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brigitte lahaie

  • Ma 13ème chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio (4 décembre 2018)

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs de Sud Radio,

    Pour le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, la ministre de la santé, Agnès Buzuyn, a annoncé une nouvelle qu’on n’attendait plus et à laquelle on ne croyait plus la gratuité des préservatifs !
    En effet, dans quelques jours, dès le 10 décembre, les médecins pourront prescrire des préservatifs qui seront remboursés par la sécurité sociale à hauteur de 60%. Et, espérons que les assurances complémentaires, qu’on n’entend pas beaucoup ces jours-ci, rembourseront les 40% restants.
    Cela fait des décennies qu’avec Élus Locaux contre le Sida, je demande ce remboursement.
    Que n’ai-je pas entendu quand je le proposais. Et pourtant n’était ce pas du bon sens ?
    Est-ce normal que les personnes séropositives ou des personnes précaires ne soient pas remboursées de leurs capotes alors que les bas de contention le sont, à juste titre, pour prévenir une phlébite ?
    Les réactions à l’annonce de la ministre ont été souvent caricaturales sur les réseaux sociaux entre faux et vrais arguments.
    Certains l’ont accusé carrément d’encourager la luxure, d’autres une mesure difficilement applicable.
    Étonnant quand même, et vous serez d’accord chère Brigitte, d’entendre, en 2018, des gens continuer à sembler estime que la sexualité serait quelque chose d’immoral, voire de sale. Certes, dans un pays aux racines judéo-chrétiennes comme le nôtre, on a toujours eu un discours complexe sur le sexe. Vous en parlez souvent ici chère Brigitte.
    Mais, quand même accuser la ministre de la santé d’être le nouveau parangon de la luxure, c’est, reconnaissons-le, totalement délirant en 2018…
    En fait, cette mesure est une vraie mesure de santé publique car le préservatif protège contre le sida mais aussi contre toutes les infections sexuellement transmissibles qui sont en forte progression ces dernières années. C’est aussi un contraceptif !
    L’autre argument qui a été opposé à la ministre a plus de pertinence : la difficulté notamment pour un jeune de se faire prescrire un préservatif. C’est vrai que ce n’est pas simple et qu’il faudra réfléchir à étendre sans prescription notamment dans les pharmacies qui donnent déjà gratuitement et, sans ordonnance, la pilule du lendemain aux jeunes filles mineures.
    Il faudra aussi qu’on sensibilise les personnes à la nécessité de se faire dépister régulièrement. N’oublions pas que nous avons 25 000 personnes sur les 170 000 qui vivent avec le VIH qui ne connaissent pas leur séropositivité en France. Ce sont ces personnes qui sont la clé de la fin de la pandémie.
    Il faudra aussi parler de la Prep à celles et à ceux qui pourraient en avoir besoin. Ce traitement qui permet à des populations exposées et vulnérables de prendre un anti rétroviral, avant leur rapport sexuel, pour leur éviter d’être infectés au VIH.
    En tous cas, en permettant, ce remboursement, la ministre a fait tomber un tabou. Et pour cela, elle doit être sincèrement remerciée.
    Désormais en France, tous les moyens de se prémunir du VIH et des IST sont accessibles.
    Pour le dépistage, même les autotests se trouvent de plus en plus gratuitement grâce à Paris et à l’Ile-de-France et, prochainement, Paris sans sida va même permettre aux Parisiens de faire gratuitement leur test VIH dans leur laboratoire d’analyses privé sans avoir besoin d’une ordonnance pour se faire rembourser.
    Les capotes vont donc être plus accessibles comme la Prep.
    Peut-être de quoi arriver à une France sans sida comme le suggère l’ONUSIDA pour 2030.
    Les bonnes nouvelles sont rares : réjouissons-nous, chère Brigitte, de la gratuité prochaine des capotes !
    Je vous remercie.
    A la semaine prochaine.

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

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  • Ma Chronique numéro 10 pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio (13 novembre)

    Bonjour Brigitte,
    Bonjour à Sylvain Mimoun et à tous les auditeurs de Sud Radio,

    Aujourd’hui, ce sera plus « sérieuses news » que « sexy news » si vous l’acceptez chère Brigitte.

    Le Parlement - Assemblée nationale et Sénat - est en train de discuter de la loi de financement de la sécurité sociale qui a, vous l’imaginez, de sacrées conséquences pour tous les Français - nous sommes toutes et tous des malades potentiels et 11 millions de personnes vivent en France avec une affection de longue durée qui permet notamment d’avoir le remboursement à 100% des frais médicaux liés justement à cette grave maladie.

