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jean luc romero michel

  • A Istanbul, pour soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.

    J’ai choisi de ne pas réagir sur les réseaux sociaux aux arrestations massives de ces derniers jours. Je ne voulais pas risquer d’être refoulé à la frontière et de ne pas pouvoir venir jusqu’ici, à Istanbul, soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
    Je tenais à être présent pour rappeler une évidence : le combat pour l’égalité n’a pas de frontière.
    Tout comme nos sœurs et nos frères sénégalais qui subissent depuis des mois une terrible chasse à l’homme, il s'agit de clamer ici, en Turquie, qu'aucun être humain ne devrait être persécuté pour ce qu'il est. Être homosexuel n’est pas un choix, pas plus qu’être hétérosexuel.
    En venant régulièrement à Istanbul pour soutenir Pinar Selek ou le maire de la ville injustement emprisonné, j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des militantes et des militants homosexuels et trans. Face à une adversité terrible, j'ai admiré leur pugnacité et leur courage : elles et ils ne baissent jamais les bras.
    Ils méritent plus que jamais notre soutien et une solidarité internationale sans faille, en particulier de la part de la France et de l’Union européenne. Les démocraties ne peuvent tolérer ces retours en arrière qui font des personnes LGBTQIA+ les boucs émissaires de régimes autoritaires.
    Le populisme n’est pas une fatalité… pas plus que la stigmatisation des personnes LGBTQIA+.

    lgbtqia+,jean luc romero michel,pinar selek,turquie

  • Le combat continue. La sérophobie blesse, isole et tue.

    Mercredi, j’ai passé une journée bien remplie, entre réunions avec l’équipe d’Élus Locaux Contre le Sida (ELCS) pour préparer notamment nos États généraux qui se dérouleront le 30 novembre à l’Assemblée nationale et pour de belles rencontres inspirantes.
    Avec mon amie Michelle Voisin, l’une des premières élues à s’être engagée aux côtés d’ELCS, et avec le photographe Jean-Marie Dupont, qui poursuit un très beau projet autour de la photographie inclusive.
    C’est d’ailleurs place des Combattantes et des Combattants du Sida que j’ai choisie pour me faire photographier. Une place qui me tient particulièrement à cœur : c’est un projet que nous avions porté avec Anne Hidalgo et Laurence Patrice pendant la campagne municipale de 2020, et qui n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien du maire Ariel Weil.
    J’ai ensuite partagé un moment avec mon amie Raphaëlle Primet, élue parisienne qui a récemment choisi de rendre publique sa séropositivité. Grâce à elle, je me sens un peu moins seul dans le monde politique.
    Car oui, le sida se soigne aussi par la politique.
    La visibilité est essentielle, comme nous l’ont rappelé Christophe Paco et Supersero lors de leur grève de la faim.
    Nous ne viendrons jamais à bout de la transmission du VIH tant que persisteront de si violentes discriminations.
    La sérophobie blesse, isole et tue.
    Le combat continue. 

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  • Une immense tristesse nous submerge après la disparition de Catherine Ringer.

    Une immense tristesse nous submerge après la disparition de Catherine Ringer. Avec Les Rita Mitsouko, puis en solo, elle n’a jamais cessé de nous surprendre, portant haut l’étendard d’une liberté artistique absolue. Sa voix unique, sa flamboyance et sa folie douce en faisaient une artiste rare, incandescente et terriblement attachante.
    Elle rejoint désormais les étoiles, mais son sillage flamboyant va terriblement nous manquer.
    Heureusement, ses mélodies et son énergie continueront à jamais de résonner en nous. Pour toujours. 

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  • Lancement de la Global Black Pride à Paris...

