Ma vie d'heureux retraité !
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« Tenir debout » de Mélissa da Costa : Une ode poignante à la résilience
Mélissa da Costa possède ce talent rare de savoir transformer les épreuves en une forme de sagesse littéraire. Ses romans agissent souvent comme des parenthèses thérapeutiques. « Tenir debout » est une œuvre puissante qui nous pousse à avancer tout en nous invitant à une profonde introspection.
L'intrigue nous plonge dans le quotidien de François, un acteur renommé dont la vie bascule lorsqu’il tombe éperdument amoureux d’Éléonore, une jeune femme de vingt ans sa cadette. Mais le destin frappe brutalement : un accident laisse François tétraplégique. Tout ce qui semblait acquis s’effondre. Le roman explore alors, avec une justesse bouleversante, la reconstruction d'un couple mis à rude épreuve par la détresse et les humeurs changeantes d’un homme qui lutte contre l’inacceptable.
Ce livre agit comme un miroir, et c’est sans doute ce qui le rend si essentiel. À travers ces 758 pages, je me suis profondément identifié au parcours de ces personnages. Car, au-delà de la fiction, nous avons tous nos propres blessures. En portant bientôt 40 ans de vie avec le VIH, après avoir traversé la douleur immense de perdre mon mari il y a huit ans, j'ai trouvé dans ce récit un écho à mes propres combats.
Ce roman nous rappelle que toutes les vies — même les plus exposées — sont d’une complexité infinie. Il ne s’agit pas seulement de survie, mais de cette force inouïe qu’il faut déployer pour continuer à « tenir debout » malgré les deuils et les handicaps. C’est un rappel nécessaire que la chute n'est jamais une fin, mais une étape sur un chemin de vie qui exige, chaque jour, de la dignité et du courage.
Une lecture intense, exigeante et nécessaire, à savourer sans aucune modération. -
My speech at the opening ceremony of the Bangkok Pride 2026.
Mr. Minister,
Honorable Governors,
Dear leaders of the Bangkok Pride, dear Ann,
Distinguished representatives of the provinces,
Ladies and gentlemen,
I would like to start by thanking the organizers of this Pride, and especially Ann "Waaddao" Chumaporn, who has done so much for the Bangkok Pride, along with her entire team.
It is with great emotion that I address you today. As Secretary General of the International Prize of Paris against Homophobia and Transphobia, I had the immense pleasure, with our jury and the Mayor of Paris, to award this Prize—along with its 5,000 euro grant—to the Bangkok Pride team in 2023. You deserve it so much for your historic mobilization for marriage equality for same-sex couples.
It is an honor to speak to you here, in Thailand, a country I have also chosen to call home for part of the year and which inspires me so much in my work as a writer.
As Deputy Mayor of Paris until last March, in charge of Human Rights and the fight against discrimination, I have always been convinced that a city is not measured only by its monuments, but by the dignity it guarantees to every single citizen.
My commitment—whether fighting against HIV/AIDS, having been 25 years ago the first elected official to publicly disclose my seropositivity, campaigning for the right to die with dignity, or defending LGBTQIA+ rights and chemsex prevention—has always been guided by one compass: the protection of fundamental freedoms. These struggles are inseparable. As a local official in France for 36 years, I have always been convinced that it is the role of local government, closest to the ground, to guarantee equality for its citizens and to fight against discrimination, which is a true poison to social harmony.
Here in Bangkok, we can count on the Governor and his team, whom I wish to thank. I have observed with admiration the city’s work in distributing PrEP: this is the concrete illustration of a protective and proud municipality. Supporting, raising awareness, protecting, and, of course, providing funding: these are the missions of elected officials toward LGBTQIA+ advocacy groups. No one should be left behind.
A proud city is a city that sets an example. It guarantees rights to its inhabitants, but just as importantly, it gives hope to those who still suffer from oppression elsewhere in the world. This is why you will allow me this necessary digression regarding Senegal: for the past two months, I have been actively campaigning to support the LGBTQIA+ community in Senegal, where a tightening of the law has led to over 200 arrests. I have written to the President of France twice to advocate for humanitarian visas. Solidarity must not stop at borders. Please, think of them.
To return to Thailand, I address the representatives of your 40 provinces today: your country holds a unique position. In Asia, alongside Taiwan, Thailand is a beacon. Through your local policies, you have the power to radiate this light far beyond your borders. The universal decriminalization of homosexuality is a struggle that compels us all; every step taken here strengthens human rights defenders everywhere where repression is brutal.
