Ma réaction aux "coming out" des politiques chez Morandini
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J’ai été interviewé sur le coming out du député UMP Franck Riester et cela passera dans l’émission de Jean-Marc Morandini ce mardi soir vers 19h45. Je salue le courage et la franchise du député-maire de Coulommiers., lui qui fut un des rares députés de droite à soutenir à l’Assemblée nationale la proposition du PS d’ouvrir le mariage aux conjoins de même sexe.
J’espère que cette déclaration pourra enfin faire évoluer une partie des élus de l’UMP qui, à l’image de M. Vanneste et Myard ou Mme Barrèges, tiennent des propos humiliants et discriminatoires envers les homosexuels…
J’interviendrai vers 10h15 dans l’émission de Pascal Bataille sur Sud Radio. Cette émission, où les auditeurs interviennent, est consacrée au coming out. Vous pouvez suivre l’émission en cliquant (ici). En rediffusion vendredi vers 1h15.
Depuis quelques semaines l’Etablissement français du sang (EFS) lance des appels désespérés aux donneurs de sang car les stocks disponibles baissent considérablement. Il est donc vital que de nombreux Français répondent à cet appel pour sauver des vies.
Dans le même temps, l’EFS et la secrétaire d’Etat à la santé refusent de revenir sur l’interdiction faite aux gays de donner leur sang. Alors que plusieurs pays européens sont revenus sur cette interdiction,la Francecontinue à stigmatiser les gays au lieu d’interdire le don du sang aux personnes homos comme hétéros qui ont des comportements à risques et bien sûr durant cette unique période et non à vie.
Chacun a bien sûr le souci d’assurer la sécurité transfusionnelle. Aujourd’hui, on a les moyens de l’assurer tout en supprimant une discrimination intolérable.
J’ai longuement développé ce sujet dans mon dernier livre « Homopoliticus, comme ils disent… » et je ne reviendrai pas sur la solution que je propose qui permettrait de concilier sécurité et non discrimination.
Mais, il semble que la secrétaire d’Etat à la santé reste sourde à ces arguments de bonne foi et de bon sens : en cette période de pénurie, c’est bien dommage pour celles et ceux qui ont besoin d’un don de sang…
La France apprend aujourd’hui qu’elle a une ministre de la famille ! Alors qu’elle aurait bien eu des occasions de s’illustrer depuis des mois pour reconnaître la famille homosexuelle, profitant d’un week-end prolongé, Mme Greff a décidé de se faire connaître en dénonçant solennellement le mariage gay qui a été célébré ce matin par le courageux maire Jean Vila. Avec cette petite heure de gloire, cette inconnue de la politique restera comme la ministre de l’inégalité.
Une fois de plus, le gouvernement montre que l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels ne fait pas partie de ses préoccupations. Le président sortant n’a pas tenu les deux petites avancées sur lequel il s’était engagé : le partenariat et le statut de beau-parent.
Il est désespérant de voir que l’actuel gouvernement en refusant d’entendre les légitimes demandes d’égalité des LGBT clive le débat alors que homosexualité concerne évidemment toute la société, de droite comme de gauche. Pour obtenir rapidement l’égalité, les gays n’ont désormais qu’une solution : favoriser l’alternance en 2012.
En attendant, n’en déplaise à Mme Greff, plein de bonheur à Patrick et Guillaume, les heureux époux de Cabestany !
Voir mon itw vidéo à l'AFP: (ici)
Bonne nouvelle : la reconnaissance de l’homoparentalité semble avoir enfin avancée ces derniers jours. Il serait temps. En effet, avec beaucoup d’hypocrisie, on fait comme si les familles homoparentales n’étaient qu’un objet de débat. Pire un débat virtuel… Pourtant, aujourd’hui, il existe des dizaines de milliers d’enfants qui vivent avec des parents homosexuels. Il est vraiment temps que ces familles et ces enfants soient considérés comme les autres familles. Et les autres enfants…
Le 26 octobre dernier, un juge aux affaires familiales de Bayonne a accordé à une lesbienne pacsée l’autorité parentale conjointe sur les enfants de sa compagne. Cette première est importante car elle reconnaît ainsi la famille homoparentale. Cette décision est importante même s’il est regrettable que le législateur laisse la justice avancer alors qu’il est du rôle du Parlement de reconnaître enfin ces familles et de leur donner les mêmes droits que les autres. Dans le même temps, l’Education nationale a intégré l’étude des familles homoparentales dans les programmes de Terminale.
La concomitance de ces deux événements montre que, face à la réalité, les choses avancent. Il était temps…
J’ai récemment répondu aux questions pour un documentaire sur « Homosexualité et politique ». Ce documentaire passe sur LCP AN ce mardi 8 novembre à 1h15, le 10 novembre à 21h30, le 11 novembre à 16h00, le 13 novembre à 2h00 et le 16 novembre à 0h00. Vous pouvez aussi voir ce film sur le site de LCP-AN en cliquant (ici).
