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Santé - Page 160

  • Bureau du CRIPS Ile-de-France

    Ce lundi, je présiderai la réunion du bureau du CRIPS-Ile-de-France qui se réunira dans les nouveaux locaux près de la rue Vaugirard. Ce sera l’occasion de faire un point sur tous les nouveaux projets qui seront lancés officiellement le 19 juin prochain à l’occasion de l’inauguration des locaux par le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon.

  • Lancement du site sida-aids-discriminations le 21 juin

    Jeudi 21 juin,à 18h00, à l’invitation du maire du Xème arrondissement de Paris, Rémi Féraud, et en présence de Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, nous lancerons le site Aids-sida-Discriminations mis en place par l’association Elus Locaux Contre le Sida.
    Ce site en trois langues – anglais, espagnol, français – donnera toutes les informations sur les interdictions de circuler et de s’installer faites à l’encontre des personnes séropositives.
    En effet, en 2012, des pays interdisent toujours totalement leur territoire aux personnes vivant avec le VIH/sida. Depuis de nombreuses années, avec ELCS, j’ai fait de la levée des interdictions un combat permanent. Nous le menons en France mais aussi à l’international.
    Ce site sera utile pour les personnes touchées mais aussi pour permettre de mener le combat politique contre ces pays qui bafouent la dignité humaine.
    Le 21 juin sera aussi l’occasion de la sortie officielle des actes des Etats Généraux et du Guide ses Elus 2012 contre le sida. Pour s’inscrire, envoyez un email (ici) ou téléphonez au 01.42.72.36.46.

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  • Réunion publique ADMD à Périgueux à 14h00

    L’ADMD me fait faire un sacré périple ce week-end. Après avoir animé une réunion publique à Antibes hier soir, je serai cet après-midi à Bergerac en Dordogne à 14h00 au Centre départemental de la communication.
    Après avoir déjeuné avec les militants ADMD, je présiderai cette réunion où sont conviés tous les candidats aux élections législatives du département.
    Venez nombreuses et nombreux !

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  • CP du 29 mai 2012 : L’ADMD se mobilise sur les marchés et interpelle le nouveau président

    CP du 29 mai 2012 : L’ADMD se mobilise sur les marchés et interpelle le nouveau président

    François Hollande a été élu président dela Républiquefrançaise le 6 mai :
    L’ADMD est vigilante pour que soit mise en œuvre sa proposition n°21
    concernant la légalisation du droit de mourir dans la dignité et demande à ses adhérents d’interpeller le président
    L’ADMD se mobilise en vue des élections législatives des 10 et 17 juin 2012

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    Du 29 mai au 8 juin 2012, les 120 délégués de l’Association pour le Droit de Mourir dansla Dignité, ses 49 000 adhérents et tous les sympathisants d’un droit à être respecté dans sa propre dignité lorsque la fin de vie arrive se mobiliseront pour rappeler au nouveau pouvoir exécutif la promesse du candidat François Hollande de légaliser le droit de mourir dans la dignité et pour demander aux candidats aux élections législatives d’entendre les 94% de Françaises et de Français qui approuvent le recours à l’aide active à mourir.
    Dans tous les départements, des équipes militantes seront sur les marchés, dans les foires, pour informer la population sur le droit à une bonne mort et faire signer des pétitions.
    Parce que notre corps appartient à chaque citoyen et à personne d’autre, parce que lorsque la mort est là, il faut être humain, ne pas rester sourd aux légitimes demandes des patients et ne pas utiliser des moyens hypocrites et détournés pour mettre fin à une vie de survie, de souffrances et de drames, la législation française doit prendre exemple sur les lois néerlandaise, belge et luxembourgeoise pour autoriser chacun à rester maître de son propre parcours de fin de vie.
    L’ADMD appelle aussi ses adhérents et sympathisants à écrire au président dela Républiquepour qu’il n’oublie pas ses promesses de campagne.

