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drogues

  • Groupe d'études sur le cannabis à la région Ile-de-France

    Depuis deux ans et demi, sous la présidence du docteur Ludovic Toro, nous nous réunissons à la région Ile-de-France pour auditionner sur les conséquences de la consommation de cannabis.
    Aujourd'hui, ce sera notre dernière réunion. 
    Avec mon groupe RCDEC, toutes ces auditions n'ont fait que confirmer les méfaits de la prohibition. Elle est d'autant plus ridicule et inefficace qu'aujourd'hui les drogues de synthèse, dont certaines sont même légales, tuent dans l'indifférence des pouvoirs publics.

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  • Politique de RDR : Faire, plutôt que faire croire ! (tribune dans Le Huffington Post avec Rémi Féraud, maire du 10ème ardt de Paris)

    Politique de réduction des risques à destination  des usagers de drogue :
    Faire, plutôt que faire croire !
    Rémi Féraud, maire du Xe arrondissement de Paris
    Jean-Luc Romero-Michel, président d’Elus Locaux Contre le Sida

    Expérimentation d’une salle de consommation à moindre risque… Quelques mots qui ont provoqué de légitimes questions tout autant que d’illégitimes outrances et violences. Alors que la loi de santé a officialisé l’expérimentation de ces dispositifs de réduction de risque et que la première salle va être expérimentée dans le 10e arrondissement de Paris sur le site de l'hôpital Lariboisière, cela nous donne l’occasion de rétablir des vérités.

    Beaucoup disaient cette question extrêmement compliquée et épineuse, porteuse d’un renoncement face aux drogues et cause de futures violences. De notre côté, nous pensons que nombreuses sont les personnes qui ont rendu cette question compliquée et que certains ont même trouvé un grand intérêt à agiter le « chiffon rouge », avec une visée plus politicienne des choses, bien peu soucieux de la réalité de vie des personnes toxicomanes et des riverains et sans prise en compte d’aucune manière du terrain.

    Alors, est-ce que cette question de la salle de consommation à moindre risque méritait un débat ? Bien sûr et même un long débat ! Rien de pire que les évidences affirmées comme telles. Oui, il fallait entendre les opinions divergentes, prendre en compte les remarques, prendre le temps d’aborder toutes les questions, informer sur les expériences chez 8 de nos voisins européens et sur le succès de ces initiatives, expliquer, en dépassant les représentations que nous pouvons tout avoir, l’intérêt de ces structures tant en termes de santé que de sécurité publiques. Nos concitoyens ont le droit d’être exigeants et nous, élus et militants associatifs avons le devoir de répondre à cette exigence.

    Par contre, est-ce que cette question de la salle de consommation à moindre risque méritait un débat politicien marqué tant par des violentes attaques que par un déni de réalité ? Non. Nous pensons sincèrement que nos concitoyens méritent un peu mieux que des invectives qui ne font que jouer sur la peur. Ils demandent des actions qui soient efficaces et qui aient un impact réel sur leur quotidien, en tout cas, pas une logorrhée dont l’unique but est de faire peur !

    La salle de consommation à moindre risque n’est pas une fin en soi, elle ne constitue qu’un outil parmi d’autres - parmi lesquels l’échange de seringues, le testing, les traitements de substitution - d’une politique cohérente et innovante de réduction des risques en direction des usagers de drogues.

    Cette politique de réduction des risques (RdR), légalisée en 2005, est tout simplement une des politiques de santé publique les plus efficaces ; elle a notamment permis que la part des usagers des drogues dans les nouvelles découvertes de séropositivité au VIH soit de moins de 1% contre 30% au début de l’épidémie. En cela, la RdR n’est en rien une politique du renoncement comme certains détracteurs de la promotion de la santé publique peuvent l’affirmer. Au contraire, elle est une réponse qui prend à bras le corps le problème, notamment celui de l’hépatite C : pour rappel, ce sont pratiquement la moitié des usagers de drogues par voie intraveineuse qui sont contaminés au VHC. La RDR ne crée pas de problèmes, elle ne « fixe » pas les zones de consommation, bien au contraire ! Les dispositifs sont installés là où il y a déjà des problèmes ! Cette évidence, certains préfèrent ne pas la voir ou n’y ont jamais été confrontés.

    La RdR, c’est vouloir une réponse efficace plutôt que des slogans rassurants mais creux. Des actes plutôt que des paroles ! S’engager dans la RdR, c’est croire en l’intelligence des personnes qui savent pertinemment que jamais un discours simpliste ne remplacera une action de terrain. Alors, à la posture nous préférons l’action. Faire, plutôt que faire croire.

  • Assez de polémiques injustes et injustifiées : les SCMR sont une réponse de santé publique et pour la sécurité !

