Dans Le Monde sur le Sénégal : je n’ai jamais vu un tel climat de peur.
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Le 28 mars, pour me dernière réunion publique à Paris, avant que je quitte définitivement la capitale, nous partagions encore une tribune pour GreyPride.
À son invitation, nous parlions du sida, de vie, et de cette fin de parcours qu'il a toujours abordée avec une dignité exemplaire.
Je ne savais pas que c'était notre dernier rendez-vous.
Il était un monument de la lutte contre le sida, un homme qui a passé sa vie à porter le fardeau des autres pour l'alléger. Nos combats perdent un défenseur acharné, et je perds un ami précieux.
Toutes mes pensées pour son époux et ses proches.
Merci pour tout, Alain.
Nous ne lâcherons rien…
Alors que l’Ukraine et le Proche-Orient sont meurtris par la guerre, rappelons-nous cette vérité : personne ne gagne une guerre. On n'y trouve que destruction et douleur.
L’Union européenne est née sur les décombres de nos conflits passés. Elle a réussi l'impossible : faire d'anciens ennemis des alliés inséparables.
À la veille de la Journée de l'Europe, que ce modèle de réconciliation serve de boussole là où les armes tonnent encore.
Se souvenir pour ne pas reproduire.
« L’homosexualité est réprimée dans 64 pays dans le monde. »
C’est par ces mots que Laurent Lafitte a marqué la #37NuitDesMoliere en recevant son prix de meilleur acteur pour La Cage aux Folles. Une œuvre magistrale, mise en scène par Olivier Py, qui repart avec deux récompenses bien méritées.
Alors que la situation au Sénégal est aujourd'hui dramatique pour les personnes #LGBTQIA+, ce sacre est bien plus qu’une distinction artistique : c’est un signal politique fort.
La culture doit interpeller les consciences là où les politiques hésitent encore. Dès mai 2025, avec Anne Hidalgo, nous avions sollicité Olivier Py et Laurent Lafitte pour présenter ce spectacle qui sera interprété au @theatrechatelet en décembre dernier, cette représentation à la 8e remise du Prix international de Paris contre les LGBTQIAphobies.
Plus qu’un musical, un cri d’alarme.
Merci Laurent. Merci Olivier.
L'art est un combat. Merci de le mener avec tant de talent.
Voilà ! C’est fini.
Plus de 45 années de vie à Paris s’achèvent ce dimanche.
Je retourne dans la ville où je suis né, Béthune !
Un retour au source que je n’aurai jamais cru vivre, car je venais à Paris pour pouvoir être qui je suis. Assumer ma vie … mon homosexualité !
Paris fut une ville refuge comme elle l’est toujours pour tant de femmes et d’hommes à travers le monde.
Je quitte la ville de l’amour avec beaucoup d’émotion et de nostalgie ! Mais je suis fier du travail que j’ai accompli au service des Parisiennes et des Parisiens.
On est vite oublié et je le constate déjà.
Mais reste l’essentiel : ma vraie famille d’amis et ces combats que je porte depuis toujours et qui ne cesseront de m’animer ! Nous continuerons à les mener ensemble.
En attendant, dès le 6 avril
Je prendrai les plus longues vacances de toute ma vie en Thaïlande, ce pays que j’avais adopté avec Chris.
À très vite et encore merci à toutes celles et à tous ceux qui ont partagé des moments de ma vie ou de militantisme durant ces 45 magnifiques années.
Vous êtes à jamais dans mon cœur. Ces souvenirs me remplissent d’amour !
Soyez heureux !
Ces derniers jours de mandat au service des Parisiennes et des Parisiens sont pleins de moment d’émotion !
Avec mon équipe, nous avons déjeuné au Ground Control à Paris 12, cet arrondissement où tout a commencé pour moi.Quelle émotion intense quand ils m’ont offert un album « Loud and proud » de ces années de mobilisation pour les droits humains, l’intégration et la lutte contre les discriminations !Cet album m’accompagnera partout.
Pour ne jamais oublier qu’avec cette team formidable, nous avons mis tout notre cœur pour remplir nos missions pour les habitants de la plus belle ville du monde.
Mon cœur déborde de nostalgie mais surtout de reconnaissance et de fierté !
Enchanté d’avoir pu assister, au merveilleux musée Galliera de Paris, au vernissage de l’exposition sur la mode au XVIIIeme siècle et ses héritages et influences de nos jours.
« En matière de mode féminine, ce siècle est incontestablement fondateur, tant du côté de la silhouette proposée que de la manière de vendre les vêtements », explique Pascale Gorguet Ballesteros, commissaire passionnée et passionnante de l'exposition.
Elle a entièrement raison quand on constate que tout cela a terriblement inspiré de grands couturiers comme Madame Grès, Christian Dior, ou encore Karl Lagarfeld.
Tout cela nous fait même cheminer jusqu’au … queer, dont l'image de la drag Utica Queen, est le visage emblématique de l'exposition.
Avec mon collègue, Nicolas Bonnet, j’ai aussi été heureux d’y retrouver Zahia Dehar qu’on retrouve dans cette exposition dans une magnifique œuvre de Pierre et Gilles.
À noter que parmi tous les vêtements exposés, l'un d'eux est rarement montré au public à cause de sa fragilité, le corset de Marie-Antoinette.
Vous avez jusque juillet pour découvrir cette magnifique exposition !
Courez-y !