Mon interview sur I-Télé et France Info
Au cours de cette émission présentée par Thomas Hugues et Bernard Thomasson, j'évoque Maïa Simon et le combat de l'ADMD pour la légalisation de l'euthanasie.
Bon visionnage et surtout bon dimanche.
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Dans le courrier que le président de la République m’avait été adressé et que j’ai publié sur ce blog, il évoquait l’idée, que nous demandons à l’ADMD, d’une évaluation de la loi Léonetti. Lors de mon rendez-vous avec Roselyne Bachelot consacrée au sida, javais aussi pu évoquer cela avec elle en fin de réunion. Elle m’avait aussi confirmé que l’hypothèse d’une évaluation avançait.
C’est ce qu’elle a désormais annoncé officiellement, sur RTL hier matin, en ces termes : « Il faudra faire un bilan de cette loi et pourquoi pas une évolution, je ne ferme pas la porte. »
La nuit dernière, l’AFP a publié des extraits de l’étude publiée par la revue Journal Of medical Ethics.
Cette étude incontestable, réalisée aux Etats-Unis (Oregon) et aux Pays-Bas, démontre que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun dérapage. Bien au contraire. Pas une surprise pour les militants de l’ADMD…
Je vous joins ci-dessous le communiqué de l’ADMD. Vous pouvez retrouver plus de renseignements sur le blog de l’ADMD.
Le Point, dans sa livraison de cette semaine, « informe » ses lecteurs que l’ADMD connaitrait une crise.
Mauvaise interprétation, sans doute, de quelques départs, même si nous avons eu à les regretter venant de la part de membres importants. L’ADMD, avec près de 43.000 membres, enregistre chaque jour depuis deux semaines près de 150 nouvelles adhésions. Nous sommes loin de la crise de confiance. 
Mais l’affaire Maïa Simon et la publication récente d’une étude américaine concluant sur l’absence de dérapage lié à la légalisation de la mort médicalement assistée dans les pays du monde où elle existe, irritent sans doute nos adversaires qui font manœuvrer leurs réseaux.
Nous ne nous laisserons pas impressionner et continuerons notre chemin car nous sentons bien que nous n’avons jamais été aussi près du but. La preuve, plusieurs parlementaires ont récemment pris contact avec notre association pour étudier la mise en œuvre de notre proposition de loi pour une aide active à mourir telle qu’elle avait été élaborée par notre commission juridique en mars 2006. Sans aucune modification.
Je vous reproduis les propos in extenson de Maïa Simon. Elle répondait aux questions de Olivier Geay, grand reporter à RTL quelques jours avant son décès.
Maïa Simon répond aux questions du journaliste de RTL, Olivier Geay
Maïa Simon nous quittera le mercredi 19 septembre 2007
Maïa Simon : Moi j’ai toujours été une nomade, toujours entre deux voyages, l’extérieur c’est le champ de découvertes, de rencontres, donc, c’est très très important pour moi, avec mon caractère et mon parcours.
Donc, à partir du moment où on me confine à la maison, c’est comme si on m’assassinait. A partir du moment où moi je n’ai plus la liberté d’aller caracoler à l’extérieur, de prendre le train, de prendre l’avion, de partir, je m’étiole comme un oiseau qu’on maintient dans une cage. Même s’il siffle, il n’est pas heureux. Une de mes grandes hantises, c’était l’état de dépendance et la déchéance. J’ai accompagné ma mère qui est morte, d’un cancer, aussi. Elle était très âgée, mais j’ai vu ce que c’était de rester, même si on considère que c’est beaucoup mieux d’être à l’hôpital, c’est-à-dire les centres de soins palliatifs, mais quand vous êtes dans un centre de soins palliatifs, vous attendez la mort, d’une manière passive, c’est-à-dire que vous faites pratiquement plus rien. Si vous avez des douleurs, on vous met sous morphine, ce qui est formidable. Je veux dire qu’on est un petit peu végétatif. Or, pour moi, ça c’était absolument une hantise, donc au lieu d’attendre la mort d’une manière passive, puisque j’ai encore de l’énergie, j’organise mon dernier voyage avec ma famille et mes amis. Donc, comme nous n’avons pas la possibilité d’accomplir cette chose en France, je suis obligée de partir à l’étranger et quelque part cette idée me séduit aussi, parce que ça me donne la possibilité d’une escapade avec mes amis qui me donne la joie et qui m’aide à accomplir cette chose-là. Donc, nous partons tous ensemble et je vais accomplir ce dernier voyage et quand j’arriverai là-bas, eh bien ce sera le grand bond. Voilà, ça c’est une idée qui me plaît, parce que c’est actif et pendant que j’organise ce voyage, même s’il y a eu des moments difficiles, parce qu’il faut régler plein de choses, je dois avoir des bouteilles d’oxygène pour partir, etc., je ne pense pas à ma mort, je pense à cette évasion qui sera l’ultime. Voilà, ça c’est une idée qui me plaît bien. Et, si vous voulez, il y a autre chose, aussi. Ce n’est pas uniquement ça la fin d’une vie. La fin d’une vie… la vie, c’est aussi un long parcours, et on ne médite pas assez sur la mort. On en fait un tabou en France...