  • Bon week-end de Pentecôte ! Pas de pont pour les malades…

    Le mois de mai 2012 aura été le mois de ponts. Il y avait bien longtemps que le calendrier n’avait pas permis une telle avalanche de longs week-ends pour celles et ceux qui ont pu en profiter.
    Au moment de souhaiter un bon pont à celles et ceux d’entre vous qui partent, j’ai comme toujours une pensée pour ceux qui ont de pathologies de longue durée car pour eux pas de pont pour les traitements !!!

  • 1133 euthanasies en Belgique en 2011

    En 2011, 1133 euthanasies ont été pratiquées chez nos voisins belges et cela correspond à une augmentation de 19% par rapport à 2010.
    Alors qu’en France, 75% des gens meurent à l’hôpital ou en institution, il est intéressant de noter que 45% des euthanasies sont pratiquées à domicile avec les proches aux côtés de la personne qui a décidé d’arrêter ses souffrances.
    Les chiffres belges montrent, une nouvelle fois, qui les demandes d’euthanasies persistent dans un pays qui a pourtant un accès aux soins palliatifs bien plus étendu que dans notre pays. Cela n’est pas étonnant et il suffit de se référer à l’étude faite en 2010/2011 auprès de 789 équipes de soins palliatifs en France : elle confirme que 61% des patients en soins palliatifs, qui demandent l’euthanasie, persistent dans leur désir…

  • Intervention au Congrès national des Crématistes à Gravelines

    Ce samedi 19 mai, j’interviendrai à 15h15 au Congrès national de la fédération française de la crémation qui se déroule à Gravelines au Sportica.
    Je serai interrogé dans le cadre d’une table ronde su le rôle des associations agissant  dans le domaine de l’accompagnement de la vie et de la mort. J’y représenterai donc l’ADMD.

  • Sur Radio RDL entre 9h45 et 11h00 sur l’euthanasie

    radio rdl,jean-luc romero,admd,euthanasie,les voleurs de libertéLa radio du Nord-Pas-de-Calais, RDL, organise un débat sur l’euthanasie ce lundi 14 mai de 9h45 à 11h00 dans l’émission « Entre nous. »
    J’interviendrai par téléphone au cours de cette émission en ma qualité de président de l’ADMD et d’auteur des « Voleurs de liberté (2) – Vers un avenir libéré de la souffrance ! »

  • Entendre la demande de reconnaissance de la Fédération nationale des orthophonistes !

    Récemment, la Fédération nationale des Orthophonistes (FNO) a appelé le nouveau président, François Hollande, à une vraie reconnaissance des organisations syndicales et à une vraie concertation.orthophonistes,jean-luc romero,fno,politique,santé,france
    La FNO, en portant de légitimes revendications, a su montré un sens de la responsabilité en se battant pour une vraie reconnaissance de la formation des orthophonistes et donc pour un suivi de qualité de patients par des professionnels de santé très compétents et bien formés.
    Plus que jamais, avec l’exposition de certaines maladies dégénératives, le rôle des orthophonistes est important dans notre système de santé.
    Il est donc urgent que le nouveau gouvernent renoue un dialogue constructif avecla FNO pour bien sûr le bien être de ces professionnels mais aussi celui des nombreux patients qui ont, plus que jamais, besoin d’orthophonistes bien formés…

  • Inquiétude pour le Fonds mondial contre le sida

    Depuis quelques temps, de très nombreuses incertitudes entourent l’avenir du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Ainsi, récemment on a appris que 140 postes pourraient être supprimés au sein du Fonds.
    Mais surtout, les donateurs se font plus pingres pour alimenter ce fonds qui permet notamment aux malades de nombreux pays pauvres d’obtenir des traitements antirétroviraux et donc de vivre. Pour mémoire, près de deux millions de personnes continuent à mourir annuellement du VIH/sida alors qu’on pourrait éviter l’immense majorité de ces décès.
    Il est donc temps que les Etats se mobilisent, notammentla France, pour éviter cette scandaleuse hécatombe.
    Avec un peu de volonté politique, on peut sauver des millions d’enfants, de femmes et d’hommes. Ca vaut la peine, non ?

