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  • C’est aujourd’hui la fête des mères. 

    Un jour exceptionnel pour célébrer celles qui nous offrent un amour inconditionnel. La mienne est partie en 2020, durant la crise du Covid.
    Le vide se fait particulièrement ressentir en ce jour qui coïncide presque avec l’anniversaire du décès de Chris. Pourtant, l’amour d’une maman ne nous quitte jamais ; il reste gravé en nous, au plus profond de notre être. Il ne disparaît pas, même en son absence.
    À toutes celles et ceux qui ont la chance de pouvoir la célébrer aujourd'hui, profitez de chaque seconde. Une maman, c’est unique, et son amour est inconditionnel. 

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  • Discours pour le lancement de la Bangkok Pride...

    J’ai eu l’honneur d’intervenir lors du lancement de la Bangkok Pride. J’étais très heureux d’apporter mon soutien à leur candidature pour la World Pride. Avec Taïwan, la Thaïlande montre la voie de l’égalité en Asie après avoir légalisé le mariage pour tous l'an passé ! Paris et Bangkok sont deux villes phares pour les droits LGBTQIA+. J’ai également tenu à rappeler, à cette occasion, la solidarité que nous devons témoigner en ce moment aux personnes homosexuelles au Sénégal. 

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  • Abrogation du « Code Noir » : un devoir !

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    Un devoir de mémoire, enfin gravé dans l'histoire.
    Aujourd'hui, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité l'abrogation du « Code Noir ».
    C’est un moment historique, mais c’est surtout un acte de vérité nécessaire. Pendant des siècles, ce texte a légitimé l'inhumain, codifiant la déshumanisation d'êtres humains par d'autres. Si l'esclavage a été aboli depuis longtemps, la persistance de ces textes dans notre mémoire collective — et leur simple existence en tant que référence historique — restait une cicatrice béante.
    En abrogeant officiellement ce texte, nous ne changeons pas le passé, mais nous refusons que l'ombre de cette barbarie continue de planer sur notre présent sans une condamnation sans équivoque de la représentation nationale.
    J'ai une pensée émue pour toutes celles et ceux dont les vies, la dignité et la liberté ont été broyées par ce système. 
    Ce vote est une étape indispensable dans notre devoir de mémoire et une affirmation claire de nos valeurs républicaines : l'égalité, la fraternité et le respect absolu de la dignité humaine.
    Que ce jour serve de rappel : la vigilance face aux héritages de notre histoire est un combat quotidien. Ne jamais oublier, pour ne jamais reproduire.
    #DevoirDeMémoire #Histoire #DroitsHumains #République

  • Il y a 8 ans — 8 ans déjà — Chris disparaissait.

    Le 29 mai est devenu un jour à part…
    Il y a 8 ans — 8 ans déjà — Chris disparaissait.
    À seulement 31 ans.
    Sa mort tragique a parfois suscité des mots cruels, des jugements de celles et ceux qui oublient l'humanité derrière la perte d'un homme. Mais ils ne terniront jamais la mémoire de celui qui fut un militant acharné, un époux attentionné et une âme profondément bienveillante.
    À toutes celles et ceux qui l’ont connu, ayez aujourd’hui une pensée pour cet être solaire. N’hésitez pas à partager ici un souvenir ou un mot pour lui, afin de faire vivre sa mémoire.
    Dans mon cœur, en ce 29 mai 2026, il est Plus Vivant que jamais.

    christophe michel romero,jean luc romero michel,chemsex

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  • La fissure de l’âme » de Justinien Hautain : quand le silence délite les liens invisibles d’une famille.

    Ce nouveau roman de l’écrivain belge Justinien Hautain est une lecture viscérale qui vous saisit dès les premières pages. Difficile de lâcher ce livre de 146 pages, que l’on dévore d’une traite, tant l’histoire de cette famille est à la fois bouleversante, complexe et pleine de surprises.
    L’intrigue dévoile les tourments enfouis : un père dont la jeunesse fut marquée par une passion cachée — et jamais assumée — pour son meilleur ami ; des couples qui se construisent sur des malentendus ; et des vies brisées par le traumatisme d’abus sexuels subis durant l’enfance.
    Rythmé par de constants rebondissements, le récit devient addictif. Mais au-delà du suspense, Justinien Hautain nous pousse à une réflexion profonde sur les drames que le silence peut engendrer au sein de la sphère familiale. C’est un livre miroir, un ouvrage qui nous renvoie inévitablement à nos propres histoires et qui, par sa portée universelle, finit par toucher chacune et chacun d'entre nous.

