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Politique internationale

  • #LeTalkDuLundi (édition du 25 novembre 2019)

  • Ma tribune dans le Huffington Post pour la Journée mondiale contre le sida

    A la veille de cette année 2020, nous n'avons jamais été aussi proche de la fin du sida !

     

    Alors que se tenait début octobre à Lyon la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et que l'année 2020 approche à grands pas, arrêtons-nous un moment afin de dresser le bilan de ce qui a été entrepris au cours de ces vingt dernières années, de ce qui se fait et de ce qui reste à faire pour gagner cette lutte. Si nous sommes arrivés à des progrès considérables ces dernières années, il reste désormais à harmoniser ces efforts partout dans le monde tout en approfondissant les mesures déjà prises à l’échelle nationale. Accélérons le mouvement, nous n’avons jamais été si proche du but !

    Si l'on redouble d'efforts, la fin du sida d'ici 2030 est encore possible !

    La conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial a été riche en enseignements cette année. D’abord, il apparait aujourd’hui nécessaire d’accélérer le mouvement et d’investir davantage dans la lutte contre le sida si l’on veut répondre à l’objectif ambitieux de mettre fin à cette pandémie à l’horizon 2030 ! Les Etats ont envoyé, en ce sens, un signal fort en promettant de mettre sur la table plus de 14 milliards de dollars, même si ce sont en fait 18 milliards qui seraient nécessaires !. Si depuis les années 2000, nous observons des résultats très positifs avec la hausse des fonds alloués à la recherche contre le VIH/Sida et la baisse significative des nouvelles infections qui ont été divisées par deux, il reste encore beaucoup à réaliser. Avec 2100 décès quotidiens et 4600 nouvelles infections chaque jour, le sida reste un fléau encore bien présent dans le monde et tant que tous les pays ne traiteront pas le sida avec la même ferveur et les mêmes moyens, nos efforts resteront vains.

    Le sida n’a pas de frontières !

    Accroître et faciliter l’accès aux traitements pour les personnes infectées, en France comme partout dans le monde, revient à améliorer nos chances de voir un jour la pandémie du sida disparaître. Vingt ans après la mise en place des premières trithérapies, les personnes disposant d’un traitement adapté vivent mieux aujourd’hui et leur espérance de vie approche celle d’une personne non-infectée. Nous avons donc les moyens de parvenir à des résultats encourageants très rapidement.

    Dans le même ordre d’idée, une personne ayant recours à un traitement antirétroviral présente au bout de quelques mois seulement une charge virale indétectable et ne peut ainsi plus transmettre le virus responsable du sida. Traiter les personnes atteintes du VIH est un outil puissant pour freiner la propagation du virus.

    Et pourtant, aujourd’hui encore, toutes les personnes infectées n'ont pas un accès égal aux traitements Dans le monde, près de 62% des personnes porteuses du VIH ont un accès à un traitement, un chiffre largement insuffisant pour parvenir à une fin du sida d’ici 2030. Au Moyen Orient, seuls 32% des personnes atteintes du VIH ont accès à un traitement contre près de 79% en Europe ! Il en va de même pour l’Afrique du Sud et de l’Est où 67% des personnes infectées disposent d’un traitement alors que cette région du monde comptabilise à elle seule 20,7 millions de séropositifs, soit plus de la moitié des personnes porteuses du VIH dans le monde ! Comment pouvons-nous prétendre vouloir endiguer l’épidémie du VIH sans donner à celles et ceux qui en pâtissent les moyens d’accéder au traitement leur assurant une espérance de vie normale et empêchant toute transmission du virus ? 

    L'accès aux soins, comme aux moyens de prévention et aux centres de dépistage doivent impérativement être augmentés de façon harmonieuse partout dans le monde si l'on veut s'offrir une chance de voir un jour le sida éradiqué.

    A l'heure de la trithérapie, la clé de la fin du sida réside en partie dans le dépistage et l’utilisation massive de la PrEP.