    C’est dire que cette loi est importante ! Essentielle, même !

    Je voudrai faire un focus sur les soins palliatifs. 

    D’abord, qu’est-ce que c’est ?

    Et bien, ce sont des soins actifs et continus qui sont pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution et à domicile.

    Ils visent à 4 buts : 

    • soulager la douleur du patient en fin de vie;
    • Apaiser sa souffrance psychique;
    • Sauvegarder la dignité de la personne malade;
    • Et enfin, soutenir son entourage.

     

    Chacun sait l’importance des soins palliatifs qui concernent sûrement plus de 95% des situations de fin de vie. Ça fait même consensus.

    Et, pourtant, ce n’est pas encore avec ce budget que sera assuré l’accès universel aux soins palliatifs !

    Depuis 2005, pendant 7 années, il n’y a pas eu de plan...

    Et, ce n’est pas celui lancé par Marisol Touraine en 2015 et qui s’achève en fin d’année - 190 petits millions d’euros sur 3 ans - qui aura permis un quelconque rattrapage !

    C’est quand même incroyable d’entendre des élus nous dire a longueur de discours que les soins palliatifs sont la seule réponse humaine en fin de vie, ce qui, en plus, est faux, et ne jamais mettre les moyens financiers nécessaires !

    La France est plutôt un exemple en matière de prise en charge du début de la vie. Mais, dès qu’il s’agit de la fin de vie, les politiques n’ont pas l’air de savoir qu’ils vont aussi mourir comme 100% d’entre nous. J’espère ne pas vous annoncer de mauvaises nouvelles chère Brigitte.

    Et, en fin de vie, nous se sommes plus vraiment des citoyennes et des citoyens dès que nous franchissons les portes de l’hôpital.

    J’ai choisi cet exemple pour montrer que sur les questions de santé, la réalité est souvent loin des discours officiels.

    Les soins palliatifs sont unanimement reconnus et pourtant à peine de 20 à 25% des Français qui en ont besoin peuvent séjourner dans une unité de soins palliatifs. La Guyane par exemple, comme malheureusement d’autres départements, n’a aucune unité de soins palliatifs sur son territoire. 
    Cette réalité est révélatrice du décalage des politiques et ce n’est pas le nouveau monde politique qui change dans ce domaine les choses. Et, malheureusement…
    De quoi désespérer du bon sens !
    Avant de vous quitter, permettez-moi chère Brigitte d’avoir en ce 13 novembre une pensée émue pour les victimes des attentats et leurs proches. Un bien triste anniversaire ! Mais on ne les oublie pas...
    A la semaine prochaine !

     

     

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

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  • Ma 8ème chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio

     

