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Mes lectures - Page 5

  • « Mes vies » de Edmund White, à lire absolument sauf âmes sensibles !

    Ce n’est certes pas un livre à mettre entre les mains de Christine Boutin, Laurent Wauquiez, Henri Guaino ou autres militant anti choix. Ils trouveraient dans les mémoires du génial auteur américain Edmund White bien des passages qu’ils utiliseraient pour démontrer que les gays ne sont que des obsédés sexuels prêts à tout pour un moment de plaisir ou assouvir leur libido.
    Ce livre totalement impudique et vrai est bien sûr toute autre chose que la seule vie sexuelle de l’auteur de tant de best sellers dont son dernier et magnifique roman « Jack Holmes et son ami. » Mais, c’est à l’honneur de cet auteur, mythique pour bien des gays de ma génération, que de ne rien cacher même sa face la plus obscure. Celle que nous avons tous mais que nous cachons.
    Ne l’oublions pas, Edmund White fut un des premiers auteurs connus à oser dire non seulement son homosexualité mais aussi, ce qui est rare, sa séropositivité. Il fut d’ailleurs l’un des créateurs du GMHC (Gay Men’s HealthCrisi), le 1er organisme de lutte contre le sida aux Etats-Unis, bien avant la création d’AIDES en France.
    Dans ses mémoires, Edmund White nous donne toutes les clés de sa vie et surtout de l’inspiration de son œuvre romanesque. De ses psys, à sa mère, en passant par ses tapins ou encore Genet, auquel il consacra une biographie très remarquée, rien n’est oublié.
    Le titre « Mes vies » s’applique à merveille à cet auteur iconoclaste et néanmoins à succès qui revendique son identitité sans en faire un étendard. Ceux qui aiment son œuvre adoreront ses mémoires même si l’impudeur de certaines scènes pourront gêner les âmes les plus sensibles. Mais nos vies ne sont-elles faites que de beau et de pudique ? Assumons, comme White, notre face obscure. Un livre à lire absolument ! Vraiment. Absolument…

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  • « Jack Holmes et son ami » de Edmund White, ou l’Amitié vraie…

    La critique du Monde sur le dernier Edmund White m’a donné envie de lire « Jack Holmes et son ami » récemment paru aux éditions Plon. Je n’ai pas regretté d’avoir suivi l’avis du quotidien du soir…
    Ce roman – un pavé de 383 pages – se lit d’un trait.
    Il retrace l’histoire d’amitié entre Jack Holmes, homosexuel mondain, et Will Wright, hétérosexuel un peu coincé. L’histoire d’amitié de ces deux hommes, que tant de choses séparent, est singulière. De ces histoires d’amitié qui ressemblent à de belles histoires d’amour, la sexualité en moins. Au fil d’une vie faite de  nombreuses séparations et retrouvailles, les deux amis parviennent à une connivence rare au point de former un couple fusionnel bien que leur histoire ne connaisse aucune dérive sexuelle.
    Edmund White a un art unique pour dessiner les personnalités complexes, les rapports ambigüs, les sentiments amicaux et amoureux. Dans ce livre, ce qu’est l’amitié, une amitié vraie.

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  • « Moi, homophobe ! » de Anne Ghione, à lire absolument

    Anne Ghione a eu la délicatesse de m’adresser dédicacé son livre coup de poing « Moi, homophobe ! » paru aux éditions Michalon.
    J’avoue avoir hésité à lire ce livre : peur d’un livre misérabiliste sur une mère découvrant l’homosexualité de son enfant. J’avais tort d’attendre et j’aurai dû lire ce livre bien plus tôt pour vous le recommander !
    Ecrit avec franchise et sensibilité , il décrit sans fard le long cheminement qu’a fait une mère pour accepter son fils et donc pour s’accepter aussi…
    Ce livre démontre que le coming out est un long chemin pour l’homosexuel mais aussi pour ses proches, ce dont on parle vraiment trop peu.
    Anne Ghionne n’hésite pas à nous raconter le choc que fut la découverte « incontestable »  de l’homosexualité de son gamin. Elle avait, comme toutes les mamans attentionnées, comprit depuis bien longtemps la différence de son enfant mais avait refoulé cette découverte.
    Dans son livre, dédié à son fils Alexandre, elle ne se donne jamais le beau rôle, elle ne donne aucune excuse à son comportement de rejet. Elle finit même par s’excuser alors que son acceptation est désormais ancienne et qu’elle a depuis bien aidé d’autres familles confrontées au même coming out d’un de leurs proches. Qu’elle est, disons-le comme son fils lui a dit, une mère exemplaire !
    Ce livre est à mettre en toutes les mains et notamment dans celles de ceux qui jugent si facilement… sans savoir !
    « Moi, homophobe ! », à lire absolument ! Vraiment...