    Mercredi soir, au lancement de la Global Black Pride à Paris, en présence de la maire du 10e, Alexandra CORDEBARD et d'Emmanuel Gregoire, maire de Paris, je repense à ce chemin parcouru. 
    Lorsque son président est venu me présenter le projet il y a deux ans, l'enthousiasme  pour moi a été immédiat.
    Accueillir cet événement à Paris — une première européenne après les États-Unis — revêtait une urgence particulière. 
    Trop souvent, les personnes noires LGBTQIA+, et notamment les personnes trans, subissent une double invisibilisation, à l’intersection des discriminations. Offrir une vitrine à leurs luttes, à leurs joies et à leurs identités au cœur de notre capitale était une évidence.
    À l'heure où de nombreux États continuent de criminaliser l'homosexualité, et face aux persécutions intolérables qui ciblent encore les personnes LGBTQIA+ dans plusieurs pays, notamment au Sénégal, chaque espace de fierté politique et culturelle est un acte de résistance vital.
    Dans la ville des droits humains, ce rendez-vous rappelle que la solidarité internationale n'a pas de frontières et que nos combats pour l'égalité doivent être globaux. 
    Plus que jamais, Paris est fière.

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    This Wednesday evening, at the launch of Global Black Pride in Paris, in the presence of the mayor of the 10th arrondissement Alexandra Cordebard and Emmanuel Grégoire, mayor of Paris, I am reflecting on the journey that brought us here. When its president first came to present the project to me two years ago, my enthusiasm was immediate.
    Hosting this event in Paris—a European first after the United States—carried a very particular urgency. Far too often, Black LGBTQIA+ individuals, particularly trans people, suffer from a double invisibility at the intersection of discriminations. Giving a platform to their struggles, their joys, and their identities at the heart of our capital was a given.
    At a time when many states continue to criminalize homosexuality, and in the face of the intolerable persecutions still targeting LGBTQIA+ individuals in several countries, notably in Senegal, every space for political and cultural pride is a vital act of resistance.
    In the city of human rights, this gathering serves as a reminder that international solidarity knows no borders and that our fights for equality must be global.
    More than ever, Paris is proud.

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  • ‎Shanah Tovah ! 

    Bonne année, Rosh Hashanah !
    ‎Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la paix, de l’espérance, du dialogue et de la fraternité.
    Plus de tolérance, plus d’humanité et, surtout, un monde plus juste.
    ‎Shana Tova ! 

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  • 11 septembre. Il y a des dates qui ne s’effacent jamais. Never forget...

    11 septembre.
    Il y a des dates qui ne s’effacent jamais.
    Il y a 25 ans, le monde s’arrêtait de respirer devant les images de New York.
    Je me souviens très précisément de ce moment. J’étais dans une salle de gym du 12ᵉ arrondissement de Paris, près de la place de la Nation, lorsque j’ai appris ce qui venait de se passer. Je regardais, incrédule, les écrans de télévision qui diffusaient ces images terribles de ces tours en flammes. Difficile alors de comprendre que ce que nous étions en train de voir était bien réel.
    Deux avions, les tours du World Trade Center, des milliers de vies fauchées en quelques instants… et cette sensation terrible que le monde venait de basculer.
    Derrière les chiffres, il y avait des femmes et des hommes. Des parents, des enfants, des amoureux, des amis, des collègues. Des vies, tout simplement. Et il y avait aussi celles et ceux qui, dans les heures qui ont suivi, ont risqué leur vie pour en sauver d’autres.
    Vingt-cinq ans après, la douleur des familles demeure. Mais demeure aussi notre devoir de mémoire.
    Se souvenir du 11 septembre, ce n’est pas seulement se rappeler une tragédie. C’est réaffirmer notre attachement à la paix, à la liberté, à la fraternité et à cette humanité que la haine ne doit jamais parvenir à détruire.
    Aujourd’hui, mes pensées vont aux victimes, à leurs proches et à toutes celles et ceux dont la vie a été bouleversée ce jour-là.
    Ne jamais oublier. 

