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Mes notes de lecture

  • « Sortir du placard, LGBT en politique » de Sonia Tir, ou comment la question LGBT est devenue une question politique à part entière.

    « Sortir du placard, LGBT en politique » de Sonia Tir est un livre qui se lit d’un trait. L’ancienne journaliste a mené une enquête particulièrement fouillée sur un sujet qui, il y a encore peu, était sulfureux.
    N’oublions pas que l’homosexualité n’a été totalement dépénalisée qu’en 1982, que les fichiers de gays ou les descentes de la police dans les établissements homos n’ont été interdits qu’en 1981 et que le mariage pour tous ne fête que ses 11 ans.
    Mais des années 60, où les députés classaient l’homosexualité parmi les fléaux sociaux, à 2024, que d’évolutions !
    Qui aurait pu imaginer, en 1981, que la France, en 2024, se doterait d’un Premier ministre gay sans que ce soit un sujet d’étonnement pour l’immense majorité des Français ? Et que seuls 20% des Français seraient choqués de l’élection d’un ou d’une présidente de la République homosexuel ?
    Ce livre, basé sur de très nombreux témoignages de femmes et d’hommes politiques de tous bords, nous démontre la normalisation de cette question. Aujourd’hui, des élus d’extrême-droite assument leur homosexualité. Mais, dans le même temps, ne se mobilisent pas vraiment pour l’égalité des droits et acceptent de cohabiter dans leur parti avec des homophobes.
    De Bertrand Delanoë à Gabriel Attal ou Ian Brossat, ces élus ont fait avancer les choses. Mais les LGBTQIphobies ont la vie dure.
    C’est pourquoi, montrer qu’une personne LGBTQI peut réussir en politique, ou qu’une personne transgenre, à l’exemple de Marie Cau, peut devenir maire, sont des symboles forts pour les plus jeunes qui peuvent s’identifier. Ma génération n’a pas eu cette chance.
    Je vous conseille donc ce livre qui, s’il rappelle que le chemin pour l’égalité n’est toujours pas terminé, démontre surtout à quel point « l’acceptation » des homosexuels en politiques a considérablement avancé.
    A lire sans modération…

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  • « Les folles enquêtes de Magritte et Georgette à Montmartre. » de Nadine Monfils, jubilatoire et instructif !

    J’ai lu d’une traite le dernier livre « Les folles enquêtes de Magritte et Georgette à Montmartre » de mon amie Nadine Monfils.
    Écrivaine au palmarès impressionnant avec plus de 90 livres à son actif, la plus française des Belges a lancé, dans la collection « La bête noire » chez Robert Laffont, des enquêtes menées par le célèbre peintre belge, l’inclassable René Magritte et son épouse Georgette.
    Et bien sûr, il fallait qu’il y en ait une à Montmartre où Nadine vit depuis si longtemps et dont elle connait tous les secrets.
    Comme d’habitude, dans ses romans noirs, des meurtres en série et des intrigues à couper le souffle.
    Ce roman n’y échappe pas et part de la mort d’une jeune femme portant un chapeau avec un poussin dans un nid de plumes... Déjà toute une histoire !
    Nadine a un talent fou et ce livre est jubilatoire. A la folie même.
    Il est de plus très instructif tant sur Montmartre, dont il nous divulgue les meilleures adresses de l’époque, mais aussi sur le mouvent surréaliste. Car ces fictions sont basées en partie sur des personnages ayant existé et dont elle respecte fidèlement l’histoire et la pensée.
    J’ai ainsi été sensible au portrait qu’elle dresse de Boris Vian, ami de Magritte, et dont on apprend qu’il appelait la femme de sa vie « mon ourson », comme je nommais souvent mon mari défunt… ça m’a forcément ému.
    Ne ratez donc pas ces nouvelles et surtout folles enquêtes… Bonne lecture !

