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Politique internationale

  • Podcast de 20h l'invité de fréquence ESJ

  • #LeTalkDuLundi ... ce MERCREDI sur Périscope et Twitter sur la fin de vie à 12H00

    N'ayant pu faire #LeTalkDuLundi lundi... (problème de tgv du à la grève), je le reporte à ce mercredi à 12H... J'espère vous y retrouver aussi nombreux que d'habitude malgré ce changement... A tout à l'heure sur Périscope !

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  • "20h l'invité" de Fréquence ESJ à 20H00

    Ce mardi, je serai invité de "20h l'invité" sur Fréquence ESJ à 20H00. Durant cette émission politique, ej serais interrogé sur de nombreux thèmes mais aussi bien sûr sur al fin de vie et mon. nouveau livre "Lettre Ouverte à Brigitte Macron - #MaMortMAppartient !"

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  • Ma tribune dans l'Humanité sur la fin de vie: une liberté enrichit et élève une société; un droit ne sera jamais une obligation !

    Les Néerlandais, les Belges, les Luxembourgeois, les Suisses, les Colombiens, les Canadiens, beaucoup d’Américains… disposent de la liberté de finir leur vie dans le moment et la manière qu’ils auront choisis, parce que des gouvernements, soucieux de la liberté de leurs administrés, ou des cours suprêmes, soucieuses du respect des constitutions, auront décidé que rien ni personne ne peut s’opposer au droit fondamental de chaque citoyen de disposer de sa propre vie, y compris lorsque la vie n’est plus qu’une survie qui se déroule dans des conditions que le citoyen lui-même considère indignes d’être subies…

    Que je sache, les pays cités sont des démocraties respectueuses et nul n’y songe – à l’exception de quelques lobbies, de moins en moins nombreux, qui prétendent diriger nos morts comme ils prétendent diriger nos conceptions, nos naissances, nos mariages, nos amours… – à remettre en cause un droit qui n’ôte rien à personne et donne plus de liberté à une société. Rappelons à ce stade qu’un droit n’est pas une obligation et, de même que personne n’oblige une femme qui ne veut pas ou ne peut pas devenir une mère à avorter, nul ne forcera jamais une personne vieillissante ou malade à mourir pour des raisons économiques ou morales. Cela n’existe dans aucun des pays qui a autorisé une aide active à mourir. Cela n’existera pas plus en France, et nous nous y opposerons toujours, car ce qui est essentiel, c’est la libre décision de la personne qui reste jusqu’au bout un citoyen à part entière.

    Alors que se passe-t-il en France ?

    Notre pays est un pays qui fait montre de conservatisme. Il en va ainsi dans beaucoup de domaines. Rappelons-nous les tourments du mariage pour les couples du même sexe quand, quelques mois après, les Allemands, sous l’autorité de la Chancelière Merkel, pourtant bien peu libérale dans les domaines sociétaux, faisait habilement voter une telle loi en quelques jours ; loi qui existe évidemment aux Pays-Bas et en Belgique – encore eux ! – depuis de très nombreuses années. Devant ces conservatismes (religieux, corporatistes…), certains cherchent une troisième voie. Cette troisième voie est à la politique ce que les compromissions sont à certains contrats, c'est-à-dire des arrangements tièdes, insatisfaisants, qui conduisent à des situations bancales ; et en matière de fin de vie, au triste constat, partagé par tous – y compris par les opposants à la revendication constante portée par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité –, que l’on meurt mal en France.

    La survenance de notre mort est la seule certitude que nous ayons durant notre existence. Elle est un adieu adressé à la vie et, surtout, aux personnes que nous aimons. Ne ratons pas notre sortie au prétexte que certains, plus frileux (plus lâches ?) ou qui croient en autre chose qu’à la vie telle qu’elle est démontrée rationnellement et scientifiquement, veulent nous imposer une vision de la vie qui n’est pas la nôtre, que nous ne partageons pas et qui n’a pas à nous être imposée. D’autant qu’elle n’a pas sa place dans notre République laïque.

    Car voici le paradoxe : ceux qui accusent une loi d’ultime liberté de risquer de se transformer un jour d’un droit à l’euthanasie en une obligation d’euthanasie (dans un fantasme inacceptable), créent une obligation de survie, d’agonie, de déchéance, de drame, à toutes celles et tous ceux qui n’en veulent pas et revendiquent haut et fort « Ma mort m’appartient ! », comme les femmes scandaient autrefois « Mon corps m’appartient ! ».

