Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Mes lectures - Page 3

  • "Fairyland", ou le Coming Out des proches... Un livre émouvant !

    Je viens de terminer la lecture du merveilleux livre de Alysia Abbott "Fairyland - un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970" sorti en avril dernier chez Globe.
    J'en ressort ému et touché.
    Ému, car Alysia raconte avec beaucoup d'amour la vie de son père, le poète Steve Abott, auteur d'une dizaine d'ouvrages parus entre 1978 et 1993 et mort du sida. Elle narre avec pudeur, mais aussi sans concessions, la vie d'un homme gay, d'un activiste qui a soutenu Harvey Milk, d'un poète "queer" et surtout d'un père aimant - un des premiers "homoparents" à s'assumer.
    Touché, car elle parle du coming out des proches des LGBT. On parle souvent du coming out que, nous les homosexuels devons faire mais rarement de celui de nos parents, de nos enfants...
    En effet, assumer face à toute la société que notre proche est gay nécessite souvent un parcours. C'est ce parcours d'Alysia qui touche et que je recommande à celles et ceux qui doutent qu'un parent LGBT n'est pas apte à construire une famille. Car, grâce à Alysia, on se rend compte que la famille qu'elle composait avec son père queer était bien une famille comme les autres, avec ses doutes et ses joies.
    A la fin de ce livre, on ressent même l'attachement viscéral au combat gay d'Alysia, hétérosexuelle assumée et mère de deux enfants, qui conclut "cette histoire des gays est mon histoire des gays. Cette histoire gay est notre histoire gay a tous."
    Au delà de l'histoire du poète gay et de sa fille, c'est toute une partie de l'histoire homosexuelle qui défile. San Francisco est une ville mythique pour notre histoire. C'est la ville de Harvey Milk mais c'est aussi une des villes qui a payé le plus fort tribu au sida. Ce livre nous le rappelle utilement en cette époque où tout le monde semble avoir oublié le VIH.
    Je ne peux que vous recommander ce livre utile et émouvant !

  • A lire absolument le dernier Armistead Maupin, « Anna Madrigal »

    « Les chroniques de San Francisco » du talentueux Armistead Maupin ont éclairé ma jeunesse. Elles continuent d’éclairer ma vie.
    Je n’ai pas connu la saga dès sa sortie dans les années 78/80 – j’étais encore jeune et loin d’avoir entendu parler de cette chronique évoquant la vie à San Francisco et particulièrement la vie gay de cette capitale homosexuelle.
    C’est à la fin des années 80 qu’un ami m’a offert le 1er tome des Chroniques de San Francisco. Avec le dernier livre « Anne Madrigal », nous sommes au 9ème tome de cette saga qui s’étend sur plus de 3 décennies.
    Inconstestablement, ces livres m’ont aidé à vivre. Suivre notamment la vie de Michael Tolliver, ce jeune gay des années 80 et ce sexagénaire aujourd’hui, m’a aidé à mieux vivre ma vie notamment quand Michael a évoqué avec réalisme sa vie avec le VIH/sida, ses espoirs, son combat.
    Un jeune gay doit avoir lu ces livres.
    Le coming out de Michael dans une lettre bouleversante à ses parents homophobes aura surement bien aidé des gays à s’assumer. Un must.
    Ce 9ème livre est consacré à Anne Madrigal, celle chez qui tous les héros de cette saga se sont connus.
    Evidemment, elle a vieilli : 93 ans déjà pour cette transsexuelle qui a su assumer son identité dans des années difficiles et peu tolérantes pour ceux qui sont différents.
    Avec cet épisode, on revient aux sources de l’histoire d’Anna. Sans jamais oublier celles et ceux qui ont fait l’histoire de ces chroniques.
    Je ne peux que vous recommander cette lecture d’un livre qui est sorti en avril en même temps que le mien… Beau symbole pour moi !

    armistead maupin,jean-luc romero,san francisco,gay

  • L’Euthanasie, un débat volontairement étouffé ! de Mélanie Raphaël-Béthune : à lire !