    Le dépistage est un geste simple, responsable et qui sauve des vies ! En France neuf personnes sur dix estiment que toute personne devrait réaliser une sérologie au moins une fois dans sa vie. Pourtant en 2018 seuls 5,80 millions de français ont réalisé ce test et bien que de nouveaux moyens aient été mis en place, ces derniers sont encore peu utilisés … Comme l'a récemment dénoncé la Cour des Comptes, les moyens de dépistages tels que les autotests sont trop couteux et leur diffusion pas assez large ! En 2019, les sérologies sans prescription médicale en laboratoire – hormis à Paris et dans les Alpes-Maritimes - ne sont toujours pas remboursées par l'assurance maladie et la diffusion des prophylaxies pré et post exposition est encore trop timide ! 24 000 français ignoreraient leur séropositivité, ce sont autant de personnes susceptibles de transmettre le virus sans même le savoir… Il devient donc urgent de promouvoir des campagnes de sensibilisation et de prévention auprès des jeunes ainsi que des populations les plus touchées. Par rapport à 2017, une baisse de 7% de nouveaux cas enregistrés a été constatée, preuve que les nouveaux moyens mis à dispositions peuvent apporter une réponse efficace au sida ! A titre d’exemple, en Californie, la diffusion massive de la PrEP et de grandes campagnes de dépistage ont permis de faire chuter le nombre de nouvelles personnes infectées de près de 50% ! On notera également que dans cet Etat, 93% des personnes susceptibles de vivre avec le VIH connaissent leur statut ! Preuve qu’aujourd’hui nous avons les outils pour lutter efficacement contre le VIH/sida. Il ne nous reste plus qu’à élargir les offres de dépistage et accroître nos campagnes d’informations auprès des populations les plus à risque. 

    Des populations encore mal informées …

    Face à la banalisation du sida depuis quelques années, les questions liées à la séropositivité sont de moins en moins abordées et beaucoup de gens ignorent qu’il existe désormais des traitements adaptés permettant aux personnes infectées d’atteindre une espérance de vie quasi égale à celle d’un séronégatif. En termes de prévention et de sensibilisation, il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir : en France, 50% des jeunes de 15 -17 ans ayant déjà eu des rapports sexuels ont reconnu avoir eu au moins un rapport non protégé car ils n’avaient pas de préservatif à leur disposition. Ce sont ces mêmes jeunes qui déclarent qu’à l’école, l’éducation sexuelle, l’information et la sensibilisation sur les questions liées au VIH ne sont pas assez bien enseignées. Ne négligeons pas ces campagnes d’information, une population bien informée est une population qui prend moins de risques et aborde avec lucidité les questions liées à la séropositivité. L’exclusion et le rejet des personnes séropositives sont le reflet même d’une population mal informée sur les dernières avancées en faveur des malades. Et en ce sens, l’information auprès du grand public est cruciale dans la lutte contre le sida et la sérophobie.

    Responsabilisons nos élus !

    Il est donc de notre devoir, en tant que responsables politiques, de tout mettre en œuvre pour que les populations les plus vulnérables soient informées et sensibilisées à la fois sur tous les moyens de prévention, mais également sur les traitements dont elles peuvent disposer en cas d’infection. Il est également de notre devoir de faire en sorte que le sida ne soit plus banalisé de nos jours. Ce n’est pas parce que l’on en parle moins que cette pandémie n’existe plus !

    En 2018 770 000 personnes sont mortes du sida, ne l'oublions pas !

    C’est donc en mobilisant le plus d’acteurs possibles, notamment les responsables politiques, que nous pourrons donner un écho à cette lutte et ainsi participer directement aux efforts entrepris pour mettre fin au sida. Les prochaines années à venir vont être cruciales et deux choix s’offrent à nous aujourd’hui : maintenir au rythme actuel des mesures qui peinent à endiguer cette pandémie ou bien accélérer le mouvement déjà initié et investir davantage dans cette lutte pour ainsi s’offrir une chance de voir le sida disparaître à l’horizon 2030.