    Jean-Luc Romero
    Président de l’ADMD
    Auteur de Lettre ouverte à Brigitte Macron (sortie le 12 avril aux éditions Michalon)

    l'humanité,jean luc romero,admd

  • Couleurs d'avril à Tunis...

    Pas le temps de rentrer à Paris après ma réunion d'Arles car, à l'invitation de l'ambassade de France à Tunis, je ferai une rapide escapade en Tunisie pour participer à la manifestation Couleurs d'avril, manifestation consacrée à la dépénalisation de l'homosexualité.
    J'interviendrai à deux reprises dans l'après-midi et je rappellerai aussi le long chemin qui a été celui des LGBTQI+ en France pour accéder à l'égalité. Egalité qui n'est toujours pas totale !

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  • Il n'était pas sorti, mais on en a déjà parlé...

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  • Jour J : sortie de ma "Lettre Ouverte à Brigitte Macron - #MaMortMAppartient !"

    Voici le communiqué de presse de ma maison d'édition à l'occasion de la sorite de mon 11ème ouvrage... J'attends avec impatience vos réactions...

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    Dans son nouveau livre,
    Jean-Luc ROMERO-MICHEL interpelle Brigitte MACRON sur le mal mourir en France

    « Lettre ouverte à Brigitte Macron » | #MaMortMAppartient (en librairie ce 12 avril 2018)

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    Au cœur d’un énième débat sur la fin de vie en France, entre le CESE qui a rendu un rapport le 10 avril en faveur de l'euthanasie et du suicide assisté, suivi de celui des Etats Généraux de la bioéthique, du comité citoyen ainsi que le dépôt de plusieurs propositions de loi signées par près de 200 députés, Jean-Luc Romero-Michel publie une lettre ouverte à Brigitte Macron.

    « Ce que j’ai à vous dire tient en cinq mots : on meurt mal en France.
    Cinq petits mots qui évoquent le drame que tant de Françaises et de Français ont vécu. Un drame irréparable, inconsolable, irrattrapable, impardonnable. »

    Jean-Luc Romero-Michel

    Comme des Françaises et des Français lui ont suggéré, lors de nombreuses réunions publiques qu’il anime, en 2018, il effectue son 22e Tour de France, Jean-Luc Romero-Michel interpelle Brigitte Macron. Il dresse le douloureux constat de la fin de vie en France, où celle et celui qui meurt ne sont jamais au centre des décisions qui les concernent, où les soins palliatifs ne sont pas accessibles à tous, tandis que des pays comme les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse ou le Canada sont à l’écoute du mourant et sensibles au respect de sa dignité et à l’accompagnement de ses proches. Président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), il soumet ainsi plusieurs pistes de réflexion qu’il souhaite transformer en une loi pour tous, une loi d’Ultime Liberté, qui permette à chacun de mourir dans le respect de sa conscience et de sa volonté, en dignité et librement.
    Un livre fort et émouvant, articulé autour d’un argumentaire ciselé, à l’heure où un récent sondage de La Croix/Ifop indique que seulement 11% des Français sont satisfaits de la loi actuelle et que 89% souhaitent la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté, voire les deux.

    Editions MICHALON - 152 pages – 15 € - En librairie le 12 avril 2018

    Jean-Luc Romero-Michel
    Conseiller régional d’Île-de-France et maire-adjoint du 12e arrondissement de Paris, Jean-Luc Romero-Michel est président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) qui réunit près de 70 000 adhérents. Activiste contre le sida et pour les droits des gays, il préside Élus Locaux Contre le Sida (ELCS). En juin 2016, il a été élu ambassadeur d’ « une Île-de-France sans sida » par le conseil régional. Il est l’auteur de plus d’une dizaine de livres, dont On m’a volé ma vérité, Virus de vie, Les voleurs de liberté, Homopoliticus, Ma mort m’appartient et SurVivant ! Mes 30 ans avec le sida.

    Contact presse: Editeur Michalon : 01 56 81 28 69 

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  • Journée internationale pour la visibilité des personnes Trans

    Ce samedi, c'est la journée pour la visibilité des personnes trans.
    Encore tant de combats à mener pour la visibilité des personnes transgenres. Tous les militants LGBTQI+ doivent être aux côtés des trans dans leur légitime combat pour être des citoyennes et des citoyens à part entière. 