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    September 11. 
    There are dates that never fade.
    Twenty-five years ago, the world stopped breathing as it watched the images coming from New York.
    I remember that moment very clearly. I was in a gym in Paris’s 12th arrondissement when I learned what had happened. I watched, in disbelief, the television screens broadcasting those terrible images of the towers engulfed in flames. It was difficult then to comprehend that what we were seeing was actually real.
    Two planes, the World Trade Center towers, thousands of lives taken in an instant… and the terrible feeling that the world had just changed forever.
    Behind the numbers were women and men. Parents, children, partners, friends, colleagues. Lives, quite simply. And there were also those who, in the hours that followed, risked their own lives to save others.
    Twenty-five years later, the families’ pain remains. But so does our duty to remember.
    Remembering September 11 is not only about recalling a tragedy. It is about reaffirming our commitment to peace, freedom, fraternity, and to the humanity that hatred must never be allowed to destroy.
    Today, my thoughts are with the victims, their loved ones, and all those whose lives were changed forever that day.
    Never forget. 

     

  • Retour sur mon séjour à Casablanca. 

    Retour sur mon séjour à Casablanca. 
    Il y a des villes que l’on découvre… et puis il y a celles qui, peu à peu, vous surprennent et vous touchent. Casablanca est de celles-là.
    J’ai aimé me perdre dans les ruelles de la Médina, lever les yeux devant la majestueuse mosquée Hassan II, puis prendre le temps de flâner sur la place Mohammed V. La Wilaya, la Grande Poste, Bank Al-Maghrib, le Palais de Justice… autant de magnifiques témoignages de cette architecture Art déco qui donne à Casablanca une personnalité si particulière.
    J’ai aussi aimé la douceur d’une promenade dans le parc de la Ligue Arabe, loin de l’agitation de la ville, avant de retrouver l’air marin du port et de longer tranquillement la côte.
    Casablanca, c’est une ville de contrastes, parfois foisonnante, parfois paisible, toujours vivante. Une ville qui ne se livre pas immédiatement, mais qui finit par vous séduire.
    Je repars avec de belles images, de belles rencontres et surtout l’envie de revenir. 
    À bientôt, Casablanca…

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  • La santé publique exige du courage politique et juridique...

    Enfin une avancée majeure à saluer : la nouvelle feuille de route sur la santé sexuelle 2026-2030 intègre enfin officiellement le chemsex en consolidant l’interface indispensable entre addictologie et santé sexuelle.  
    C’est un signal fort et très attendu pour mieux appréhender cette réalité, former les professionnels et structurer une prise en charge globale des usagers, loin des tabous et des approches stigmatisantes.
    Pour autant, la copie reste vraiment très incomplète. 
    Loin des propositions des associations dont ELCS et des textes des deux parlementaires très engagées sur le sujet Brigitte Liso et Anne Souyris…
    Si la reconnaissance institutionnelle est là, les moyens financiers alloués ne sont malheureusement pas à la hauteur des urgences de santé publique et du travail de proximité mené par les associations.
    Surtout, on déplore l'absence totale d'un véritable cadre légal protégeant le « bon samaritain », à l'instar de ce qui existe déjà au Royaume-Uni ou dans certains États américains. Le travail interministériel avec l’intérieur n’a toujours pas été entrepris !
    Tant que la peur des poursuites judiciaires lors d'une overdose, d’un Ghole ou d'une détresse en soirée empêchera d'appeler les secours sans crainte, des vies continueront d'être mises en danger inutilement.
    La santé publique exige du courage politique et juridique : reconnaissons enfin légalement le droit de sauver des vies sans risque de répression !

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  • Heureux d’avoir retrouvé mon amie Céline Menguy, présidente de Lhakar

    Heureux d’avoir retrouvé mon amie Céline Menguy, présidente de Lhakar et engagée depuis des décennies avec une constance admirable pour la survie et la dignité du peuple tibétain.
    Je suis particulièrement fier d’être président d’honneur de son association. Car ce combat fait écho à tant d'autres qui me tiennent profondément à cœur : le soutien indéfectible aux Ouïghours — une pensée émue pour Dilnur Reyhan et son précieux centre culturel parisien, pour lequel je me suis tant battu quand j’étais maire-adjoint de Paris —, à Taïwan, l’une des plus vibrantes démocraties du monde, et bien sûr aux personnes LGBTQIA+ en Chine, dont les existences et les libertés fondamentales sont niées au quotidien.
    Ces urgences humaines, je n’ai manqué de les rappeler pas plus tard que lundi dernier à Emmanuel Grégoire, pour que Paris demeure fidèle à sa boussole et continue de porter haut ces voix bâillonnées. Pour mémoire, le Dalaï-Lama est citoyen d'honneur de notre capitale, un titre qui nous engage autant qu'il nous honore.
    Merci, chère Céline, de ne jamais rien lâcher et d'incarner si fort cet espoir.

