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Disparitions

  • 2ème jour de deuil national. Plus que jamais en solidarité avec les victimes et leurs proches.

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  • Pensées pour les victimes de Nice en ce 1er jour de deuil national. Pensées pour toutes les autres victimes du terrorisme.

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  • CP de l'ADMD pour le décès de Benoîte Groult

    La militante du droit de mourir dans la dignité, Benoîte Groult, est morte…

     
    Avec la mort de Benoîte Groult, hier, c’est la disparation d’une grande figure de la liberté que pleure l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dont elle était adhérente depuis le tout début de l’association.
    Romancière de talent, elle était une militante féministe intransigeante avec le droit absolu qu’elle reconnaissait à chacun d’être maître de sa propre destinée, de son propre corps, de sa propre mort.
    Membre du comité d’honneur de l’ADMD, elle militait sans relâche pour qu’une loi équivalente à celle qui existe aux Pays-Bas ou encore en Belgique soit votée en France. Ces dernières années, elle s’était montrée très déçue de l’incapacité de la France à entendre la voix de ceux qui souffrent et qui demandent légitimement qu’un terme soit mis à une vie qui n’est plus que de la survie.
    Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, et le conseil d’administration de l’association adressent leurs sentiments de sympathie émue à la famille de cette amie de grand talent.

    benoite groult, jean-luc romero, admd

  • David Bowie or the brilliant transgression

    The man with the thousand faces , this is how David Bowie is described in the media worldwide .And for once, the media treatment reflects without any exageration or provocation the artist and the man David Bowie was.
    Yes, David Bowie made a work of art of his body, as a journalist said yesterday. Yes , but not only that, and I will go even further : he made his body a manifesto, reflecting his multiple personnality, his inspirations and aspirations. He obviously did not care about labels of any sort. He did not want to represent anybody in particular and yet, paradoxically, he inspired hundreds of thousands.To understand him well and to apprehend the social significance, nearly Political (note the capital "P") importance of his work, one has to remember of the context in which he started: 1969, the year of the Stonewall riots.  Let us recall that to declare one's  homosexuality or bisexuality in those days  was considered an offence up to 1981 in France, the  country of human rights.
    Is it exagerated to say that Bowie was a transgressive artist ? No, surely not and yet, he was recognized by everyone as a formidable artist with an enormous mainstream success, which cannot be denied : 140 million albums sold ! His record covers, his Ziggy character and so many other performances, which were full frontal opposition acts against the conventions of the time.
    When the media still made no mention of the gender theory which was not yet the ridiculous and inaccurate target of the hate predicators, he already had torn it up into shreds ! David Bowie was a precursor, an unmatched precursor . An artist who imposed his convictions to the world and who did it through art, obliging us to question ourselves. And to change.  Art is undeniably a vector of change and mainly of social change. Perhaps more than any other artist, Bowie showed it and demonstrated it throughout his career . 
    At a time where hatred of people who are different is getting stronger in France and does not shock anyone anymore, I sincerely think that the celebration of an artist who broke the gender barreer, refused any label and any prejudice gives me hope and should give us all hope.

  • David Bowie ou la géniale transgression (ma tribune dans le Huffington Post)

    L’homme aux mille visages, voilà comment David Bowie est décrit dans les médias du monde entier. Et, pour une fois, le traitement médiatique reflète, sans exagération, hyperbole ou provocation, l’artiste et l’homme que David Bowie était.