    Je vis depuis 32 ans avec le VIH. Comme tant de militants qui ont transformé leur combat individuel en un combat collectif, je veux continuer à participer à ce mouvement et vivre la fin du sida.
    Mettons à profit la décennie qui se profile, accélérons le mouvement :Un monde sans sida, c’est encore possible pour 2030 !

    Jean-Luc Romero-Michel
    Fondateur d’Elus Locaux Contre le Sida

  • Hommage 13 soldats français morts pour la France au Mali.

    13 soldats français morts pour la France au Mali.
    Hommage à ces héros qui luttaient contre le terrorisme au #Sahel.
    Condoléances à leurs familles et proches dont j’imagine la souffrance et le chagrin.
    Pensées aussi pour tous nos militaires.

  • ‪Beaucoup de tristesse après le décès du courageux militant LGBTQI de Haïti Charlot Jeudy

    ‪Beaucoup de tristesse après le décès du courageux militant LGBTQI de Haïti Charlot Jeudy président de KOURAJ HAITI.
    Merci à l’ambassade de France en Haïti de cet hommage à cet homme remarquable dont les conditions du décès sont inquiétantes.
    Condoléances à ses proches et aux LGBTQI haïtiens.‬

    haïti,jean luc romero homophobie

    haïti,jean luc romero homophobie

  • #LeTalkDuLundi sur la #findevie ! (18 novembre 2019)

  • Rencontre passionnante avec Esdra Sosa Sierra, défenseure des droits humains au Honduras.

    Rencontre passionnante à la Direction des relations internationales de #Paris avec Esdra Sosa Sierra, défenseure des droits humains au Honduras.
    Situation épouvantable pour les personnes LGBTQI. Depuis janvier, 22 personnes LGBTQI assassinées au Honduras dont 15 transgenres.

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  • Rencontre avec l'écrivain Martin Winckler

    Ce mardi, j'ai le plaisir de rencontrer à la mairie de Paris 12 l'écrivain et médecin Martin Winckler dont j'admire le travail et les positions courageuses. De beaux échanges en perspective...

  • #LeTalkDuLundi spécial 2 novembre ! (édition du 28 octobre 2019)

  • #LeTalkDuLundi sur la #FindeVie (Édition du 21 octobre 2019)

  • My speech at the 3rd Tianfu BBS in Chengdu...

    Third tianfu culture BBS keynote speech speech
    《Tianfu culture in international coordinates》
    (France) Jean-Luc Romero-Michel

     

    Da Jia Hao,
    Ladies and gentlemen,

    First of all, I would like to thank the organizer for inviting me to give a speech at the third tianfu culture BBS! Chengdu in October, hibiscus flowers, very beautiful. This is an international metropolis as old and fashionable as Paris. People's kindness and smiling faces make me feel warm and kind! The appearance of tianfu new area is beyond my imagination. There are many amazing buildings, green trees and heavy traffic. It is a miniature of China's rapid development and a huge achievement of reform and opening up. 
    I am the member of the ile-de-france region, the deputy mayor of the 12th arrondissement of Paris, and I am responsible for culture and tourism, which explains why I am here with you today.
    Paris 12 district gathered France's top craftsman, art atmosphere is strong. We have been committed to promoting cultural tourism, paving the way for artists and craftsmen, providing exhibition and operation space for many artists, and holding cultural exchange BBS with many countries and regions, promoting international and diversified development.

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    Since 1998, I have initiated the Paris cultural pass program, which gives parisians in the 12th arrondissement free access to art institutions in and around Paris. I strongly support the exchange and cooperation between French artists in Paris and Chinese artists in sichuan. Chengdu nong garden is our important cooperation institution and has participated in the 12X12 art festival for many years. The 12X12 art festival is a major cultural and arts event organized by the 12 municipal governments and 100 ECS cultural institutions in Paris. Today, Ms. Yang li, President of chengdu nongyuan international art village, is also attending the tianfu culture BBS. I would like to express my gratitude to the chairman Yang li!
    Paris is an artist's paradise !