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  • Merci au Réseau français du Monde de s'engager aux cotés d'ELCS

    Le Réseau Français du Monde a souhaité s'associer à ELCS dans la lutte contre le sida.
    Afin d'évoquer notre collaboration, j'ai reçu mercredi des représentant de cette  association qui réunit de nombreux élus des Français de l'étranger. Pour mémoire, il y a 444 élus des Français de l'étranger.

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  • Intervention sur la fin de vie à Varsovie

    A l'invitation des associations laïques polonaises, je participerai ce samedi matin à un débat su la fin de vie à Varsovie.
    Pour la deuxième année consécutive, j'ai accepté de participer au grand événement annuel des associations laïques qui font face à l'intolérance de l'Etat polonais qui tolère de moins en moins les associations progressistes.

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  • Journée de visites à Londres sur le VIH/sida

    Avec mon collègue Jean Spiri, ambassadeur d'une Ile-de-France sans sida, comme je le suis, mais aussi Farida Adlani, vice-présidente de la région et le professeur Molina précurseur de la Prep en France, nous passerons la journée à Londres pour visiter Dean Street et échanger avec les personnels soignants sur la politique mise en oeuvre en Grande-Bretagne et à Londres, pour aboutir à un Pays/ville sans VIH/sida à l'horizon de 2030.

    londres,jean luc romero,sida,ile de france

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  • Intervention devant l'Assemblée des Français de l'étranger

    Ce lundi, j'interviendrai devant l'Assemblée des Français de l'étranger sur les interdictions d'installation faites aux personnes séropositives dans une quarantaine de pays dans le monde.
    Une discrimination honteuse qui se perpétue. Sans aucune raison de santé publique !

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  • Journée internationale des droits des femmes

    Cette année, ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, prend une valeur symbolique évidente. Après la libération de la parole de nombreuses femmes, célèbres ou non, on sent que les choses peuvent enfin changer. Le harcèlement se dit, plus de honte à dire en avoir été victime... C'est une première victoire. La première...
    Mais bien des combats restent à mener, comme ce scandale de la différence de rémunération pour poste identique entre hommes et femmes. Ce combat pour l'égalité salariale est loin d'être gagné. D'où l'importance de cette journée de mobilisation ! Entre autres...

  • Rencontre avec l'ambassadeur de France en Thaïlande

    Alors que pour la deuxième année consécutive, je suis membre du jury de l'élection de Miss Queen International,qui se déroule à Pattaya au célèbre Tiffany's, j'en profite pour rencontrer ce lundi Gilles Garachon, ambassadeur de France en Thaïlande.
    Ce sera l'occasion notamment d'évoquer la question du VIH/sida en Asie mais aussi la question plus compliquée des droits des LGBTQI dans cette partie du monde. 

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  • « La fin du sida est-elle possible ? » de François Berdougo et Gabriel Girard, pour comprendre les nouveaux enjeux de ce combat pour la vie !

    François Berdougo est un activiste dont j’apprécie les valeurs humaines. Il est aussi membre des jeunes de l’Admd.
    Avec un autre militant, Gabriel Girard, il a commis un livre très utile pour qui veut connaître les enjeux actuels du combat contre le VIH, « La fin du sida est-elle possible ? »
    Jamais autant d’êtres humains n’ont vécu avec le VIH/sida dans le monde mais aussi en France et pourtant ce sujet de santé publique n’est plus dans l’agenda politique ni médiatique.
    Ce livre nous donne bien des clés sur la situation actuelle.
    Il mérite vraiment d’être lu par celles et par ceux qui se demandent si la fin du sida n’est juste qu’un slogan ou une réelle possibilité.
    Alors, n’hésitez pas à vous y plonger !

  • La mariage pour tous en Australie !

    Je souhaite beaucoup de bonheur aux LGBTQI qui, depuis ce mardi, peuvent se marier en Australie !
    L’égalité poursuit sa progression avec plus de 20 pays dont 16 en Europe qui ont légalisé le mariage pour tous !

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  • Angels in America, drôle, bouleversant. Exceptionnel !