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  • « Danse avec ta vie » de Sheila, pour se remémorer nos jeunes années !

    Je viens de finir le beau livre « Danse avec ta vie » que Sheila a eu la gentillesse de m’envoyer avec une affectueuse dédicace. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, Sheila est présidente d’honneur d’Elus Locaux Contre le Sida depuis la création de notre association. Elle m’a beaucoup aidé au lancement d’ELCS et ce n’est pas un secret que nous sommes aussi amis depuis longtemps.
    J’ai lu son dernier livre avec plaisir et souvent nostalgie.
    En racontant à travers différentes danses sa carrière mais aussi sa vie de femme, Sheila narre aussi un peu de notre histoire collective durant ces 50 dernières années.
    En parlant d’elle, elle parle de nous.
    Ce livre est un beau voyage des années yéyé aux années disco sans oublier les « années variété » qui ne se démodent jamais…
    Un livre à lire et à… offrir en cette période de fête !

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  • « Mary Ann en automne » de Armistead Maupin… un must !

    Je n’ai pas eu vraiment beaucoup de temps à consacrer à la lecture depuis cet été mais après avoir relu l’épisode 7 des chroniques de San Francisco, je n’ai pu résister à lire aussi le dernier opus du génial Armistead Maupin « Mary Ann en automne. »
    Je l’ai déjà écrit sur mon blog : Armistead Maupin, par ses chroniques, m’a beaucoup aidé dans ma construction personnelle. Tout au long de ma vie, je me suis souvent identifié à son héros Michael Tolliver, gay et séropositif comme moi.
    Ses chroniques ont marqué bien des générations dont la mienne. Ce dernier opus – j’espère qu’il y en aura d’autres ! – est aussi passionnant et rythmé que les autres. Il s’y dégage, avec le retour de Mary Ann à San Francisco, une nostalgie mais surtout beaucoup d’émotion. A celles et à ceux qui n’ont pas lu ce huitième épisode et, qui ont adoré les chroniques de San Francisco, je peux les assurer que ce livreest un must. A lire surtout sans modération !

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  • « Michael Tolliver est vivant » de Armistead Maupin, à relire absolument !

    J’ai profité de cette rentrée pour me replonger dans la fin des chroniques de San Francisco qui contiennent aujourd’hui huit épisodes.
    Armistead Maupin a marqué ma vie et celle de plusieurs générations. En racontant avec causticité l’histoire d’une vraie tribu à San Francisco, Maupin peint les mœurs d’une société en plein révolution.
    Emouvant pour moi de suivre la vie de Michael, homosexuel affirmé et séropositif depuis plus de 20 ans… Pas compliqué donc de m’identifier à ce héros qui a subi le sida comme je l’ai vécu.
    Ces chroniques ne se résument pas à cela : elles sont le reflet de nos sociétés et de ses doutes.
    Ce 7ème épisode sonne comme une résurrection. Michael qui aurait dû mourir est vivant. 20 ans qu’il dompte ce salop de virus !
    A lire ou relire absolument !

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  • Lire « Madame George » de Noëlle Chatelet pour bousculer nos certitudes !

    Nous sommes encore en août et je poursuis avec les lectures de l’été qui m’ont marquées.
    En avril dernier, mon amie Noëlle Chatelet, qui milite comme moi pour le droit de mourir dans la dignité, m’a gentiment envoyé son dernier ouvrage « Madame George » paru au Seuil.
    Vous le savez, j’aime beaucoup la femme et l’auteure. « La dernière leçon » m’avait bouleversé et tous les livres de Noëlle m’ont touché.
    Avec son dernier livre « Madame George », Noëlle Chatelet nous emmène dans le monde des esprits. Elle oublie la raison pour nous entrainer dans une interprétation romanesque des présences d’êtres disparus que nous avons tous cru ressentir un jour.
    Elle bouscule la rationalité et nous oblige avec ce roman à nous poser bien des questions. Mais, ce roman c’est surtout la belle histoire d’un homme qui se veut rationnel et qui découvre que tout n’est pas forcément aussi logique que ce que l’on croit tous. Et que le doute fait partie de la vie.
    Plongez-vous dans « Madame George », un must !