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  • « A prendre ou à laisser » de Lionel Shriver, à lire pour ceux qui ont des certitudes sur leur fin de vie ! Jubilatoire…

    Nouvelle lecture de ce mois, « A prendre ou à laisser » de l’écrivaine Lionel Shriver.
    Le pitch est assez simple.
    Après avoir dépassé la cinquantaine, un couple anglais se fait le serment de se donner la mort à l’anniversaire de leurs 80 ans.
    Ils ne veulent ni être un poids pour leurs proches, ni pour le système de santé anglais dont on connait les terribles défaillances…
    Évidemment, la date arrivant, les choses ne vont pas être aussi simples qu’ils l’avaient envisagé. C’est quand même un roman… L’écrivaine va justement fait feu de tout bois et échafauder douze fins potentielles. Toutes aussi incroyables les unes que les autres.
    A lire, car sur nos fins de vie, il faut savoir douter et sortir des certitudes qu’on entend d’ailleurs si souvent de la part de certains soignants ou religieux en cette période de débat sur la fin de vie en France. Jubilatoire…

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  • « Autres chroniques de San Francisco », pour se replonger dans l’univers fantasque, queer et singulier d’Armistead Maupin… Comme une madeleine de Proust !

    Depuis quelques semaines, je me suis replongé dans les Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin.
    J’ai déjà relu les deux premiers tomes et je viens d’achever le troisième « Autres Chroniques de San Francisco. »|
    Pour être honnête, ces livres m’ont beaucoup aidé à me construire en tant qu’homosexuel et que séropositif. Durant ma vie, je me suis souvent identifié à l’un des héros de cette saga Michael. Ça m’a aidé à vivre. Vraiment. Incontestablement.
    Bien que n’étant pas de la génération « Maupin », ces livres avaient aussi été particulièrement utiles à Chris qui avait repris la lettre que Michael avait envoyée à ses parents conservateurs de Floride pour faire son coming out. Effectivement, ma moitié d’orange l’avait recopiée et envoyée à son père peu de temps avant que nous décidions de nous marier pour lui dire qu’il était gay.
    Ces romans, ce sont donc un peu ma madeleine de Proust.
    Même si ce tome n’est pas mon préféré, il ne manque pas de rebondissements… Entre kidnappings, course-poursuite en Alaska, on ne s’ennuie vraiment pas.
    Bref, une lecture pour se replonger dans l’univers fantasque, queer et singulier d’Armistead Maupin…

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  • « Les gens de Bilbao naissent où ils veulent » de Maria Larrea, une course passionnante et effrénée pour connaître ses origines !

    En ouvrant le roman autobiographique de la cinéaste Maria Larrea « Les gens de Bilbao naissent où ils veulent », je ne m’attendais pas à vivre une histoire aussi touchante que palpitante.
    Une jeune femme découvre tardivement grâce à un cartomancien qu’elle n’est pas la fille naturelle de ses parents. Le choc. L’incrédulité.
    Et pourtant, ses parents adoptifs lui avouent.
    Faisant fi de sa vie personnelle - un mari et des enfants -, de ses parents adoptifs qui vieillissent, elle entre dans une course effrénée pour connaître ses origines.
    Tout est bon pour cela : des sites internet aux autorités locales en passant par un détective privé.
    On lit ce livre aussi vite que l’on saute d’un évènement a un autre.
    Une course aux origines qui vous envoute et vous émeut.
    A lire. Vraiment.

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  • « Papillon » de Louïz, le parcours incroyable d’une femme trans, un livre fort et poignant ! Un livre qui pétille …

    En ce début d’année 2024, j’ai lu avec beaucoup de joie mais aussi d’émotion le livre de mon amie Louïz « Papillon », qui raconte son parcours de transition. Née homme, c’est après ses 30 ans qu’elle va débuter ce long processus qui va lui permettre enfin d’être celle qu’elle a toujours été.
    La nature lui avait donné le mauvais corps. Elle va se réapproprier celui qu’elle aurait dû toujours avoir. Le corps d’une femme.
    Louïz, j’ai voulu la rencontrer quand je faisais un déplacement militant sur la fin de vie et le sida à la Réunion, en septembre 2021.
    Quand je l’ai vue, son sourire si bienveillant et sa beauté m’ont immédiatement conquis. Cette femme militante - elle est la marraine de l’association LGBTQIA+ de La Réunion, Orizon - est une passionnée.
    Passionnée de militantisme. Passionnée par son métier d’artiste, chanteuse, danseuse, chorégraphe. Passionnée par la vie.
    Elle irradie. Ce livre pétille.
    Il nous apprend beaucoup sur la complexité de faire une transition dans un territoire d’outre-mer, si éloigné de la métropole.
    Tous les chapitres de sa biographie portent le prénom d’une personne qui a compté dans son parcours de vie.
    J’avoue avoir été ému qu’un chapitre s’appelle Jean-Luc.
    Nous ne nous connaissons que depuis deux ans, mais l’amitié et l’affection ne se jugent pas au nombre des années.
    Louïz est une femme que j’aime et que j’admire.
    Le courage qu’elle a déployé toutes ses années me font que l’admirer encore plus fort.
    Je vous conseille ce beau livre. Un livre fort et poignant, un livre qui pétille.