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs,

    Dimanche, des milliers de Parisiennes et de Parisiens se sont rassemblés place de la République pour dénoncer la recrudescence d’actes homophobes ou transphobes qui ont même mené, cet été, à la mort d’une femme trans, la jeune Vanessa.
    Il y a quelques jours, un couple gay était insulté par un chauffeur de VTC au cœur du 12èmearrondissement, arrondissement où je suis élu. Il y a une semaine exactement, c’était le président d’Urgence Homophobie à la sortie d’un restaurant. Juste avant, un couple de femmes agressé ou, encore, Arnaud et Rémi, il y a 3 semaines. J’arrête cette énumération à la Prévert.
    Mais, ces actes de déferlements de haine et de violence sont devenus des épisodes quotidiens au point qu’ils se banalisent même. Déjà, en 2017, selon SOS Homophobie, les agressions avaient augmenté de 14%...
    Tout ceci interpelle notre responsabilité à toutes et à tous, élus, médias et, bien sûr, citoyens.
    On le sent bien, il y a souvent une hiérarchisation dans les discriminations : être sexiste ou LGBTQIphobe, c’est presque devenu acceptable pour certains. Et les réseaux sociaux ne sont pas les moins responsables de cette situation tant le laxisme de leurs dirigeants, derrière de belles paroles, y est trop souvent évident.
    Pour certains, comme c’est le cas aux USA, ça ferait même partie de la liberté d’expression. Comment s’étonner, dans ces conditions, que sale pédésoit toujours, en 2018, la principale insulte entendue dans les cours d’école ??? Avec la résonnance que cela a pour de jeunes enfants qui se sentent différents.
    Alors que faire ?
    D’abord et nous en avons déjà longuement parlé dans cette chronique, l’école doit être en première ligne. Sur tout le territoire, une éducation à la sexualité doit être enfin menée.
    La police qui a fait de grands efforts ces dernières années grâce notamment à l’association LGBT Flag doit vraiment former tous les policiers sur ces questions comme celle d’ailleurs du sexisme.
    Mais on le sent bien, c’est un travail à long terme qui doit être mené. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai écrit au 1erministre pour lui proposer de faire de la lutte contre les LGBTQIphobies et le sexisme la grande cause nationale 2019.
    Ca n’a jamais été le cas pour ces combats. Il est urgent d’y remédier car, un an d’actions contre les LGBTQIphobies et le sexisme, alors que nous serons en plein débat sur la PMA, je ne pense pas que ce soit réellement un luxe. C’est un geste fort et j’espère qu’Édouard Philipe y sera sensible…
    En terminant cette chronique un petit mot sur une autre cause à laquelle je suis attaché : le droit de mourir dans la dignité.
    On apprenait hier, dans le journal Libération, qu’une femme de 102 ans a été virée d’un service d’hospitalisation de long séjour de Paris car l’équipe ne supportait pas la décision de cette dame de partir prochainement en Belgique pour se faire euthanasier. Incroyable non ?
    Le 2 novembre, ce sera la 11ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité et c’est donc l’occasion de rappeler l’urgence d’avoir une loi humaniste sur la fin de vie dans notre pays.
    A Paris, rendez-vous est donné à 17H00, place de la République.
    Auditrices et auditeurs de Sud Radio, je vous y attends nombreux !
    Belle semaine… 

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

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  • Ma 7ème chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio (16 octobre 2018)  

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs,

    La semaine dernière, rappelez-vous chère Brigitte, j’avais évoqué ce parlementaire, le député Hervé Saulignac, qui avait fait adopter, en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, un amendement supprimant la discrimination qui existe entre hétérosexuels et homosexuels pour le don du sang.
    En effet, depuis le début des années sida, les gays sont exclus du don du sang. Cela pouvait bien sûr s’entendre au début de la pandémie où l’on manquait d’informations et où les tests n’avaient pas la même fiabilité.
    Mais, aujourd’hui, un hétéro qui lui a pris des risques avant de donner son sang, n’est interdit de don du sang que pendant quatre mois alors que, depuis juillet 2016, les gays peuvent certes enfin donner leur sang mais, après… un an d’abstinence !
    Le député Saulignac avait, dans un premier temps, convaincu ses collègues de tous les groupes politiques – rare pour le dire ! – de supprimer cette discrimination et d’interdire le don du sang aux seules personnes qui ont une conduite à risques et, cela pendant quatre mois, cessant ainsi de stigmatiser un groupe entier de la population. Pour mémoire, 85% des gays ne sont effectivement pas séropositifs…
    Ce député n’avait fait que proposer ce qui est en vigueur en Espagne et en Italie et cela depuis 2001 – c’est-à-dire, depuis plus de 17 ans.
    Malheureusement, la ministre de la santé ne l’a pas vu ainsi.
    Au lieu de se réjouir que des députés dépassent enfin les clivages habituels, elle a demandé le rejet pure et simple de l’amendement. Ce qui a été fait mais de très peu de voix. Il faut dire qu’il y avait bien peu de députés en séance.
    Certes, pour être honnête, la ministre a annoncé qu’elle attendait une étude qui sort en novembre et qu’il valait mieux changer cette réglementation de manière réglementaire, c’est-à-dire par le gouvernement. Ce qui lui paraît le plus efficace et, ajoute-t-elle, le plus rapide.
    Elle ne ferme donc pas la porte à une évolution prochaine.
    Mais, en évoquant une étude et sans préciser ni les conditions de la future réglementation ni le calendrier, il est un peu dommage de ne pas savoir saisi l’opportunité de voir des parlementaires de toutes tendances voter la fin d’une discrimination que l’exigence absolue de la sécurité transfusionnelle n’explique plus vraiment en 2018.
    C’est si rare d’entendre des députés allant des Républicains à la France Insoumise s’accorder pour affirmer que la distinction entre des hétéros et gays ayant des conduites à risques n’avait plus de sens à l’aune de l’amélioration des tests et de ce qui est mené, depuis presque deux décennies, dans d’autres pays voisins.
    Baser une interdiction, qui est légitime – je le rappelle ! - pour assurer la sécurité transfusionnelle, ne peut l’être pour une population entière, mais pour les personnes qui ont réellement un comportement à risques. C’est en fait du bon sens.
    On a donc plus qu’à espérer que la ministre respecte son engagement.
    C’est possible, faisons confiance, mais cela nécessite une fois de plus d’être vigilant et que les politiques cessent de penser comme le disait si bien, mais avec un cynisme certain, Jacques Chirac, que les promesses ne sont faites que pour celles et ceux qui les entendent.
    En politique, et ça devrait être ça le fameux nouveau monde politique dont on nous parle tant, les promesses doivent être faites pour être enfin tenues.
    Comptez en tous cas pour moi, chère Brigitte, pour suivre l’évolution de ce dossier et vous dire si l’on peut faire confiance en la promesse ministérielle ! Novembre, c’est demain…
    C’est d’autant plus important qu’on n’a jamais assisté à autant d’agressions homophobes, en province mais aussi à Paris, que ces dernières semaines. Supprimer cette discrimination dans ce contexte, ce serait bien sûr un symbole fort.
    A la semaine prochaine.