Be the architects of a society where diversity is not merely tolerated, but serves as institutional pride. By protecting the most vulnerable, you consolidate the foundations of your own democracy. Thailand and the city of Bangkok, with the hosting of the World Pride, have the historical opportunity to show the world that inclusion and progress go hand in hand. I fully support your bid to host the World Pride; it would be a powerful signal to all countries that still refuse equality or penalize homosexuality.
In Thailand, you are writing an essential chapter in the history of human rights today. Keep this lighthouse shining, because the world is watching you, and the world needs this light. Paris and Bangkok are, more than ever, sister cities in this fight for inclusion.
Long live Pride, long live equality!"
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Mon discours a la cérémonie d'ouverture de la Bangkok Pride 2026.
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Chers dirigeants de la Bangkok Pride, cher Ann,
Chers représentants des provinces,
Mesdames et messieurs,
Je veux d’abord remercier l’ensemble des organisateurs de cette Pride, et particulièrement Ann "Waaddao" Chumaporn, qui a tant œuvré pour la Bangkok Pride, ainsi que toute son équipe.
C’est avec une réelle émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui. En tant que secrétaire général du Prix International de Paris contre l’homophobie et la transphobie, j’avais eu l’immense bonheur, avec notre jury et la Maire de Paris, de décerner en 2023 ce Prix — ainsi que sa dotation de 5 000 euros — à l’équipe de la Bangkok Pride. Vous le méritez tant, pour votre mobilisation historique en faveur de l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
C’est un honneur de m’adresser à vous ici, dans ce pays que j’ai choisi pour vivre une partie de l’année et qui m’inspire tant dans mon travail d’écrivain.
En tant qu'adjoint au Maire de Paris jusqu’en mars dernier, chargé des droits humains et de la lutte contre les discriminations, j’ai toujours été convaincu qu’une ville ne se mesure pas seulement à ses monuments, mais à la dignité qu'elle garantit à chaque citoyen.
Mon engagement — qu’il s’agisse de la lutte contre le sida, moi qui fus il y a 25 ans le premier élu à révéler publiquement ma séropositivité, du combat pour le droit de mourir dans la dignité, ou de la défense des droits LGBTQIA+ et de la prévention du chemsex — a toujours été guidé par une boussole : la protection des libertés fondamentales. Ces combats sont indissociables. Élu local durant 36 ans, j'ai toujours porté la conviction que le rôle des politiques de proximité est de garantir l'égalité et de combattre ces discriminations qui sont un véritable poison pour le vivre-ensemble.
Ici, à Bangkok, nous pouvons compter sur le Gouverneur et son équipe, que je souhaite saluer. J’ai observé avec admiration le travail de la ville pour la diffusion de la PrEP : c’est l’illustration concrète d’une municipalité protectrice et fière. Accompagner, visibiliser, protéger et financer : telles sont les missions des élus auprès des associations. Personne ne doit être laissé sur le bord de la route.
Une ville fière, c’est une ville qui montre l’exemple. Elle garantit des droits à ses habitants, mais elle donne aussi de l'espoir à celles et ceux qui subissent encore l'oppression ailleurs dans le monde. C’est pourquoi, permettez-moi cette digression nécessaire sur le Sénégal : depuis deux mois, je me mobilise intensément pour soutenir la communauté LGBTQIA+ sénégalaise, où un durcissement de la loi a entraîné plus de 200 arrestations. J’ai interpellé le Président de la République française à deux reprises pour demander des visas humanitaires. La solidarité ne s'arrête pas aux frontières. Pensez à eux.
Pour revenir à la Thaïlande, je m’adresse aujourd’hui aux représentants de vos 40 provinces : votre pays occupe une place unique. À l’échelle de l’Asie, aux côtés de Taïwan, la Thaïlande est un phare. Vous avez le pouvoir, par vos politiques locales, d'irradier cette lumière bien au-delà de vos frontières. La dépénalisation universelle de l'homosexualité est un combat qui nous oblige tous ; chaque avancée ici renforce les défenseurs des droits humains partout où la répression sévit.
Soyez les architectes d'une société où la diversité n'est pas une tolérance, mais une fierté institutionnelle. En protégeant les plus vulnérables, vous consolidez les fondations de votre propre démocratie. La Thaïlande et Bangkok, avec l'organisation de la World Pride, ont l'opportunité historique de démontrer que l'inclusion est le moteur du progrès. J'apporte tout mon soutien à votre candidature pour la World Pride ; ce serait un signal puissant pour tous les pays qui refusent encore l'égalité.
