Triste d'apprendre le décès de Bernadette Chirac.
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Mr. Minister,
Honorable Governors,
Dear leaders of the Bangkok Pride, dear Ann,
Distinguished representatives of the provinces,
Ladies and gentlemen,
I would like to start by thanking the organizers of this Pride, and especially Ann "Waaddao" Chumaporn, who has done so much for the Bangkok Pride, along with her entire team.
It is with great emotion that I address you today. As Secretary General of the International Prize of Paris against Homophobia and Transphobia, I had the immense pleasure, with our jury and the Mayor of Paris, to award this Prize—along with its 5,000 euro grant—to the Bangkok Pride team in 2023. You deserve it so much for your historic mobilization for marriage equality for same-sex couples.
It is an honor to speak to you here, in Thailand, a country I have also chosen to call home for part of the year and which inspires me so much in my work as a writer.
As Deputy Mayor of Paris until last March, in charge of Human Rights and the fight against discrimination, I have always been convinced that a city is not measured only by its monuments, but by the dignity it guarantees to every single citizen.
My commitment—whether fighting against HIV/AIDS, having been 25 years ago the first elected official to publicly disclose my seropositivity, campaigning for the right to die with dignity, or defending LGBTQIA+ rights and chemsex prevention—has always been guided by one compass: the protection of fundamental freedoms. These struggles are inseparable. As a local official in France for 36 years, I have always been convinced that it is the role of local government, closest to the ground, to guarantee equality for its citizens and to fight against discrimination, which is a true poison to social harmony.
Here in Bangkok, we can count on the Governor and his team, whom I wish to thank. I have observed with admiration the city’s work in distributing PrEP: this is the concrete illustration of a protective and proud municipality. Supporting, raising awareness, protecting, and, of course, providing funding: these are the missions of elected officials toward LGBTQIA+ advocacy groups. No one should be left behind.
A proud city is a city that sets an example. It guarantees rights to its inhabitants, but just as importantly, it gives hope to those who still suffer from oppression elsewhere in the world. This is why you will allow me this necessary digression regarding Senegal: for the past two months, I have been actively campaigning to support the LGBTQIA+ community in Senegal, where a tightening of the law has led to over 200 arrests. I have written to the President of France twice to advocate for humanitarian visas. Solidarity must not stop at borders. Please, think of them.
To return to Thailand, I address the representatives of your 40 provinces today: your country holds a unique position. In Asia, alongside Taiwan, Thailand is a beacon. Through your local policies, you have the power to radiate this light far beyond your borders. The universal decriminalization of homosexuality is a struggle that compels us all; every step taken here strengthens human rights defenders everywhere where repression is brutal.
Be the architects of a society where diversity is not merely tolerated, but serves as institutional pride. By protecting the most vulnerable, you consolidate the foundations of your own democracy. Thailand and the city of Bangkok, with the hosting of the World Pride, have the historical opportunity to show the world that inclusion and progress go hand in hand. I fully support your bid to host the World Pride; it would be a powerful signal to all countries that still refuse equality or penalize homosexuality.
In Thailand, you are writing an essential chapter in the history of human rights today. Keep this lighthouse shining, because the world is watching you, and the world needs this light. Paris and Bangkok are, more than ever, sister cities in this fight for inclusion.
Long live Pride, long live equality!"
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Chers dirigeants de la Bangkok Pride, cher Ann,
Chers représentants des provinces,
Mesdames et messieurs,
Je veux d’abord remercier l’ensemble des organisateurs de cette Pride, et particulièrement Ann "Waaddao" Chumaporn, qui a tant œuvré pour la Bangkok Pride, ainsi que toute son équipe.
C’est avec une réelle émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui. En tant que secrétaire général du Prix International de Paris contre l’homophobie et la transphobie, j’avais eu l’immense bonheur, avec notre jury et la Maire de Paris, de décerner en 2023 ce Prix — ainsi que sa dotation de 5 000 euros — à l’équipe de la Bangkok Pride. Vous le méritez tant, pour votre mobilisation historique en faveur de l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
C’est un honneur de m’adresser à vous ici, dans ce pays que j’ai choisi pour vivre une partie de l’année et qui m’inspire tant dans mon travail d’écrivain.
En tant qu'adjoint au Maire de Paris jusqu’en mars dernier, chargé des droits humains et de la lutte contre les discriminations, j’ai toujours été convaincu qu’une ville ne se mesure pas seulement à ses monuments, mais à la dignité qu'elle garantit à chaque citoyen.
Mon engagement — qu’il s’agisse de la lutte contre le sida, moi qui fus il y a 25 ans le premier élu à révéler publiquement ma séropositivité, du combat pour le droit de mourir dans la dignité, ou de la défense des droits LGBTQIA+ et de la prévention du chemsex — a toujours été guidé par une boussole : la protection des libertés fondamentales. Ces combats sont indissociables. Élu local durant 36 ans, j'ai toujours porté la conviction que le rôle des politiques de proximité est de garantir l'égalité et de combattre ces discriminations qui sont un véritable poison pour le vivre-ensemble.