     

     

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 15H15

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  • Ma 6ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio (9 octobre 2018)

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs,

    La semaine dernière, un parlementaire, le député Hervé Saulignac a fait adopter en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale un amendement qui supprime la discrimination qui existe entre hétérosexuels et gays pour le don du sang.
    Pour mémoire, c’est la circulaire du 20 juin 1983 du Directeur Général de la Santé, Jacques Roux, qui a exclu du don du sang les homosexuels. Nous étions alors au début des années sida.
    En effet, un hétéro qui a pris des risques avant de donner son sang est interdit de don pendant quatre mois alors que depuis juillet 2016, les gays peuvent enfin donner leur sang mais, après un an d’abstinence !
    Imaginez, un jeune gay obligé de n’avoir aucune relation sexuelle pour donner son sang ! Inconcevable pour beaucoup… Oserait-on demander cela à un hétéro ?
    Certes, vous me direz chère Brigitte, que l’interdiction est basée sur l’épidémiologie car les gays sont plus touchés par le VIH que les hétéros – 13% des gays pour 0,2% de la population générale.
    Mais si cet argument était pertinent, pourquoi n’interdit-on pas, par exemple, pendant un an, le don du sang à un africain du sud hétéro qui vient d’un pays où 15% de la population générale est infectée par le virus. Idem pour tous ceux et pour toutes celles qui viennent d’une zone très touchée par le VIH/sida.
    Baser une interdiction, qui est légitime pour assurer la sécurité transfusionnelle, ne peut l’être pour une population entière, mais pour les personnes qui ont réellement un comportement à risques.
    Dès 2002 déjà, le Comité national consultatif d’éthique estimait que si « le principe de sécurité doit être un principe absolu, il ne pouvait servir à justifier un traitement discriminatoire. »
    Sur ma saisine et celle d’Elus Locaux Contre le sida, le 6 février 2006, la Halde considérait que « la décision d’exclusion définitive du don du sang d’une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement » et, en juillet 2006, Xavier Bertrand, alors ministre de la santé, demandait qu’on transforme l’interdiction faite à un groupe en une interdiction pour des comportements. Mais son administration ne suivra pas.
    En 2012, en pleine campagne présidentielle, François Hollande assure « Oui, je mettrai fin à l’exclusion du don du sang […] parce qu’il est dévastateur à tout niveau d’accréditer une forme de présomption de séropositivité des hommes homosexuels. »
    Mais le 4 novembre 2015, sa ministre de la santé, Marisol Touraine, annonce juste une levée partielle du don du sang avec cette fameuse année d’abstinence.
    Pourtant, elle aurait pu s’inspirer de nos voisins, l’Espagne et l’Italie, qui, dès 2001, excluaient du don du sang pour une période déterminée tous ceux et toutes celles qui avaient des comportements à risques sans distinguer entre hétéros et homos.
    Et, bien sûr, ils n’ont eu aucun scandale du sang contaminé depuis…
    Aujourd’hui, les tests réalisés sur le sang sont de plus en plus perfectionnés mais durant une douzaine de jours, il y a une période silencieuse où on ne peut détecter le VIH.
    C’est en posant les bonnes questions qu’on assure vraiment la sécurité et non pas en poussant des gens à mentir comme ça a été souvent le cas par le passé.
    Si l’Assemblée nationale adopte cet amendement, ce sera la fin d’une discrimination et cela permettra à plus de personnes de faire des dons du sang.
    On en a tant besoin, chère Brigitte !
    A la semaine prochaine. 