Dans l’émission « C dans l’air » sur France 5 consacrée à « la religion du suicide », de graves affirmations ont été tenues contre l’ADMD par un opposant du droit de mourir dans la dignité.
J’ai tenu à écrire ma surprise au présentateur de cette émission Yves Calvi. D’abord, le titre de cette émission m’apparaît particulièrement ambigu voire choquant. Ensuite, il est très curieux que l’ADMD n’ait pas été retenue sur le plateau. Enfin, le présentateur aurait dû nuancer des propos dont il n’avait la version que de la part d’un opposant de l’ADMD.
Je vous reproduis ci-dessous l’intégralité de la lettre adressée au présentateur de l’émission. En espérant qu’il aura l’honnêteté de rétablir la vérité.
Après le décès du philosophe et créateur du Nouvel Observateur André Gorz et de son épouse, j’ai publié hier au nom de l’ADMD le communiqué que vous pouvez lire ci-dessous.
Sans connaître les faits exacts du suicide de ce philosophe et de son épouse atteinte d’une grave maladie, je reste sidéré qu’on n’ouvre toujours pas le débat sur la fin de vie dans notre pays.
Comme l’a rappelé hier la comédienne Maïa Simon dans une interpellation post mortem à Nicolas Sarkozy, nous vivons en France en pleine « hypocrisie. »
Les apprentis Léonetti nous font croire qu’il n’y a plus de problème depuis le vote de la loi de 2005. Mais cela est faux ! Malgré la loi, l’acharnement thérapeutique continue comme nous l’avons prouvé à l’ADMD avec le livre blanc, le suicide violent des seniors continue, les soins palliatifs ne sont accessibles que par 10% des personnes qui en ont besoin et ceux qui obtiennent qu’on arrête leurs traitements inutiles mettent parfois 10 jours à mourir de faim et de soif… Est-ce cela une fin de vie digne ? Le débat doit s’ouvrir enfin…



Je répondrai par téléphone durant cinq minutes aux questions de Brigitte Lahaie sur RMC ce lundi 24 septembre vers 14h20.
A l'occasion de la sortie des actes d'ELCS qui se déroulera ce soir au Cybercrips, ce sera l'occasion de faire un point sur la lutte contre le sida et d'évoquer l'interdiction de circulation des séropositifs. A tout à l'heure !
Monsieur le Président,
Dans quelques jours, vous allez vous envoler pour New York pour participer à l’assemblée générale des Nations Unies. Les démarches d’immigration vous seront épargnées et vous prendrez pied sans aucune difficulté sur le territoire des Etats-Unis. Ensuite, vous vous rendrez sur l’île de Manhattan sous la protection des autorités.
Savez-vous, monsieur le Président, que je suis moi-même interdit de séjour sur le territoire américain ? Pour quelle raison, pensez-vous ? C’est très simple. Je suis séropositif au VIH/sida dont on sait pourtant que si elle est une maladie contaminante, elle n’est en aucun cas une maladie contagieuse. Dont on sait que les porteurs sont des victimes et non pas des coupables. Et le siège de l’Organisation des Nations Unies, cette maison commune des citoyens de ce monde, m’est interdit.