    J’avais accepté de préfacer le livre de Mélanie Raphaël-Béthune intitulé « L’euthanasie, un débat volontairement étouffé ! » récemment paru et je ne le regrette vraiment pas.
    Mélanie est une jeune militante de l’ADMD. Elle m’impressionne depuis longtemps par sa détermination et son militantisme. Et ce livre est le reflet de la belle et intelligente personnalité de Mélanie : il donne envie de se battre pour notre Ultime Liberté.
    Ce livre est la suite logique de son mémoire qu’elle avait consacré à la fin de vie.
    Cet ouvrage donne toutes les clés nécessaires pour comprendre le débat actuel sur la fin de vie mais aussi fait comprendre les raisons pour lesquels les décideurs sont si frileux dès qu’on parle de la mort.
    Je ne peux que vous conseiller ce livre paru aux éditions « Les points sur les i ».
    Au moment où le Sénat débat de la proposition de M. leonetti, ce livre vous démontre, comme j’ai aussi tenté de le faire dans mon dernier livre, que la loi actuelle et son projet de modification ne sont pas à la hauteur du défi de la fin de vie en France.
    Un livre à lire…

    mélanie raphaël béthune,jean-luc romero,admd,fin de vie

     

  • « Frères jusqu’au bout » de Damien et Nicolas Delmer, à lire et relire !

    Je viens de relire le livre de mes amis Damien et Nicolas Delmer « Frères jusqu’au dernier souffle » paru en janvier dernier en plein débat sur la fin de vie.
    Je connais Damien depuis quelques années. Avec Christophe Michel, il dirige la commission des Jeunes de l’ADMD.
    Depuis que Damien et Nicolas ont quitté l’Ile-de-France pour rejoindre Amélie-les-Bains, j’essaie d’aller les voir chaque trimestre. Ils sont donc devenir des amis chers.
    Damien et Nicolas souffrent de la mucoviscidose. Ils n’auraient pas dû connaître leurs 20 ans. Ils ont 35 ans…
    Dans ce livre pudique et émouvant, les deux jumeaux racontent la vie avec la maladie et leur peur de mourir dans de terribles conditions.
    Ne croyez pas pour autant que ce livre est triste. Bien au contraire, ces pages pétillent de vie, de bonheur et surtout d’amour.
    Malgré la souffrance et la contrainte de traitements trop lourds, Damien et Nicolas nous donnent une vraie leçon de vie. Mais ils nous rappellent aussi que cette vie sera meilleure le jour où ils seront rassurés par une loi qui leur permettra de partir dignement quand leurs souffrances seront devenues totalement insupportables.
    Un livre à lire. Et surtout relire !

    damien delmer,jean-luc romero,admd

  • « On est fait pour s’entendre » sur les frères Delmer sur RTL à 15h00

    Flavie Flament consacre son émission à Damien et Nicolas Delmer, frères jumeaux atteints de mucoviscidose.
    Damien est, avec Christophe Michel, le co-président de la commission des jeunes de l’ADMD.
    Damien et Nicolas ont publié récemment un magnifique livre dont ils parleront dans cette émission. Je les rejoindrai quelques minutes pour dire dans cette émission toute l’admiration que j’ai pour tous les combats que ces deux amoureux de la vie mènent avec un immense courage.

    damine delmer,jean-luc romero,flavie flament,rtl,admd

     

  • Rencontre avec Damien et Nicolas Delmer

    Régulièrement, je vais rencontrer mes amis Nicolas et Damien Delmer.
    Damien est le coprésident des Jeunes ADMD avec Christophe Michel qui, cette fois-ci, m’accompagnera.
    Même de loin - il vit à Amélie-les-Bains -, Damien continue à se mobiliser pour notre cause et ce sera encore l’occasion de discuter avec lui d’actions qu’il veut mettre en place pour les jeunes ADMD.
    Damien et Nicolas sont frères jumeaux et sont atteints depuis leur naissance de la mucoviscidose. Ils viennent de raconter leur combat pour la vie et le droit de mourir dignement dans un très beau livre paru chez XO Documents « Frères jusqu’au dernier souffle ».
    Je vous recommande absolument ce livre.

    damine delmer,jean-luc romero,christophe michel,admd,euthanasie,perpignan

     

  • Les hommes battus, ça existe !