     

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    Oui David Bowie a fait de son corps une œuvre d’art, comme le disait hier un journaliste. Oui mais pas seulement et j’irai même encore plus loin : il a fait de son corps un manifeste, reflétant son être multiple, ses inspirations et aspirations. Les étiquettes, manifestement, il s’en fichait. Il ne souhaitait être le représentant de personne et pourtant, quelque peu paradoxalement, en à inspirer des centaines de milliers. Et pour bien le comprendre et bien appréhender la portée sociétale, presque Politique (notez la majuscule !) de son art, il faut se souvenir du contexte dans lequel il a débuté : 1969, l’année des émeutes de Stonewall. Souvenons nous aussi que, alors qu’il se déclarait gay ou bisexuel dès cette époque, l’homosexualité était toujours un délit, jusqu’en 1981 en France, pays des droits de l’homme (sic).
    De dire de Bowie qu’il était un artiste transgressif, est-ce exagéré ? Non, assurément pas et pourtant, il a été reconnu par toutes et tous comme un immense artiste avec un succès populaire plutôt conséquent, vous en conviendrez: 140 millions d’albums vendus ! Ses pochettes de disques, son personnage de Ziggy et tant d’autres performances, autant d’actes d’opposition frontale aux conventions de l’époque.
    Alors que la théorie du genre ne faisait pas les gros titres et n’était pas l’objet de ridicules déformations de la part des professionnels de la haine, et bien lui, il la faisait déjà voler en éclats ! David Bowie était un précurseur, un précurseur pour le moment inégalé. Un artiste qui a imposé ses convictions au monde et qui de ce fait via l’art, l’a interrogé, nous a interrogé. Et nous a transformé. L’art est indéniablement un medium et un vecteur puissant de IMG_5407.PNGtransformation sociétale ; peut-être plus qu’aucun autre artiste, Bowie l’a montré, démontré tout au long de ces années de carrière.
    A l’heure où en France, la haine de l’Autre est désormais ancrée dans les mentalités et ne suscite plus aucun sursaut, voir célébrer cet immense artiste qui a brisé la notion de genre, qui a refusé toutes les étiquettes, qui a dépassé tous les préjugés et bien, je vais le dire sincèrement, cela donne, cela redonne, de l’espoir !

  • Journée d’hommage national aux victimes : arborons nos couleurs !

    Ce vendredi, se déroule l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre dernier.
    Afin que chacune et chacun des Français soient parties-prenantes à ce grand moment d’union nationale, le président François Hollande nous appelle à arborer notre drapeau et nos couleurs Bleu, Blanc, Rouge.
    C’est bien sûr symbolique mais c’est aussi un signal qui montre à ces terroristes inhumains que les Français, au-delà de leurs différences, se rassemblent sur l’essentiel : la défense de notre République et de nos valeurs humanistes.
    En hommage aux victimes, Arborons nos couleurs !

  • Unité nationale. Compassion pour les victimes et solidarité avec leurs proches.

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  • Une semaine... Une semaine déjà ! Toutes nos pensées pour les victimes.

    Une semaine. Une semaine déjà !
    Que dire si ce n'est que toutes nos pensées vont vers les victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis du vendredi 13 novembre. Mais aussi vers celles de Bamako même si nous ne dispositions pas encore d'informations précises.
    Les mots sont de peu de poids face à ces actes barbares qui ont volé la vie à tant de nos concitoyens. Mais ce soir, à 21h20, partout en France et dans le monde, nous nous souviendrons. Tous ensemble au delà de nos différences et de nos convictions.
    Face au terrorisme, face à la haine, nous serons unis. Nous sommes unis !

    13 novembre 2015,jean-luc romero,paris,terrorisme

  • Le Viaduc des Arts à Paris 12 en bleu blanc rouge... #NousSommesUnis

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  • Halima, Lola, Luis Felipe, Milko, Amine, ... c'était eux, ça aurait pu être nous ! (Tribune dans Yagg)