Ici, à Bangkok, nous pouvons compter sur le Gouverneur et son équipe, que je souhaite saluer. J’ai observé avec admiration le travail de la ville pour la diffusion de la PrEP : c’est l’illustration concrète d’une municipalité protectrice et fière. Accompagner, visibiliser, protéger et financer : telles sont les missions des élus auprès des associations. Personne ne doit être laissé sur le bord de la route.
Une ville fière, c’est une ville qui montre l’exemple. Elle garantit des droits à ses habitants, mais elle donne aussi de l'espoir à celles et ceux qui subissent encore l'oppression ailleurs dans le monde. C’est pourquoi, permettez-moi cette digression nécessaire sur le Sénégal : depuis deux mois, je me mobilise intensément pour soutenir la communauté LGBTQIA+ sénégalaise, où un durcissement de la loi a entraîné plus de 200 arrestations. J’ai interpellé le Président de la République française à deux reprises pour demander des visas humanitaires. La solidarité ne s'arrête pas aux frontières. Pensez à eux.
Pour revenir à la Thaïlande, je m’adresse aujourd’hui aux représentants de vos 40 provinces : votre pays occupe une place unique. À l’échelle de l’Asie, aux côtés de Taïwan, la Thaïlande est un phare. Vous avez le pouvoir, par vos politiques locales, d'irradier cette lumière bien au-delà de vos frontières. La dépénalisation universelle de l'homosexualité est un combat qui nous oblige tous ; chaque avancée ici renforce les défenseurs des droits humains partout où la répression sévit.
Soyez les architectes d'une société où la diversité n'est pas une tolérance, mais une fierté institutionnelle. En protégeant les plus vulnérables, vous consolidez les fondations de votre propre démocratie. La Thaïlande et Bangkok, avec l'organisation de la World Pride, ont l'opportunité historique de démontrer que l'inclusion est le moteur du progrès. J'apporte tout mon soutien à votre candidature pour la World Pride ; ce serait un signal puissant pour tous les pays qui refusent encore l'égalité.
En Thaïlande, vous écrivez aujourd'hui une page essentielle de l'histoire des droits humains. Gardez ce phare allumé, car le monde vous regarde, et le monde a besoin de cette lumière. Paris et Bangkok sont, plus que jamais, des villes sœurs dans ce combat pour l’inclusion.
Vive la fierté, vive l’égalité ! »
Un devoir de mémoire, enfin gravé dans l'histoire.
Aujourd'hui, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité l'abrogation du « Code Noir ».
C’est un moment historique, mais c’est surtout un acte de vérité nécessaire. Pendant des siècles, ce texte a légitimé l'inhumain, codifiant la déshumanisation d'êtres humains par d'autres. Si l'esclavage a été aboli depuis longtemps, la persistance de ces textes dans notre mémoire collective — et leur simple existence en tant que référence historique — restait une cicatrice béante.
En abrogeant officiellement ce texte, nous ne changeons pas le passé, mais nous refusons que l'ombre de cette barbarie continue de planer sur notre présent sans une condamnation sans équivoque de la représentation nationale.
J'ai une pensée émue pour toutes celles et ceux dont les vies, la dignité et la liberté ont été broyées par ce système.
Ce vote est une étape indispensable dans notre devoir de mémoire et une affirmation claire de nos valeurs républicaines : l'égalité, la fraternité et le respect absolu de la dignité humaine.
Que ce jour serve de rappel : la vigilance face aux héritages de notre histoire est un combat quotidien. Ne jamais oublier, pour ne jamais reproduire.
#DevoirDeMémoire #Histoire #DroitsHumains #République
Heureux que le bureau de Elus Locaux Contre le Sida ait apporté son soutien à mon amie Pinar Selek.
L’acharnement judiciaire qu’elle subit de la part des autorités politiques et judiciaires de Turquie est inacceptable. C’est une immense violence pour elle et sa famille.
En charge des Droits Humains, à Paris, je l’avais soutenu avec tous mes collègues et particulièrement Raphaëlle Primet, Rémi Feraud et Ian Brossat.
Je sais pouvoir compter sur la nouvelle équipe municipale de Emmanuel Gregoire pour en faire de même à l’approche de l’énième procès que subira Pinar en septembre prochain !
Depuis plusieurs mois, avec Elus Locaux Contre le Sida, et comme d’autres associations,nous ne cessons d’alerter le gouvernement français sur la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal.
Merci notamment à Stop Homophobie et Shams qui se mobilisent inlassablement face à l’afflux de demandes de LGBTQIA+.
La France ne peut plus rester silencieuse ! Vraiment..
C’est ce que j’ai encore dit a France Inter…
Nous ne pouvons plus fermer les yeux.