    Chez Yves Michalon, vient de paraître « Ma compagne, mon bourreau »,  un livre-témoignage terriblement bouleversant et dérangeant de Maxime Gaget qui raconte son long calvaire d’homme … battu.
    C’est un tabou dont on parle rarement tant les hommes ont honte de témoigner de leur souffrance et de cette situation.
    Pourtant, d’après SOS Hommes Battus, 100 000 hommes seraient victimes annuellement de maltraitance conjugale pour 250 000 femmes battues.
    C’est donc très loin d’être un phénomène marginal !
    Je vous conseille particulièrement ce livre qui raconte les humiliations que subit Maxime, un gaillard de 1m85 qui a subi harcèlement moral et physique !
    Il explique son long cheminement pour se libérer de l’emprise de sa diabolique compagne.
    A lire pour comprendre…

    yves michalon,jean-luc romero,violences conjugales

     

  • « Coming out chez les flics » de Michel Lapierre, à lire pour comprendre !

    Yves Michalon m’a envoyé le dernier livre qu’il vient de publier « Le droit à l’indifférence, coming out chez les flics. »
    Ce récit de Michel Lapierre, ancien flic, raconte la difficile bataille qu’il a mené au sein de la police nationale pour faire accepter sa différence, son homosexualité.
    Ecrit avec une grande pudeur, ce texte démontre le chemin qu’il reste encore à parcourir dans notre société et notamment dans la police et l’armée pour que les homosexuels soient considérés comme des citoyens à part entière.
    Ce livre démontre à quel point le travail de l’association FLAG qui réunit policiers et militaires est important. Indispensable même en … 2015 !
    N’hésitez pas à lire ce livre pour comprendre…

  • « Un été sans alcool » de Bernard Thomasson, à lire sans modération !

    Je n’ai pas beaucoup de temps de lire en ce moment mais j’essaie, chaque soir, de parcourir quelques pages. Un moment privilégié après une journée souvent bien lourde.
    J’ai eu beaucoup de chance avec le livre que j’achève car il m’a passionné. Ecrit par le célèbre journaliste de France Info, Bernard Thomasson, « Un été sans alcool » [Le Seuil] est un des romans à lire cet automne.
    J’avais énormément aimé « Ma petite Française », le premier roman de Thomasson, j’étais donc curieux de lire son nouvel ouvrage.
    Un récit qui tient le lecteur en haleine.
    Une histoire qui nous apprend aussi beaucoup sur la résistance en Corrèze. Car, même s’il s’agit d’un roman, c’est un peu un livre d’histoire contemporaine.
    L’histoire ne manquera pas de vous surprendre et fera tomber bien de vos certitudes. Etre résistant ou collabo, ce n’est pas aussi simple qu’on le croie.
    Lisez Thomasson pour vous en persuader.
    « Un été sans alcool », à lire sans modération !

    bernard thomasson,jean-luc romero,corrèze

  • La Part de l'autre, de Eric-Emmanuel Schmitt, à lire !

    Je viens d'achever la lecture de "La Part de l'autre", de Eric-Emmanuel Schmitt et m'étonne encore d'avoir lu ce long roman - 503 pages - d'une traite !
    J'avais hésité à en entreprendre la lecture : une couverture avec une photo d'Hitler, ce n'est pas très tentant. Alors que j'ai terminé la lecture de ce livre, je suis heureux d'avoir dépassé mes réticences. Ce livre mérite vraiment d'être lu !
    L'auteur part d'un postulat original : Hitler rate son entrée à l'école des Beaux-Arts. Que se serait-il passé s'il avait réussi cet examen ?
    Dans un récit passionnant et très rythmé, Eric-Emmanuel Schmitt narre la vie du sanguinaire dictateur et en parallèle imagine l'homme qu'il aurait pu être s'il ne s'était pas senti humilié en étant recalé à ce concours, lui, qui s'imaginait en grand artiste peintre.
    Ce pari risqué de l'auteur, qui choisit un sujet vraiment casse-gueule, est vraiment réussi. Tout en montrant à quel point Hitler fut un monstre, il démontre aussi qu'un événement à priori banal peut déclencher une haine et conduire aux pires sentiments dont peut être capable un être humain. Il montre que dans d'autres conditions, Hitler aurait pu avoir un tout autre destin, ce qui aurait - qui sait ? - évité le carnage dont Hitler fut à l'origine.
    Ce livre fait réfléchir et rappelle la complexité de la nature humaine. A lire, pour réfléchir ...