    La polémique stérile et politicienne d’une partie de l’opposition sur les salles de consommation à moindre risque (SCMR) est totalement injuste et injustifiée.
    En 1987, face à la contamination au sida de nombreux usagers de drogues injectables, Michèle Barzach a eu le courage de mettre les seringues en vente libre ; en 1993, Simone Veil, à son tour, organisait la substitution et permettait l’échange de seringues gratuites dans des lieux financés par les pouvoirs publics.
    Ces mesures ont montré une efficacité incroyable : chute des overdoses et baisse spectaculaire des contaminations au VIH/sida.
    En prenant des mesures courageuses, ces deux femmes de droite ont subi exactement les mêmes critiques que celles qu’on entend aujourd’hui. Le FN fut même particulièrement virulent et insultant.
    Mais la majorité de la droite les soutenait.
    Les critiques actuelles des élus UMP sont donc injustes d’autant que les mesures prises à l’époque n’ont pas développé la consommation de drogues dures comme certains Cassandre l’annonçaient alors…
    Ces polémiques sont ensuite injustifiées. Les mesures de réduction des risques (RDR) pour les usagers de drogues ont montré, depuis 20 ans, leur totale efficacité.
    Depuis plus de 10 ans, en allant régulièrement en Suisse, à Quai 9, une salle de consommation ouverte près de la gare, j’ai pu constater personnellement que les salles de consommation à moindre risque sont non seulement utiles pour la santé mais aussi socialement efficaces et indispensables pour la sécurité. Ainsi, les riverains genevois, pourtant opposés lors de la création de ces salles, réclament désormais l’ouverture de ces structures 24h/24 !
    Toutes les études faites ces dernières années et compilées par l’Inserm démontrent que la politique de RDR - notamment les SCMR - est efficace pour la santé des consommateurs de produits illicites, mais aussi pour leur réinsertion sociale.
    Elle démontre aussi son efficacité pour toute la société avec une sécurité accrue pour les riverains et la fin d’une consommation à ciel ouvert ou dans les cages d’escalier particulièrement insupportable pour les voisins et notamment pour les enfants.
    La droite ferait donc mieux de relire les études et de renouer avec la responsabilité qu’elle a su montrer avec Michèle barzach et Simone Veil ! La RDR, c’est une politique efficace de santé publique et de sécurité !

     

  • Terrible échec de la politique française contre les drogues !

    Selon l’enquête Espad (European school survey project on alcohol and other drugs), la consommation d’alcool, de tabac et de substances illicites a littéralement explosé en France entre 2007 et 2011.
    Alors qu’Etienne Apaire a été nommé président de la MILDT en 2007 et a mené son action durant les années étudiées, le constat est édifiant. Alors encore que le président de la MILDT assurait que la consommation de cannabis avait diminué grâce à sa politique du tout répressif, on se rend compte, au contraire que la France est de nouveau en tête pour la consommation de cannabis avec une hausse de la consommation entre 2007 et 2011 de 24% ; de 67% pour l’alcool et de 38% pour le tabac.
    Faisant fi de toutes les critiques contre son positionnement idéologique qui ne prenait pas en compte la notion de santé, M. Apaire laisse un terrible bilan alors qu’il osait encore pavoiser il y a quelques semaines en prétendant contre toute réalité objective la réussite de sa politique.
    5 ans années de perdues et de remise en cause des principes qu’avait minutieusement développés Nicole Maestracci quand elle dirigeait la MILDT. Aujourd’hui, il devient urgent d’avoir une autre politique des drogues qui plutôt que de faire de la morale se batte certes contre la répression des grands trafiquants mais s’appuie surtout sur des principes de santé public et aide les usagers à se sortir de leur dépendance plutôt que de les considérer comme de dangereux criminels…

  • La politique des drogues de la MILDT retoquée par le Sénat

    Laurence Cohen, rapporteuse du budget dela MILDTau Sénat, a obtenu le rejet par le Sénat du budget dela MILDT.Cerejet est important et symbolique même si le gouvernement reviendra sur les crédits de cette mission avec sa majorité à l’Assemblée nationale. Important, car les associations dénoncent depuis des années la dérive dela MILDTqui, à défaut de prévenir et de lutter efficacement contre les drogues, a choisi de se focaliser sur un combat idéologique contre la drogue aussi inefficace que couteux. Le Sénat nous rappelle que 60% des crédits dela MILDTvont à la police et à la gendarmerie, 20% à la justice et 10% aux douanes.
    Cet organisme ne consacre que 10% de ses crédits à la prévention : une honte !!!!
    Malgré mes demandes réitérées, l’actuel président dela MILDT, à qui j’avais adressé une lettre ouverte il y a quelques années, n’a jamais trouvé le moyen de me consacrer quelques minutes pour aborder la question de la réduction des risques chez les usages de drogue. Il est pourtant urgent de changer d’avoir une politique plus équilibrée et qui abandonne le tout répressif.
    Dès 2003, dans Lettre à une droite maldaroite, j’avais consacré un chapitre entier aux mesures à mettre en œuvre sur la question des addictions. Elles sont toujours et plus que jamais pertinentes à un moment où les overdoses reprennent et alors que l’épidémie d’hépatite C est totalement hors de contrôle.
    L’autosatisfaction dela MILDT, dans ces conditions, est scandaleuse, grave pour la santé publique et il est important qu’en cas d’alternance une autre politique soit enfin mise en œuvre !

  • Débat à l’AMIF sur Jeunesse et drogues

    A l’occasion des 15èmes assises de l’Association des maires d’Ile-de-France, je participerai ce jeudi au débat « Jeunesse et drogues : les maires entre prévention et répression ? »
    Ce débat sera animé par Jeannette Bougrab et y participeront notamment le très conservateur Etienne Apaire, Yannick Paternotte et Stéphane Gatignon. Les assises se déroulent au Parc Floral de Paris.

  • RDR et santé publique dans ASUD Journal

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  • Intervention à la CLAT-5 à Porto

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    J’interviendrai lors de la 1ère séance plénière de la CLAT-5, conférence latine consacrée à la réduction des risques chez les usagers de drogues. J’interviendrai à 17h30 lors de cette conférence qui se déroule cette année à Porto au Portugal.