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  • Brève plongée historique avec l’ « Histoire de France illustrée » de Lucien Bély

    Si comme beaucoup d’entre vous, j’ai repris la plupart de mes activités, il n’en reste pas moins que nous sommes encore en période estivale. L’occasion de poursuivre sur un rythme moins effréné qui permet de consacrer encore un peu de temps à la lecture…
    Comme je l’ai déjà fait à plusieurs reprises, je me permets donc de vous recommander une de mes autres lectures d’été.
    On a parfois besoin de se faire des piqures de rappel sur nos connaissances historiques. En vacances, pas forcément très envie de lire de longs et savants ouvrages. Pour se plonger dans notre histoire sans se prendre la tête, rien de tel que le livre du professeur Lucien Bély « Histoire de France illustrée » parue chez Jean-Paul Gisserot.
    En 319 pages, vous parcourez la grande et la petite histoire de notre pays des origines au quinquennat de Nicolas Sarkozy. De très belles illustrations vous accompagnent au cours de cette lecture.
    Et même si vous êtes censé connaître cette histoire, rien ne vaut une piqûre de rappel !

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  • « A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay, à vous faire passer une nuit blanche !

    En avril dernier, j’avais le plaisir de recevoir avec une belle dédicace de l’auteur « A l’encre russe » le dernier livre de Tatiana de Rosnay.
    Je n’avais pas encore eu l’occasion de lire un livre de cette auteure qui est la française la plus lue en Europe et aux Etats-Unis. Je n’ai donc pas lu son best seller « Elle s’appelait Sarah » mais après avoir lu, plutôt dévoré, son dernier roman, je vais vite rattraper le temps et me plonger dans l’œuvre de Tatiana de Rosnay.
    Après avoir adoré un excellent Maupin, je ne pouvais pas tomber mieux.
    Ce roman, on n’arrive plus à s’arrêter de le lire. Quel meilleur signe ! La présentation nous dit que c’est une réflexion sur l’identité mais aussi sur l’écriture. C’est vrai. Mais c’est surtout un roman. Un roman qui se lit d’une traite, un roman qui vous fait oublier la nuit. Qui vous fait passer une nuit blanche de plaisir.
    A lire absoulument, le roman de l’été!

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  • « Maybe the Moon » d’Armistead Maupin : à lire ou relire !

    Hier, en cette période estivale, pour être plus léger, je vous parlai de mon dernier livre. Aujourd’hui, je voudrai revenir sur une de mes lectures d’été : le roman d’Armistead Maupin, « Maybe the moon ».
    J’ai souvent eu l’occasion de vous parler d’Armistead Maupin, cet écrivain qui a apporté beaucoup à toute une génération de gays dont je fais partie. Les chroniques de San Francisco et ses sept tomes évoquaient la libération homosexuelle et le drame que fut le sida dont le héro des chroniques était d’ailleurs atteint.
    Avec ce roman, Maupin qui vit toujours à San Francisco, nous raconte une histoire humaine émouvante : celle d’une personne de petite taille qui a décidé de devenir une star à Hollywood. Ce roman bien mené est bien sûr l’occasion pour l’auteur de revenir sur le regard que la société porte sur ceux qui sont différents et la difficulté à mener une existence « ordinaire » quand on est « extraordinaire ».
    Ce roman, qui se lit d’une traite, est une ode à la différence et au respect de l’autre.
    A lire ou à relire absolument cet été !

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  • « La petite fêlée aux allumettes » de Nadine Monfils, pour prolonger l’été et allumer votre automne !

    Pour beaucoup d’entre nous, la rentrée a bien sûr sonné, mais cela ne veut pas dire qu’on doive renoncer à tous les plaisirs.
    Rien de tel pour bien recommencer l’année que de se plonger dans un livre de Nadine Monfils.
    Nadine est certes une amie mais c’est aussi pour moi le nom d’un auteur de polar qui rime avec « culture/plaisir ». Ses romans noirs sont toujours aussi cruels que délirants. A coup sûr, ils vous font oublier le spleen d’une rentrée.
    Son dernier opus « La petite fêlée aux allumettes » ne déroge pas à ses 40 autres livres. Il vous intrigue, vous inquiète, vous fait rire aux éclats ou vous attendrit.
    Cette histoire de serial killer pas comme les autres va vous entrainer dans les contes de votre enfance et mémé Cornemuse ne manquera pas, malgré sa vulgarité, de vous attendrir et peut-être même de vous séduire. Cet été, sur la plage de Miami, la lecture ce livre m’a parfois attiré les regards noirs de mes voisins devant mes rires gras et surtout bruyants…
    Pour prolonger l’été, n’hésitez pas : « la petite fée aux allumettes » va vous allumer ce triste automne qui commence …

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  • A lire sans modération : « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra !