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    As an annual activity in the 12th district of Paris, the 12X12 art festival has been held for the ninth time since 2010, bringing a feast of exhibitions, plays and performance art to the masses. FESTIVAL 12X12 exhibits a variety of art categories in different forms and disciplines: visual art (digital art, video, photography, installation art, performance art, easel painting, pattern design); Performing arts (music, dance, drama, opera, etc.).
    A feast of art is held every day in Paris. Paris is an important coordinate point of international culture.
    "Culture is a symbol of the different and independent existence of different nations in the world. The unique culture of each nation not only represents its own historical tradition, but also a symbol of its actual existence.
    On October 7, the fourth china-france cultural BBS opened in nice, France. More than 300 participants focused on cultural exchanges between China and France and launched a dialogue on cooperation between the two countries in tourism, cultural industry development, film and education.
    It is reported that the theme of this year's BBS is "' One Belt And One Road ': dialogue between civilizations and win-win cooperation". Chen zhu, vice chairman of the standing committee of the National People's Congress and President of the Western Returned Scholars Association, said at the opening ceremony of the BBS that this year marks the 70th anniversary of the founding of the People's Republic of China, the 55th anniversary of the establishment of diplomatic relations between China and France and the 100th anniversary of the work-study program in France. It is of special significance to hold the fourth sino-french cultural BBS on this important day of connecting the past and the future.
    Its purpose is to use cultural exchanges as a link to pool the strength of China and France, jointly advocate the development of cultural diversity and multi-polarity in the world, replace civilization conflict with exchanges and mutual learning, replace violent war with win-win cooperation, and strive for a better future for mankind.
    I have noted that jean-pierre raffarin, former prime minister of France and President of the vision and innovation foundation, said that although China and France have different cultures, they always adhere to the principle of seeking common ground while putting aside differences and uphold mutual understanding and respect. The world today faces multiple challenges and conflicts. Countries should join hands to maintain peace and build consensus through cultural exchanges.
    French culture minister Frank Riester said that the cultural exchanges between China and France are constantly expanding, including deepening cooperation in culture, film, art and book publishing, as well as cooperation in museum exchanges, cultural heritage protection and digitization of libraries.
    I come to chengdu this time to find a new way of cultural exchange between Paris and chengdu, and I want to think with you about how tianfu culture can be internationalized.

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    From the international perspective, some new trends have emerged in the cultural industry, which deserve our attention:
    First, the growth of the international cultural market is accelerating, with the fastest growing in the asia-pacific region.
    Second, cultural industry and high-tech industry are closely integrated, with digitalization, networking and intelligentization dominating the future development.
    Third, the cultural and creative products of countries along the "One Belt And One Road" are more interdependent in import and export trade.
    Fourth, the development of cultural industries in various countries is increasingly unbalanced, and international cultural competition is becoming increasingly fierce.
    In the international coordinate, how should tianfu culture show its charm and elegant demeanour?
    We have observed that the cultural exchanges between China and France have deepened in recent years. Paris and chengdu are like cultural stars. Chinese artists from chengdu came to live in Paris, and French artists came to live and create in chengdu.
    Through communication, our artists can integrate some of your cultural traditions and innovations, and vice versa. As facilitators, we have great satisfaction. Because many Chinese brought their excellent Chinese culture to Paris and were recognized and respected by Parisians.
    The world culture, colorful. In my opinion, in the international coordinate, Paris has the cultural advantage and artistic charm of Paris, and Chengdu has the artistic charm and cultural advantage of chengdu. Paris and Chengdu, human temperament, very similar. Chengdu and Paris are shining stars in the sino-french cultural exchange drama. Exchanges and cooperation between chengdu and Paris will be more frequent and fruitful.
    In the process of modernization, Chengdu has not forgotten the culture of its ancestors. Three thousand years of tianfu culture has stood the test of time here. From the Stone Age to the jade age to the Bronze Age, everything has been preserved. This is a special contribution to human civilization! In the international coordinates, tianfu culture is a sun god bird!
    We have learned that China attaches great importance to the preservation and promotion of handicrafts. For example, embroidery is listed in the list of China's national cultural heritage, so is ceramics, hand-woven, woodcut and so on. They exist in the art of life, or appear in the performance of sichuan opera house, or in the lion and dragon dance in the temple. There are more than 1,000 years of history and world-famous shadow puppets. All these will be the concern of France and the world.