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  • Merci Manuel Valls pour cette tribune sur la terrible situation des personnes LGBTQIA+ au Senegal.

    Merci Manuel Valls pour cette tribune très forte dans @LEXPRESS sur la terrible situation des personnes LGBTQIA+ au Senegal.
    Oui le silence de la plupart des diplomaties est toujours assourdissant et inquiétant car la situation est grave et cette chasse aux homosexuels terrifiante.
    Hormis Yael BRAUN-PIVET, Ian Brossat et Remi Feraud et quelques autres, trop peu de parlementaires prennent la parole.
    La France doit donner l’exemple car elle est le pays des droits humains et donner des visas humanitaires aux homosexuels qui sont en danger…

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  • « Un appartement à Paris » de Guillaume Musso : une immersion captivante dans l’univers de la peinture. 

    Après avoir enrichi ma culture musicale avec « Si on dansait » de Rachel Joyce, j’ai plongé cette fois, avec ce thriller de Guillaume Musso, au cœur du monde de la peinture.
    Moi qui avais de sérieuses lacunes dans ce domaine, ce livre a été une véritable révélation. Au-delà d’une intrigue magistralement menée, il m’a ouvert un horizon culturel passionnant, de Picasso à Rembrandt, en passant par Monet. Une belle façon de combler mes lacunes !
    L'histoire ? Madeline, une ex-policière new-yorkaise, et Gaspard, un dramaturge à succès, se retrouvent contraints de cohabiter dans l’ancienne demeure d’un peintre célèbre, décédé tragiquement. La maison semble encore hantée par les souvenirs de l’artiste et de sa famille, disparue dans des conditions mystérieuses.
    Ensemble, ces deux âmes écorchées par la vie vont se lancer dans une quête singulière : retrouver les ultimes chefs-d'œuvre du peintre, cachés quelque part dans cette bâtisse. Mais cette enquête, vous vous en doutez, va les mener bien plus loin qu’ils ne l’imaginaient…
    Un suspense haletant, une plume addictive : je vous recommande vivement cette lecture ! 

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  • Heureux que le bureau de Elus Locaux Contre le Sida ait apporté son soutien à mon amie Pinar Selek.

    Heureux que le bureau de Elus Locaux Contre le Sida ait apporté son soutien à mon amie Pinar Selek.
    L’acharnement judiciaire qu’elle subit de la part des autorités politiques et judiciaires de Turquie est inacceptable. C’est une immense violence pour elle et sa famille.
    En charge des Droits Humains, à Paris, je l’avais soutenu avec tous mes collègues et particulièrement Raphaëlle Primet, Rémi Feraud et Ian Brossat.
    Je sais pouvoir compter sur la nouvelle équipe municipale de Emmanuel Gregoire pour en faire de même à l’approche de l’énième  procès que subira Pinar en septembre prochain !

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  • La « chasse aux homosexuels » menée par l'ex Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est indigne.

    La « chasse aux homosexuels » menée par l'ex Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko - il vient d'être viré par le president sénégalais  ! - est indigne. Accuser l’Occident de « tyrannie » pour détourner l’attention de la persécution qu’il exerce sur ses propres concitoyens est une manœuvre grossière.
    Ces femmes et hommes ne choisissent pas leur orientation, mais subissent aujourd’hui une loi criminelle qui les pousse à l’exil.
    L’Europe ne peut rester silencieuse : elle doit offrir refuge et soutien à ces personnes LGBTQIA+ dont la sécurité est menacée.

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  • Plus qu’un trophée, une fierté régionale !

    Je ne suis pas ce qu'on appelle un grand supporter du football, et pourtant, impossible de ne pas ressentir une vive émotion aujourd'hui en pensant au Racing Club de Lens.
    Hier soir, au Stade de France, le RC Lens a décroché sa première Coupe de France. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de notre bassin minier, cette victoire dépasse largement le cadre du football. Elle porte en elle l'âme de toute une région.
    Lens, c'est cette ville de province qui ne lâche jamais rien. C'est un club qui, au-delà de ses couleurs "Sang et Or", incarne une solidarité, une ténacité et une chaleur humaine que l'on trouve rarement ailleurs. En tant que natif de Béthune, situé à quelques kilomètres de là, voir ce club soulever ce trophée pour la première fois de son histoire, c’est comme voir une reconnaissance de notre résilience collective.
    Félicitations au club, aux joueurs, et surtout à tout ce peuple lensois qui porte ses valeurs avec tant de ferveur. C’est une belle leçon d’humilité et de passion.
    Bravo le Racing !

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  • Beau moment amical à Jomtien avec l’écrivain belge Justinien Hautain. 

