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Disparitions et hommage - Page 27

  • Hommage à Michèle Causse, militante lesbienne et écrivaine

    J’avoue que, cet été, j’étais passé à côté du décès de Michèle Causse, grande militante de la cause lesbienne et auteure de nombreux ouvrages.

    Michèle Causse, âgée de 74 ans, a choisi de mourir en Suisse le jour de son anniversaire, en juillet dernier, par suicide assisté et aidée de l’association Dignitas.

    Je voulais rendre hommage à cette femme qui sa vie durant n’a cessé de combattre en faveur d’un idéal d’égalité et de justice.

  • Déjà 37 ans que mon père est mort !

    Ce mercredi 25 août, cela fait déjà 37 ans que mon père est mort. J’avais à peine 14 ans mais le souvenir de ses derniers instants est resté intact dans ma mémoire malgré toutes ces années.

    Après bien des souffrances - il était atteint d’un cancer des poumons -, il s’est éteint en s’étouffant. Une scène qu’on n’oublie pas même du haut de ses 14 ans ! Une approche précoce de la mort qui est, en partie, à l’origine de mon engagement pour une mort digne comme je l’ai évoqué dans mon livre « Les voleurs de liberté ».

    Voir quelqu’un mourir en s’étouffant vous fait sacrément réfléchir… Vous ne voulez plus cela ni pour vos proches, ni pour vous !

  • James Purdy nous retourne dans ses « Chambres étroites » !

    Je vous ai déjà écrit que lors d’une dédicace des « Voleurs de liberté », le parton de la librairie du Divan à Paris m’avait offert « Je suis vivant dans ma tombe » et m’avait ainsi permis d’entrer dans l’univers noir mais fulgurant de l’écrivain américain James Purdy. La lecture de ce livre m’a donné envie d’aller plus loin dans la connaissance de cet écrivain controversé mort à 94 ans en 2009… un vendredi 13 !

    Cet écrivain assuma son homosexualité à une époque où cela aurait pu nuire à sa carrière prometteuse et aurait surtout pu sonner comme un arrêt de mort social.

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    Avec « Chambres étroites » (Editions Le serpent à plumes), les pudibonds trouveront de bonnes raisons de détester Purdy qui va loin, je le reconnais, dans la provocation. Meurtre, amour, sado-masochisme se mêlent dans ce récit tragique d’un amour fou qui se termine dans un bain de sang. Mais ce roman, magnifiquement écrit et plein de suspens, est au final un acte militant face à une société trop pudibonde qui fait du plus beau sentiment, un sentiment interdit pour celles et ceux qui aiment autrement… A lire absolument ! Vraiment…

  • « Itinéraire d’un Triangle Rose »… pour tout savoir sur le tabou de la déportation homosexuelle

    Mon éditeur [Virus de vie et Les voleurs de liberté], Florent Massot, vient de publier un livre bouleversant de Rudolf Brazda, le dernier survivant déporté pour homosexualité, « Itinéraire d’un Triangle Rose ». Ce livre, co-écrit avec Jean-Luc Schwab, est, comme le rappelle son éditeur, « un témoignage exclusif sur les 10.000 déportés homosexuels. »

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    Détenu dans le camp de Buchenwald, Rudolf Brazda semble être le dernier survivant des Triangles Roses et témoigne 65 ans après du martyr que vécurent aussi de nombreux gays durant la seconde guerre mondiale.

    Ce livre sort alors que le 15 mai, une plaque a été inaugurée en l’honneur de Pierre Seel qui osa, le 1er, témoigner de ce que vécurent les homos durant l’époque nazie. Au delà de l’histoire personnelle de Rudolf Brazda, ce livre traite sans tabou de la vie en camp, du vécu quotidien des déportés, des sévices qu’ils subissaient et cela sans négliger l’ultime tabou : la question de la sexualité dans les camps de concentration.

    Un livre à lire pour mieux comprendre et pour aider toujours et encore à la prise de conscience du mal absolu que certains hommes sont capables de commettre au service d’une idéologie perverse et meurtrière.