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    It was important for me to work with the Chinese community in Paris. The Chinese community is very active in Paris, and the number of Chinese visitors to our capital is enormous. Paris is the concentration of Chinese and French culture and culture flow, but also tianfu culture display and dissemination window. We look forward to tianfu culture in Europe and the world to show her unique charm! We have a lot to learn from each other, and culture is our bridge of communication. Without culture, there can be no successful and balanced life.
    I know we all have this cultural need. With this common belief, we will be able to provide the citizens of Paris and chengdu with new and more communication services and open up to them the cultural diversity of our two cities.
    Together, we are always stronger.

    Xie Xie.

     

  • Intervention à 14h00 sur la culture à Chengdu (Chine)

    Au cours de mon intervention, j'évoquerai mon expérience d'élu local chargé de la culture à Paris 12 et la collaboration que nus avons eue avec des artistes chinois.

  • 2 jours à Chendgu pour parler culture

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    Je suis invité au 3ème Forum culturell de Tianfu 0 Chengdu en Chine. J'y intervnidrai demain sur la question de la culture et comment on peut mettre en oeuvre une politique culturelle localement.

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  • Invité de la Libre Pensée sur France Culture à 9h40 sur la fin de vie

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  • Vernissage de l'expo Portraits de Vihes (internationale) à Lyon

    A l'occasion de la réunion du Fonds mondial sur le sida, l'exposition Portraits de Vihes s'internationalise avec de nouveaux portraits de personnes infectées dans le monde.
    Un vernissage aura lieu au Centre LGBT de lyon à 18h30. Auparavant, j'irai voir l'exposition qui est aussi à la mairie du 8ème arrondissement de Lyon et au Centre de santé sexuelle.
    On la retrouvera aussi dès demain à la Métropole de Lyon à l'hôtel Marriot.

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  • #LeTalkDuLundi du 23 septembre 2019

  • Hommage à Jacques Chirac, notre président humaniste

    Jacques Chirac nous a quittés.
    Qu’on partage ou non ses options politiques, il aura vraiment marqué notre République. Je n’oublie pas l’humaniste qu’il était et bien sûr la contribution essentielle qu’il a apportée à la lutte contre le sida.
    Je pense à son épouse, sa famille et particulièrement à Claude.

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  • #LeTalkDuLundi (Édition du 16 septembre 2019)

  • Plaque de la place Harvey Milk de Paris 04 dans mon bureau à la Mairie de Paris 12 !

    Heureux et fier d’avoir cette plaque de la place Harvey Milk de Paris 04 dans mon bureau à la Mairie de Paris 12 ! Cet élu de San Francisco ouvertement gay dans les années 70 et lâchement tué nous a montré le chemin et son neveu Stuart Milk continue avec détermination son oeuvre.

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  • Mon discours à la 39ème AG de l'ADMD à Vannes

    Chers amis,

    C’est toujours un plaisir de vous retrouver, dans nos belles régions françaises, année après année, à l’occasion de notre assemblée générale annuelle ; à Vannes, aujourd’hui, avec la complicité efficace de notre déléguée pour le Morbihan, Renée Jeanjean, et de son mari Bernard, également délégué adjoint. Car oui, le bénévolat se vit souvent en couple car la passion de l’un est souvent partagée par l’autre.
    Je ne reviendrai pas sur le bilan de l’année 2018 : nous l’avons évoqué ce matin, dans les différents rapports qui vous ont été soumis et que vous avez approuvés à une très large majorité. Aux alentours de 97% d’approbation de mon rapport moral, du rapport d’activité de notre secrétaire général, Jonathan Denis, et du rapport financier de notre trésorière, Madeleine Denis. Madeleine et Jonathan, que je veux remercier pour le travail qu’ils font bénévolement – tout comme moi – sans jamais compter leurs heures. J’associe à ces remerciements du début de mon intervention – mais ils prennent une place importante dans mon cœur de militant – les administrateurs de l’ADMD, les délégués, les bénévoles de l’Ecoute, toutes celles et tous ceux qui, parce qu’ils croient à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes, donnent de leur temps pour construire, au détriment souvent de leur vie personnelle ; cela en dépit des critiques, dont nul, jamais, n’est exempt, mais qui sont parfois ressenties durement, voire injustement .