    l part de l'autre,jean-luc romero,hitler

  • #CroisonsLes de Guillaume Titus-Carmel chez Flammarion

    Hier sortait #CroisonsLes de Guillaume Titus-Carmel aux éditions Beaux Livres Flammarion.
    Au départ, Guillaume s’est amusé à croiser sur les réseaux sociaux des personnalités qui font la Une au même moment. Des élus, des animateurs télés, des artistes, des footballeurs, etc… ont ainsi été croisés depuis un an et demi.
    Ces personnages sont si réussis qu’il pourrait s’agir de raies personnalités ! Ça donne aussi parfois des croisements désopilants ou même révélateurs.
    Je vous conseille donc ce livre qui est aussi un cadeau sympa et drôle à faire pour surprendre vos proches…

    guillaume titus-carmel,jean-luc romero,croisons-les

     

  • "Chambres étroites" de James Purdy, un livre à ne pas mettre entre toutes les mains...

    J'ai toujours été fasciné par l'univers singulier dans lequel évoluent les nombreuses œuvres de l'écrivain américain très controversé James Purdy, décédé il y a quelques années... presque centenaire.
    J'ai profité de cet été pour relire le roman "Chambres étroites" traduit en France en 1995 par les éditions Le serpent à plumes.
    Ce roman fiévreux évoque l'adolescence tourmentée et passionnelle de jeunes gays qui les conduira à la démence et à la folie destructrice. Ce livre  dépasse tous les tabous, à l'image de son auteur qui en était fort peu dépourvu, ce qui lui valut bien des problèmes dans l'Amérique pudibonde des années 60.
    Si vous avez envie de lire où des passions folles peuvent mener, ce roman est pour vous ! A éviter pour les moralistes de tous bords. Bref, un livre à ne pas mettre en toutes les mains...

    james purdy,jean-luc romero,chambres étroites

  • Bloody Miami, de Tom Wolfe, une agréable lecture de plage...

    Comme beaucoup d'entre-vous, j'ai, il y a longtemps, dévoré le passionnant best-seller de Tom Wolfe, Le bûcher des vanités.
    Son dernier roman Bloody Miami avait été souvent comparé par les critiques à son chef d'œuvre. Cela m'a donné envie de le lire cet été.
    Bien sûr, j'ai apprécié de retrouver la narration très particulière de Tom Wolfe dans ce roman de plus de 800 pages que j'ai évidemment dévoré.
    Le Miami cosmopolite y est très bien décrit. Cette ville, que je connais bien, méritait d'être le lieu du roman de Wolfe. Une certaine forme de superficialité de cette ville associée au soleil et au plaisir y est bien décrite. Mais Miami, ce n'est pas que cela.
    Ce roman fait souvent dans la facilité et dans les clichés. Pour cela, il ne peut être comparé avec Le bûcher des vanités.
    Mais, ne croyez pas que je veuille vous décourager à lire ce pavé. Bien au contraire. C'est une agréable lecture de plage qui vous tient en haleine. Mais, n'en attendez rien d'autre...

    BloodyMiami.jpg

  • La voleuse de livres, à lire et à voir !