  • Ma 5ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs,

    Heureux de vous retrouver pour ce rendez-vous désormais hebdomadaire.
    Je vais vous surprendre mais récemment, le 13 septembre, une circulaire de l’Éducation nationale destinée aux recteurs d’académie concernait l’éducation à la sexualité.
    Et oui, en 2018, il a semblé nécessaire au ministère de rappeler aux recteurs qu’il fallait respecter la loi de 2001 qui prévoit au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.
    Depuis 45 ans, on ne compte plus les circulaires demandant de mettre en œuvre des séances d’éducation sexuelle et affective à l’école. Et pourtant, le constat est amer.
    Selon le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 25% des écoles primaires - soit, j’insiste, ¼ des écoles primaires ! - et même 11% des lycées n’avaient mis en place aucune séance pour l’année scolaire 2014/2015. Et, je n’ose évoquer quelle formation reçoivent les enseignants sur cette thématique ?
    Quand j’étais président du CRIPS, qui forme 90% des lycéens et des apprentis en Ile-de-France aux questions des IST, du VIH et de l’éducation à la sexualité, j’ai pu apprécier la difficulté à évoquer ces thèmes. Alors que nous étions en plein débat sur le mariage pour tous, certains parents refusaient carrément que leurs enfants assistent à des cours ou des sessions évoquant de près ou de loin la sexualité ou la vie affective. Plus globalement, ce qu’on appelle la santé sexuelle.
    A l’époque, des mails circulaient déjà évoquant la promotion de l’homosexualité ou même, imaginez chère Brigitte, de la masturbation.
    Et bien quelques années plus tard, les rumeurs vont de plus belle et des fake news prétendent que la très sérieuse Organisation mondiale de la santé ose faire la promotion de la masturbation dès la maternelle !
    Les fantasmes liés à l’évocation des sexualités à l’école sont bien sûr totalement infondés.
    Ceux qui crient qu’en parler incite à la consommation se trompent lourdement.
    La preuve, c’est que l’âge du premier rapport sexuel n’a pas baissé considérablement. Au contraire, il reste stable… Et on sait que, dans le pays où l’éducation à la sexualité est effective, cela permet d’avoir des générations plus respectueuses de l’égalité hommes-femmes, moins enclines aux discriminations et aux violences sexistes et sexuelles.
    En cette période où tout et n’importe quoi peut se dire sur les réseaux sociaux et où les fake news sont désormais légion, qui peut prétendre que former nos jeunes dans les écoles n’est pas une nécessité voire même une urgence ?
    Le 26 septembre dernier, la chaire Unesco santé sexuelle et droits humains a réfléchi sur les nouveaux enjeux de l’éducation à la santé sexuelle, pour 2030 avec comme sous-titre engagé « En finir avec les inégalités, révolutionner l’éducation à la sexualité. »
    Grâce à des experts scientifiques internationaux, mais aussi à des parents d’élèves et des jeunes, ils ont pu mettre en évidence l’importance d’une éducation à la santé sexuelle dès le plus jeune âge.
    Ils ont démontré aussi la nécessité d’intégrer dans l’éducation le rôle des déterminants environnementaux qui influencent les comportements sexuels. Bien sûr, ils confirment qu’il faut débuter, dès le plus jeune âge, en adaptant l’éducation à l’âge tout en promouvant et respectant les valeurs des droit humains.
    En conclusion, il faut espérer qu’il ne va pas falloir une énième circulaire. En 1973 - il y a 45 ans ! -, la circulaire Fontanet proposait pour la première fois une information sur ce qu’on appelait le système de reproduction.
    Dans les années 1980, avec l’apparition du sida, on intensifie les actions, mais on les limite trop souvent aux seuls risques liés au VIH et aux IST.
    Il faudra attendre 2001, pour qu’on évoque plus largement la santé sexuelle.
    Toutes ces évolutions sont bien sûr positives, mais encore faudrait-il que tous nos jeunes en bénéficient !
    Espérons que cette nouvelle circulaire y contribuera enfin. Et surtout, définitivement !

