100.000 cartes pour notre dernière Liberté
Hier, dans un hôtel, près de la Gare de l’Est, en présence de plus de 600 personnes et de personnalités comme Noël Mamère, Henriette Martinez, Paul Wermus, Louis Bériot, Jean-François de Closets, Noëlle Châtelet, j’ai lancé l’opération « 100.000 cartes pour notre dernière liberté. »
Il s’agit en effet d’adresser une carte pré-imprimée par l’ADMD pour demander aux députés et sénateurs d’initier ce grand débat sur la fin de vie réclamé par plus de 80% des Français de manière constante depuis 20 ans et d’autoriser l’aide active à mourir, c’est à dire la légalisation de l’euthanasie.
Dans les jours qui viennent je vous donnerai des précisions sur cette opération de mobilisation. En attendant, je vous joins le discours que j’ai prononcé hier soir.
Rendez-vous à l’hôpital Saint-Louis hier matin avec le professeur Rozenbaum. Comme toujours un moment pénible surtout après toutes ces semaines où j’ai attrapé tous les virus qui passent, ce qui a forcément dégradé mon état général.



Depuis 1994, et la mort d’Hubert, les années se succèdent. Le cours de la vie, les amours ont repris le dessus. Mais la nostalgie est toujours là. Et à ce chagrin, d’autres ont succédé. Une chanson de Daho – ringarde, me dira un ami trop cher ! – reste mon refuge quand la nostalgie me gagne.

Jacques Attali a lancé une petite bombe en proposant la suppression des départements français.
Hier soir en allant dîner, j’ai été interpellé par un garçon avec une canne blanche. Il me disait avoit quitté l’hôpital sans médicaments et me demandait d’appeler les pompiers car sinon il allait se suicider. Avec un ami, j’ai tenté de le raisonner. En vain. L’abandon par sa famille d’accueil, son errance, le fait qu’il devenait aveugle , plus rien ne le rattachait à la vie. Sauf qu’il voulait être pris en charge avant de commettre l’irrémédiable. Nous avons appelé les pompiers. Je n’oublierai jamais – nous n’oublierons jamais – le regard de ce garçon plein de reconnaissance parce que nous avions simplement appelé les secours et attendu avec lui. Je n’oublierai jamais les remerciements émouvants que ce garçon nous a faits alors que nous le laissions avec les pompiers pour aller tranquillement dîner. Sans lui donner nos coordonnées. Si par le plus grand des hasards, il lit ces lignes, j’espère qu’il a retrouvé un peu d’espoir et j’aimerai qu’il nous fasse un signe.
Afin de ménager mon état de santé un peu fragile en ce moment, je concentre désormais mes déplacements sur deux jours le week-end. Le 1er est consacré au sida, le 2ème à mon combat sur la fin de vie. Je reprends aujourd’hui les rencontres régionales avec les responsables de l’
Mon 13ème tour de France pour mobiliser les élus contre le sida reprend à Marseille ce vendredi 11 janvier 2008. Ce n’est pas un hasard de commencer cette nouvelle année de mobilisation par Marseille.
J'interviendrai en direct et par téléphone dans le grand journal d'Europe 1 ce jeudi à 13h30.
Mme Lagarde connaît-elle la vraie vie ? C’est la question qu’on est en droit de se poser suite à nombre de ses déclarations à l’emporte pièce. Si je ne doute pas de ses compétences et sûrement de son aura internationale, je doute qu’elle mesure toujours les propositions simplistes qu’elle fait. Après nous avoir proposé d’utiliser le vélo – ça nous ferait des économies d’essence et donc augmenterait notre pouvoir d’achat – voilà qu’au moment de l’ouverture des soldes d’hiver, elle propose d’en faire à l’année et non deux fois par an comme actuellement.
La grève des soins qu’a entreprise
Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida, a décidé de stopper ses traitements et de faire une grève des soins contre les franchises médicales. Le président du Patchwork des Noms ne veut se résigner face à des mesures qui apparaissent trop souvent dirigés contre les malades. Alors qu’il faudrait se battre contre la maladie !
« Parce que je vis avec le sida, tout comme 33 millions de personnes dans le monde , la moitié des pays membres des Nations Unies ne me donnent pas le droit de m’installer ou de travailler sur leur territoire…
J’ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Raymond Forni.