Les images qui nous parviennent de la flottille pour Gaza sont insoutenables. Voir des militants, dont la seule ambition était de porter un message de solidarité, traités avec une telle cruauté — agenouillés, les mains liées, sous le regard provocateur d'un ministre supremaciste — dépasse l'entendeIl ne s'agit pas ici de débat géopolitique, mais d'humanité. L’humiliation publique organisée par un ministre de la Sécurité nationale ne sert pas la sécurité d'un État ; elle piétine les valeurs les plus fondamentales de la démocratie et du respect des droits humains.
Que la communauté internationale condamne ces actes — jusqu'au sein même du gouvernement israélien — est une nécessité absolue. Mais cette condamnation doit être suivie d'actes. Nous ne pouvons tolérer que l'arbitraire et l'avilissement deviennent des outils de gestion de crise.
Quand j’étais maire-adjoint de Paris, en charge des droits humains, j’ai toujours rappelé que la dignité humaine n'est pas une option, elle est le socle de toute société libre. Aujourd'hui, en faisant de l'humiliation un spectacle, c'est l'image même de la démocratie qui est salie.
Triste spectacle au Sénat. En vidant le texte sur la fin de vie de ses avancées majeures, la droite tourne le dos à la souffrance de milliers de Français.
Mais le combat continue ! L’Assemblée nationale va reprendre le texte original. Nous exigeons une adoption avant l’été. Et si ça coince ? Monsieur le Président @emmanuelmacron, n’ayez pas peur des Français : convoquez un référendum !
Le droit de choisir sa fin de vie est une liberté ultime.
On ne peut plus attendre.
Ce lundi, le Sénat ouvre la deuxième lecture des textes sur la fin de vie. Pourtant, pour la première fois en deux décennies, je suis soulagé de ne pas assister aux séances au Palais du Luxembourg.
Pourquoi ?
Parce que la première lecture a été une épreuve. Il est devenu insupportable d’entendre tant de contre-vérités et d'horreurs sur ce qui n'est, au fond, qu'un geste d’amour et de compassion.
Une obstruction qui ne dit pas son nom :
S’inspirant de la Chambre des Lords, une partie de la droite multiplie les obstacles : 700 amendements déposés (contre 350 en première lecture). Une stratégie d'irresponsabilité qui ignore la réalité de la souffrance de tant de nos concitoyens, simplement pour freiner une promesse de liberté.
Ma reconnaissance va à ceux qui luttent :
Je tiens à remercier mes amis sénatrices et sénateurs de gauche qui se battent pour un texte digne de ce nom. Merci pour votre courage @mpdelagontrie, Anne Souyris, ian Brossat et Remi Feraud.
L'attente est désormais tournée vers l'Assemblée nationale.
Il est temps de voter, avant la fin de l’été, ces lois sur la fin de vie que 9 Français sur 10 espèrent.
L’angoisse de la communauté LGBTQIA+ atteint un point de rupture. Les témoignages de détresse affluent et les associations de défense des droits humains sont submergées.
J’ai de nouveau interpellé le Président Emmanuel Macron : la France doit accorder des visas humanitaires aux personnes en danger immédiat et mobiliser ses partenaires européens.
En tant que militant, je n’ai jamais connu une telle situation de crise.
Le "pays des droits de l'Homme" doit enfin se montrer à la hauteur de son héritage.
Il y a urgence de vie ou de mort.
Alors que l’Ukraine et le Proche-Orient sont meurtris par la guerre, rappelons-nous cette vérité : personne ne gagne une guerre. On n'y trouve que destruction et douleur.
L’Union européenne est née sur les décombres de nos conflits passés. Elle a réussi l'impossible : faire d'anciens ennemis des alliés inséparables.
À la veille de la Journée de l'Europe, que ce modèle de réconciliation serve de boussole là où les armes tonnent encore.
Se souvenir pour ne pas reproduire.
« L’homosexualité est réprimée dans 64 pays dans le monde. »
C’est par ces mots que Laurent Lafitte a marqué la #37NuitDesMoliere en recevant son prix de meilleur acteur pour La Cage aux Folles. Une œuvre magistrale, mise en scène par Olivier Py, qui repart avec deux récompenses bien méritées.
Alors que la situation au Sénégal est aujourd'hui dramatique pour les personnes #LGBTQIA+, ce sacre est bien plus qu’une distinction artistique : c’est un signal politique fort.
La culture doit interpeller les consciences là où les politiques hésitent encore. Dès mai 2025, avec Anne Hidalgo, nous avions sollicité Olivier Py et Laurent Lafitte pour présenter ce spectacle qui sera interprété au @theatrechatelet en décembre dernier, cette représentation à la 8e remise du Prix international de Paris contre les LGBTQIAphobies.
Plus qu’un musical, un cri d’alarme.
Merci Laurent. Merci Olivier.
L'art est un combat. Merci de le mener avec tant de talent.