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  • Le suppléant du Prince Harry, des Mémoires rares et d’une incroyable vérité et sensibilité !

    Je viens d’achever les Mémoires du Prince Harry, Le suppléant : plus de 770 pages que j’ai presque lues d’une traite.
    Que l’on soit pauvre ou riche, d’un milieu aristocratique ou ouvrier, comme moi, l’enfance peut être un chemin de croix.
    La lecture des mémoires du courageux et sensible Prince Harry ne peut que convaincre celles et ceux qui en doutent à quel point être bien né ne garantit pas de vivre une jeunesse et une adolescence heureuses, légères et sans soucis.
    Celles de Harry, à la fin de l’été 1997, après la mort accidentelle, à Paris, de sa mère, la lumineuse princesse Diana, vont basculer et devenir infiniment tristes.
    « J’étais un gamin de dix-sept ans profondément malheureux, prêt à essayer presque tout et n’importe quoi pour m’extraire de cette torpeur. »
    Lire le livre du Prince, - Harold, Haz, Spike, pour ses amis - c’est entrer dans la grande et la petite histoire de la famille royale britannique.
    Si la reine Élisabeth II en sort grandie, ce n’est pas le cas de son fils, l’actuel roi, et surtout de William, le frère aîné de Harry et héritier de la couronne.
    Le rôle du suppléant, dans une monarchie, est ingrat.
    Particulièrement si celui-ci devient le bouc-émissaire de la presse britannique. Pire encore quand on lit, ébahi et stupéfait, ce que la presse a osé écrire sur Meg, l’épouse du Prince, à cause de ses origines métisses.
    Le manque de soutien de sa famille et la peur que le drame de sa maman, Diana, ne se reproduise, ont conduit le couple à fuir ce pays pour lequel Harry a risqué sa vie, notamment en Afghanistan.
    Harry se montre d’une sincérité incroyable ne fuyant jamais ses côtés obscurs : sa consommation excessive d’alcool et parfois de cannabis, sans oublier l’essai de la cocaine.
    Au final, ses Mémoires, outre être une contribution à la connaissance contemporaine de l’histoire britannique, est un cri et une lettre d’amour.
    Un cri à son père et à son frère qu’il avoue aimer tendrement malgré le rejet dont il s’estime victime.
    Une lettre d’amour à sa femme, à ses enfants, au Botswana et, au final, en la vie.
    Des Mémoires rares et d’une incroyable vérité et sensibilité !

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  • « L’AVC qui m’a sauvé la vie » de Philippe Meynard, pour se rappeler où se situe vraiment l’essentiel…

    La lecture de « L’AVC qui m’a sauvé la vie » m’a rappelé à quel point Philippe Meynard est un garçon attachant et courageux.
    Je l’ai connu il y a une vingtaine d’années, quand il révéla son homosexualité alors qu’il était élu de Barsac et que ses adversaires politiques menaient des campagnes immondes contre lui.
    Depuis quelques années, nous nous sommes perdus de vue et je n’ai pas su que Philippe avait été frappé par un AVC qui a failli l’emporter. Je regrette de ne pas lui avoir fait de signe dans ces moments si éprouvants où il luttait courageusement pour la vie.
    Dans son livre, il nous raconte la terrible épreuve qu’il a vécue, la remise en cause de tout ce en quoi il croyait.
    Élu local particulièrement engagé, cet AVC va balayer toutes ses certitudes et ses priorités.
    Le passionné de l’engagement politique va donc abandonner tous ses mandats et se recentrer sur sa vie. On n’a vraiment qu’une vie…
    Au final, comme le titre de son livre l’indique, même si l’AVC fut une épreuve terrible, cet accident l’a recentré sur l’essentiel. Sur la vie.
    Ce livre se lit d’un trait. C’est un livre d’espoir.