    Le dimanche 10 décembre, j’ai assisté au Théâtre de l’Aquarium (à Paris 12) à la pièce en deux parties « Angels in America » de l’américain Tony Kushner.
    Au final 4h30 qui passent très très vite.
    J’avais peur de m’ennuyer car près de 5 heures de spectacle, ça peut être long.
    Mais, magie du texte, de la mise en scène remarquable par Aurélie Van Den Daele et de comédiens exceptionnels, j’ai passé un merveilleux moment !
    Cette pièce se situe au milieu des années 80 dans l’Amérique conservatrice de Reagan qui prône le retour à la « morale. » Le sida fait de terribles ravages aux Etats-Unis. Prior, Roy - avocat proche du pouvoir et prêt à tout -meurent du sida. Autour d’eux se joue une drôle de comédie forcément tragique.
    Cette fresque historique est menée habilement et le recours à la mythologie, aux anges, ajoute un côté allégorique à cette pièce subtile. Et, on y rit même aussi souvent qu’on pleure.
    Au final, on assiste à une pièce drôle, bouleversante. Exceptionnelle même !

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  • Mon intervention sur le budget santé, action sociale et famille à la région Ile-de-France

    Madame la Présidente,
    Madame la Vice-Présidente,
    Chers collègues,

    Introduction

    Vous nous soumettez votre projet de budget 2018 pour les secteurs action sociale, santé et famille.
    Si la relative stabilité des crédits qui leur sont alloués peut paraitre rassurante à première vue, l’analyse détaillée de votre proposition budgétaire révèle une stratégie de désengagement inquiétante puisque ciblée sur des actions que nous jugeons, au groupe RCDEC – Le Rassemblement - essentielles.

    I] La formation sacrifiée

    En termes de formation tout d’abord.
    Nous constatons, en effet, que le budget de l’action formation professionnelle et apprentissage recule de près de 20% en autorisations de programme et de 8,6% en crédits de paiement.
    Nous apprenons ensuite que la ligne consacrée à la formation sanitaire diminue quant à elle de 27% en autorisations et 7% en crédits de paiement, alors que nous souhaitons développer de nouvelles formations sur le sida ou encore sur la fin de vie.
    Enfin, et c’est là un signal terriblement négatif que vous avez choisi d’envoyer, la formation continue des aides-soignants et auxiliaires de puériculture voit ses autorisations et crédit en fonctionnement réduit de 22,2% ! Plus de 20 % en moins…
    Selon vous, la Région ne pourrait pas combler le désengagement de pôle emploi afin d’assurer le maintien de ce budget…
    On parle pourtant ici d’1million d’euros qui, au vu du manque criant de d’aides-soignants et d’auxiliaires de puériculture en Ile-de-France ne représente, vous en conviendrez, ni un montant farfelu ni une dépense superflue.
    Madame la Présidente, nous ne comprenons pas le sens de beaucoup de ces choix budgétaires ?

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    Nous sommes bien loin des déclarations d’amour enflammées contenues dans le schéma régional des formations sanitaires et sociales. Nous ne pouvons que regretter ce double-discour.
    Au-delà de ce désengagement manifeste en matière de formation sanitaire et sociale, votre budget 2018 pour l’action sociale, la santé et la famille est souvent profondément injuste.

    II] Coupes dans les politiques de solidarité

    En effet, vous rabotez des lignes budgétaires dédiées à la solidarité et à l’aide aux plus faibles.
    Il en est ainsi des dispositifs en faveur des personnes en situation précaire avec -12% en autorisations et -17,4% en crédits. Etonnant d’autant que cet hiver est déjà particulièrement terrible pour celles et ceux qui sont à la rue.
    Comment comprendre alors l’absence d’autorisations 2018 pour le programme « Centre d’accueil et d’hébergement pour personnes sans-abris » !
    Il en est de même en fonctionnement pour les actions de lutte contre les discriminations ou encore concernant les études sur les besoins en matière de crèches !
    Madame la Présidente, où est donc passé l’humanisme que nous partageons et que vous revendiquez ?
    Les sans-abris auraient-ils disparus de notre région ? Les discriminations abolies ? Le manque chronique de crèches comblé ?
    Tout ceci n’est pas vraiment à la hauteur des enjeux.

