Rémy Salvat : Pourquoi tant d’acharnement ?
Comme après le décès du jeune Vincent Humbert ou celui de Chantal Sébire, la machine judiciaire s’est mise en route immédiatement après le décès de Rémy.
Personne ne doutait de la volonté d’abréger une vie qui n’en était plus une à leur point de vue pour Vincent et Chantal. Un livre pour l’un, de nombreuses déclarations aux medias pour l’autre attestaient d’une volonté de mourir. Et pourtant, pendant deux ans, Marie Humbert fut interdite de quitter le territoire national et dut passer plusieurs expertises psychiatriques. Depuis le décès de Chantal Sébire, la justice cherche celui qui serait coupable d’une provocation au suicide de Chantal ! Insensé. Inhumain même.
Et comme si la douleur qu’ont suscitée ces précédentes affaires n’avait pas existé inutilement, la justice n’a même pas attendu le temps du deuil pour « voler » le corps de Rémy à sa famille, quelques heures avant l’enterrement programmé, et commencer à auditionner ses proches. Certes, des questions peuvent être posées, mais ne pouvait-on laisser à cette famille le temps de faire son deuil d’autant qu’on semble déjà disposer d’éléments prouvant la volonté de Rémy ?
A voir la justice si prompte dès qu’il s’agit d’euthanasie et si lente pour des crimes crapuleux, on en vient à se demander pourquoi tant d’acharnement ?
Ne serait-ce pas parce que nos gouvernants craignent une telle pression de la population pour changer la loi ? En tentant de mettre le doute sur le vrai sens du départ des Vincent, Chantal ou Rémy, ils croient retarder une législation de liberté que chacun sait aujourd’hui inéluctable, car indispensable. Et leur discours se répète en boucle : « Il ne faut pas légiférer sous le coup de l’émotion » et « La loi Leonetti doit être mieux expliquée et mieux comprise ». Absurde !
Mais, en attendant cette loi de liberté, verra-t-on un juge mettre en cause le pouvoir pour inhumanité ou non assistance à personne dans la souffrance ? C’est une question que l’on peut se poser après l’ultime interpellation de Rémy au pouvoir.







Hier soir, Chantal Sébire a quitté notre monde. Elle a trouvé la paix sans les souffrances insupportables qui la tuait à petit feu.
J’ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Raymond Forni.
Ce soir, les amis de Maïa Simon rendent un hommage à la comédienne de talent qu’elle fut dans un grand théâtre parisien.
Le 11 mai 2006, une américaine Cyndie French demandait à une infirmière d’injecter un sédatif pour mettre fin aux terribles souffrances de Derek, son jeune garçon de 11 ans. Derek était atteint d’un cancer depuis novembre 2004 et après, avoir accepté chimio, radiothérapie et opération, avait refusé une ultime transplantation, ne supportant plus les souffrances de ses traitements.
C'est une fin d'année triste pour l'ADMD.