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

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  • Ma 4ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invitée Anne-Clotilde Ziégler et à tous les auditeurs,
    Heureux de vous retrouver pour ce rendez-vous désormais hebdomadaire.
    Si vous le voulez bien, je termine aujourd’hui sur la succession de coming out auxquels nous avons assistés dans le monde politique ces derniers mois et donc sur la relation de nos élus à l’homosexualité et plus généralement à la question LGBTQI.
    A celles et à ceux qui n’ont pas suivi ma chronique, la semaine dernière, je rappelle qu’en 1960, l’homosexualité était un fléau social pour nos parlementaires puis dès 1968, une maladie mentale. Et cela durera jusque 1981.
    On sent que ces derniers mois, le rapport compliqué des responsables politiques avec l’homosexualité évolue. Enfin ! 
    Il est vrai que, depuis les dernières élections, de plus en plus d’élus de droite, de gauche et même d’extrême-droite ont fait leur coming out.
    Ce qui ne se dit pas n’existe pas dans le champ politique. Pendant longtemps, il a été tabou, en France, de parler de son homosexualité et peu d’élus ont osé faire, ces 30 dernières années, ce qu’on appelle un coming out, c’est-à-dire sortir du placard en assumant publiquement son homosexualité.
    Le premier coming outmédiatique d’une personnalité politique importante ne se fera vraiment en France qu’en 1997 - il y a à peine plus de 20 ans -, avec l’ancien ministre et maire de Pau, André Labarrère.
    A 70 ans, celui qui ne voulait pas dire son homosexualité du vivant de sa mère, écrira même un roman à clés « Le bal des célibataires. »
    J’ai eu la chance de connaître cet homme plein d’humour et il ne regrettera jamais d’avoir été ce courageux pionnier.
    En 1998, nous sommes en pleins débats sur le PACS. Bertrand Delanoë, candidat à la mairie de Paris, décide de faire son coming out dans l‘émission Zone Interdite sur M6.
    Il le fera avec une grande pudeur et refusera d’y revenir, excepté pour le documentaire Homopoliticus que nous avions écrit avec Alex Dzerdz.
    Cette déclaration de celui qui va devenir le premier maire officiellement gay de la capitale aura beaucoup d’impact alors que les parlementaires s’écharpent sur le PaCS au Parlement.
    En 1999, c’est Françoise Gaspard, députée-maire de Dreux, qui révélera son homosexualité devenant ainsi la première femme parlementaire à le faire.
    Depuis, on remarquera les coming out souvent médiatique de Christophe Girard, Philippe Meynard, Roger Karoutchi, Bruno Julliard, Franck Riester, Luc Carvounas, et quelques autres.
    Mais durant les dernières législatures, il n’y avait jamais plus de deux ou trois députés officiellement gay. Une seule sénatrice lesbienne Corinne Bouchoux sous le pécédent Sénat. Aucun élu transgenre.
    Avec cette nouvelle élection législative, il y a un plus d’un an, quelque chose a changé.
    Aujourd’hui, sept députés sont officiellement gays – on triple le nombre ! - et une députée, Laurence Venceunebrock-Mialon, devient la deuxième femme de l’histoire de l’Assemblée nationale à dire son homosexualité.
    A noter, et c’est cela qui est vraiment nouveau, qu’il y a désormais des députés LGBT de gauche mais aussi de droite. Et étonnant, mais vrai, deux députés sont issus du parti de Marine le Pen.
    Enfin et, pour la première fois, un groupe d’études sur les questions LGBTQI a été créé à l’Assemblée et réunit une quinzaine de députés sur… 577…
    Je relativiserai cependant car de tels groupes existent depuis bien longtemps dans les Parlements qui nous entourent.
    Et puis, surtout, ce mouvement est encore bien timide comparé aux démocraties voisines.
    Par exemple, en Grande-Bretagne, 45 députés ont dit leur homosexualité… Presque 9 fois plus qu’en France…
    On a donc encore du chemin à faire, mais nous venions de loin.
    En tous cas et incontestablement, ces coming out sont utiles et exemplaires.
    A mardi prochain… 

  • Retrouvez ma Chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 15H30

    Vous pouvez retrouvez ma chronique "Sexy news" chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio ce mardi vers 15H30. Aujourd'hui, je continue avec le thème des rapports entre politique et homosexualité et particulièrement le coming out des politiques.