    Beau moment amical à Jomtien avec l’écrivain belge Justinien Hautain. 
    Ce fut l’occasion d’évoquer de nombreux combats que nous partageons : lutte contre le sida, questions LGBTQIA+ et notamment la terrible situation au Sénégal. Sans oublier le droit de choisir sa fin de vie, qui contrairement à la France est autorisé depuis plus de deux décennies en Belgique !
    Merci à lui pour son livre La blessure de l’âme que je suis pressé de lire !

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  • Sur France Inter : La France ne peut plus rester silencieuse !  Vraiment..

    Depuis plusieurs mois, avec Elus Locaux Contre le Sida, et comme d’autres associations,nous ne cessons d’alerter le gouvernement français sur la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal. 
    Merci notamment à Stop Homophobie et Shams qui se mobilisent inlassablement face à l’afflux de demandes de LGBTQIA+.
    La France ne peut plus rester silencieuse !  Vraiment..
    C’est ce que j’ai encore dit a France Inter…
    Nous ne pouvons plus fermer les yeux.

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  • L’humiliation n’est pas une politique.

    Les images qui nous parviennent de la flottille pour Gaza sont insoutenables. Voir des militants, dont la seule ambition était de porter un message de solidarité, traités avec une telle cruauté — agenouillés, les mains liées, sous le regard provocateur d'un ministre supremaciste — dépasse l'entendeIl ne s'agit pas ici de débat géopolitique, mais d'humanité. L’humiliation publique organisée par un ministre de la Sécurité nationale ne sert pas la sécurité d'un État ; elle piétine les valeurs les plus fondamentales de la démocratie et du respect des droits humains.
    Que la communauté internationale condamne ces actes — jusqu'au sein même du gouvernement israélien — est une nécessité absolue. Mais cette condamnation doit être suivie d'actes. Nous ne pouvons tolérer que l'arbitraire et l'avilissement deviennent des outils de gestion de crise.
    Quand j’étais maire-adjoint de Paris, en charge des droits humains, j’ai toujours rappelé que la dignité humaine n'est pas une option, elle est le socle de toute société libre. Aujourd'hui, en faisant de l'humiliation un spectacle, c'est l'image même de la démocratie qui est salie.

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  • Dans Le Monde sur le Sénégal : je n’ai jamais vu un tel climat de peur.

    Dans l’article du Monde consacré a la situation des homosexuels sénégalais, je rappelle que « je n’ai jamais vu un tel climat de peur. J’ai connu les situations dramatiques des homosexuels en Afghanistan et en Iran, mais ce qui se passe au Sénégal , ce niveau d’hystérie et d’angoisse, c’est démentiel. »
    L’article rappelle que j’ai « reçu des dizaines et des dizaines de messages de Sénégalais terrorisés me demandant mon aide pour fuir et obtenir l’asile au Maroc ou en France.
    Enfin, Le Monde rappelle que « face à ce désarroi, j’ai écrit à deux reprises - le 10 mars et le 30 avril - au président de la République, Emmanuel Macron, et au ministre des affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, pour les pousser à condamner cette loi et à accorder sans délai des visas humanitaires aux personnes dont la vie est directement menacée. Pour l’instant, je n’ai obtenu aucune réponse. »

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  • « Si on dansait… » de Rachel Joyce, Ou comment la musique adoucit les mœurs et fait naître l’amour ! 

    Au cœur d’une impasse délabrée de Londres, Franck tient une boutique unique : il ne vend que des vinyles. Hors de question pour lui de succomber aux cassettes ou aux CD. Pour ce passionné, la vraie musique ne s'écoute que sur un bon vieux 33 tours !
    Mais Franck n’est pas un simple disquaire. Il a un don extraordinaire : celui de dénicher la mélodie exacte dont chaque client a besoin pour guérir son âme. 
    L’arrivée de la mystérieuse Lisa va totalement bouleverser son quotidien, sa boutique et la vie de ce quartier en perdition.
    Mon avis : Au gré des notes et de l'histoire de la musique, Rachel Joyce nous entraîne dans une danse aussi endiablée que romantique. Un roman feel-good, nostalgique et profondément humain qui prouve que la musique peut définitivement tout réparer... même les cœurs brisés. 

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  • Le bilan mondial de la peine de mort d'Amnesty International nous assomme.

