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Disparitions et hommage - Page 29

  • Rémy Salvat : Pourquoi tant d’acharnement ?

    Comme après le décès du jeune Vincent Humbert ou celui de Chantal Sébire, la machine judiciaire s’est mise en route immédiatement après le décès de Rémy.
    Personne ne doutait de la volonté d’abréger une vie qui n’en était plus une à leur point de vue pour Vincent et Chantal. Un livre pour l’un, de nombreuses déclarations aux medias pour l’autre attestaient d’une volonté de mourir. Et pourtant, pendant deux ans, Marie Humbert fut interdite de quitter le territoire national et dut passer plusieurs expertises psychiatriques. Depuis le décès de Chantal Sébire, la justice cherche celui qui serait coupable d’une provocation au suicide de Chantal ! Insensé. Inhumain même.
    Et comme si la douleur qu’ont suscitée ces précédentes affaires n’avait pas existé inutilement, la justice n’a même pas attendu le temps du deuil pour « voler » le corps de Rémy à sa famille, quelques heures avant l’enterrement programmé, et commencer à auditionner ses proches. Certes, des questions peuvent être posées, mais ne pouvait-on laisser à cette famille le temps de faire son deuil d’autant qu’on semble déjà disposer d’éléments prouvant la volonté de Rémy ?Rémy salvat.jpg
    A voir la justice si prompte dès qu’il s’agit d’euthanasie et si lente pour des crimes crapuleux, on en vient à se demander pourquoi tant d’acharnement ?
    Ne serait-ce pas parce que nos gouvernants craignent une telle pression de la population pour changer la loi ? En tentant de mettre le doute sur le vrai sens du départ des Vincent, Chantal ou Rémy, ils croient retarder une législation de liberté que chacun sait aujourd’hui inéluctable, car indispensable. Et leur discours se répète en boucle : « Il ne faut pas légiférer sous le coup de l’émotion » et « La loi Leonetti doit être mieux expliquée et mieux comprise ». Absurde !
    Mais, en attendant cette loi de liberté, verra-t-on un juge mettre en cause le pouvoir pour inhumanité ou non assistance à personne dans la souffrance ? C’est une question que l’on peut se poser après l’ultime interpellation de Rémy au pouvoir.

  • Un 10 juillet sans… Tatie

    Larme.JPGAujourd’hui, celle qui m’a élevé avec ma mère et que j’appelais ma Tatie aurait eu une année de plus.
    Partie le 22 juin dernier, je ressens chaque jour à quel pont la vie sans elle n’est plus la même… Le 10 était aussi une date importante pour moi. C'est désormais, un chiffre plutôt triste...

  • A la Gay Pride de Marseille

    Marseille LGBT Remise gerbe marseille 4.jpgDepuis 2001 - hormis l’année dernière -, je participe tous les ans à la Gay Pride de Marseille. JeMarseille LGBT Marche2.jpg répondrai donc une nouvelle fois à l’invitation de ses dirigeants.
    A 15 heures, je déposerai une gerbe aux monuments aux morts de Marseille en hommage aux personnes déportées et internées et à toutes les victimes de l’homophobie. Et à 16 heures, je rejoindrai la Gay Pride qui démarre cette année sur le Vieux port de Marseille. Retour dans la soirée à Paris…

  • Tatie,… c'est un peu de moi qui disparaît

    Il y a des départs qui vous assomment et qui vous font comprendre qu’une partie essentielle de votre vie disparaît. Que cette fois-ci, plus rien ne sera jamais pareil.dimanche 002.jpg
    Celle que j’appelais Tatie, et qui m’a élevé avec ma mère, est décédée dimanche après une année de souffrances. Son départ est un soulagement pour elle. Mais même préparé, il est dur à vivre pour moi. Tant de souvenirs d’enfance et d’adolescence à Béthune. Tant de bonheurs mais aussi de malheurs partagés ensemble.
    A quelques jours de mon anniversaire où elle était souvent la première à m’appeler, ce 30 juin, je me sentirai orphelin…
    2008, avec son lot de problèmes de santé et personnels, est vraiment pour moi la pire année que j’ai connu depuis le départ d’Hubert. Et sans Tatie, c'est un peu de moi qui disparaît. C'est une partie de ma vie qui s'en va...

  • Adieu Pascal Sevran !

    Le 9 mai était déjà une date symbolisant la tristesse, elle le sera encore plus. Pascal Sevran est décédé. Certes, ses souffrances sont enfin terminées mais il laisse un grand vide.
    Bien sûr, je n’appréciais pas tout cher Pascal notamment ses graves dérapages sur les noirs. Mais qui ne dérape pas quelques fois dans sa vie ? Il reste pour moi un homme qui a su assumer en des temps bien plus difficiles qu’aujourd’hui son homosexualité et qui a soutenu la lute contre le sida. Il y a deux ans , il était encore à mes côtés et à ceux de Stéphane et Michel du Banana pour notre opération au profit des enfants malades du sida. Il nous manquera. Triste début de mai et demain c’est le 10 mai , une journée encore bien dure pour moi…

  • 9 mai : Hubert, 14 ans déjà…

    Aujourd’hui, cela fait déjà 14 ans qu’Hubert nous a quitté. 14 ans, et pourtant, tout cela paraît encore hier. Car si on se construit toujours, on n’oublie rien. Je n’oublie rien.957532664.jpg
    Ce mois de mai est un mois important car j’ai aussi connu Hubert un beau jour de mai. La nostalgie est toujours là, la tristesse souvent mais aussi l’espoir.
    Car si le 9 mai fut le pire jour de ma vie, demain le 10 mai fut aussi, il n’y a pas si longtemps, le plus beau… L’avenir dure toujours !