  • Hubert, 18 ans déjà…

    Il aurait eu 54 ans en avril dernier.
    Il est mort du sida le 9 mai 1994. 18 ans déjà.
    Incontestablement, sa mort a été l’élément déclencheur de mon combat collectif contre le sida et de la création d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) en 1995. Sûrement aussi de ma mobilisation pour le droit de mourir dans la dignité.
    Les années passent mais la douleur est toujours là. En même temps, son souvenir m’incite toujours à mener bien des combats pour moi qui aie la chance d’être un survivant. Cet automne, cela fera 25 ans que je sais être séropositif. Le 1er décembre, je « fêterai » mes 25 ans de traitements qui commencèrent avec la fameuse AZT... que je prenais alors toutes les 4 heures, jour et nuit !
    Ne pas oublier Hubert, me battre en mémoire de lui mais aussi de toutes celles et de tous ceux qui n’ont pas eu ma chance est une ardente obligation.
    Aujourd’hui, je pense avec beaucoup nostalgie mais aussi reconnaissance à Hubert.

  • Conseil d’administration de l’ADMD

    Aujourd’hui, samedi 5 mai, se réunit le conseil d’administration de l’ADMD à Bagnolet. A l’occasion de cette réunion que je présiderai, nous travaillerons particulièrement sur la mobilisation que nous allons lancer pour les élections législatives.
    Après avoir réussi à faire de la question de la fin de vie un thème de la campagne présidentielle, il est important d’interpeller les futurs députés qui seront amenés, je l’espère, à voter enfin une loi d’Ultime Liberté.

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  • Pour une France qui vit avec son temps, c’est Hollande maintenant !

    Dimanche un choix déterminant va être fait par les Français. Un choix entre deux sociétés.
    Le candidat sortant défend une société ultra conservatrice refusant d’entendre les évolutions de notre pays et les aspirations de nombreux Français.
    De l’autre côté, François Hollande propose de tenir compte de la société dans laquelle on vit, refusant aussi tout diktat des responsables religieux.
    En effet, celles et ceux qui aspirent à une société plus libre et plus égalitaire ne peuvent faire le choix de l’UMP qui a décidé d’être plus attentive aux oukases religieux qu’aux aspirations laïques de notre société contemporaine. C’est particulièrement vrai dans deux des combats que je mène depuis longtemps.
    Ainsi pour l’égalité homos/hétéros, le candidat sortant refuse catégoriquement toute mesure allant dans ce sens : pas d’ouverture du mariage aux conjoints de même sexe, pas d’adoption pour les LGBT, pas de PMA pour les lesbiennes et refus de donner un peu de sécurité aux 200 000 enfants qui vivent dans des familles homoparentales par l’abandon du statut de beaux-parents.
    Pour la question de la fin de vie, la réponse est tout aussi claire : non à toute évolution de la loi Leonetti, cette loi faite par des médecins pour des médecins et qui permet - grand progrès ! - de laisser mourir de faim et de soif les patients !
    Rien que pour ces deux combats, mais aussi pour le droit de vote aux élections locales pour les étrangers, comme la moitié de l’Europe le permet ; la révision des lois bioéthiques ; une autre politique de lutte contre le sida et des addictions et plus globalement de la santé, il ne reste qu’un choix aux militants laïques : François Hollande, maintenant !

  • Article dans La Voix du Nord sur mon déplacement sida à Béthune

    La voix du Nord avril 2012 ELCS ROMERO.jpg

  • Suicide assisté : l’hypocrisie du ministère de la justice !