  • Ce dimanche, journée de la déportation

    J’accompagnerai mon amie Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris, aux cérémonies commémorant la déportation.

    Nous serons à 15h20 au Mémorial du martyr juif inconnu dans le 4ème arrondissement puis à 16h00 au Mémorial des martyrs de la déportation.

  • Hommage à Jean Le Bitoux

    Communiqué de presse du 22 avril 2010

     

    A quelques jours de la commémoration de la déportation, Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Conte le Sida, salue avec émotion la mémoire de Jean Le Bitoux, militant précurseur et exemplaire de la cause LGBT

     

     

    Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, fait part de sa profonde tristesse suite au décès de Jean Le Bitoux, fondateur du journal militant Gai Pied, président-fondateur du mémorial de la déportation homosexuelle.Il souhaite saluer la mémoire de ce militant des droits LGBT engagé également dans la lutte contre le sida, maladie dont il avait reconnu être atteint. Le président d’ELCS veut rendre un hommage appuyé à son action pionnière notamment quant à la difficile reconnaissance de la déportation homosexuelle lors de la seconde guerre mondiale. Ironie du sort : la journée du souvenir de la déportation est dans quelques jours…
    Jean-Luc Romero fait part de ses condoléances aux proches et aux amis de Jean Le Bitoux lui qui a été un modèle d’engagement militant et qui fut l’un des proches de Pierre Seel, déporté homosexuel et avec lequel il avait publié « Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel ».
    Lire aussi La France Gaie et Lesbienne (ici).

  • Décès du Pr Christiane Marty-Double : Une grande dame de la lutte contre le sida nous quitte !

    Je viens d’apprendre par un e-mail du Conseil national du sida que la professeure Christiane Marty-Double est décédée. Cette disparition est un vrai choc car Christiane, outre d’être un grand médecin, était une des principales figures de la lutte contre le sida en France. Longtemps vice-présidente d’AIDES et présidente de la délégation de Nîmes, elle était toujours membre du Conseil national du sida. Elle était pour moi une grande amie toujours présente dans les moments difficiles. Elle me manque déjà et sa voix manque terriblement à notre combat contre le sida.

  • « Cytomégalovirus » de Guibert pour se rappeler que le sida est toujours là…

    J’ai relu le petit livre d’Hervé Guibert « Cytomégalovirus » qui évoque les trois semaines qu’il a passées à l’hôpital quand il a appris qu’il était atteint d’une maladie opportuniste due au sida, le fameux Cytomégalovirus (CMV) qui finit par faire perdre la vue. Hervé Guibert est mort en 1991 après avoir tenté de se suicider car le sida le dévorait. Celui qui avait écrit « Des aveugles » en 1985 et malgré la souffrance, revient avec un certain humour sur ce livre précédent qui fut bien involontairement prémonitoire. Ce journal d’hospitalisation entre plaintes, coups de gueule - « l’hôpital, c’est l’enfer » -, humour - « le somnifère a l’air d’être des amphétamines »-, nous rappelle que le sida reste une maladie mortelle.

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    La Cour des comptes a pointé récemment le manque d’investissement du gouvernement actuel dans la prévention et le dépistage du sida. Ce livre, comme tous ceux qu’Hervé » Guibert a consacré au sida, à son sida, nous interpelle forcément.

    Plus personnellement, à chaque page, je pensais à tous mes amis, à leurs hospitalisations. A Hubert bien sûr, qui avant de partir, a aussi connu la perte de la vue avec ce salop de CMV. A chaque page, je me disais que j’avais bien de la chance d’avoir survécu. Mais en même temps, à quel prix !

