A Istanbul, pour soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
J’ai choisi de ne pas réagir sur les réseaux sociaux aux arrestations massives de ces derniers jours. Je ne voulais pas risquer d’être refoulé à la frontière et de ne pas pouvoir venir jusqu’ici, à Istanbul, soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
Je tenais à être présent pour rappeler une évidence : le combat pour l’égalité n’a pas de frontière.
Tout comme nos sœurs et nos frères sénégalais qui subissent depuis des mois une terrible chasse à l’homme, il s'agit de clamer ici, en Turquie, qu'aucun être humain ne devrait être persécuté pour ce qu'il est. Être homosexuel n’est pas un choix, pas plus qu’être hétérosexuel.
En venant régulièrement à Istanbul pour soutenir Pinar Selek ou le maire de la ville injustement emprisonné, j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des militantes et des militants homosexuels et trans. Face à une adversité terrible, j'ai admiré leur pugnacité et leur courage : elles et ils ne baissent jamais les bras.
Ils méritent plus que jamais notre soutien et une solidarité internationale sans faille, en particulier de la part de la France et de l’Union européenne. Les démocraties ne peuvent tolérer ces retours en arrière qui font des personnes LGBTQIA+ les boucs émissaires de régimes autoritaires.
Le populisme n’est pas une fatalité… pas plus que la stigmatisation des personnes LGBTQIA+.