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  • Ma 3ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio

     

    Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité Michel Odoul et à tous les auditeurs,
    Heureux de vous retrouver pour ce rendez-vous hebdomadaire.
    Après vous avoir parlé des lois bioéthiques les deux précédentes semaines, je souhaiterai dire quelques mots aujourd’hui sur la succession de coming out auxquels nous avons assisté dans le monde politique ces derniers mois et donc sur la relation de nos élus à l’homosexualité et plus généralement à la question LGBTQI.
    La classe politique française a toujours eu un problème avec l’homosexualité.
    Non pas, parce qu’elle serait homophobe, lesbophobe ou transphobe dans sa majorité. Mais parce qu’elle a peur de la réaction de ses électeurs et croie que notre société n’aurait pas évolué sur cette question ces dernières années.
    Un peu d’histoire si vous le voulez bien…
    Il est vrai que, dans les années 60, les députés issus de quasiment tous les groupes classaient l’homosexualité parmi les fléaux sociaux au même titre que l’alcoolisme.
    En 1968, le gouvernement de Michel Debré classe l’homosexualité dans les maladies mentales. Rien que ça !
    Et cela, sans que ça n’émeuve grand monde chez nos élus à part les courageux militants LGBTQI de l’époque, mais que personne n’écoutait. Charles Aznavour osera à cette époque chanter « Comme ils disent !»
    Sans être un hymne militant, c’était une forme de réponse à cette classification aussi honteuse que violente. La seule réponse…
    Alors que la sodomie a été dépénalisée dès 1791, faisant aussi de la France le premier pays au monde à dépénaliser l’homosexualité ; en 1942 et en 1960, le code pénal est modifié pour permettre de poursuivre les actes homosexuels réalisés sur mineur de moins de 21 ans alors que la majorité sexuelle est de 15 ans pour les hétéros. L’homosexualité devient ainsi une circonstance aggravante.
    Il faudra attendre 1981 pour que la classe politique se mobilise contre les discriminations et contre l’homophobie.
    C’est François Mitterrand qui fait retirer l’homosexualité des maladies mentales. Il demande aussi à son ministre de l’intérieur, Gaston Deferre, de faire supprimer les fichiers d’homosexuels – Et oui, ils étaient fichés comme de véritables délinquants ! – et de faire cesser les descentes de police dans les bars et les boites gays ou lesbiennes. Le ministre de l’Intérieur devra d’ailleurs s’y prendre à deux fois car une partie de la police continuait à faire de bien humiliantes descentes, et cela encore au début de l’année 1982.
    Enfin, après un an de débat au Parlement, où les propos homophobes furent légion, notamment la terrible assimilation homosexualité/pédophilie, l’homosexualité est enfin et totalement dépénalisée le 4 août 1982.
    Il faut savoir que de 1965 à 1969, 1984 homosexuels ont été condamnés dont 90% à de la prison ; et que même de 1975 à 1978, alors que la société avait considérablement évolué, les tribunaux condamnaient encore 634 gays et 93% des condamnations l’étaient à une peine de prison.
    1981, avec l’arrivée de la gauche, qui va porter la question de la lutte contre le LGBTphobies, est une des dates phares du changement progressif de notre classe politique.
    Mais ce changement est loin d’être unanime. Du moins, d’une partie…
    Les longs débats sur le PACS, qui aboutissent enfin à la loi du 15 novembre 1999, qui reconnaît pour la première fois les couples LGBT dans notre droit, montreront une partie de la classe politique tenant des propos violemment homophobes dont la manifestation anti Pacs organisée par Christine Boutin sera l’apothéose avec des manifestants criant même : « les pédés au bûcher. »
    14 ans plus tard, même si les propos tenus au Parlement seront plus contrôlés, les manifestations monstres de la Manif pour tous, où la plupart des leaders de droite se rendront, montreront encore l’immense décalage entre les Français et leurs élus, notamment les élus conservateurs.
    En 2018, même si La Manif pour tous essaie de refaire le coup du mariage pou tous avec la PMA, cette fois-ci, on sent bien que la majorité des parlementaires ne s’engouffrera plus dans un combat qui paraît d’arrière-garde.
    Il est vrai que, depuis les dernières élections, de plus en plus d’élus de droite et de gauche ont fait leur coming out.
    On en parlera, si vous le voulez bien, la semaine prochaine.
    A bientôt…

  • Retrouvez ma chronique hebdo "Sexy News" dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

    Comme tous les mardis, vous pourrez retrouvez ma chronique hebdo "Sexy News" dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20. Je parlerai aujourd'hui de la relation compliquée des élus avec les questions LGBTQI.