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  • L'aide à mourir volontaire est un droit fondamental en Europe. 

    Je viens de signer la pétition européenne pour l'aide à mourir volontaire comme droit fondamental en Europe. 
    La France a enfin rejoint les pays qui accordent leur ultime liberté à leurs concitoyens.
    C'est un droit humain, un droit fondamental dont tous les Européens doivent enfin bénéficier : 
    Ajoutez votre voix : https://www.lastright.eu/f

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  • Du fond du cœur, merci, Raphaëlle. Ton courage nous redonne des forces. 

    C’est un immense soulagement et une immense joie d’accueillir la parole courageuse de mon amie Raphaëlle Primet. 
    Quelle magnifique et bouleversante avancée pour la visibilité de toutes les personnes concernées !
    Pendant vingt-trois long années, j'ai porté ce combat à bout de bras, me sentant souvent bien seul, dans le silence ou l'indifférence de la classe politique, en tant que seul homme politique à avoir osé dire sa séropositivité. 
    Aujourd’hui, alors même que Christophe et Nicolas luttent au péril de leur vie, engagés dans une grève de la faim pour briser le mur terrible de la sérophobie, le geste de Raphaëlle résonne comme une bouffée d'oxygène indispensable et un acte d'amour immense.
    Du fond du cœur, merci, Raphaëlle. Ton courage nous redonne des forces. 
    Je suis à tes côtés, fier et heureux de unir nos voix pour bousculer enfin nos responsables politiques et arracher, ensemble, la fin de la transmission du VIH d'ici 2030.

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  • Ému d’avoir rencontré Christophe Pago et Nicolas (@Supersero) place des combattantes et des combattants du sida.

    Ému d’avoir rencontré Christophe Pago et Nicolas (@Supersero) place des combattantes et des combattants du sida.
    Depuis lundi, ils ont entrepris une grève de la faim, d’abord à Reims puis à Paris pour sensibiliser sur les terribles discriminations que subissent les personnes séropositives et pour réclamer une loi et des campagnes contre la sérophobie !
    Ils ont tout mon soutien ! Celui de citoyen. Celui de personne séropositive depuis près de 40 ans…
    Je regrette qu’hier la police ait arrêté Christophe pour l’interroger. C’est incompréhensible !

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  • Long échange avec le maire de Paris, Emmanuel Grégoire.

    Long échange avec le maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
    Une double émotion pour moi : celle de revenir dans ce bureau où j’ai tant travaillé aux côtés de mon amie Anne Hidalgo, et celle de nous replonger, avec Emmanuel, dans nos nombreux souvenirs communs dans le 12e arrondissement de Paris, pour lequel nous avons tant donné.
    Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer plusieurs des combats et dossiers que j’ai eu à cœur de porter à la Ville de Paris : la lutte contre toutes les discriminations, l’apprentissage du français pour les primo-arrivants, le lancement de « Primaire pour l’Égalité », le Prix international de Paris contre les LGBTQIphobies, que j’ai créé il y a maintenant huit ans, ou encore la question du chemsex.
    Nous avons également parlé des droits humains et des combats qui restent, hélas, plus que jamais nécessaires : la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal, le soutien à Pinar Selek, au Tibet, aux Ouïghours, à Taïwan, à l’Ukraine…
    Et bien sûr, nous avons évoqué la lutte contre le sida. 
    J’espère profondément que Paris demandera à nouveau le label « Ville engagée contre le sida », porté par Élus Locaux Contre le Sida.
    Et tant d’autres sujets encore !
    Ces échanges m’ont rappelé combien certaines années, certains combats et certaines rencontres continuent de nous accompagner, même lorsque les fonctions changent.
    Merci, cher Emmanuel, pour ce long et chaleureux moment d’échange.