La semaine dernière, j’ai participé à une délégation du conseil régional d’Ile-de-France qui se rendait à Dakar pour faire le point avec les élus de la région de la capitale du Sénégal sur notre politique de coopération.
Au cours de cette mission, j’étais plus particulièrement chargé de suivre le volet santé et sida de notre coopération et de constater sur place si les propositions que j’avais faites l’année dernière avaient avancées. 100 000 euros devraient etre votes en janvier pour le centre de traitement ambulatoire de Fan.
Dans mes nombreuses rencontres, j’ai aussi pu voir quatre représentants d’associations de lutte contre le sida destinées aux gays. Les représentants de ces associations m’ont non seulement sensibilisé à la lutte contre le sida mais aussi à la situation dramatique que vivent les gays au Sénégal où l’homosexualité y est pénalisée par une peine de prison. Parmi ces représentants, l’un avait été arrêté en 2008, torturé et condamné à 6 ans de prison. La mobilisation internationale, notamment de la France, permettra qu’il ne fasse que... 3 mois de prison. Un autre m’expliqua qu’un Imam a promis une récompense de 5000€ à qui aurait sa tête de « dépravé ».
Ces jeunes militants, qui devraient être terrorisés, m’ont au contraire donné une belle leçon de courage et de militantisme. Ils veulent militer de plus en plus ouvertement au risque de leur sécurité et de leur vie. Ce qui ne se voit pas clairement n’existe pas pensent-ils. Ils m’ont aussi demandé de parler aux élus et d’évoquer leur situation. Après une telle rencontre, c’est le moins que je pouvais faire.
Si j’ai évoqué devant les élus que je rencontrais la nécessité de la dépénalisation de l’homosexualité, je sentais souvent une gêne voire un dégoût. Mais un élu qui compte m’a assuré qu’il réfléchissait à une abrogation de la loi. Comme quelques autres, il y réfléchissait mais ne souhaitait pas que cela soit dans le débat public actuellement tant il craint la diabolisation par l’actuel pouvoir. Ce n’est pas tres rassurant mais, il y a un an, j’étais persuadé que tous les élus s’opposaient à une telle dépénalisation… En attendant, les gays Sénégalais qui osent militer le font toujours au risque de leur vie…
J’interviendrai en direct, mais par téléphone, au cours de l’émission polémique d’Eric Brunet sur RMC vers 13h30. Son sujet d’actualité est l’homoparentalité suite à la lettre envoyée par le président du conseil général de l’Essonne, Jérôme Guedj, pour demander à ses collègues de ne pas discriminer les couples homos dans les demandes d’adoption.
Ce samedi 15 octobre de 9 à 11h00, je participerai au débat organisé par le Collectif Autrement Gay à Saint-Etienne sur le « coming out ». Je retrouverai à cette occasion mon ami Eddie Aït maire de Carrières-sous-Poissy.
Samedi de 11 à 12h30, à la Fête du livre de Saint-Etienne, je dédicacerai mon dernier livre « Homopoliticus, comme ils disent… » mais aussi bien sûr « Les voleurs de liberté » consacré à la question de notre Ultime Liberté. A samedi !

Après avoir visité un lycée et débattu avec les élus du Havre sur la question de la lutte contre le sida, je serai l’invité de nouveau de Patrick Teissère pour son débat « Teissère & Café » ce vendredi à 18h30 au Bistrot d’Antan – 5, rue Saint-Louis au Havre. Ce débat citoyen tournera autour de mon dernier livre « Homopoliticus, comme ils disent » et sera suivi d’une dédicace.
Lire aussi pour le détail du programme et les lieux Paris Normandie (ici).
Je serai l’un des invités de la nouvelle émission de Paul Wermus « Paris Wermus, Paris Cactus » en direct ce lundi 3 octobre à 13h00 sur France 3 Ile-de-France. Cette émission aura pour thème : « le mariage homo en France, est-ce possible ? »
Le Paris Foot Gay a commenté cette semaine l’étude mené par la direction régionale de la jeunesse, des sports et la cohésion sociale en Aquitaine sur l’homophobie dans le sport.
Le constat est véritablement accablant.
922 acteurs sportifs dont 199 footballeurs ont été interrogés en 2010/2011 et 50,6% des sportifs hommes ont déclarés avoir des attitudes négatives envers les gays. Alors que la société a aujourd’hui considérablement évolué, on ne peut que s’inquiéter du terrible décalage avec le monde du sort.
Le PFG en profite pour déplorer le bilan de Mme Jouanno qui n’a tenu aucun des promesses ambitieuses de son prédécesseur, Rama Yade. J'avais aussi regretté le manque d'implication de la nouvelle sénatrice de Paris dans mon dernier livre "Homopoliticus, comme ils disent..."