    Elles s’appelaient Halima, Lola, Marie, Hodda, Hélène… Ils s’appelaient Luis Felipe, Valentin, Milko, François-Xavier, Amine… Ils sont 129 à être morts ce soir-là, 352 à être blessés de manière plus ou moins grave. Des femmes et des hommes, des filles et des garçons, des enfants. Des êtres aimés et aimants. Des femmes et des hommes comme nous. C’étaient eux, ça aurait pu être nous…
    Ils sont tombés sous les balles d’hommes qu’ils ne connaissaient pas, à qui ils n’avaient jamais causé le moindre tort.
    Ils sont tombés sous les balles d’assassins alors qu’ils partageaient un moment de joie, en terrasse d’un restaurant, dans une salle de concert.
    Ils sont tombés sous les balles de fanatiques aveugles alors qu’ils sont les citoyens d’une société ouverte, généreuse, accueillante.
    Paris, la France, le monde également, ne seront plus tout à fait comme avant. Une fois encore, la folie meurtrière pousse une démocratie à mettre un genou à terre. Les Etats Unis, la Grande-Bretagne, l’Espagne…pour ne rappeler que quelques souvenirs abjects, ont souffert comme nous souffrons aujourd’hui. Nous nous relèverons plus forts, plus unis, plus solidaires.
    Loin de se replier sur elle-même, la France sera plus ouverte sur le monde et plus respectueuse des différences. Ceux qui pensent que ces actes odieux nous conduiront à suspecter tous les autres se trompent. Au contraire… Nous témoignerons à chacun, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion, quelle que soit la couleur de sa peau la solidarité qui a construit la France et en a fait un pays multiculturel, pluriethnique, qui accepte tous les modes de vie, qui reconnaît toutes les libertés.
    A celles et ceux qui sont restés à terre, à celles et ceux qui sont encore entre la vie et la mort, à celles et ceux qui sont soignés, à celles et ceux pour qui ils sont chers, je dis ma compassion, mon estime et mon amitié.
    Aux forces de l’ordre, aux secouristes, à toutes celles et tous ceux qui, en portant assistance ou en ouvrant leur porte ce vendredi soir pour recueillir la détresse, je veux dire que notre Nation est fière de vous.
    Sur la place de la République, la devise de notre ville a été déployée « Fluctuat Nec Mergitur »… La plus belle des réponses à apporter à ceux auxquels notre liberté fait peur…

  • Le Prix Nobel de médecine Christian de Duve a choisi l’euthanasie

    Samedi dernier, à 95 ans, le prix Nobel de médecine de 1974, a choisi de mourir par euthanasie en Belgique.
    Ce grand médecin et chimiste est parti, selon sa fille, dans « une grande sérénité en disant Adieu et en souriant. »
    La Belgique a légalisé l’euthanasie et le suicide assisté depuis 2002. Déjà 11 ans que ce pays permet au patient en fin de vie de dire stop s’il n’en peut plus de ses souffrances.
    Déjà en 2008, l’écrivain Hugo Claus avait choisi de mourir par euthanasie.
    A moins de deux heures de Thalys de Paris, les mourants sont respectés dans leur Ultime Liberté. J’espère qu’enfin, à l’automne le gouvernement ouvrira le grand chantier de la fin de vie et respectera la proposition 21 du candidat Hollande. A l’ADMD, nous mettrons tout en œuvre après l’été pour que cet engagement soutenu par 9 Français sur 10 soit tenu ! Enfin !

     

  • Communiqué de presse d'ELCS

    Communiqué de presse du 30 juillet 2010

     

    Pas un mot de Nicolas Sarkozy sur les discriminations imposées par Andorre aux séropositifs …

    Nicolas Sarkozy ne peut avoir un discours humaniste en France et discriminatoire en Andorre! 

     

     

     

    Suite à la visite de Nicolas Sarkozy en Andorre, Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se dit très déçu de l‘absence de prise de parole du président de la République française et coprince d’Andorre quant aux restrictions imposées, par cette principauté, à la liberté d’établissement des personnes séropositives.

    Le président d’ELCS rappelle que ce sont près de 17 des 53 pays constituant la région Europe de l'OMS qui pratiquent des restrictions à l'entrée ou au séjour sur leur territoire des personnes séropositives. Cette liste de pays ne comporte pas la France - respectant ainsi un engagement historique de promotion des droits de l’homme - mais la principauté d’Andorre y figure notamment en ce qui concernant le volet de la liberté d’établissement.