  • Hommage à Aimé Césaire

    759239828.jpgLe « sage » de la Martinique, Aimé Césaire, a été honoré hier par une Martinique rassemblée et même par les deux finalistes de la présidentielle, preuve que cet homme avait su réconcilier nos « deux France. »
    Le chantre de la négritude est une voix qui compte outre en Martinique mais bien dans toute la France. Malgré sa disparition, son message contre l’intolérance et le racisme est plus que jamais d’acutalité. Son œuvre poétique est immortelle.

  • Hubert aurait 50 ans aujourd’hui

    552803260.jpgC’est ce 2 avril qu’Hubert aurait fêté son demi-siècle si ce satané virus ne lui avait pas fauché la vie en mai 1994. Les années passent mais son absence reste toujours aussi douloureuse. On continue, on vit, on aime mais on n’oublie jamais un tel être.
    Et ce 2 avril, je me sens bien seul au moment où un autre être cher me quitte pour quelques temps. Mais l’avenir dure toujours…

  • J’ai connu Amsterdam au printemps

    613394420.jpgEn lisant mon agenda, plusieurs d’entre vous m’ont rappelé la promesse faite à Hubert et relatée dans mon livre « Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps ». Je suis effectivement, aujourd’hui encore, à Amsterdam et je pourrai tenir en partie cette promesse faite. Soyez sûrs que je suis très touché par certains de vos messages. Vous imaginez toute l’émotion que j’ai à être dans cette ville… Tant d’émotions et cette promesse que je tiens. Mais sans lui…
    L’avenir dure toujours… Et Hubert est toujours là. Dans mes pensées et dans mon cœur. Même si cela fait déjà 14 ans qu’il a rejoint son paradis blanc.

  • Extrait de mon intervention sur France 5

    Dans cet extrait de l'émission "Revu et corrigé" présentée par Paul Amar sur France 5, j’évoque les suites après le décès de Chantal Sébire et notamment que sa voix n’est pas près de s’éteindre dans ce grand débat. Mais, je rappelle aussi qu’il faut aujourd’hui laisser cette famille à son deuil, d’autant qu’elle na pas choisi d’entrer dans un combat militant, ce qu’on doit tous absolument respecter
    L'émission se déroulait le 22 mars en direct et a été rediffusée sur France 5 le 23 mars 2008.

  • Ma réaction au décès de Chantal Sébire au Soir 3

  • Chantal Sébire : son message est vivant pour toujours

    1975742347.jpgHier soir, Chantal Sébire a quitté notre monde. Elle a trouvé la paix sans les souffrances insupportables qui la tuait à petit feu.
    Je veux rendre hommage à cet être d’exception qui oubliant ses souffrances a su sensibiliser les Français à la situation des personnes qui sont en fin de vie et dont on ne peut soulager les souffrances.
    C’est une voix qui compte dans notre pays qui est partie. Mais c’est une voix qui n’a pas fini de porter.
    Merci pour ce que vous nous avez donné. Votre message est vivant pour toujours.

  • Hervé Pierra, six jours pour mourir

    Le Monde du 18 mars a consacré un très bel article à la terrible histoire d’Hervé Pierra qui a mis six jours à mourir dans d’atroces souffrances. Ce sont ses parents, les courageux Paul et Danièle qui ont raconté au Monde le calvaire que leur fils a vécu durant huit ans de coma végétatif et six jours d’agonie. Paul était l’invité de Marc-Olivier Fogiel mardi dernier et a raconté avec émotion cette terrible histoire. Je vous recommande vraiment de lire l’article du Monde en cliquant ici. Il vous permettra de mieux comprendre pourquoi Danièle et Paul se battent désormais pour que plus aucun fils ne puisse mourir dans de telles conditions.

  • Se souvenir des enfants victimes de la Shoah !

    Si ces dernières semaines, je suis en désaccord avec bien des mesures du gouvernement, force est de constater que j’ai été touché par la volonté du président Sarkozy d’honorer les enfants victimes de la Shoah.bb4ef0055e47573331e1ef327c533636.jpg
    En effet, proposer que dès la prochaine rentrée, les enfants de CM2 se voient confier la mémoire des 11.000 enfants français victimes de la Shoah est une mesure symbolique forte. Comment, en effet, mieux sensibiliser les jeunes au drame terrible de la Shoah qu’en leur permettant de connaître la tragédie qu’a vécue un enfant de leur âge ? Alors que les témoins de cette terrible époque disparaissent peu à peu, cette idée aidera les nouvelles générations à ne pas oublier. A comprendre que le genre humain est capable du pire si… nous n’y prenons garde.