    Je n’avais jamais lu de livre du grand écrivain algérien Yasmina Khadra de son vrai nom Mohammed Moulessehoul. La journaliste Christine Courcol m’a offert pour mon anniversaire « Ce que le jour doit à la nuit » m’écrivant en forme de dédicace : « J’espère que vous aimerez ce livre autant que je l’ai aimé ». Elle ne s’est pas trompée en m’offrant ce roman élu meilleur livre 2008 par Lire. Non seulement j’ai aimé ce libre que j’ai littéralement dévoré ces derniers jours sur une belle plage de Miami - oubliant même de profiter des joies de la baignade pour le terminer - mais en plus il m’a totalement bouleversé. Au point qu’achevant ce livre face à une mer bleu turquoise, je ne pouvais retenir mon émotion laissant couler de grosses larmes…Et oui, ne riez pas ! Tout commence dans l’Algérie des années 30 et nous mènera à la guerre d’Algérie. Une histoire d’amour impossible se conjugue avec la mutation d’un pays et d’un peuple. Je n’en dirai pas plus : plongez vous dans ce livre écrit magnifiquement par un écrivain qui manie une langue française parfaite, colorée et enivrante.
    Et belle nouvelle, ce roman adapté au cinéma par Alexandre Arcady sortira en septembre. Une raison pour le lire vite avant d’aller voir le film ! [bande annonce sur le site de l'auteur (ici)]

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  • Une loi légalisant l’euthanasie : une loi de liberté et une loi d’égalité !

    Les révélations du livre « Le Dernier tabou, révélations sur la santé des présidents » des journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger démontrent que les puissants peuvent bénéficier d’un vrai soulagement de leurs souffrances en fin de vie et accéder à des traitements non disponibles pour les Français.
    Ainsi, on y apprend que l’actuel président se soigne avec des médicaments non encore commercialisés en France… Amusant de la part de celui qui ne voit pour les malades que les médicaments génériques !
    De même, François Mitterrand, « le 6 janvier 1996, un lundi, à sa demande expresse, son calvaire fut abrégé. Une injection lui fut administrée par voie intraveineuse » selon les auteurs du livre paru la semaine dernière.
    Si l’on peut se réjouir que l’ancien président ait pu être entendu et arrêter son calvaire de souffrance, cela pose le problème de l’égalité face à la mort.
    On sait qu’en France, chaque année, des patients en fin de vie sont soulagés par leurs médecins. Mais il faut tomber sur un docteur qui accepte de prendre des risques. Ce qui fait qu’il y a une réelle inégalité pour les Français face à la mort choisie.
    En tous cas, ces révélations montrent, une nouvelle fois, qu’il est urgent qu’une loi de liberté légalise l’euthanasie et permette à celles et à ceux qui souhaitent arrêter leur parcours de souffrance de pouvoir dire stop… Stop comme un chef de l’Etat le peut !

  • « The Kid » de Dan Savage, à lire avant de voter !

    « The Kid, une histoire d’adoption » du journaliste Dan Savage paru aux Editions Laville, c’est l’histoire d’un itinéraire amoureux, marqué par une envie commune de fonder une famille. C’est l’histoire d’un beau parcours de vie raconté avec humour et humanité, d’un choix déterminé et réfléchi d’adopter pour un couple gay qui n’empêche en rien les doutes et les peurs. C’est l’histoire d’un choix que l’on aimerait pouvoir avoir en France. Parce que tous les amours sont égaux : ils sont simplement beaux.
    A lire avant de voter car en 2012, il est temps, qu’en France les homosexuels puissent se marier et adopter…

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  • « 6 mois à vivre » de Marie Deroubaix. A lire absolument !

    Vous avez forcément entendu parler du témoignage bouleversant de Marie Deroubaux « 6 mois à vivre » paru début mars aux éditions du Cherche Midi.
    Cette journaliste atteinte d’un cancer incurable a souhaité mourir dans la dignité mais n’a pu être entendue en France et a dû partir en Belgique pour bénéficier d’une euthanasie. Dans ce livre très personnel et très émouvant, Marie Deroubaix se révolte aussi qu’en France une loi ne permette pas de mourir dans la dignité. Un livre à lire absolument et qui convainc de l’urgence d’avoir une loi et de la pertinence de la mobilisation que nous menons à l’ADMDpour obtenir cette ultime liberté.

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  • A dévorer le dernier roman de « La petite fêlée » Nadine Monfils !