    vannes,jean luc romero,admd


    Je profite de cette occasion pour féliciter les salariés de l’ADMD qui accomplissent un travail remarquable au service de notre association. Certes, me direz-vous, ils sont payés pour faire cela, mais tout de même… il existe des salariés moins motivés et moins enthousiastes que ceux-là. Je salue ici, en cet instant, la mémoire de Roseline Gillery décédée au mois d’avril dernier.
    Comme président, vous le savez, je me déplace beaucoup dans nos délégations. C’est d’ailleurs une vraie joie d’aller à la rencontre de nos adhérents, toujours très reconnaissants, toujours très gentils, toujours très volontaires. Tous ceux qui ont eu l’occasion de faire ces déplacements savent combien on se ressource lors de ces réunions.
    Lors de ces déplacements, j’entends les attentes des Françaises et des Français. J’entends les inquiétudes de ceux qui tremblent de devoir mal mourir, selon les seules règles de la loi de sédation en vigueur actuellement. J’entends les colères de celles et ceux qui ont perdu l’être cher dans une mort atroce, par une médecine parfois sourde et aveugle, concentrée sur ses exploits plutôt que sur les femmes et les hommes qui sont devant elle, à cause d’une loi mal écrite, liberticide, faite pour contraindre les Français à mourir dans des conditions qu’ils n’ont souvent pas choisies.
    Pensons à Vincent Lambert qui avait pourtant dit à sa femme, à ses proches, à ses collègues de travail – il était infirmier – que jamais il ne vivrait la vie sans vie d’un être en survie. Que jamais il ne ferait subir à ceux qu’il aime la douleur de voir un corps inerte, hydraté et nourri artificiellement, à la merci d’une machine électrique que personne n’aura l’humanité de débrancher. Et pourtant… Ce furent onze années de calvaire pour Vincent, sa femme Rachel, son neveu François, parce que sa mère et son père ont voulu en faire un élément de communication au profit d’un dogme, d’une illusion, celle de l’hyper sacralité de la vie. Onze d’années pour que ce pauvre homme, qui aurait pu avoir une fin de vie paisible dès lors que l’évidence de son état irréversible était démontrée médicalement, soit enfin délivré ; délivré, mais privé d’alimentation et d’hydratation – durant plus d’une semaine, rendez-vous compte ! – jusqu’à ce que mort s’en suive.
    Alors oui, la France prend du retard sur les autres pays. Autour d’elle, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg ont des lois parfaites. La Suisse apporte des solutions en fin de vie et ne laisse aucun de ses ressortissants dans la souffrance. L’Italie et l’Espagne discutent serré. De grands pays, organisés en fédérations comme le Canada, les Etats-Unis, l’Australie ont des lois de légalisation de l’aide active à mourir sur la totalité de leur territoire ou, pour l’heure, dans certains états seulement.
    La France, elle, se complet depuis 2005 dans un entre-deux cruel, la sédation, qui consiste pour la médecine à endormir le patient en fin de vie puis à le faire littéralement mourir de faim et de soif quand cela dure plusieurs jours. En 2005, en 2010 puis, dernièrement en 2016, pour refuser aux Français cette ultime liberté, le législateur, avec à sa tête Jean Leonetti, a inventé la mort à petit feu, celle qui consiste, dès lors que le constat de fin de vie a été posé, à attendre l’entrée du patient dans la phase agonique, c’est-à-dire dans les tout derniers jours de la vie, puis de le priver de traitements, y compris de l’alimentation et de l’hydratation, jusqu’à ce que le corps, affaibli, lâche enfin. Une insuffisance rénale entraîne alors progressivement l’arrêt des organes vitaux, jusqu’à l’arrêt du cœur.
    Pourquoi, dès lors que le constat de fin de vie est posé, que celui de l’impossibilité de la médecine à guérir est dressé, impose-t-on au patient, par des gestes médicaux qui consistent à débrancher, à retirer des sondes, des perfusions, en injectant un sédatif, une mort lente qui provoque une transformation bouleversante du corps, difficile à supporter pour celles et ceux qui sont autour du lit, plutôt que de proposer, à celles et ceux qui le demandent de manière consciente et réitérée, l’administration d’un produit létal – comme cela se fait déjà dans notre pays mais de manière illégale et inégalitaire – qui libère le patient en quelques dizaines de minutes et lui permet de rentrer dans la mort les yeux ouverts, dans sa propre dignité puisqu’il s’agit de son propre choix ?