    Les longs voyages en avion ont ceci de bon qu’on peut y visionner des films qu’on n’a pas eu le temps de voir dans l’année.
    En revenant d’Australie, j’ai ainsi pu voir le magnifique film américano-allemand de Brian Percival « La voleuse de livres »,  adaptation du roman de l’Australien Markus Zusak paru en 2005.
    J’ai eu l’occasion de vous parler du choc que m’a fait la lecture de Wave qui sort en septembre en librairie. Ce film m’a causé le même style de sensation : émotion intense mais aussi espoir.
    L’histoire d’une fillette  placée en famille d’accueil près de Munich sous l’Allemagne nazie peut paraître terriblement triste. En fait ce film est une bouffée d’oxygène qui remet bien des idées en place. C’est certes l’adaption d’un roman mais en ces temps troublés, il permet la réflexion et nous rappelle aussi le pouvoir de libération que peut avoir la littérature !

    la voleuse de livres,jean-luc romero

     

  • Wave, un livre qui aide à vivre et fait aimer la vie !

    Nous sommes à peine au début de l’été et vous vous étonnerez sûrement que je vous parle déjà de ce que je considère comme le livre de la rentrée…
    J’ai eu la chance de recevoir de mon ami Philippe Robinet, patron des éditions Kero le livre qu’il sort le 1er septembre : Wave de Sonali Deraniyagala.
    J’ai été bouleversé par ce livre et je ne pouvais pas attendre la rentrée pour l’évoquer sur mon blog.
    Il est rare qu’un livre vous bouleverse ainsi et en même temps vous touche à ce point.
    L’auteure fait le récit de sa vie depuis le terrible tsunami de décembre 2004 qui a bouleversé la vie de tant d’hommes et de femmes. Elle y a tout perdu : ses fils, son mari, ses parents.
    Vous pourriez penser que ce livre est insupportable à lire tant la douleur de l’auteure est violente. Et pourtant, si ce livre parle bien sûr de la souffrance d’une femme qui a tout perdu, il donne une force incroyable. Une force inattendue même pour celle et celui qui n’a pas vécu un drame aussi injuste qu’insupportable.
    A la fin de ce livre, vous vous sentez plus fort : il relativise nos petits soucis quotidiens.
    Ce livre aide à vivre et fait même aimer la vie et je ne peux que vous conseiller de le lire dès sa sortie. Votre rentrée paraitra bien plus facile… Croyez-moi !

    wave,jean-luc romero,kero,philippe robinet,sonali deraniyagala

     

  • « Pour en finir avec Eddy Bellegueule » à lire pour comprendre !

    A 21 ans, Edouard Louis montre une vraie maturité littéraire et personnelle avec son roman en partie autobiographique « Pour en finir avec Eddy Bellegueule » paru aux éditions du Seuil.
    Dans un premier temps, je me méfie toujours des livres archi médiatisés. C’est la raison pour laquelle je viens seulement de lire ce livre après qu’il m’ait été chaudement recommandé par Sandrine Charnoz, une de mes collègues élue de Paris. Elle m’a vraiment convaincu de le lire et je ne le regrette vraiment pas.
    Eddy Bellegueule, jeune gay moqué et martyrisé par ses copains d’école, m’a beaucoup fait pensé à l’enfance que, nous les gays les plus âgés, vivions dans les années 70/80. Le fait que ce roman se déroule en Picardie, a aidé à m’identifier à ce héros alors que je suis originaire du Nord de la France.
    Cette histoire est touchante et le roman bien rythmé. Il mérite sa médiatisation. Edouard Louis est un écrivain prometteur qu’il faut suivre. Son prochain roman nous dira si on a affaire à un de nos futurs grands écrivains…
    En tous cas, un livre à lire par plaisir et pour comprendre !
    Lire aussi mon itw sur France Info sur mes lectures et sur Eddy Bellegueule (ici).

    edouard louis,jean-luc romero,pour en finir avec eddy bellegueule,le seuil

     

  • Podcast de mon itw dans "Dernières pages avant la nuit" sur France Info

    Pour celles et ceux qui n’ont pas écouté « Dernière pages avant la nuit »  sur France Info, ce mardi, et qui souhaitent connaître mes goûts en termes de lectures, vous pouvez écouter, ou réécouter le podcast de l’interview sur le site de France Info en cliquant (ici).