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  • La prétention de Donald Trump, qui ne connaît aucune limite, est aussi grave qu'inquiétante. 

    C’est du jamais vu ! 
    Un président américain qui publie un visuel dans lequel il se met en scène comme le meilleur président des États-Unis depuis la création de la fédération. 
    Oser reléguer l'inspirant @BarackObama au rang des pires dirigeants de ce pays est aussi stupide que mesquin. 
    La prétention de Donald Trump, qui ne connaît aucune limite, est aussi grave qu'inquiétante. 
    Je pense à nos amis américains, qui méritent vraiment mieux que cette caricature égocentrique et dangereuse pour la démocratie.

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  • Béthune Rétro est devenu un rendez-vous incontournable.

    Béthune Rétro est devenu un rendez-vous incontournable.
    Une manifestation qui rassemble toutes les générations et qui constitue, pour beaucoup d’entre nous, la dernière grande fête de l’été avant la rentrée.
    Et même si la météo n’a pas toujours été de notre côté, elle n’a pas réussi à gâcher la fête ! Malgré la pluie et un temps parfois capricieux, les Béthunoises et les Béthunois, comme les nombreux visiteurs, étaient au rendez-vous.
    Je suis heureux et fier de voir Béthune ainsi : vivante, festive, populaire et accueillante.
    Bravo à toutes celles et tous ceux qui rendent possible ce magnifique événement : les organisateurs, les bénévoles, les artistes, les commerçants, les exposants… et bien sûr tous les visiteurs qui font de Béthune Rétro cette si belle réussite.
    Quelle belle manière de terminer l’été !

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  • Damien Delmer s’est éteint. 

    Damien Delmer s’est éteint. 
    La nouvelle tombe comme un couperet, glaçante et infiniment triste. C’est un pan de notre histoire militante qui s’en va, une voix courageuse qui s’est tue.
    Damien avait été l'un des tout premiers à porter haut et fort la flamme des Jeunes ADMD avec Christophe Michel-Romero.
    Avec son frère Nicolas, ils formaient un tandem indéfectible, un modèle de dignité face à l’adversité. 
    Atteints tous les deux dès l’enfance par la mucoviscidose, cette maladie implacable qui broie les souffles et use les corps, la médecine leur avait dressé un horizon tragique : pas plus de dix-sept ans à vivre.
    Mais Damien et Nicolas ont défié le destin. Ils ont arraché à la vie des décennies de combats, de rires, d'engagements et d'amour. 
    Vaincre la fatalité par la volonté, c’était leur credo. Ensemble, ils avaient partagé cette force bouleversante dans un livre magnifique, empreint d’une lumineuse espérance : Frères, jusqu'au dernier souffle ! Un titre qui résonne aujourd’hui comme un serment d’éternité.
    Aujourd'hui, mes pensées les plus fraternelles et bouleversées vont à Nicolas
    Je sais l'abîme de douleur dans lequel cette disparition le plonge, lui qui a partagé chaque seconde de ce long combat fraternel. Je pense aussi à Ylian, qui a veillé sur Damien avec une constance, une tendresse et un dévouement de tous les instants.
    C’est un jour sombre pour tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin, pour ses amis, et pour toute la grande famille des Jeunes de l’ADMD qu'il a tant inspirée. 
    Repose en paix, cher Damien. Ta lutte, ton sourire et ton inlassable exigence de liberté resteront gravés en nous pour toujours.

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  • La Fête de l’Humanité traverse de lourdes difficultés financières. Sa 91e édition est menacée.