    vannes,jean luc romero,admd


    Alors oui, la France est en retard. Et nous portons tous ici une responsabilité collective. Et particulièrement nous, les représentants nationaux de notre association. Chaque année qui passe sans la loi de liberté que nous réclamons, voit ceux que nous aimons mourir cruellement. Nous devons obtenir, c’est urgent, la loi pour laquelle nous militons depuis tant et tant d’années.
    Notre ami Jean-Louis Touraine, député du Rhône, rapporteur de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la révision de la loi relative à la bioéthique, président du groupe d’études sur la fin de vie, nous dira comment il voit les prochains mois et nous indiquera quel degré d’optimisme nous devons avoir. Les députés du Morbihan Nicole Le Peih et Hervé Pellois nous dirons comment ils participeront au mouvement de fond, soutenu par la quasi-totalité des Français, qui aboutira à la légalisation d’une aide active à mourir, respectueuse des volontés et des consciences. Et nos amis, représentants les associations laïques, ici présents, nous parlerons de la part que la société civile doit prendre dans ce combat pour la liberté et pour le respect de la laïcité, scellée par notre loi de 1905.
    Ce n’est pas pour moi une manière de me défausser que d’appeler chacun d’entre vous à prendre sa part dans notre combat militant. De la manifestation de rue à l’envoi de lettres ou de mails aux parlementaires, la palette est large des actions qui soutiennent la revendication collective de notre association.
    A ma place, je ne peux que mettre à la disposition de chacun des 73 000 adhérents de l’ADMD des outils afin d’interpeller pouvoirs publics, élus, journalistes sur cette liberté fondamentale qui construira un droit responsable et respectueux de chacun, celui de choisir pour soi-même les conditions de sa propre fin de vie.
    Dans les années soixante-dix, les femmes nous ont démontré qu’elles pouvaient choisir de devenir des mères, ou pas ; et que cette décision leur appartient, à elles et à elles seules. Nous devons être très fiers de l’héritage qu’elles nous laissent, et nous battre, à notre tour, pour que le droit de mourir dans la dignité devienne, au-delà d’un slogan, une réalité.
    Pour que cessent, dans notre pays, les drames de la fin de vie.

    Pour que vive, jusqu’à notre dernier souffle, notre liberté.
    Pour que la femme et l’homme droits, respectueux, dignes, responsables que nous avons été ne se transforme pas en un objet d’expérimentation, un être que l’on infantilise, que l’on manipule puis, pour le délivrer finalement de ses souffrances, que l’on torture jusqu’à ce que mort s’en suive.
    Hauts les cœurs !
    Vive l’ADMD !
    Vive la liberté !
    Je vous remercie.

    Jean-Luc Romero-Michel

  • AG de l'ADMD et réunion publique à Vannes

    Dès 9H00 se déroulera l'AG de l'ADMD à Vannes. Elle sera suivie d'une grande réunion publique à 14h00 où vous êtes toutes et tous conviés...