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La santé publique exige du courage politique et juridique...

Enfin une avancée majeure à saluer : la nouvelle feuille de route sur la santé sexuelle 2026-2030 intègre enfin officiellement le chemsex en consolidant l’interface indispensable entre addictologie et santé sexuelle.  
C’est un signal fort et très attendu pour mieux appréhender cette réalité, former les professionnels et structurer une prise en charge globale des usagers, loin des tabous et des approches stigmatisantes.
Pour autant, la copie reste vraiment très incomplète. 
Loin des propositions des associations dont ELCS et des textes des deux parlementaires très engagées sur le sujet Brigitte Liso et Anne Souyris…
Si la reconnaissance institutionnelle est là, les moyens financiers alloués ne sont malheureusement pas à la hauteur des urgences de santé publique et du travail de proximité mené par les associations.
Surtout, on déplore l'absence totale d'un véritable cadre légal protégeant le « bon samaritain », à l'instar de ce qui existe déjà au Royaume-Uni ou dans certains États américains. Le travail interministériel avec l’intérieur n’a toujours pas été entrepris !
Tant que la peur des poursuites judiciaires lors d'une overdose, d’un Ghole ou d'une détresse en soirée empêchera d'appeler les secours sans crainte, des vies continueront d'être mises en danger inutilement.
La santé publique exige du courage politique et juridique : reconnaissons enfin légalement le droit de sauver des vies sans risque de répression !

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