sauf âmes sensibles !

    Ce n’est certes pas un livre à mettre entre les mains de Christine Boutin, Laurent Wauquiez, Henri Guaino ou autres militant anti choix. Ils trouveraient dans les mémoires du génial auteur américain Edmund White bien des passages qu’ils utiliseraient pour démontrer que les gays ne sont que des obsédés sexuels prêts à tout pour un moment de plaisir ou assouvir leur libido.
    Ce livre totalement impudique et vrai est bien sûr toute autre chose que la seule vie sexuelle de l’auteur de tant de best sellers dont son dernier et magnifique roman « Jack Holmes et son ami. » Mais, c’est à l’honneur de cet auteur, mythique pour bien des gays de ma génération, que de ne rien cacher même sa face la plus obscure. Celle que nous avons tous mais que nous cachons.
    Ne l’oublions pas, Edmund White fut un des premiers auteurs connus à oser dire non seulement son homosexualité mais aussi, ce qui est rare, sa séropositivité. Il fut d’ailleurs l’un des créateurs du GMHC (Gay Men’s HealthCrisi), le 1er organisme de lutte contre le sida aux Etats-Unis, bien avant la création d’AIDES en France.
    Dans ses mémoires, Edmund White nous donne toutes les clés de sa vie et surtout de l’inspiration de son œuvre romanesque. De ses psys, à sa mère, en passant par ses tapins ou encore Genet, auquel il consacra une biographie très remarquée, rien n’est oublié.
    Le titre « Mes vies » s’applique à merveille à cet auteur iconoclaste et néanmoins à succès qui revendique son identitité sans en faire un étendard. Ceux qui aiment son œuvre adoreront ses mémoires même si l’impudeur de certaines scènes pourront gêner les âmes les plus sensibles. Mais nos vies ne sont-elles faites que de beau et de pudique ? Assumons, comme White, notre face obscure. Un livre à lire absolument ! Vraiment. Absolument…

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  • Réunion LGBTI avec Anne Hidalgo

    Anne Hidalgo, 1ère adjointe et candidate aux élections municipales a souhaité rencontrer dans son local de campagne les associations et acteurs LGBTI de Paris pour évoquer les attentes des assocaitions mais aussi les propisitions qu'elle fait pour Paris sur les questions LGBTI.
    Jusqu'à l'élection de Bertrand Delanoë et d'Anne Hidalgo, aucune association LGBTI n'était subventionné par la ville alors que beaucoup jouent un vrai rôle de service public. Pire, en 2014, le groupe UMP continue à voter contre les subvention de certaines associaitons homosexuelles... qui jouent pourtant un rôle essentiel dans notre capitale...

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  • « Moi, homophobe ! » de Anne Ghione, à lire absolument

    Anne Ghione a eu la délicatesse de m’adresser dédicacé son livre coup de poing « Moi, homophobe ! » paru aux éditions Michalon.
    J’avoue avoir hésité à lire ce livre : peur d’un livre misérabiliste sur une mère découvrant l’homosexualité de son enfant. J’avais tort d’attendre et j’aurai dû lire ce livre bien plus tôt pour vous le recommander !
    Ecrit avec franchise et sensibilité , il décrit sans fard le long cheminement qu’a fait une mère pour accepter son fils et donc pour s’accepter aussi…
    Ce livre démontre que le coming out est un long chemin pour l’homosexuel mais aussi pour ses proches, ce dont on parle vraiment trop peu.
    Anne Ghionne n’hésite pas à nous raconter le choc que fut la découverte « incontestable »  de l’homosexualité de son gamin. Elle avait, comme toutes les mamans attentionnées, comprit depuis bien longtemps la différence de son enfant mais avait refoulé cette découverte.
    Dans son livre, dédié à son fils Alexandre, elle ne se donne jamais le beau rôle, elle ne donne aucune excuse à son comportement de rejet. Elle finit même par s’excuser alors que son acceptation est désormais ancienne et qu’elle a depuis bien aidé d’autres familles confrontées au même coming out d’un de leurs proches. Qu’elle est, disons-le comme son fils lui a dit, une mère exemplaire !
    Ce livre est à mettre en toutes les mains et notamment dans celles de ceux qui jugent si facilement… sans savoir !
    « Moi, homophobe ! », à lire absolument ! Vraiment...

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  • Ma chronique pour Friendly Mag :Coming out : toujours la difficulté de dire…

    On pourrait penser qu’en 2013, il est bien plus facile de dire son homosexualité ; à son entourage d’abord, mais aussi sur le lieu de son travail voire même à l’école. La réalité est malheureusement tout autre.
    Si la majorité des Français a beaucoup évolué ces trente dernières années et accepte très majoritairement l’homosexualité, un sondage paru dans Le Parisien, en octobre 2013, nous apprend que 31% des Français estiment que l’homosexualité était… contre nature !
    Ce dernier sondage confirme le mal qu’ont fait les détracteurs du mariage pour tous en tenant au Parlement, comme sur les réseaux sociaux, des propos qu’on croyait d’un autre temps. Comment s’étonner alors que les jeunes homosexuels ont 13 fois plus de probabilités de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels ?
    Comment s’étonner qu’il reste si difficile de faire son coming out auprès de son entourage et, plus encore auprès de ses collègues.
    Le coming out est souvent un long cheminement pour accepter ce que l’on est, c’est souvent également un cheminement pour les personnes que l’on aime. Evidemment, évoluer dans un contexte hostile ne facilite pas la démarche.
    Dans le milieu professionnel, beaucoup de LGBTI hésitent à dire leur identité. On peut les comprendre même s’il est évident qu’on vit toujours mieux sa vie dans la vérité. Pensez notamment à ces professeurs, à ces instituteurs qui ont dit leur homosexualité et qui, pour certains, sont presque regardés avec méfiance tant le soupçon de pédophilie pèse trop souvent et honteusement sur eux ! Les préjugés ont la vie dure !
    Le risque de dire sa vérité est donc une réalité. Mais peut-on vivre une vie entière sans confier à ses proches ce qu’on est réellement. Je ne le crois pas.
    Je pense au final que lorsqu’on a tout dit, on est libéré : on devient totalement soi-même.
    Certes, on risque d’y perdre des plumes. Mais perdre des amis qui n’acceptent pas ce que nous sommes, est-ce si grave ? Des amis qui n’acceptent pas l’autre ne sont pas des amis !
    Reste le milieu professionnel. Le dire ou pas ?
    Il n’y a aucun conseil qui vaille pour tous et pour toutes. C’est chacun qui doit décider en fonction de son propre parcours de vie et, bien sûr, du milieu professionnel dans lequel il évolue.
    La seule chose que je puisse affirmer, c’est qu’en ce qui me concerne, je ne regrette pas que tout le monde sache que je suis homosexuel ! Et si cela dérange certains, je n’en ai rien à faire !

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