    Alors que son intervention avait été réclamée, Jean-Luc Romero dénonce l’absence de prise de position de Nicolas Sarkozy : en tant que coprince, ce dernier a bien évidemment le pouvoir de faire changer les choses face à une discrimination inhumaine, injustifiable et intolérable.

    Nicolas Sarkozy ne peut avoir un discours humaniste en France et discriminatoire en Andorre!
    Alire aussi la dépêche AFP sur Romandie.com (ici). 

  • Anne Hidalgo mobilise pour l’AP-HP

    Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris, tête de liste parisienne Huchon 2010, organise un débat public sur l’avenir de l’AP-HP, ce jeudi de 19 à 21 heures au Couvent des Récollets 150-154, rue du faubourg Saint-Martin à Paris dans le 10ème arrondissement dont le maire est Rémi Féraud.

    Alors que le directeur général de l’AP-HP a annoncé la suppression de 3 à 4000 emplois dans les 4 ans qui viennent, que les services sont démantelés, notamment les services sida, sans aucune concertation avec les soignants et les malades, il devient urgent de se mobiliser pour continuer à avoir une offre de soin pour tous dans notre région et à Paris.

  • Dépêche sur la saisine de la Halde pour étendre le congé d'accompagnement de fin de vie aux personnes qui accompagnent à l'hôpital

    Dépêche_-_16_02_10.JPGLire aussi Le Monde (ici).

  • Soutenons les Haïtiens !

    200.000 morts en Haïti : un chiffre qui fait frémir mais qui est celui qu’annonce bien des officiels ou des ONG ce samedi. Tous les mots, les billets sont vains. Les institutions, les pays, les collectivités locales françaises se mobilisent financièrement. Tout comme les Français. Déjà 6,5 millions d’euros de dons ont été récoltés par les grandes associations humanitaires.

    Continuons nos dons aux principales associations car de faux appels prolifèrent sur le net d’instituions inconnues. Faîtes attention.

    Vous pouvez donner sans craintes au Secours Catholique, à l’Unicef, à la Croix-Rouge, à la Fondation de France, à Médecins sans frontières ou encore à La chaîne de l'espoir.

  • L’acharnement thérapeutique, toujours une réalité en 2009 !