En Thaïlande, vous écrivez aujourd'hui une page essentielle de l'histoire des droits humains. Gardez ce phare allumé, car le monde vous regarde, et le monde a besoin de cette lumière. Paris et Bangkok sont, plus que jamais, des villes sœurs dans ce combat pour l’inclusion.
Vive la fierté, vive l’égalité ! »
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La fissure de l’âme » de Justinien Hautain : quand le silence délite les liens invisibles d’une famille.
Ce nouveau roman de l’écrivain belge Justinien Hautain est une lecture viscérale qui vous saisit dès les premières pages. Difficile de lâcher ce livre de 146 pages, que l’on dévore d’une traite, tant l’histoire de cette famille est à la fois bouleversante, complexe et pleine de surprises.
L’intrigue dévoile les tourments enfouis : un père dont la jeunesse fut marquée par une passion cachée — et jamais assumée — pour son meilleur ami ; des couples qui se construisent sur des malentendus ; et des vies brisées par le traumatisme d’abus sexuels subis durant l’enfance.
Rythmé par de constants rebondissements, le récit devient addictif. Mais au-delà du suspense, Justinien Hautain nous pousse à une réflexion profonde sur les drames que le silence peut engendrer au sein de la sphère familiale. C’est un livre miroir, un ouvrage qui nous renvoie inévitablement à nos propres histoires et qui, par sa portée universelle, finit par toucher chacune et chacun d'entre nous. -
La « chasse aux homosexuels » menée par l'ex Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est indigne.
La « chasse aux homosexuels » menée par l'ex Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko - il vient d'être viré par le president sénégalais ! - est indigne. Accuser l’Occident de « tyrannie » pour détourner l’attention de la persécution qu’il exerce sur ses propres concitoyens est une manœuvre grossière.Ces femmes et hommes ne choisissent pas leur orientation, mais subissent aujourd’hui une loi criminelle qui les pousse à l’exil.
L’Europe ne peut rester silencieuse : elle doit offrir refuge et soutien à ces personnes LGBTQIA+ dont la sécurité est menacée. -
Plus qu’un trophée, une fierté régionale !
Je ne suis pas ce qu'on appelle un grand supporter du football, et pourtant, impossible de ne pas ressentir une vive émotion aujourd'hui en pensant au Racing Club de Lens.
Hier soir, au Stade de France, le RC Lens a décroché sa première Coupe de France. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de notre bassin minier, cette victoire dépasse largement le cadre du football. Elle porte en elle l'âme de toute une région.
Lens, c'est cette ville de province qui ne lâche jamais rien. C'est un club qui, au-delà de ses couleurs "Sang et Or", incarne une solidarité, une ténacité et une chaleur humaine que l'on trouve rarement ailleurs. En tant que natif de Béthune, situé à quelques kilomètres de là, voir ce club soulever ce trophée pour la première fois de son histoire, c’est comme voir une reconnaissance de notre résilience collective.
Félicitations au club, aux joueurs, et surtout à tout ce peuple lensois qui porte ses valeurs avec tant de ferveur. C’est une belle leçon d’humilité et de passion.
Bravo le Racing !Lien permanent Catégories : Béthune, Coup de coeur, Ma retraite, Ma vie d'heureux retraité !, Soutiens, Sport 0 commentaire -
Beau moment amical à Jomtien avec l’écrivain belge Justinien Hautain.
Beau moment amical à Jomtien avec l’écrivain belge Justinien Hautain.
Ce fut l’occasion d’évoquer de nombreux combats que nous partageons : lutte contre le sida, questions LGBTQIA+ et notamment la terrible situation au Sénégal. Sans oublier le droit de choisir sa fin de vie, qui contrairement à la France est autorisé depuis plus de deux décennies en Belgique !
Merci à lui pour son livre La blessure de l’âme que je suis pressé de lire ! -
Sur France Inter : La France ne peut plus rester silencieuse ! Vraiment..
Depuis plusieurs mois, avec Elus Locaux Contre le Sida, et comme d’autres associations,nous ne cessons d’alerter le gouvernement français sur la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal.
Merci notamment à Stop Homophobie et Shams qui se mobilisent inlassablement face à l’afflux de demandes de LGBTQIA+.