    III] Baisse du soutien aux structures d’études et d’analyse régionales

    Parallèlement vous réduisez les financements octroyés à certains organismes qui sont pourtant essentiels à l’efficacité des politiques publiques menées par notre Région.
    Avec une baisse de 6% pour l’Observatoire Régional de Santé, remarquablement présidé par notre collègue Ludovic Toro ainsi que pour le CRIPS, que porte avec détermination Jean Spiri, vous envoyez un signal terriblement négatif et encore une fois injuste.
    D’une part, parce que ces deux structures sont unanimement reconnues pour la qualité de leurs travaux et leur utilité.
    D’autre part, parce que les missions que nous leur confions sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus longues et imposent au contraire un renforcement de leur budget. Comment aboutir par exemple à cette Ile-de-France sans sida, qui nous rassemble toutes et tous et qui vous honore mesdames la présidente et la vice-présidente, en baissant les crédits du bras armé de cette ambitieuse politique ?

    IV] Des taux d’affectation et d’exécution trop faibles et politisés

    Enfin je veux dire quelques mots sur les taux d’exécution et d’affectation de ce secteur qui sont ridiculement bas avec respectivement 72 et 61%.
    Une fois encore le détail est révélateur de vos priorités politiques réelles, souvent bien éloignée de vos discours.
    Pour la santé et l’action sociale, c’est 65% d’affectation et même 51% d’exécution seulement !
    Pour les personnes précaires, c’est à peine 75% d’affectation.
    Pire encore, on atteint péniblement 57% en affectation pour les dispositifs en faveur des personnes en situation de handicap.
    Excusez-moi pour cette énumération de chiffres à la Prévert, mais il fallait rappeler la dure réalité de ces chiffres.
    Ainsi les grandes déclarations généreuses qui caractérisaient vos exposés des motifs, démenties d’abord par vos choix budgétaires, révèlent une nouvelle fois leur caractère illusoire à travers l’analyse de vos taux d’exécution et d’affectation pour 2017.

    Conclusion

    Vos arbitrages budgétaires illustrent un ordre des priorités assez inquiétant et surtout en décalage avec beaucoup des besoins réels et quotidiens des habitants d’Ile-de-France, notamment des plus précaires. Et faute de temps, je ne peux évoquer notre inquiétude pour les déserts médicaux ou encore pour les personnes du quatrième âge et enfin l’accompagnement de la fin de vie
    Ainsi madame la Présidente, les élus du groupe « RCDEC – Le Rassemblement », nous ne voulons pas être caricaturaux et nous reconnaissons des points positifs contre le VIH/sida avec l’Ile-de-France sans sida. Mais nous ne pouvons, dans le même temps, que regretter beaucoup des décisions budgétaires contenues dans cette annexe et nous alarmer de la sous-affectation et sous-exécution des lignes budgétaires dédiées aux dispositifs régionaux de solidarité.
    Comme nous l’avions promis et portés devant les Franciliens en 2015, c’est un horizon bien différent que nous souhaitons leur proposer en la matière.
    Celui d’une région solidaire où la santé et la dignité de toutes et de tous est une priorité absolue dans les principes mais aussi dans les crédits du Conseil régional et des élus qui y siègent.
    Proust affirmait qu’« Il n’y a pas de réussites faciles, ni d’échecs définitifs. » Méditions cette pensée et osons vraiment – je vous y appelle ! -  un budget plus solidaire.
    Je vous remercie.

  • Mon intervention sur la politique internationale de la région Ile-de-France

    Madame la Présidente,
    Monsieur le 1er Vice-Président,
    Chers collègues,

    Introduction
    Première région économique d’Europe, la Région Ile-de-France doit plus que toute autre collectivité de notre pays s’investir à l’international afin de promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité ou d’inclusion de notre République laïque et d’aider les populations précaires et victimes de persécution.
    Région-capitale, nous devons porter l’idéal humaniste et progressiste républicain au travers de nos actions partout où nous le pouvons.
    Alors que le monde connaît une montée des violences et que les catastrophes climatiques s’enchainent, l’exécutif régional a pourtant décidé d’opérer une baisse de 5.3 % de son budget international. C’est bien sûr un mauvais signal.
    Je me permets de vous rappeler que ces violences empêchent les progrès du développement humain, comme le souligne le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) de mars 2016.
    Nous regrettons également la diminution de plus de 13 % du budget consacré à la coopération décentralisée, soit une baisse cumulée sur trois ans de 43.2 % !
    Nous regrettons enfin la présence d’aucun budget dédié, et cela depuis deux ans, au soutien aux personnes LGBTQI persécutées dans le monde ni de politique de lutte vraiment d’envergure contre le sida à l’international.
    La Région Ile-de-France par cette gestion semble bien trop guidée par l’austérité et aboutit à renoncer à défendre et faire rayonner ses valeurs mais aussi la francophonie. Ainsi, elle se coupe d’une longue tradition de solidarité et de partage à l’international.
    Nous le regrettons vraiment.
    Nous regrettons également les choix géographiques et quelque peu « communautaire » fait par l’exécutif.