    L’affaire du jeune Michaël, annoncé mort à ses parents 20 minutes après sa naissance, puis sauvé mais avec de terribles séquelles prévisibles - tout cela sans que ses parents n’aient été consultés -, a été largement commentée par les medias ces jours-ci. Pour la première fois, un tribunal condamnait un hôpital pour acharnement thérapeutique.
    Sans vouloir entrer dans le détail de ce dossier complexe et dont je n’ai pas tous les éléments, je souhaite profiter de cette décision - qui constitue une première juridique - pour rappeler deux vérités sur des pratiques d’acharnements thérapeutiques qui perdurent en 2009 dans notre pays.
    Première vérité. La loi d’avril 2005 proscrit l’acharnement thérapeutique qualifié désormais d’obstination déraisonnable. C’était une vieille et importante revendication de l’ADMD.
    Malheureusement, la réalité est tout autre comme nous le confirme le rapport parlementaire de M. Leonetti de décembre 2008. De mon côté, je viens encore de le démontrer dans mon livre « Les voleurs de liberté » avec moult exemples vécus douloureusement à l’ADMD : l’acharnement thérapeutique n’a jamais cessé malgré la loi de 2005 !
    Ainsi, bien des équipes médicales méconnaissent ou bafouent la loi de 2005 et poussent encore la survie à l’absurde. Volontairement ou par méconnaissance de la loi. Et pas seulement dans des services de réanimation : Il faut savoir par exemple que 50% des chimiothérapies ont lieu dans les 15 derniers jours du patient… Si donner une chimio dans les derniers jours d’un malade n’est pas de l’acharnement, qu’on m’explique l’intérêt d’un mourant d’avoir un traitement si lourd fait pour guérir à ce stade de sa maladie !
    Deuxième vérité. Le législateur a préféré laisser un flou inacceptable sur la conduite à tenir lors de la naissance d’un enfant en mort apparente et dont la réanimation aura des conséquences graves pour ce dernier. Aujourd’hui, la plupart du temps, seule l’équipe médicale décide s’il est souhaitable ou non de réanimer. Ce qui est inacceptable car, comme cela s’est passé pour le petit Michael, les parents sont la plupart du temps ignorés et non informés des choix qu’il convient de faire alors qu’il s’agit de leur enfant et qu’ils seront les seuls à supporter les décisions prises par l’équipe médicale. Equipe qui ne juge, la plupart du temps, qu’au vu du seul dossier médical et encore trop souvent en fonction de ses propres conceptions éthiques voire religieuses.
    La décision de réanimer un enfant - dont on sait qu’il ne sera pas viable à terme/ou qu’il sera atteint de terribles handicaps - ne peut plus continuer à se faire dans le secret du bureau d’un chef de service : c’est une des leçons de la décision du tribunal administratif de Nîmes du 2 juin dernier. Des médecins tout puissants ne peuvent plus décider seuls de l’avenir de nos enfants. Et encore moins de notre propre avenir quand nous ne pouvons plus nous exprimer mais que nous avons écrit nos volontés et même désigné une personne de confiance.
    Pourtant, la loi française laisse encore trop souvent le dernier mot au médecin.
    Espérons que cette décision de justice, qui met en lumière, une fois de plus, les lacunes de la loi Leonetti qui n’a rien prévu pour les cas comme celui de Michaël, permettra enfin de rétablir cette évidence : c’est celui (ou son représentant) qui est concerné par une décision médicale qui doit avoir le dernier mot. Pas celui qui est à côté du lit comme l’a dit si justement un jour notre Président !
    Lire aussi Challenges (ici), Romandie.com (ici), 20 Minutes (ici), Le Télégramme de Brest (ici), France Soir (ici), Aujourd'hui en France/Le Parisien (ici).

  • 600% d’augmentation des atteintes aux droits de l’homme au Mexique

    Récemment, beaucoup d’élus américains ont fait part de leurs vives inquiétudes suite à l’augmentation de 600% des atteintes aux droits de l’homme et humains - disparitions forcées, homicides, tortures - par les autorités mexicaines – police et armée. En 2006, le nombre de recours était de 186. En 2008, il est de 1019. Pour les premiers mois de l’année 2009, il y avait déjà 703 recours en juin. Pire, comme le fait remarquer Amnesty International, « le nombre réel des violations est sans doute plus élevé » car « les victimes et leurs proches renoncent souvent à porter plainte par peur des représailles. De plus, poursuit Amnesty, un tel recours apparaît souvent vain car « les juridictions militaires ont systématiquement renoncé à déférer à la justice des membres de l’armée responsables de violations graves. »

    Alors que les conditions d’arrestation de Florence Cassez, le incohérences du dossier et la procédure sont prouvées, beaucoup font comme si le Mexique était devenu une démocratie apaisée où le règne du droit y serait assuré et qui a donc condamné la française en toute équité. On est loin de cette réalité idyllique. S’il ne faut pas stigmatiser le peuple mexicain, qui est généreux et accueillant, il ne peut non plus être question de fermer les yeux sur la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Mexique. Nous le devons à notre conception d’un état de droit juste mais aussi pour tous ces innocents dont les droits ne sont pas respectés. Nous le devons au peuple mexicain qui souhaite enfin vivre dans une démocratie apaisée et qui n’est pas dupe de la propagande officielle.