    Le bilan mondial de la peine de mort d'Amnesty International nous assomme.
    2 707 exécutions en 2025, soit une hausse effroyable de 78 % en un an !
    Cette explosion dramatique est portée en grande partie par l'Iran (au moins 2 159 exécutions, le double de 2024) et l'Arabie saoudite (au moins 356). Un bilan déjà vertigineux qui exclut pourtant la Chine, où ces données restent un secret d'État.
    Alors que la France accueille le Congrès mondial contre la peine de mort, ces chiffres doivent impérativement réveiller et mobiliser les opinions publiques. La France, pays des Droits Humains, doit plus que jamais être le fer de lance de ce combat pour l’abolition universelle.

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  • 17 mai 2026 : Une Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie au goût amer.

    17 mai 2026 : Une Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie au goût amer.
    Alors qu’une chasse mortifère aux personnes LGBTQIA+ s’intensifie dramatiquement au Sénégal, se mobiliser aujourd'hui n'est plus une option : c'est un devoir.
    Les chiffres et l'actualité nous rappellent cruellement à la réalité :
    64 pays pénalisent encore l’homosexualité dans le monde.
    Plusieurs d'entre eux l'exposent toujours à la peine de mort.

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  • Sénégal : La France ne peut continuer à fermer les yeux.

    Dans une quasi-indifférence générale, les personnes LGBTQIA+ du Senegal vivent dans la terreur depuis deux mois.
    Une véritable chasse à l’homme est en cours, attisée par des responsables politiques et religieux. C'est du jamais vu.
    Depuis des semaines, avec d’autres militants et jusqu’à hier de rares politiques, j’interpelle le gouvernement français pour l’octroi de visas humanitaires (voir ci-dessous mon dernier courrier à Emmanuel Macron). 
    Rien ne bouge...
    Aujourd’hui, on apprend qu’un jeune Français a été arrêté. Son seul "crime" ? Être un homme gay. On ne choisit pas son orientation sexuelle.
    La France ne peut continuer à fermer les yeux. Elle doit hausser le ton pour ce ressortissant, et accorder l'asile humanitaire aux personnes sénégalaises LGBTQIA+ menacées de mort.
    Il en va de l’honneur de la patrie des droits de l’Homme !

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  • Les addictions concernent tous les milieux !!!

    Quand enfin les pouvoirs publics vont-ils comprendre que les addictions concernent tous les milieux - notamment les plus réacs - et que la seule répression montre depuis si longtemps ses terribles limites ?
    Quant au chemsex, il est nécessaire que des artistes, des élus, ou un haut magistrat soient concernés, pour qu’on l’évoque alors que c’est aujourd’hui un phénomène qui explose. 
    Une vraie affaire de santé publique !
    Pas juste des faits divers….
    À quelques jours de l’anniversaire de la mort de Chris, et depuis 8 ans, je suis épuisé de devoir toujours alerter dans une presque indifférence des pouvoirs publics.
    La même indifférence qu’on a connue au début de la pandémie de sida …

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  • Proust ou le luxe du temps retrouvé...

    On ne lit pas Proust à vingt ans, ou alors on le lit mal. À l’âge où tout doit aller vite, où la vie nous presse et où l'avenir est une urgence, les méandres de la Recherche paraissent d'un ennui abyssal. J’avais gardé de mes lectures scolaires le souvenir de descriptions fastidieuses et d'un temps qui stagnait, incapable de suivre le rythme de mes dix-sept ans.
    Il aura fallu le calme d'une vie qui change de rythme pour que nos chemins se croisent à nouveau. En déballant des cartons entre Paris et Béthune, j’ai exhumé ces vieux volumes de la Pléiade. L’envie m'a pris de vérifier si, avec les années, Proust ne m’était pas enfin devenu destiné.
    Le verdict est sans appel : j'avais tort de le bouder.
    Si Marguerite Yourcenar reste ma boussole littéraire absolue, j’ai découvert chez Proust une jouissance inattendue. On ne lit pas ce livre, on s'y noie. On s'immerge dans des phrases-fleuves, immenses, qui s’étirent parfois sur une page entière avec une précision d'horloger. C’est une orfèvrerie du détail qui ne cherche pas à ralentir le temps, mais à en capturer chaque battement de cœur.
    Du côté de chez Swann n'est pas seulement un exercice de style ; c'est une comédie humaine d'une modernité surprenante. Proust y dissèque la mondanité, les faux-semblants et les tourments de l'âme avec une acuité quasi chirurgicale. Ce premier tome nous offre un miroir où nos propres souvenirs viennent se refléter.
    On referme ce livre avec une pointe de regret, comme on quitte un ami que l'on a trop longtemps ignoré. Finalement, la fameuse madeleine n'est pas un cliché, c'est une promesse : celle que rien de ce que nous avons vécu ne disparaît jamais vraiment tant qu’une plume sait le ranimer.

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