    Selon une circulaire émanant du ministère de la justice, concernant la mise en œuvre de la loi du 22 avril 2005 (Loi Leonetti) - qui vient de fêter ses 7 ans -, le suicide assisté ne serait pas réellement pénalisé car comme le reconnaît le ministère, s’il n’y a pas un droit au suicide, ce dernier n’est cependant plus illégal en France depuis la révolution.
    Pour mémoire, le suicide assisté est autorisé en Suisse, dans plusieurs Etats américains mais aussi, avec l’euthanasie, en Belgique, Hollande et au Luxembourg.
    Il permet, dans ces pays, à une personne en fin de vie, qui entre dans les conditions de la loi sur l’euthanasie, de pouvoir, après la prescription d’un produit létal par un médecin, de prendre elle-même le produit qui lui permettra d’abréger ses souffrances.
    En France, alors qu’aucune disposition légale n’empêche d’aider une personne en fin de vie qui souhaite en finir, le ministère de la justice donne aux magistrats toutes les qualifications pour permettre quand même de mettre en examen une personne qui aurait aidé à mourir une autre à sa demande expresse. Bel exemple l‘hypocrisie des institutions.
    Pour vous monter jusqu’où va le ministère je vous énumère les six qualifications qui peuvent être utilisées contre une personne qui aide un mourant par compassion :

    1.La Provocationau suicide (article 223.13 du Code pénal) : 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.
    Mais donner une arme n’est pas punissable (Tribunal correctionnel de Lille, 5 avril 1990 ; Cour d’appel d’Orléans, 5 avril 1990)
    Pour démonter la provocation, il faut prouver qu’il y a eu « volonté de faire surgir chez autrui la résolution de se donner la mort » (CA Paris – 11 janvier 2005)
    2. L’exercice illégal de la pharmacie (article L 4223-1 du code de la santé publique) : 2 ans de prison et 30 000€ d’amende. Donner des produits que seuls les pharmaciens délivrent est une qualification pénale.
    3. Le non respect de la réglementation sur les substances vénéneuses (article L 5732-1 du code de la santé publique : 2 ans de prison et 3750€ d’amende. (L’article L 5132-1 classe les substances psychotropes parmi les substances vénéneuses).
    4. L’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal) : 3 ans de prison et 375 000€
    5. La non-assistance à personne en danger ou en péril (article 223-6 al.2 du Code pénal) : 5 ans de prison et 75 000€ d’amende
    6. L’homicide involontaire (article 221-6 du code pénal) : 3 ans de prison et 45 000€d’amende (donner une arme à une personne dont on connaît la fragilité – Cour d’appel de Paris – 26 avril 2007 – 18 mois de prison).

    Sans commentaires !
    Remarquez simplement qu’une personne qui donne une arme à feu ne sera pas poursuivie tandis qu’une autre qui donne des médicaments le sera !
    Il est vraiment temps qu’une loi d’Ultime liberté nous permette de sortir de l’hypocrisie dans laquelle nous sommes en France !

    LogoElection 2012 ADMD 1[1].JPG

  • Retour nostalgie en photos sur mon déplacement à Béthune

     

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    Gare2012.JPGLire aussi La Voix du Nord (ici)

  • Pour une France plus équitable et plus libre, c’est Hollande maintenant !

    Notre devise républicaine - Liberté, Egalité, Fraternité - doit inspirer toutes les actions des pouvoirs publics. Ces dernières années, cela n’a pas été le cas.
    L’Ultime liberté des mourants n’a pas été respectée, l’égalité homos-hétéros refusée, la fraternité vis-à-vis des plus faibles, les précaires ou les malades, remise en cause.
    L’alternance est donc indispensable. Vitale même.
    En proposant d’autoriser le droit de mourir dans la dignité, d’ouvrir le mariage aux conjoints de même sexe et de leur permettre l’adoption, de donner le droit de vote aux étrangers aux élections municipales, de refuser de continuer à faire des économies sur le dos des malades, notamment les 9 millions en ALD30, François Hollande renoue avec notre triptyque républicain.
    La France a souvent montré le chemin de la liberté et de l’égalité. Ces dernières années, les pays voisins de la France ont su aller plus vite et entendre els aspirations de leurs concitoyens pour plus d’équité et de solidarité.
    Pour que nous soyons désormais à l’unisson des grandes démocraties voisines, il nous faut donc voter le changement.
    Et ce changement, c’est Hollande maintenant !