La France ne peut plus rester silencieuse ! Vraiment..
C’est ce que j’ai encore dit a France Inter…
Nous ne pouvons plus fermer les yeux. -
L’humiliation n’est pas une politique.
Les images qui nous parviennent de la flottille pour Gaza sont insoutenables. Voir des militants, dont la seule ambition était de porter un message de solidarité, traités avec une telle cruauté — agenouillés, les mains liées, sous le regard provocateur d'un ministre supremaciste — dépasse l'entendeIl ne s'agit pas ici de débat géopolitique, mais d'humanité. L’humiliation publique organisée par un ministre de la Sécurité nationale ne sert pas la sécurité d'un État ; elle piétine les valeurs les plus fondamentales de la démocratie et du respect des droits humains.
Que la communauté internationale condamne ces actes — jusqu'au sein même du gouvernement israélien — est une nécessité absolue. Mais cette condamnation doit être suivie d'actes. Nous ne pouvons tolérer que l'arbitraire et l'avilissement deviennent des outils de gestion de crise.
Quand j’étais maire-adjoint de Paris, en charge des droits humains, j’ai toujours rappelé que la dignité humaine n'est pas une option, elle est le socle de toute société libre. Aujourd'hui, en faisant de l'humiliation un spectacle, c'est l'image même de la démocratie qui est salie. -
Dans Le Monde sur le Sénégal : je n’ai jamais vu un tel climat de peur.
Dans l’article du Monde consacré a la situation des homosexuels sénégalais, je rappelle que « je n’ai jamais vu un tel climat de peur. J’ai connu les situations dramatiques des homosexuels en Afghanistan et en Iran, mais ce qui se passe au Sénégal , ce niveau d’hystérie et d’angoisse, c’est démentiel. »L’article rappelle que j’ai « reçu des dizaines et des dizaines de messages de Sénégalais terrorisés me demandant mon aide pour fuir et obtenir l’asile au Maroc ou en France.Enfin, Le Monde rappelle que « face à ce désarroi, j’ai écrit à deux reprises - le 10 mars et le 30 avril - au président de la République, Emmanuel Macron, et au ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, pour les pousser à condamner cette loi et à accorder sans délai des visas humanitaires aux personnes dont la vie est directement menacée. Pour l’instant, je n’ai obtenu aucune réponse. » -
« Si on dansait… » de Rachel Joyce, Ou comment la musique adoucit les mœurs et fait naître l’amour !
Au cœur d’une impasse délabrée de Londres, Franck tient une boutique unique : il ne vend que des vinyles. Hors de question pour lui de succomber aux cassettes ou aux CD. Pour ce passionné, la vraie musique ne s'écoute que sur un bon vieux 33 tours !
Mais Franck n’est pas un simple disquaire. Il a un don extraordinaire : celui de dénicher la mélodie exacte dont chaque client a besoin pour guérir son âme.
L’arrivée de la mystérieuse Lisa va totalement bouleverser son quotidien, sa boutique et la vie de ce quartier en perdition.
Mon avis : Au gré des notes et de l'histoire de la musique, Rachel Joyce nous entraîne dans une danse aussi endiablée que romantique. Un roman feel-good, nostalgique et profondément humain qui prouve que la musique peut définitivement tout réparer... même les cœurs brisés. -
Le bilan mondial de la peine de mort d'Amnesty International nous assomme.
Le bilan mondial de la peine de mort d'Amnesty International nous assomme.2 707 exécutions en 2025, soit une hausse effroyable de 78 % en un an !Cette explosion dramatique est portée en grande partie par l'Iran (au moins 2 159 exécutions, le double de 2024) et l'Arabie saoudite (au moins 356). Un bilan déjà vertigineux qui exclut pourtant la Chine, où ces données restent un secret d'État. -
17 mai 2026 : Une Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie au goût amer.
17 mai 2026 : Une Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie au goût amer.
Alors qu’une chasse mortifère aux personnes LGBTQIA+ s’intensifie dramatiquement au Sénégal, se mobiliser aujourd'hui n'est plus une option : c'est un devoir.
Les chiffres et l'actualité nous rappellent cruellement à la réalité :
64 pays pénalisent encore l’homosexualité dans le monde.
Plusieurs d'entre eux l'exposent toujours à la peine de mort. -
Les addictions concernent tous les milieux !!!