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  • Ivo & Jorge de Patrick Rotman, ou les désillusions du communisme stalinien pour les monstres sacrés Montand et Semprùn !

    En publiant, il y a deux ans, Ivo & Jorge, l’écrivain Patrick Rotman s’est attaqué à deux mythes du siècle passé, Yves Montand et Jorge Semprùn. L’acteur et l’écrivain qui furent des compagnons de route du communisme au siècle dernier. Ils avaient la foi du charbonnier, le fils d’italien modeste communiste ayant dû fuir le fascisme italien de Mussolini et le fils du bourgeois espagnol progressiste fuyant de son côté le franquisme.Deux hommes, deux parcours. Une même amitié. Les mêmes convictions et les mêmes désillusions.Alors que le futur ministre de la Culture espagnole va vivre l’horreur du camp de Buchenwald, Montand réussit à éviter le STO et progresse dans sa carrière d’artiste au point d’être déjà, avant la fin de la deuxième guerre mondiale, une star de la chanson française.
    Montand, comme le rappelle l’auteur s’en voudra d’être passé à côté de la résistance dont son père fut pourtant un des acteurs. Cette culpabilité ne le quittera jamais.
    Toute la vie, ils vont tous les deux se battre contre les injustices pensant au départ que le salut des plus modestes passait par le communisme.
    Jusque le rapport de Khrouchtchev reconnaissant les crimes contre l’humanité de Staline, ils ne peuvent admettre s’être trompés. Avant de faire face à l’évidence et de l’admettre publiquement. Un déchirement.
    Ils vivront ensemble et solidaires cette terrible désillusion et mèneront une vie militante et engagée que seule la mort séparera.
    En parcourant le livre de Rotman, on a la merveilleuse impression de vivre l’histoire en direct. Une histoire politique passionnante. Une histoire d’amitié indéfectible qu’on rêve toutes et tous de connaitre…

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  • « A propos d’Amour » de Bell Hooks, un livre pour se préparer à l’amour vrai…

    J’ai pris l’habitude cet été de parler des livres que j’ai aimés. Et « A propos d’Amour » de Bell Hooks que m’a offert mon amie Anne-Claire Boux pour mon anniversaire en fait partie. 
    En commençant ce livre, je me demandais où voulait nous emmener la célèbre écrivaine américaine.
    Le féminisme est bien sûr omniprésent dans ce livre. Et plus étonnement la religion. Cela m’a d’ailleurs perturbé à plusieurs reprises car même si je partage l’intérêt de Bell Hooks pour le bouddhisme, je suis loin d’avoir la foi du charbonnier !
    De même, si le patriarcat est un obstacle à l’amour véritable comme le décrit si bien l’auteure, tous les hommes n’en sont pas des adeptes.
    D’ailleurs, bien des gays de ma génération en ont autant été autant les victimes que les femmes. Et indiscutablement nous sommes des hommes…
    C’est ça un des intérêts de ce livre, c’est que même si vous ne pouvez partager tous les avis et réflexions de l’auteure, il vous prend aux tripes.
    Parmi les plus beaux passages de ce livre, le chapitre concernant la perte « Aimer à la vie, à la mort. »
    Car, oui l’amour rend vivant même après la mort de l’être aimé ! En lisant ces pages, cela résonnait incroyablement avec le titre de mon dernier livre consacré à mon amour disparu « Plus Vivant que jamais ! »
    Car oui, l’amour ne connaît pas la honte. Aimer, c’est s’ouvrir au chagrin, même s’il est sans fin comme l’écrit si bien Bell Hooks.
    Au final, ce livre nous démontre que l’amour est éternel ! Du moins, le vrai amour… 

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  • « On n’a qu’une vie ! » de Laurent Karila, une boîte à outils pour se sentir enfin bien !