  • L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera, à lire ou relire…

    Je viens de terminer la lecture du best seller de Milan Kundera « l’insoutenable légèreté de l’être. »
    Je n’avais jamais lu ce « classique ».
    Si j’ai eu du mal à entrer dans l’univers de Kundera et ces allers-retours incessants entre narrateur et acteurs du roman, j’ai fini par me laisser emporter par ce roman iconoclaste et complexe.
    L’intrigue qui se déroule à Prague durant le fameux printemps 1968 fascine rapidement. Entre idées et légèreté, ce roman ne manque pas de rythme. Si je me suis un peu perdu dans la définition du kitsch, j’ai trouvé bien des passages fulgurants.
    Celui de la mort du chien Karénine est aussi un beau plaidoyer en faveur de l’euthanasie libératrice des douleurs. Ce passage, vous l’imaginez, m’a bouleversé.
    Que dire d'autre sur le livre à part le conseiller à ceux qui, comme moi, ne l’ont jamais lu et à relire pour ceux qui en ont oublié la fulgurance…

    milan kundera,jean-luc romero

     

  • « Mes vies » de Edmund White, à lire absolument sauf âmes sensibles !

    Ce n’est certes pas un livre à mettre entre les mains de Christine Boutin, Laurent Wauquiez, Henri Guaino ou autres militant anti choix. Ils trouveraient dans les mémoires du génial auteur américain Edmund White bien des passages qu’ils utiliseraient pour démontrer que les gays ne sont que des obsédés sexuels prêts à tout pour un moment de plaisir ou assouvir leur libido.
    Ce livre totalement impudique et vrai est bien sûr toute autre chose que la seule vie sexuelle de l’auteur de tant de best sellers dont son dernier et magnifique roman « Jack Holmes et son ami. » Mais, c’est à l’honneur de cet auteur, mythique pour bien des gays de ma génération, que de ne rien cacher même sa face la plus obscure. Celle que nous avons tous mais que nous cachons.
    Ne l’oublions pas, Edmund White fut un des premiers auteurs connus à oser dire non seulement son homosexualité mais aussi, ce qui est rare, sa séropositivité. Il fut d’ailleurs l’un des créateurs du GMHC (Gay Men’s HealthCrisi), le 1er organisme de lutte contre le sida aux Etats-Unis, bien avant la création d’AIDES en France.
    Dans ses mémoires, Edmund White nous donne toutes les clés de sa vie et surtout de l’inspiration de son œuvre romanesque. De ses psys, à sa mère, en passant par ses tapins ou encore Genet, auquel il consacra une biographie très remarquée, rien n’est oublié.
    Le titre « Mes vies » s’applique à merveille à cet auteur iconoclaste et néanmoins à succès qui revendique son identitité sans en faire un étendard. Ceux qui aiment son œuvre adoreront ses mémoires même si l’impudeur de certaines scènes pourront gêner les âmes les plus sensibles. Mais nos vies ne sont-elles faites que de beau et de pudique ? Assumons, comme White, notre face obscure. Un livre à lire absolument ! Vraiment. Absolument…

    edmund white,jean-luc romero,mes vies,sida,homosexualité,jean genet

  • « Jack Holmes et son ami » de Edmund White, ou l’Amitié vraie…

    La critique du Monde sur le dernier Edmund White m’a donné envie de lire « Jack Holmes et son ami » récemment paru aux éditions Plon. Je n’ai pas regretté d’avoir suivi l’avis du quotidien du soir…
    Ce roman – un pavé de 383 pages – se lit d’un trait.
    Il retrace l’histoire d’amitié entre Jack Holmes, homosexuel mondain, et Will Wright, hétérosexuel un peu coincé. L’histoire d’amitié de ces deux hommes, que tant de choses séparent, est singulière. De ces histoires d’amitié qui ressemblent à de belles histoires d’amour, la sexualité en moins. Au fil d’une vie faite de  nombreuses séparations et retrouvailles, les deux amis parviennent à une connivence rare au point de former un couple fusionnel bien que leur histoire ne connaisse aucune dérive sexuelle.
    Edmund White a un art unique pour dessiner les personnalités complexes, les rapports ambigüs, les sentiments amicaux et amoureux. Dans ce livre, ce qu’est l’amitié, une amitié vraie.

    edmund white,jean-luc romero,plon