Quand enfin les pouvoirs publics vont-ils comprendre que les addictions concernent tous les milieux - notamment les plus réacs - et que la seule répression montre depuis si longtemps ses terribles limites ?Quant au chemsex, il est nécessaire que des artistes, des élus, ou un haut magistrat soient concernés, pour qu’on l’évoque alors que c’est aujourd’hui un phénomène qui explose.Une vraie affaire de santé publique !Pas juste des faits divers….À quelques jours de l’anniversaire de la mort de Chris, et depuis 8 ans, je suis épuisé de devoir toujours alerter dans une presque indifférence des pouvoirs publics. -
Proust ou le luxe du temps retrouvé...
On ne lit pas Proust à vingt ans, ou alors on le lit mal. À l’âge où tout doit aller vite, où la vie nous presse et où l'avenir est une urgence, les méandres de la Recherche paraissent d'un ennui abyssal. J’avais gardé de mes lectures scolaires le souvenir de descriptions fastidieuses et d'un temps qui stagnait, incapable de suivre le rythme de mes dix-sept ans.
Il aura fallu le calme d'une vie qui change de rythme pour que nos chemins se croisent à nouveau. En déballant des cartons entre Paris et Béthune, j’ai exhumé ces vieux volumes de la Pléiade. L’envie m'a pris de vérifier si, avec les années, Proust ne m’était pas enfin devenu destiné.
Le verdict est sans appel : j'avais tort de le bouder.
Si Marguerite Yourcenar reste ma boussole littéraire absolue, j’ai découvert chez Proust une jouissance inattendue. On ne lit pas ce livre, on s'y noie. On s'immerge dans des phrases-fleuves, immenses, qui s’étirent parfois sur une page entière avec une précision d'horloger. C’est une orfèvrerie du détail qui ne cherche pas à ralentir le temps, mais à en capturer chaque battement de cœur.
Du côté de chez Swann n'est pas seulement un exercice de style ; c'est une comédie humaine d'une modernité surprenante. Proust y dissèque la mondanité, les faux-semblants et les tourments de l'âme avec une acuité quasi chirurgicale. Ce premier tome nous offre un miroir où nos propres souvenirs viennent se refléter.
On referme ce livre avec une pointe de regret, comme on quitte un ami que l'on a trop longtemps ignoré. Finalement, la fameuse madeleine n'est pas un cliché, c'est une promesse : celle que rien de ce que nous avons vécu ne disparaît jamais vraiment tant qu’une plume sait le ranimer. -
Donner un sens à notre vie...
Le musée du sanctuary of truth de Pattaya nous rappelle que la vie conduit à la mort et que face à cela une seule solution : profiter de notre rapide passage sur cette terre pour progresser, faire du bien et devenir un citoyen éclairé et bienveillant…Grâce à la présentation des 7 vérités de la vie, ce lieu nous aide à réfléchir à notre parcours de vie pour devenir meilleur et pour finalement donner un sens à notre vie... -
Honoré de soutenir "Seconde vie et fierté Association"!
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LIBERTÉ DE LA PRESSE : L’ALERTE ROUGE !
Le dernier rapport de @reporters_sans_frontieres est tombé, et il est glacial.
Le chiffre choc :
Aujourd’hui, seulement 1 % de la population mondiale vit dans un pays où la presse est réellement libre. En 2002, c’était 20 %.Le journalisme sous haute tension :
USA : 69ème place (une chute brutale).
France : 25ème place (elle stagne).
Russie : 172ème place (le naufrage).
De plus en plus de journalistes sont tués ou criminalisés pour avoir simplement fait leur métier.
Pourquoi ça nous concerne ? Une presse qui s’éteint, c’est une démocratie qui s’effondre. Sans information libre, nous perdons notre droit de savoir et de choisir.
Soutenons ceux qui nous informent. -
Le 1er mai : bien plus qu’un simple jour férié !
C’est le moment de se rappeler que nos acquis sociaux sont le fruit de luttes et qu’ils ne sont jamais garantis. La mobilisation reste notre plus belle force !Une pensée toute particulière à celles et ceux qui sont sur le pont aujourd'hui pour nous permettre de profiter de ce repos :
Personnels de santé,
Pompiers & Militaires,
Forces de l'ordre,
Fleuristes,
Personnels de restauration et de l'hôtellerie, etc…
Merci pour votre dévouement !Beau 1er mai à toutes et à tous !






