    1. Surconsommation de lignes et bénéficiaires discutables.

    En effet, si nous devons soutenir des associations humanitaires permettant la reconstruction d’écoles ou d’hôpitaux, nous nous étonnons d’une surconsommation de la ligne « Fonds de soutien au Moyen-Orient » de plus de 40 %, alors que le budget alloué à d’autres parties du monde, grandement sinistrées elles aussi, comme Madagascar, est diminué et que cette ligne qui devait aussi servir pour les populations LGBTQI ne les a jamais aidées.

    Mais surtout, nous nous étonnons des seuls organismes - tous catholiques - qui ont pu bénéficier des moyens de notre collectivité.

    • Tout d’abord l’Œuvre d’Orient: consacrée à l’aide aux Chrétiens d’Orient et placée sous la protection de l’Archevêque de Paris, l’association, soutient l’action des évêques et des prêtres au Moyen-Orient.Nous notons également que l’association consacre 25 % de son budget annuel à la vie des diocèses, c’est-à-dire à la vie des prêtres, des religieux et religieuses. On peut légitimement se poser la question de savoir si cette mission n’entre pas en totale contradiction avec le principe républicain de laïcité et notamment la charte que vous faîtes signer ?
    • Ensuite la Fondation Raoul Follereau: association fondée par le militant catholique éponyme remarquable, mais qui a été épinglée, en 2014, par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) pour son opacité.
      L’IGAS relève que : « l'organisation reste complexe et ne garantit pas complètement au donateur une utilisation conforme de ses dons ».

    De nombreuses associations luttant pour les droits humains existent et auraient aussi besoin d’être soutenues.L’exécutif régional aurait tout intérêt à élargir le champ des bénéficiaires et des domaines d’intervention de son soutien financier. Si nous continuerons à soutenir bien sûr le soutien aux Chrétiens d’Orient, nous serons vigilants quant à un meilleur équilibre au soutien de tous ceux qui sont persécutés, pas seulement pour des raisons religieuses.

    2. Une priorisation des causes peu pertinente.

    • En 2016, 3 117 condamnations à mort ont été prononcées dans le monde et 1032 personnes ont été exécutées selon Amnesty International.
    • La persécution homophobe en Tchétchénie, en Mauritanie ou au Soudan continue de faire chaque jour des centaines de victimes qui n’ont comme seuls torts d’être différents. Sans compter les tortures, avec les tests anaux, en Tunisie sur lesquelles vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
    • Les guerres contemporaines au Yémen, au Sahel ou au Tchad s’éternisent, produisant un flot toujours plus grand de victimes civiles.

    Les théâtres d’opérations ne manquent pas.
    Pourtant toutes sont absentes ou trop insuffisamment prises en compte dans ce budget 2018. Nous comptons sur vous, après plusieurs demandes de mon groupe, pour que la région soutienne enfin les LGBTQI tchétchènes persécutés.

    Conclusion
    Madame la Présidente, la Région Ile-de-France a-t-elle renoncé à défendre et faire rayonner ses valeurs à travers le monde ?
    A la lecture de cette annexe, même si le 1er vice-président a annoncé sa volonté, partagée par toutes et tous ici, de mener une politique ambitieuse sur la Francophonie, nous ne pouvons que nous interroger et vous enjoindre à davantage d’ambitions et de justice dans votre stratégie à l’internationale.
    Nous avons déposé un certain nombre d’amendements dans ce sens et seront attentifs au sort qui leur est réservé.
    André Breton écrivait à juste titre : « « Transformer le monde » a dit Marx ; « changer la vie » a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre ne font qu’un. »
    Ils devraient en tous cas guider aussi notre politique internationale.
    Je vous remercie.

     

     

      

  • Extrait de mon intervention sur le budget international de la région Ile-de-France

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