    La Fête de l’Humanité, qui avait réuni près de 600 000 personnes en 2025, traverse aujourd’hui de lourdes difficultés financières. Sa 91e édition est menacée.
    Je ne suis pas communiste. Mais je n’oublie pas ce que les communistes espagnols ont apporté pendant la guerre civile espagnole. Je pense notamment aux récits de mon oncle, communiste espagnol, qui y a participé et qui, comme toute ma famille et tant d’autres Espagnols, a dû fuir l’Espagne franquiste.
    Je n’oublie pas non plus le rôle éminent joué par les communistes dans la Résistance, aux côtés du général de Gaulle, pour libérer notre pays.
    Au-delà des sensibilités politiques, la Fête de l’Humanité est devenue un rendez-vous singulier de notre vie démocratique : un espace où se mêlent débats politiques, culture, musique et rencontres populaires.
    Sa disparition serait une perte pour le pluralisme, pour la culture et, plus largement, pour notre démocratie.
    Alors, même lorsque l’on ne partage pas du tout toutes les idées qui y sont défendues, soutenons la Fête de l’Humanité et ce qu’elle représente : le droit de débattre, de se rassembler et de faire vivre le pluralisme.
    Une grande manifestation de notre rentrée politique qu’il serait dommage de voir disparaître.

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  • L'homophobie tue, et il est urgent que nous cessions de tolérer l'intolérable.

    Toute mon amitié et mon soutien indéfectible vont à Pierre Picavet, président de l'association Flag !, lâchement tabassé à Paris dans une effroyable agression à caractère homophobe.
    Je lui adresse mes vœux les plus chaleureux pour un prompt rétablissement, tout en saluant l'arrestation rapide de son agresseur présumé.
    Mais au-delà du choc, la colère demeure intacte. 
    À tous ceux qui osent encore hiérarchiser les discriminations, minimiser la haine ordinaire ou brandir l'argument nauséabond de la liberté d’expression pour insulter et détruire, regardez en face les ravages de vos paroles. La haine verbale n'est jamais inoffensive ; elle armera toujours les bras qui frappent. 
    Pierre n'est malheureusement pas une exception. Partout, la violence monte, féroce et décomplexée, contre les personnes LGBTQI+, et s'acharne particulièrement sur les personnes trans.
    Cette barbarie ordinaire est intolérable. 
    L'homophobie n'est pas un simple désaccord, c'est un poison qui gangrène notre société. 
    L'homophobie tue, et il est urgent que nous cessions de tolérer l'intolérable.

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  • Réveillons-nous, avant qu'il ne soit trop tard !!!

    Entre le 14 et le 17 août dernier, au Sénégal, 12 vies de plus ont basculé. Douze hommes — des commerçants, des artisans, des étudiants, des cuisiniers, des chauffeurs de taxi et même un élève mineur — ont été arbitrairement arrêtés dans le sud du pays, accusés d'« association de malfaiteurs » et d'« actes contre nature ».
    Dans un silence assourdissant et sous l'indifférence générale, la chasse aux hommes continue au Sénégal...

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  • Le désert ne se raconte pas. Il se traverse, il se contemple et, surtout, il se ressent. 

    L’été est, pour beaucoup d’entre nous, une invitation à découvrir, à s’émerveiller et parfois à sortir de nos habitudes.
    J’ai toujours été fasciné par le désert. Par son immensité, son silence, cette impression étrange que le temps y ralentit. Mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de m’y attarder vraiment.
    C’est désormais chose faite.
    Près de Riyad, j’ai découvert le désert dans toute sa puissance : les secousses des 4x4 dévalant les dunes à perte de vue, le soleil de plomb, le sable brûlant sous les pieds, les chameaux — animaux qui m’ont toujours fasciné — et, surtout, cette lumière incomparable lorsque le soleil commence à disparaître derrière les dunes.
    Puis vient le soir. Un dîner traditionnel au cœur du désert, loin de tout. Et enfin, le ciel. Des étoiles par milliers, débarrassées de toute lumière artificielle, comme si l’univers s’était soudain rapproché.
    Une expérience merveilleuse, faite de sensations, de silence et d’émerveillement.
    Le désert ne se raconte pas. Il se traverse, il se contemple et, surtout, il se ressent. 
    Et peut-être est-ce cela, finalement, la magie du désert : nous rappeler que face à l’immensité, il suffit parfois simplement de regarder. 

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