  • Au revoir et merci cher Raymond Forni

    51a0c4d831c73708519c07c733063af5.jpgJ’ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Raymond Forni.
    J’avais eu la chance de le rencontrer dans le cadre d’Elus Locaux Contre le Sida dont il était membre d’honneur. En sa qualité de président de l’Assemblée nationale, il a été, comme Jean-Louis Debré ensuite, un  président très soucieux de la lutte contre le sida et je l’en suis très reconnaissant.
    La disparition de cet « enfant de la République » est une bien triste nouvelle en ce début d’année 2008. Son humanité et son bon sens nous manquent déjà.

  • Hommage à la carrière de Maïa Simon

    b0e4427888e10f3bc646b48c3048e277.jpgCe soir, les amis de Maïa Simon rendent un hommage à la comédienne de talent qu’elle fut dans un grand théâtre parisien.
    Sans avoir connu Maïa Simon, je me rendrai à cet hommage auquel j’ai été invité avec Régine Grassano.
    Plus de deux mois après sa disparition - Maïa nous a quitté le 19 septembre dernier -, il est important que ses amis rappellent la belle carrière que Maïa a menée. Car si personne ne peut oublier la leçon de courage et de vie qu’elle nous a donnée jusqu’à la dernière minute, il était aussi important après avoir salué sa force et sa dignité, de rendre un hommage à la grande comédienne qu’elle fut et à sa carrière.

  • Soyons dignes de Maïa Simon

    Je vous reproduis l’édito du 105ème bulletin de l’ADMD qui sort cette semaine. Mon édito est bien sûr consacré à Maïa Simon.4a8063774743be5ae9c4bce4b59bf1b0.jpg
    "Grâce à notre ami Jacques Besset, responsable de la commission du Bulletin, ce 105ème numéro répond à l’actualité. Et cette actualité est celle de Maïa Simon, cette comédienne de talent qui a témoigné au micro de RTL en septembre pour annoncer son double départ : le premier, une escapade avec ses amis vers les neiges suisses, le second, un scintillement sur cette terre du Kenya à laquelle elle était attachée et qui la retrouve pour l’éternité.
    Le message que nous laisse Maïa Simon, commenté affectueusement par son amie Many qui l’a accompagnée aux portes de l’inconnu et qui nous livre la plus jolie photo d’elle parce qu’elle est celle de la liberté, est un message d’une impressionnante qualité.

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  • La leçon d’amour de Cyndie

    5455b7ae9b990b25b378506c7f1d2490.jpgLe 11 mai 2006, une américaine Cyndie French demandait à une infirmière d’injecter un sédatif pour mettre fin aux terribles souffrances de Derek, son jeune garçon de 11 ans. Derek était atteint d’un cancer depuis novembre 2004 et après, avoir accepté chimio, radiothérapie et opération, avait refusé une ultime transplantation, ne supportant plus les souffrances de ses traitements.
    Malgré toute la force que Cyndie donne à Derek, la maladie va finir par gagner au point que les souffrances de Derek le pousseront à supplier sa mère : « Maman, je t’aime. S’il te plaît, fais que la douleur s’arrête. Tue-moi. »

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  • Jacques Pohier nous a quitté.

    d0c43b721fc0fb5aa04c3f80f2582d81.jpgC'est une fin d'année triste pour l'ADMD.
    Après le décès cet été du docteur Jean Cohen, ancien président de l'ADMD, Jacques Pohier, qui fut président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, est malheureusement décédé ce 15 octobre dans son sommeil.
    A la tête de l’ADMD de 1992 à 1995 puis administrateur jusqu’en 2007, Jacques Pohier a beaucoup œuvré pour faire comprendre aux Françaises et aux Français que la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie était indispensable pour le confort de chacun.
    Dans son livre, La mort opportune, publié en 1998, Jacques réfléchit à la nécessité d’aménager la mort pour que chacun, en conscience, dispose d’un large choix, de l’acharnement thérapeutique jusqu’à la mort médicalement assistée, et redevienne maître de sa fin de vie.
    Au nom de notre président d'honneur, Gérard Payen et de l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration, des militants et des sympathisants, j'ai dit hier à son épouse Dominique notre chagrin et nos sentiments de sympathie émue. Je lui ai dit à quel point nous sommes reconnaissants pour l'action qu'a menée Jacques à la tête de notre association, action qui nous permet aujourd'hui d'être une des plus grandes associations françaises.

  • Strasbourg… sans Hubert

    Si Hubert avait su que je serais amené, après sa disparition, à séjourner si souvent à Strasbourg, cela l’aurait amusé. Il est vrai que je rechignais chaque fois qu’il me proposait de venir dans sa région de naissance, là où toute sa famille est établie.
    Curieusement, plus les années passent et plus je m’attache à cette ville. Certes, cela sera toujours Amsterdam où je veux passer un printemps, mais peu à peu Strasbourg est devenue une étape obligée. Professionnelle, associative mais en fait surtout affective.
    Peut-être ai-je l’impression, 13 ans après la mort d’Hubert, que son âme est toujours ici…