Je rappelle d’ailleurs qu’en août dernier, au nom d'ELCS, j’ai écrit, en vain, à la ministre des sports pour lui demander d’intervenir auprès du Qatar qui doit organiser la coupe du monde de football et qui pénalise l’homosexualité et expulse les personnes séropositives, ce qui ne sera pas sans conséquences durant la coupe du monde pour des joueurs, des dirigeants ou bien sur des supporters.
Face à une situation qui n’évolue pas, j’ose espérer que le nouveau ministre David Douillet va avoir une parole forte et surtout des actes contre l’homophobie dans le sport…
Hommage à Rudolf Brazda
par Jean-Luc Romero
Paris – 28 septembre 2011
Monsieur le ministre,
Cher Jean-Luc,
Monsieur le président des oubliés dela Mémoire, cher Philippe,
Mesdames, messieurs, chers amis,
C’est pour moi un émouvant honneur de rendre hommage à Rudolf Brazda à la demande de Jean-Luc et de Philippe des Oubliés de la mémoire. C’est aussi un grand plaisir d’associer à mon discours Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, qui m’a demandé de le représenter ce soir.
Rudolf Brazda était un enfant de Bohème né tout juste avant la 1ère guerre mondiale. Il a franchi le sinistre portail du camp de Buchenwald. Il y a survécu trois années dans des conditions que nul ne peut imaginer, où l’insoutenable le disputait à l’abject. Il en est revenu. Il est alors devenu un jeune homme qui aimait la danse, les rires. Et les hommes. L’amour des hommes, voilà le crime qui lui a valu de franchir le Styx vers un enfer insondable d’où il n’aurait jamais dû revenir. Mais sa résistance et son intelligence l’ont sauvé.
Entendons alors l’ignominie du chef de la sinistre SS, Heinrich Himmler, qui affirme en 1940 que « l’homosexuel est un homme radicalement malade » et qu’« Il faut abattre cette peste par la mort ».
Oui, mesdames et messieurs qui êtes ici réunis, peut-être ne le saviez-vous pas avant les déclarations de Rudolf, les nazis ont déporté des hommes, seulement en raison de leur amour d’une personne du même sexe. Il n’y a pas de honte à l’ignorer, les livres d’histoires abordent peu cette déportation. Pourquoi donc ? Les larmes d’un homosexuel auraient-elles moins de valeur que les larmes d’une autre femme ou d’un autre homme ?
Car dans ces sinistres camps, à l’humiliation de porter un triangle rose comme la couleur des petites filles, s’ajoutait un traitement particulièrement odieux qui consistait en une tentative chimérique de rééducation. Expériences pseudo-médicales, viols, castration brutale, lobotomie. Comme un tigre conserve sa fourrure tachetée, l’homosexuel conservait pourtant son attirance singulière.
Malgré tout cela, il a fallu près de soixante ans àla Républiquefrançaise pour reconnaître cette vérité historique. Soixante années… Aujourd’hui, encore, il est des hommes, parfois des élus de notre Nation, qui considèrent que certains comportements humains sont inférieurs aux autres. Aujourd’hui, encore, il est des hommes qui, par leur absence de protestation devant de telles affirmations, sont coupables de complicité.
Rudolf Brazda, pour lutter contre cette autre forme de la barbarie, ce meurtre de la mémoire, a souhaité durant les dernières années de sa vie témoigner de ces crimes, se dépensant sans compter, malgré la fatigue, pour faire connaître la vérité. C’est aussi pour rendre hommage à ce travail quela Républiquea souhaité le distinguer par les insignes de chevalier dela Légiond’honneur qui lui furent remis le 28 avril dernier.
Malgré mon émotion, je pourrais parler des heures durant de sa vie, de son combat, de son humanisme. Malgré mon angoisse, je pourrais également parler des heures durant de la honte qu’en tant qu’homme j’éprouve au souvenir de ce que d’autres hommes ont commis. J’ai eu, moi, le privilège de deux émouvantes rencontres avec Rudolf Brazda. Je lui ai dit cela. Je lui ai dit mon admiration aussi pour ce combat qu’il a mené pour tous ceux qui sont morts. Pour tous ceux qui n’ont pu parler.
Aujourd’hui, alors que nous rendons hommage à Rudolf Brazda, je souhaite associer à cet instant magnifique la présence d’Edi, ce jeune homme à qui il a scellé sa vie durant plus de cinquante années, et dire à la face du monde, à la face de ses tortionnaires, à la face de ceux qui nous insultent encore, combien je suis fier de célébrer, malgré son absence aujourd’hui, la vie et l’amour.
Toutes les vies et tous les amours.
Je vous remercie.