  • Mon interview dans Le Monde Magazine du 13 février 2010

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  • Une pensée très forte pour Mano Solo mort des suites du sida…

    Une pensée très forte pour Mano Solo. Le sida l'a emporté à 46 ans.rubanrouge_siteinternet.jpg

    En octobre 1995, lors d’un concert au Bataclan Mano Solo n’hésitait pas à évoquer, avec courage et très pudiquement, l’évolution de son état de santé : « Je ne suis plus séropositif mais j’ai le sida. »

    Une grosse émotion d’apprendre le décès de ce chanteur engagé pour le survivant du sida que je suis. Avec mes presque 25 ans de séropositivité, je me sens de plus en plus seul.

    En attendant un grand artiste et un des rares artistes à avoir osé parler de son sida s’en va. Note combat perd une de ses grandes voix.

     

  • Philippe Séguin, un gaulliste humaniste et passionné disparaît

    Philippe Séguin, ancien ministre, président de la Cour des comptes est mort ce matin. Au-delà de désaccords que l’on pouvait avoir avec lui sur l’Europe notamment et en ce qui me concerne lors des municipales parisiennes où j’avais refusé d’être sur ses listes, je n’oublie pas l’homme d’Etat qu’il fut.

    Il incarnait un gaullisme humaniste passionné. Il n’a jamais cédé sur ses convictions et cela est tellement rare en politique qu’aujourd’hui tout le monde lui rend légitimement hommage. Que l’on soit à droite, à gauche, au centre, on ne peut nier qu’il donnait à la politique ses lettres de noblesse. Il manquera pour ses coups de gueule légendaires et pour la force de ses engagements humanistes.

  • Hommage à Annie Hallows

    C’est avec beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre aujourd’hui même la disparition brutale de notre amie Annie Hallows, bénévole dévouée et fidèle d’ADMD-Ecoute, qui assurait la permanence du mardi.

    Son rire sonore et son volontarisme cachaient une profonde fêlure.

    Nous regretterons son absence. Beaucoup d’entre nous savent ce qu’ils doivent à sa gentillesse et à sa disponibilité.

    A ses proches, j’adresse au nom des responsables et des adhérents de l’ADMD à laquelle elle était si attachée des sentiments de sympathie très émus.

    En cette période qui devrait être celle de la fête, une pensée commune nous unira autour d’Annie.

    Nous conserverons en notre mémoire son sourire.

  • Ce ne sera jamais « This is it » avec Michael Jackson !

    Malgré un agenda surchargé, j’ai réussi à aller voir la semaine dernière « This is it », le film des répétitions de ce qui devait être l’ultime spectacle du roi de la pop, Michael Jackson.

    A voir les préparatifs des 50 concerts que MJ devait faire en juillet à Londres, on peut imaginer que ses spectacles auraient été grandioses. Avec des moyens techniques inimaginables ! Mais surtout, en visionnant ses répétitions, on ne peut que s’étonner de tout ce qui a été écrit sur MJ : il n’aurait pas été capable d’assurer un spectacle, il ne savait plus danser, il n’avait plus de cheveux, plus de voix, plus de motivation… Bref, il n’aurait été que l’ombre de lui-même. A presque 51 ans, Michael Jackson n’a rien perdu de son talent. Sa voix est toujours là. Et surtout, il reste un danseur d’exception qui ne fait pas pâle figure à côté des magnifiques et jeunes danseurs qui l’accompagnent. MJ était toujours un énorme artiste, n’en déplaisent aux habituels grincheux. Ce ne sera jamais « This is it » avec Michael Jackson !

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  • Réunion ADMD dans le 11ème ardt

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    J’animerai une réunion ADMD à la mairie du 11ème arrondissement de Paris ce mercredi 28 octobre à 18h30. Ce sera notamment l’occasion de rendre un hommage à Béatrice Losice qui fut déléguée de cet arrondissement et qui nous a quitté fin septembre.

  • Papa, 37 ans déjà…

    Le 25 août 1975, du haut de mes 13 ans, j’assistais au décès de mon papa. A peine 13 ans pour le connaître.