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  • Mon itw sur l’essai "Ipergay" au NouvelObsPlus

    Médicament antisida : pour qu’un traitement de prévention existe, cessons la polémique !
    Les volontaires sont trop peu nombreux. L’étude, pourtant révolutionnaire, pourrait bien tomber à l’eau.
    Se protéger du sida en avalant un comprimé, un rêve qui pourrait devenir réalité ? Le Truvada, un antirétroviral utilisé jusqu’à présent lorsque le patient est séropositif, est aujourd’hui testé comme médicament de prévention de la transmission du virus. Pour certains, on ferait ainsi des gays de la chair à canon. Décryptage des polémiques par Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, du CRIPS Ile-de-France et membre du Conseil national du sida.

    Ma réponse : Je soutiens depuis le début l’essai Ipergay mené par l’Agence nationale de la recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS). Oui, cette expérimentation ne concerne que les gays, mais il ne faut pas la percevoir comme une discrimination. C’est une réalité : en France, la communauté homosexuelle est touchée très fortement par le VIH. Près de 15 à 20% des gays sont séropositifs. Il est donc naturel que cette enquête soit menée sur une des populations les plus vulnérables.
    Les recherches de ces dernières années sont porteuses d’espoir : si tous les séropositifs bénéficiaient d’un traitement, dans 30 ans, le sida aurait disparu. Il est donc important de poursuivre les recherches, d’explorer toutes les pistes. Dans cette période compliquée pour la lutte contre le sida – on ne peut que constater que la recherche sur le VIH, et même la santé en général, ont été des thèmes peu traités lors de cette campagne présidentielle –, et alors que des fonds ont été trouvés, il serait plus que dommage de faire tomber à l’eau, à force de polémiques, un si beau projet.

    Gays et cobayes ?
    En effet, des polémiques mettent à risque la survie de l’essai Ipergay. Pour l’instant, on est loin des 300 participants escomptés : on en compte une petite cinquantaine seulement. D’abord parce que le Truvada, ce médicament antirétroviral (ARV), est associé à des effets secondaires très lourds. Bien sûr, ça ne revient pas à avaler un petit bonbon. Mais si je conçois les craintes, il faut savoir que les effets secondaires des médicaments pris en trithérapie sont moindres qu’ils ne le furent.
    Cela fait 25 ans que je vis avec le sida. J’ai pris mon premier traitement le 1er décembre 1987, et les médicaments avaient alors une violence qu’ils n’ont plus aujourd’hui. Sans compter que le Truvada est pris dans cette expérimentation en prévention : les volontaires prendront deux comprimés avant un rapport sexuel, puis un comprimé 24 et 48 heures après. Cela n’a rien à voir avec l’absorption de trois à cinq molécules différentes par jour comme lors d’une trithérapie voire d’une pentathérapie.
    S’il est si difficile de trouver des volontaires, c’est aussi parce que l’étude est menée en double aveugle, c’est-à-dire que la moitié des participants auront un placebo, et l’autre moitié le Truvada. Or cela donne l’impression que la prévention est mise de côté, le préservatif délaissé et les gays qui se sont portés volontaires utilisés comme des cobayes.
    Je m’inscris en faux contre cette analyse. Un comité associatif sans précédent, dont le rôle est d’être vigilant et de dénoncer les éventuelles dérives, a été regroupé autour de cet essai Ipergay. Y sont réunis par exemple Act Up et Warning, deux associations qui émettent souvent des opinions divergentes. C’est une garantie éthique !

