86% des Français favorables à l’euthanasie !
A l’occasion des élections européennes, l’ADMD ira à la rencontre des électeurs et des candidats sur les marchés français du 11 au 17 mai. Près de 200 marchés seront couverts par les délégués et militants de l’ADMD. Vous pouvez retrouver la liste des marchés sur la blog de l’ADMD en cliquant ici.
A cette occasion, nous avons commandé un sondage à l’institut BVA.
Le résultat ne nous étonne pas : 86,3% des Français sont favorables à l’euthanasie lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie incurable. Seuls 9% y sont opposés.
Les hommes et les femmes sont au même niveau d’acceptation avec respectivement 86,4 et 86,2% d’avis favorables.
Ce sondage est la démonstration que les Français sont constants dans leur demande et qu’ils ne réagissent pas seulement lorsqu’une affaire est médiatisée comme le prétendent les opposants.
C’est la confirmation aussi du fossé qui existe entre les responsables politiques et les Français sur cette question. A gauche, 90,6% des électeurs y sont favorables – 89,4% au PS – et à droite c’est 83,8%. Pour l’UMP qui s’oppose à la légalisation de l’euthanasie, c’est même un vif camouflet car 86,1% des électeurs UMP y sont favorables.
Enfin le décalage est aussi très vif entre les croyants et les hiérarchies religieuses. 90,5% des catholiques non pratiquants y sont favorables et même 62,6% des catholiques pratiquants… Mieux, la région très catholique de l’Ouest est favorable à… 93% - le plus fort taux régional ! Pour les autres religions, c’est 68,3% des croyants qui y sont favorables.
20 ans que les sondages sont constants. Pourtant, 20 ans que la classe politique reste sourde à l’attente des Français sur des conditions de fin de vie plus humaines…
Lire Le Figaro (ici), TF1/LCI (ici), Les Infos (ici), Romandie.com (ici), France Soir (ici).









Un homosexuel de 28 ans, originaire d’Alès, vient de porter plainte pour discrimination, car il s’est vu refuser de donner son sang au prétexte qu’il est gay. Comme vous le savez, je porte depuis longtemps ce combat pour que les gays ne soient pas interdits de donner leur sang s’ils n’ont pas de conduites à risques au même titre que les hétérosexuels. J’avais d’ailleurs saisi la Halde qui avait été dans mon sens en demandant que l’interdiction faite à un groupe à risques soit transformée en une interdiction aux personnes qui ont une conduite à risques. Pour l’instant, le ministère de la santé, à la demande de l'EFS [photo avec président EFS Jacques Hardy], se refuse d’opérer ce changement.