    Il y a des livres qui réconfortent : c’est encore le cas de celui de l’ami Laurent Karila « On n’a qu’une vie ! »
    Dans ce livre, vous retrouverez tous les conseils pour mieux et surtout bien vivre. Pour arrêter enfin de culpabiliser !
    La culpabilité si prégnante dans nos sociétés dites modernes.
    A l’époque de la connectivité totale, Laurent nous donne beaucoup de conseils avisés.
    Ce qui est important, quand l’auteur évoque les multiples addictions qui peuvent nous concerner, c’est qu’il le fait sans jugement et surtout sans moralisation.
    Lisez ce livre : une boîte à outils pour se sentir enfin bien !

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  • Les fossoyeurs de Victor Castanet, un roman noir billant ! Pire, la réalité…

    Je n’avais pas lu le livre Les fossoyeurs de Victor Castanet à sa sortie. Juste des extraits qui m’avaient alors révolté. Comme beaucoup de gens de mon âge, j’ai bien sur des proches en EHPAD. C’est dire si ce livre me concernait et m’a intéressé. Mais surtout glacé.
    Le pire, c’est que je l’ai lu, non comme un document accablant qu’il est, notamment pour ORPEA, mais plutôt comme un roman noir passionnant et captivant. Je n’arrivais pas à interrompre ma lecture et j’ai lu ces 390 pages d’un trait en deux jours… Ce que décrit le journaliste est tellement inimaginable qu’on a l’impression de lire une fiction à l’intrigue passionnante, mais inimaginable dans la réalité.
    C’est glaçant de constater comment certains propriétaires d’EHPAD et de cliniques ont oublié leur mission, celle de s’occuper de leurs seniors et de leurs malades. De permettre notamment à celles et ceux qui sont au bout de leur parcours de vie, de le vivre sereinement.
    Les mécanismes diaboliques que certains organismes, notamment ORPEA, ont mis en œuvre pour faire des profits considérables sont inimaginables. Inconcevables même. L’or gris est une vraie réalité.
    Je vous conseille ce livre car le travail de Victor Castanet est impressionnant et a été utile. Ce livre a obligé les pouvoirs publics à réagir et ces sociétés à tenter de se moraliser…
    Mais celles et ceux qui, comme moi, ont des proches en EHPAD, savent que la marge de progression reste toujours immense.
    A la fin de notre vie, nous avons le droit d’être traités comme des citoyennes ou des citoyens a part entière…

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  • « Entre estuaire et marnières » de Patrick Vincelet, un voyage initiatique en Normandie.

    Patrick Vincelet a eu la gentillesse de m’envoyer son dernier livre « Entre estuaire et marnières. » Je n’ai pu le lire à sa sortie, mais j’ai pu enfin le faire cet été. Et je m’en réjouis.
    J’ai passé un très agréable moment grâce aux merveilleuses descriptions de cette magnifique région qu’est la Normandie. Du Havre à Honfleur en passant par les collines du Perche, telle la madeleine de Proust, ce livre m’a suggéré de beaux et vieux souvenirs normands.
    L’auteur sait mettre en valeur sa région de cœur. Tel un amoureux, il la décrit avec volupté et, je dirai même, avec sensualité. A la fin de la lecture, vous n’avez qu’une envie : partir en Normandie.
    Mais ce roman, c’est aussi l’itinéraire d’un homme qui a besoin de connaitre ses origines pour vivre enfin sa vie. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse à cette lecture savoureuse.
    Je vous conseille ce voyage initiatique. Il vous donnera en plus une idée de week-end…

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  • « Heureusement, elle n’a pas souffert » de Bruce Toussaint, pour que le deuil ne soit plus tabou…