Comme moi, monsieur le Président, 40 millions de personnes séropositives sont interdites de séjour sur le territoire de ce grand pays comme dans près de la moitié des pays membres de l’ONU. La France, quant à elle et vous en devez en être fier, ne leur impose aucune restriction de séjour.
Cet après-midi , je reçois à mon domicile en compagnie de Jacqueline Jencquel , Elke Baezner , présidente de la RTD-Europe [Right to die Europe] et Jacqueline Herremens , président de la WFRtDS [World federation of right to die societies].
Cette rencontre informelle tombe juste après le témoignage de Maïa Simon. Même si cela n’est qu’une coïncidence , cela ne pourra qu’augmenter notre détermination à faire évoluer les législations européennes et mondiales sur la fin de vie.
Notre réunion amicale a pour objectif de finaliser la réunion européenne qui doit se dérouler à Strasbourg à la mi octobre ainsi que le board mondial qui se déroulera concomitamment.
L’ADMD-France sera l’hôte des ces événements et en profitera pour organiser une grande réunion publique à Strasbourg le vendredi 12 octobre à 20h30. Nous bénéficierons ainsi de la présence des présidentes de nos fédérations mondiales et européennes ainsi que de personnalités venues du Japon , du Canada et des Etats-Unis.
Comme je vous l’écrivais dans mon premier post, un grand reporter a rencontré Maïa avant son départ pour la Suisse. Il s’agit d’Olivier Geay de RTL.
Le beau témoignage qu’il a recueilli sera diffusé tout au long de la matinée de ce jeudi 20 septembre sur RTL et comme cela avait été convenu avec Maïa Simon avant son grand voyage.
Vous pourrez donc entendre son témoignage bouleversant, très engagé mais serein dans les journaux de 6h00, 7h00, 8h15, 8h30 et 12h30 sur RTL.
A 8h30, les auditeurs pourront s’exprimer dans l’émission de Christophe Hondelatte et le médecin de Maïa sera présent sur le plateau pour répondre aux questions. Pour ma part, j’interviendrai à 7 heures et surtout dans le journal de Jérôme Godefroy à 12h30 et dont je serai un des invités. Vous pourrez aussi m'entendre ce matin sur France Info et sur LCI, ce midi sur LCI à 12h30, aux JT de 20h00 sur TFI, France 2 et France 3 et à 19H00 en direct sur ITV et France Info.
Le témoignage complet de Maïa sera aussi en ligne sur le site de RTL.
Il y a quelques jours, j’ai publié sur ce blog la lettre que j’ai envoyée à une adhérente de l’ADMD qui partait en Suisse pour trouver la douce mort, car son cancer ne lui laissait plus aucun espoir.
Cette dame est une comédienne, Maïa Simon qui fut nominée aux Molière. Elle a choisi de mourir ce mercredi à l'étranger.
Je ne la connaissais pas, mais j’ai une peine immense. Devoir fuir son pays pour éviter la souffrance. Est-ce juste et tolérable ?
Il existerait une loi permettant l’euthanasie dans certaines circonstances, Maïa n’aurait pas eu besoin d’entreprendre ce long voyage vers la mort.
Surtout, elle vivrait aujourd’hui car si elle avait été sûre d’éviter une déchéance qu’elle refusait, elle aurait sûrement attendu encore quelques temps, voire quelques semaines. Ces moments auraient peut-être été des moments de grand bonheur.
Notre législation est responsable de cette mort prématurée, comme elle l’est du suicide violent de tant de seniors gravement malades qui préfèrent en finir tant qu’ils en ont la force. Pour éviter des souffrances inutiles.
Aujourd’hui, j’ai mal devant une classe politique qui préfère fermer les yeux et laisser les siens fuir pour mourir. Tels des parias.
Adieu chère Maïa et merci du fond du cœur d’avoir voulu témoigner et vous indigner…. Et faire que votre mort serve le combat de la dignité et de la liberté.
Dans un courrier daté du 13 septembre dernier et qui m’est adressé [Lettre_Sarko.pdf], le président de la République, tout en reconnaissant qu’il y a « des moments où la souffrance des personnes victimes de maladies incurables leur rend la vie intolérable », assure qu’il faut « respecter la vie… » fermant actuellement la demande à une légalisation de l’euthanasie formulée par l’ADMD.