    Le 16 février dernier, aux éditions Belfond, est sorti le dernier roman de Nadine Monfils « La petite fêlée aux allumettes. »
    Inutile de dire que le fan (et ami) de Nadine que je suis s’est immédiatement plongé dans son nouvel opus. Et je ne suis pas déçu. Avec Nadine Monfils, c’est toujours plus déjanté, plus intriguant, plus drôle.
    Thriller après thriller, Nadine démontre qu’elle est une écrivaine totalement à part, avec un univers noir mais plein d’humour décalé. Ces romans se dévorent et quand on a fini de les lire, on tombe dans une déprime tant on a envie de continuer l’aventure avec cette auteure atypique mais si touchante et si entrainante.
    Si vous êtes moroses en cette fin d’hiver, alors n’hésitez pas, dévorez le dernier roman de Nadine Monfils… et vous retrouverez la pêche !

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  • Escapade à Berlin

    Un petit break dans ce rythme intense depuis la rentrée : je pars ce week-end à Berlin. C’est le journaliste Bernard Thomasson qui m’a donné envie de revoir cette capitale bouillonnante grâce à son magnifique roman « Ma petite Français » dont j’ai parlé cet été sur mon blog.

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  • « Le fils » de Michel Rostain… Parce qu’on peut vivre avec ça…

    Parce qu’on peut vivre avec ça…C’est ainsi que Michel Rostain conclut son émouvant récit « Le fils » paru chez « Oh Editions » et dont je viens d’achever la lecture. Le célèbre metteur en scène d’opéras a vécu le pire drame qu’un père puisse connaître : la mort de son jeune fils. Comme une thérapie, il a donc couché sur le papier le long cheminement qui mène de l’inacceptable décès, à la vie sans l’être tant aimé et, à ce qu’il appelle, le « vivre avec ça. » Ce récit est poignant car fait par le fils décédé ce qui donne une force émouvante considérable. Sans jamais tomber dans le pathos, l’auteur nous émeut bien sûr, mais nous fait aussi rire. On peut presque rire de tout quand on a connu un tel drame ! On vit toujours et le bonheur revient aussi, même malgré soi. Mais rien n’est plus jamais pareil… A lire pour se rappeler l’essentiel…

  • « Le bûcher des vanités », comme un goût de déjà vu…

    Je viens de terminer le long pavé - 920 pages ! - de Tom Wolfe « Le bûcher des vanités. » Ce livre, paru en 1990, est un roman/thriller captivant. Je n’avais jamais lu ce journaliste-écrivain et je n’ai pas été déçu par cette haletante aventure littéraire.
    920 pages, c’est pourtant long, surtout quand on ne peut s’accorder que quelques dizaines de minutes le soir avant d’aller dormir après une très longue journée de travail et de militantisme. Mais, ce livre a bien raccourci mes nuits car il me tenait tellement en haleine que je repoussais sans cesse l’heure de rejoindre les bras de Morphée…
    Ce roman qui narre la longue chute d’une des stars montantes de Wall Street m’a beaucoup fait penser à DSK. Le pouvoir du procureur, les influences bizarre, le rôle des medias qui se jettent en meute sur un dossier et jettent en pâture des hommes et des femmes, tout cela est édifiant et rappelle bien des faits divers.

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    En tous cas, cela ne donne pas envie de copier le système de justice américain.
    Ce livre est aussi une belle histoire sur New  York, sur ses mœurs, sur les intrigues qui s’y déroulent. Bien des frontières existent entre les riches habitants de Manhattan et ceux du Bronx, c’est évident mais ça se conçoit encore mieux grâce à ce livre. A lire ou relire sans hésitation…
    [A noter la diffusion ce dimanche soir à 20h40 sur Arte de l'adpation au cinéma du "Bucher des vanités" réalisé par Brian de Palma avec Tom Hanks, Bruce Willis et Melanie Griffith]

  • « Mary Anne en automne » d’Armistead Maupin : pour la nostalgie !

    Je vous ai souvent parlé des « Chroniques de San Francisco » du génial Armistead Maupin, une de mes lectures de chevet… Armistead Maupin a récemment publié le huitième opus de cette série intitulé « Mary Ann en automne. » Inutile de vous dire que ce livre a été une de mes lectures favorites de l’été… Même, s’il faut reconnaître que bien que la magie soit toujours là avec Maupin, le filon s’essouffle quand même un peu. Mais celles et ceux qui, comme moi adorent l’univers d’Armistead Maupin et son San Francisco interlope, ne seront vraiment pas déçus. Toute la famille des chroniques est toujours là même si elle vieillit : de Michael à Anna sans oublier Mary Ann qui fait un retour en fanfare dans ce numéro dont elle est la vedette. Aux fans de Maupin, la lecture de ce nouvel épisodeentretient la nostalgie. Alors, n’hésitez pas…et bonne lecture.

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