    En peu de temps, le célèbre journaliste de BFMTV Bruce Toussaint a été confronté à la mort de son papa et de sa maman. Ces deuils l’ont atteint au plus profond de son être. Il constate qu’à presque 50 ans, on peut se sentir orphelin et perdu, tel l’enfant que nous restons toujours, suite à la mort de ses parents. En fait, on ne s’en remet vraiment jamais.
    La mort, je la fréquente depuis mon adolescence et j’aurai l’occasion de vous en parler longuement dans mon prochain livre Le serment de Berne. C’est dire à quel point, les questionnements de Bruce Toussaint sont ceux qui m’accompagnent et m’animent depuis si longtemps. Cette honte qui nous envahit dans les semaines qui suivent un décès et où nos proches ne comprennent pas qu’on ne passe pas à autre chose. A autre chose, cette phrase si insupportable, même si elle part d’un bon sentiment. Comment zapper la mort d’un être cher ? Elle vous poursuit une vie entière. Toujours ! L’auteur, avec pudeur, mais sans tabous, nous plonge dans son désespoir. Dans son impossibilité, ô combien compréhensible, à passer à autre chose. Mais outre nous partager ce drame intime afin d’être utile à celles et ceux qui se retrouvent dans cette situation – nous toutes et nous tous ! -, il esquisse de propositions pour « faciliter » le deuil dans notre société contemporaine qui se veut si éloignée de la mort.  Certaines rejoignent celles que je porte depuis tant d’années, comme l’extension du congé d’accompagnement d’un proche mourant ou le congé pour décès d’un proche.
    Ne ratez pas cette lecture, qui outre être utile, fait tomber un tabou et aide… Vraiment !

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  • « Respire ! » de Maud Ankaoua, un livre qui fait du bien !

    Vincent Autin, le premier marié gay français m’a offert le livre de Maud Ankaoua « Respire ! »
    Je ne connaissais pas cette écrivaine et je remercie mille fois Vincent de me l’avoir fait découvrir. La lecture de son livre a été une vraie révélation pour moi.
    Une histoire qui se passe à Bangkok ne peut déjà que m’accrocher, alors que depuis 10 ans, j’ai adopté la Thaïlande. Je l’ai même choisie comme mon refuge pour la dernière partie de ma vie.
    Je n’ai pas envie de vous faire le pitch de ce livre. Il vaut mieux que vous le découvriez vous-même.
    Sachez cependant que Malo, trentenaire brillant est envoyé en mission pour redresser une entreprise à Bangkok. Il y apprend qu’il ne lui resterait qu’un mois à vivre. Il préfère arrêter ce compte-à-rebours, mais une vielle femme parvient à l’en dissuader.
    Cette rencontre va tout changer…
    Ce livre devrait être remboursé par la sécurité sociale tant il fait du bien. J’ai pleuré. J’ai ri. Toutes les palettes de mes émotions ont été mises à dure épreuve.
    Rarement un livre m’aura autant touché.
    « Respire ! », un livre qui fait du bien ! A lire absolument…

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  • Tibet, mort ou vif de Pierre-Antoine Donnet pour tout savoir sur le drame du Tibet !

     
     

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    Ce livre est essentiel pour celles et pour ceux qui s’intéressent à la culture tibétaine et bouddhiste. Mais aussi à la géopolitique et à l’expansionnisme à tout prix de la Chine dite communiste !
    En préfaçant le livre, Elisabeth Badinter donne le ton : « L’agonie du Tibet. »
    Effectivement, le journaliste diplômé de sciences politiques et de chinois, Pierre-Antoine Donnet nous raconte la lente disparition du Tibet depuis l’invasion par la Chine en 1950.
    La colonisation de ce pays, les tentatives de génocide culturel et linguistique ont eu pour objectif, depuis plus de 70 ans, de tuer le Tibet.
    Mais la ténacité pacifique du Dalaï-lama à faire vivre l’idée même de ce pays et de sa culture nous encourage à croire que la volonté de la Chine d’anéantir la culture tibétaine échouera.
    Si le Tibet a désormais plus de Chinois sur son territoire que de Tibétains, l’âme de cette nation survit incontestablement.
    Au Tibet, en Inde où s’est réfugié le Dalaï-Lama en 1959, dans le monde, les tibétains montrent une volonté déterminée à préserver leur culture.
    Grâce à eux, le Tibet vivra !
    « Tibet, mort ou vif » de Pierre-Antoine Donnet, à lire absolument pour tout savoir sur le drame du Tibet mais aussi sur la force des Tibétains à sauvegarder leur culture et le modèle démocratique qui a été créé par le gouvernement en exil…