  • Ma 2ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio

    Bonjour Brigitte, Bonjour à toutes et à tous,

    Vous vous rappelez, chère Brigitte et chers auditeurs, la semaine dernière, j’évoquais la révision des lois bioéthiques qui ont fait l’objet d’un débat citoyen qui est loin d’avoir eu l’impact qu’il aurait dû avoir. Je n’y reviendrai pas, je vous l’ai expliqué mardi dernier.
    Nous nous étions arrêtés sur deux des thèmes de ces révisions, la fin de vie et la procréation médicalement assistée.
    Je voudrai aujourd’hui dire quelques mots sur la place de l’humain au cœur du système de santé et sur la gestation pour autrui.
    Il n’est pas anodin que, durant les débats citoyens, le peu de Français qui y ont participé se soient inquiétés de la place de l’humain au cœur du système de santé comme la place du citoyen usager par rapport à l’administration ou les équipes soignantes.
    C’est aujourd’hui une question essentielle.
    Depuis les années 80, les militants de la lutte contre le sida ont revendiqué le doit d’être acteurs de leur propre santé. Le développement d’Internet fait qu’aujourd’hui, les malades ou futurs malades se renseignent directement et sont parfois mieux informés que leurs propres soignants. Pourtant, à l’hôpital, il est difficile de se faire entendre. On a l’impression que dès que l’on franchit les portes de l’hôpital, nous ne sommes plus un citoyen ou une citoyenne à part entière.
    La démocratie sanitaire, dont on parle tant, reste embryonnaire en France. Tout le monde admire son médecin mais on ne peut plus entendre ceux qui n’ont comme seule explication en nous donnant un nouveau traitement : c’est pour votre bien. On attend désormais d’un soignant qu’il nous dise les avantages et les inconvénients du traitement, qu’il nous propose et que nous décidions ensuite si nous voulons ou pas de ce traitement. Espérons que la parole citoyenne sur ce point sera entendue.
    Autre thème pour le moins controversé, la Gestation Pour Autrui (GPA) faisait partie du débat. Je rappelle que la GPA est une pratique sociale de procréation dans laquelle une femme, appelée mère porteuse, est inséminée par des embryons et accouche d’un enfant qui est remis aux parents à l’origine de cette GPA.
    Aujourd’hui, un certain nombre de pays l’autorisent ou ne l’interdisent pas notamment l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni, la plupart des États des États-Unis, l’Inde, la Grèce, la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Russie...
    La France l’interdit et d’après le Conseil consultatif national d’éthique, le débat citoyen aurait rejeté de manière massive sa légalisation.
    Quel que soit l’opinion qu’on ait sur la question, il faut regretter qu’un vrai débat en France n’ait jamais eu vraiment lieu sur la GPA qui, malgré nos lois, est une réalité en France où de nombreux enfants français sont nés d’une GPA à l’étranger.
    En fait, en France, le débat est faussé depuis le départ puisque les adversaires ont réduit la GPA à une question exclusivement LGBT, à la question de ces horribles couples gays richissimes qui iraient, paraît-il, acheter des enfants à l’étranger.
    Sur cette question, il faut être clair, elle concerne tout le monde et principalement les hétérosexuels. L’immense majorité des GPA sont le fait de couples hétéros dont la femme a une pathologie qui l’empêche malheureusement d’enfanter. Ce serait bien ne ne pas l’oublier d’autant que l’immense majorité des pays, qui l’autorisent, la refusent pour les couples LGBTQI. Imaginez la Russie accueillant des gays pour une  GPA...
    En tous cas, cette question mérite un vrai débat dans le pays en partant sur cette base et en arrêtant ce focus aussi malsain qu’absurde sur les homosexuels.
    Ce vrai débat n’aura pas eu lieu pendant la consultation citoyenne. Pourtant, une question mérite d’être réglée rapidement celle de l’établissement d’un état-civil français pour ces enfants nés par GPA à l’étranger. Ces enfants existent et sont français de par leurs parents.
    Ce serait bien d’arrêter de sanctionner ces enfants à qui personne n’a demandé s’ils voulaient naître.
    Mais, en attendant le vrai débat qu’on s’occupe au moins et enfin de l’intérêt de ces enfants. C’est en fait une urgence.
    A la semaine prochaine.

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  • 2ème chronique chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20

    Retrouvez-moi pou ma seconde chronique hebdo dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20. Je continuerai, cette semaine, à parler de bioéthique.