    Pratiques à risques
    Quant au fait que les volontaires ne sont pas incités à porter un préservatif, c’est faux. Certes, l’étude tend à inclure des homosexuels qui ont des pratiques à risques. Mon propre compagnon, qui n’est pas séropositif, a souhaité se porter volontaire mais, après avoir dit qu’il utilisait le préservatif pour 100% de ses relations sexuelles, il n’a pas été accepté.
    Pour autant, le message de prévention de base, celui du port du préservatif, est toujours présent. Et le Truvada n’est pas là pour remplacer le préservatif, mais bien pour être en complément : ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre. D’ailleurs, le fait que l’étude soit menée en double aveugle conforte cette précaution : n’oublions pas que les volontaires ne savent pas s’ils avalent le placebo ou le Truvada. Ils font donc davantage attention.
    Il ne faudrait pas que ces polémiques conduisent à la mort de cette étude dont le principe est révolutionnaire. Alors que 7000 nouveaux cas de personnes séropositives sont diagnostiqués chaque année, il faut continuer la recherche sur le VIH. Il ne s’agit plus d’un traitement d’urgence, après une éventuelle contamination, mais bien d’un traitement en amont du risque.
    La France, qui a longtemps été à la pointe de la lutte contre le sida, doit continuer à mener ce genre de recherches. C’est maintenant aux associations de mener le travail de promotion nécessaire à l’existence de ce projet.
    Lire aussi sur le site du NouvelObs (ici).

  • A Béthune contre le sida !

    A l’invitation du maire de Béthune, Stéphane Saint-André, je retourne dans ma ville de naissance pour inaugurer l’exposition d’ELCS « Paroles et vie au positif » et surtout pour évoquer la lutte contre le sida et la nécessaire implication des élus dans ce combat pour la vie totalement absent de l’actuelle campagne électorale.
    La prise de parole aura lieu à 18h00 dans le Hall Sully de l’hôtel de ville.
    Une belle occasion d’allier l’utile à l’agréable en retrouvant aussi ma mère et de passer une soirée avec elle à Béthune…
    Lire aussi Nord Eclair (ici) et La Voix du Nord (ici), (ici).

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  • Préface de Noëlle Châtelet aux Voleurs de liberté (2) parus aux Editions L’Esprit frappeur

    Noëlle Châtelet m’a fait l’honneur de préfacer mon dernier ouvrage « Les Voleurs de liberté (2) vers un avenir libéré de la souffrance » paru le mois dernier aux Editions L’Esprit Frappeur. Vous retrouvez ci-dessous le magnifique texte de Noëlle.

    Je me souviens d’un certain 30 janvier 2010. Nous fêtions alors les 30 ans de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dans les salons de la mairie de Paris, qui n’avaient pu accueillir, faute de places, les quelques mille cinq cents personnes qui voulaient se joindre à nous pour cette rencontre, éminemment symbolique.
    Si la ferveur et l’esprit militant étaient au rendez-vous, nous avons tous senti, ce jour-là, combien le mot « fête » convenait mal pour témoigner d’un combat qui, après trente années d’efforts, reste encore à gagner. Il me semble que c’est dans cet esprit de fidélité à une cause, mais aussi de lassitude, légitime, qu’il faut lire cet ouvrage.
    Porté par la volonté de revenir sur l’exigence morale et citoyenne qu’implique un tel combat, Jean-Luc Romero ne se cache pas d’une certaine impatience pour ne pas dire colère. Elles émaillent, ici et là, son propos.
    Le titre même : « Les voleurs de liberté » est significatif de cette juste exaspération. Il est volontiers polémique puisqu’il désigne par cette image forte d’un « vol », d’une dépossession, tout ce qui contrarie ce droit inaliénable : la liberté de choisir sa mort.
    On l’a bien compris, ce texte n’est pas seulement un état des lieux concernant les lois en vigueur concernant la fin de vie, mais un plaidoyer vibrant et infiniment personnel de son auteur.
    C’est ce qui en fait la force et l’intérêt, au-delà de l’information, elle aussi toujours et plus que jamais nécessaire.
    Jean-Luc Romero, d’emblée, s’implique subjectivement. Il fait référence à son propre combat par rapport au sida, pour vaincre la maladie, et aux souvenirs meurtris de souffrances et de morts révoltantes autour de lui.
    Cette subjectivité n’a rien d’un dérapage narcissique, elle nourrit au contraire sa connaissance d’homme qui sait, par expérience, ce que la mort veut dire et combien elle mérite notre prévenance. Je crois sincère et surtout efficiente cette référence aux épreuves personnelles sur la question de la fin de vie, tout particulièrement.

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