Nicolas Sarkozy, qui estime dans ce même courrier que « le cadre juridique actuel atteint un équilibre raisonnable », annonce cependant que les dispositions de la loi Léonetti « feront l’objet d’une évaluation ultérieure. »
Que le président sache que nous sommes à sa totale disposition pour lui démontrer que si la loi Léonetti a apporté quelques améliorations dans la fin de vie de certains malades, elle se montre totalement et malheureusement insuffisante dans bien des cas…
Je rencontre aujourd’hui la ministre de la santé, Roselyne Bachelot pour évoquer les dossiers de la lutte contre le sida. Je lui présenterai les Etats Généraux d’ELCS auxquels elle doit participer et qui se dérouleront au Conseil régional d’Ile-de-France le 24 novembre à quelques jours de la journée mondiale contre le sida, mais aussi l’opération « Histoire de… » que nous organisons conjointement avec le Banana Café.
Sur les dossiers de fond, je présenterai à la ministre nos positions sur les franchises médicales, notre inquiétude concernant la situation du VIH dans les départements français d’Amérique et notamment en Guyane.
Je reviendrai sur la levée de l’interdiction du don du sang aux gays qui n’est toujours pas appliquée, l’idée d’une nouvelle source de financement pour la lutte contre le sida , et bien sûr la circulation des personnes séropositives.
Si le temps me reste, j’évoquerai les demandes de l’ADMD même si ce n’est pas l’objet premier du rendez-vous.
En tous cas, je me réjouis de revoir Roselyne qui est une vielle amie et qui a été à mes côtés à la création d’ELCS.
A l’invitation de Maurice Soulié, délégué de l’ADMD du Lot, je participerai à une réunion publique sur l’euthanasie ce vendredi 14 septembre à 20h30 à l’Espace associatif Clément Marot, place Bessières.
A cette réunion ouverte aux adhérents de l’ADMD, mais aussi à toutes les personnes intéressées, Françoise Valon, professeur de philosophie interviendra.
J’évoquerai pour ma part les changements législatifs pour lesquels l’ADMD milite depuis plus de 26 ans.
Comme à Toulouse pour la réunion de travail que j’animerai cet après-midi, je serais heureux de vous rencontrer à cette occasion.
Tous renseignements auprès de l’ADMD en cliquant ici.
Depuis des mois, l’affaire Clearstream s’étale dans les rubriques faits divers de nos quotidiens. Tout a été dit et bien souvent son contraire…
Mais depuis le départ de Dominique de Villepin de l’hôtel Matignon, le traitement de cette affaire s’apparente trop souvent à une espèce d’acharnement malsain.
Dominique de Villepin n’est peut-être pas tout blanc dans cette affaire. C’est à la justice de se prononcer le moment venu. A coup sûr, ce n’est pas non plus le criminel du siècle auquel il paraitrait normal de faire payer une caution délirante pour rester en liberté.
La vérité doit être trouvée et il est normal que la principale victime, notre actuel président de la République, veuille que justice soit faite. Il a trop souffert d’être sali injustement.

Je suis heureux de voir ces jours-ci à quel point le Grand Paris avance dans les réflexions de nos élus.
Quand j’avais commencé, il y a quelques années, à suivre les travaux de l’architecte Roland Castro qui fut incontestablement l’un des premiers à présenter un projet cohérent pour notre capitale, je n’entendais que des élus de droite comme de gauche se moquer de l’utopie d’un tel projet. Un projet irréaliste, disaient-ils !
En janvier 2006, dans mon livre, "la Nuit de petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ?" -, j’évoquais dans tout un chapitre ce Grand Paris auquel j’aspire, faisant des propositions concrètes et réalistes pour l’organiser.
Je suis heureux de voir aujourd’hui le chef de l’Etat et tout récemment Roger Karoutchi se faire les défenseurs de cette vision ambitieuse pour la capitale de notre pays.
Je ne reviendrai pas sur mes propositions que vous pouvez retrouver dans mon livre mais aussi largement sur ce blog (voir les posts dans la section Paris, Autrement). Je veux seulement espérer qu’aujourd’hui, la plupart des élus de notre agglomération vont être convaincus qu’il faut faire enfin aboutir cette grande idée.