Un très mauvais signal pour l’objectif d’une France sans sida d’ici 2030 !
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La France ne peut pas rester silencieuse face à la répression alarmante et aux arrestations arbitraires visant les personnes LGBTQIA+ en Turquie.
Comme j'ai encore eu l'occasion de le rappeler en étant à Istanbul en fin de semaine dernière pour soutenir Pinar Selek et les militants LGBTQIA+ sur place, les droits fondamentaux ne se négocient pas.
En tant que président d’élus locaux contre le sida, j’ai écrit dès la semaine dernière au Ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (@jnbarrot), pour exiger une action diplomatique ferme et un soutien indéfectible à celles et ceux qui luttent pour la justice et la liberté.
La diplomatie française doit porter cette voix avec force.
À l’occasion de mon déplacement à Istanbul pour soutenir Pınar Selek et la communauté LGBTQIA+, dont de nombreux responsables ont été arrêtés ces derniers jours, retrouvez ma tribune dans La Tribune Dimanche.
Comme au Sénégal, où la chasse aux homosexuels se poursuit, la France ne peut rester muette !
Il en va de l’honneur du pays des droits humains !
J’ai choisi de ne pas réagir sur les réseaux sociaux aux arrestations massives de ces derniers jours. Je ne voulais pas risquer d’être refoulé à la frontière et de ne pas pouvoir venir jusqu’ici, à Istanbul, soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
Je tenais à être présent pour rappeler une évidence : le combat pour l’égalité n’a pas de frontière.
Tout comme nos sœurs et nos frères sénégalais qui subissent depuis des mois une terrible chasse à l’homme, il s'agit de clamer ici, en Turquie, qu'aucun être humain ne devrait être persécuté pour ce qu'il est. Être homosexuel n’est pas un choix, pas plus qu’être hétérosexuel.
En venant régulièrement à Istanbul pour soutenir Pinar Selek ou le maire de la ville injustement emprisonné, j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des militantes et des militants homosexuels et trans. Face à une adversité terrible, j'ai admiré leur pugnacité et leur courage : elles et ils ne baissent jamais les bras.
Ils méritent plus que jamais notre soutien et une solidarité internationale sans faille, en particulier de la part de la France et de l’Union européenne. Les démocraties ne peuvent tolérer ces retours en arrière qui font des personnes LGBTQIA+ les boucs émissaires de régimes autoritaires.
Le populisme n’est pas une fatalité… pas plus que la stigmatisation des personnes LGBTQIA+.
Mercredi, j’ai passé une journée bien remplie, entre réunions avec l’équipe d’Élus Locaux Contre le Sida (ELCS) pour préparer notamment nos États généraux qui se dérouleront le 30 novembre à l’Assemblée nationale et pour de belles rencontres inspirantes.
Avec mon amie Michelle Voisin, l’une des premières élues à s’être engagée aux côtés d’ELCS, et avec le photographe Jean-Marie Dupont, qui poursuit un très beau projet autour de la photographie inclusive.
C’est d’ailleurs place des Combattantes et des Combattants du Sida que j’ai choisie pour me faire photographier. Une place qui me tient particulièrement à cœur : c’est un projet que nous avions porté avec Anne Hidalgo et Laurence Patrice pendant la campagne municipale de 2020, et qui n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien du maire Ariel Weil.
J’ai ensuite partagé un moment avec mon amie Raphaëlle Primet, élue parisienne qui a récemment choisi de rendre publique sa séropositivité. Grâce à elle, je me sens un peu moins seul dans le monde politique.
Car oui, le sida se soigne aussi par la politique.
La visibilité est essentielle, comme nous l’ont rappelé Christophe Paco et Supersero lors de leur grève de la faim.
Nous ne viendrons jamais à bout de la transmission du VIH tant que persisteront de si violentes discriminations.
La sérophobie blesse, isole et tue.
Le combat continue.
Je viens de signer la pétition européenne pour l'aide à mourir volontaire comme droit fondamental en Europe.
La France a enfin rejoint les pays qui accordent leur ultime liberté à leurs concitoyens.
C'est un droit humain, un droit fondamental dont tous les Européens doivent enfin bénéficier :
Ajoutez votre voix : https://www.lastright.eu/f
Ému d’avoir rencontré Christophe Pago et Nicolas (@Supersero) place des combattantes et des combattants du sida.
Depuis lundi, ils ont entrepris une grève de la faim, d’abord à Reims puis à Paris pour sensibiliser sur les terribles discriminations que subissent les personnes séropositives et pour réclamer une loi et des campagnes contre la sérophobie !
Ils ont tout mon soutien ! Celui de citoyen. Celui de personne séropositive depuis près de 40 ans…
Je regrette qu’hier la police ait arrêté Christophe pour l’interroger. C’est incompréhensible !
Sur France Info TV, j’ai évoqué l’alerte concernant des préservatifs non conformes : plus de 40 000 ont notamment été vendus sur Internet, et des produits concernés ont également été identifiés en pharmacie ainsi que sur des plateformes comme Amazon.
J’attends très rapidement davantage d’informations de la part des autorités. Cette affaire a commencé en avril, et l’alerte n’intervient qu’en cette fin août... C’est trop tard. De même, nous n’avons toujours pas la liste complète des marques concernées.
Sans céder à la dramatisation, il est impératif que les personnes ayant utilisé ces produits se fassent dépister rapidement pour les IST et, en cas de retard de règles, réalisent un test de grossesse.
(L'interview a malheureusement été écourtée en raison d'un problème de réseau Wi-Fi. Toutes mes excuses pour ce désagrément.)
Entre le 14 et le 17 août dernier, au Sénégal, 12 vies de plus ont basculé. Douze hommes — des commerçants, des artisans, des étudiants, des cuisiniers, des chauffeurs de taxi et même un élève mineur — ont été arbitrairement arrêtés dans le sud du pays, accusés d'« association de malfaiteurs » et d'« actes contre nature ».
Dans un silence assourdissant et sous l'indifférence générale, la chasse aux hommes continue au Sénégal
Avec d'autres militants, nous crions, nous alertons, nous implorons les autorités. En vain. Face à cette détresse, rien ne bouge, ou si peu. Les demandes de visas de réfugié s'éternisent et restent sans réponse, abandonnées dans les tiroirs d'une France qui détourne le regard, étouffée par le silence des médias.
Cette situation n'est plus tenable.
J'ai mal, et j'ai honte de voir que notre propre communauté peine encore à se lever avec la force et la solidarité que réclame notre survie.
Combien de vies brisées faudra-t-il encore pour qu'enfin, le monde ouvre les yeux ?
Réveillons-nous, avant qu'il ne soit trop tard !!!