    Aujourd’hui, coïncidence, je fais le service presse de mon nouveau livre « les Voleurs de liberté » dans lequel j’évoque le décès de mon père qui était aussi mon premier contact direct avec la mort. En 1973, c’était pour moi une terrible révélation : la vie a une fin… Aujourd’hui, la mort est de plus en plus taboue car 75% des Français meurent à l’hôpital et 24% seuls. Et beaucoup de leurs proches ne les voient même pas. La mort est cachée. Un simple accident de parcours…Une erreur ! On a tous oubliés que la mort est une étape de la vie, la dernière…

  • Harvey Milk honoré par Barack Obama

    Vous vous direz que je suis un peu en retard en temps de réaction sur ce blog mais il est vrai que la semaine dernière, en vacances en Bulgarie, je n’avais pas pris le temps de traiter cette magnifique nouvelle. Le 1er conseiller municipal américain gay, qui fut assassiné avec le maire de San Francisco, a été distingué à titre posthume par le président des Etats-Unis, Barack Obama.Harvey_Milk_in_1978_at_Mayor_Moscone%27s_Desk.jpg
    Le président américain a décoré de la médaille présidentielle de la liberté 2009 Harvey Milk, ce qui correspond à notre Légion d’Honneur. Un geste symbolique attendu par les membres de la communauté LGBT américaine.
    La même semaine, le premier ministre albanais annonçait qu’il était favorable au mariage gay ! Une surprise dans cet Etat majoritairement musulman qui risque de montrer le chemin à la France toujours très en retard sur la question de l’égalité homo/hétéro…

  • L’homophobie aurait tué à Tel Aviv…

    Même s’il n’est pas encore possible d’assurer que le tueur de Tel Aviv ait agi par haine des homosexuels, tout contribue malheureusement à l’accréditer. Venir dans un centre pour homosexuels et y tirer sur les personnes présentes ne semble pas vraiment un hasard. Ni une coïncidence !

    Quoiqu’il en soit, deux jeunes sont décédés et plusieurs sont blessés. On ne peut avoir qu’une pensée émue pour ces jeunes vies si injustement volées. Rien ne justifie le meurtre et cela revêt un caractère encore plus émouvant quand il s’agit de si jeunes gens. Ce terrible fait divers nous rappelle que le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie restent les plaies de nos sociétés. Que l’on ne doit avoir aucune complaisance avec celles et ceux qui estiment que certaines personnes en raison de leur appartenance à une religion, à leur origine ou à leur sexualité différente n’ont pas le droit de vivre.

  • Hommage à Georges Valbon

    L’ancien maire communiste de Bobigny et grande figure de la résistance, Georges Valbon, est décédé samedi dernier alors qu’il arrivait sur sa terre natale du Val d’Aoste.

    En 1989, puis en 1995, je fus candidat contre Georges Valbon à Bobigny. Ce furent des années d’opposition difficile car Georges Valbon supportait difficilement qu’un jeune candidat non communiste – j’avais 28 ans pour ma première campagne électorale contre lui – vienne le défier sur ses terres, dans ce fief historique du parti communiste. Au-delà de ce combat politique, je retiens de ce dirigeant hors pair qu’il fut un homme de grande conviction et un homme de combat au service de ses idées mais aussi de l’intérêt général.

    Je salue sa mémoire et pense à sa famille mais aussi aux nombreux Balbyniens qui doivent se sentir orphelins avec le départ de celui qui fut durant tant d’années leur premier magistrat.

  • Avec la mort de Mickael Jackson, un peu de nous disparaît

    Michael Jacson.jpgJe ne l’ai jamais rencontré comme ses millions de gens qui sont tristes aujourd’hui. Mais, avec ses musiques et ses chansons,  il a accompagné toute mon adolescence, toute ma jeunesse, toute ma vie. On s’était habitué à ses extravagances, à ses erreurs, à sa difficulté à s’accepter. A accepter son image. Avec sa mort, ma génération - et bien d’autres ! - perd sa première idole comme d’autres générations ont pleuré James Dean et d’autres Elvis Presley. Il n’est plus là mais sa musique reste. Eternelle. Avec son départ, un peu de nous disparaît.