Retour nostalgie en photos sur mon déplacement à Béthune
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Médicament antisida : pour qu’un traitement de prévention existe, cessons la polémique !
Les volontaires sont trop peu nombreux. L’étude, pourtant révolutionnaire, pourrait bien tomber à l’eau.
Se protéger du sida en avalant un comprimé, un rêve qui pourrait devenir réalité ? Le Truvada, un antirétroviral utilisé jusqu’à présent lorsque le patient est séropositif, est aujourd’hui testé comme médicament de prévention de la transmission du virus. Pour certains, on ferait ainsi des gays de la chair à canon. Décryptage des polémiques par Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, du CRIPS Ile-de-France et membre du Conseil national du sida.
Ma réponse : Je soutiens depuis le début l’essai Ipergay mené par l’Agence nationale de la recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS). Oui, cette expérimentation ne concerne que les gays, mais il ne faut pas la percevoir comme une discrimination. C’est une réalité : en France, la communauté homosexuelle est touchée très fortement par le VIH. Près de 15 à 20% des gays sont séropositifs. Il est donc naturel que cette enquête soit menée sur une des populations les plus vulnérables.
Les recherches de ces dernières années sont porteuses d’espoir : si tous les séropositifs bénéficiaient d’un traitement, dans 30 ans, le sida aurait disparu. Il est donc important de poursuivre les recherches, d’explorer toutes les pistes. Dans cette période compliquée pour la lutte contre le sida – on ne peut que constater que la recherche sur le VIH, et même la santé en général, ont été des thèmes peu traités lors de cette campagne présidentielle –, et alors que des fonds ont été trouvés, il serait plus que dommage de faire tomber à l’eau, à force de polémiques, un si beau projet.
Gays et cobayes ?
En effet, des polémiques mettent à risque la survie de l’essai Ipergay. Pour l’instant, on est loin des 300 participants escomptés : on en compte une petite cinquantaine seulement. D’abord parce que le Truvada, ce médicament antirétroviral (ARV), est associé à des effets secondaires très lourds. Bien sûr, ça ne revient pas à avaler un petit bonbon. Mais si je conçois les craintes, il faut savoir que les effets secondaires des médicaments pris en trithérapie sont moindres qu’ils ne le furent.
Cela fait 25 ans que je vis avec le sida. J’ai pris mon premier traitement le 1er décembre 1987, et les médicaments avaient alors une violence qu’ils n’ont plus aujourd’hui. Sans compter que le Truvada est pris dans cette expérimentation en prévention : les volontaires prendront deux comprimés avant un rapport sexuel, puis un comprimé 24 et 48 heures après. Cela n’a rien à voir avec l’absorption de trois à cinq molécules différentes par jour comme lors d’une trithérapie voire d’une pentathérapie.
S’il est si difficile de trouver des volontaires, c’est aussi parce que l’étude est menée en double aveugle, c’est-à-dire que la moitié des participants auront un placebo, et l’autre moitié le Truvada. Or cela donne l’impression que la prévention est mise de côté, le préservatif délaissé et les gays qui se sont portés volontaires utilisés comme des cobayes.
Je m’inscris en faux contre cette analyse. Un comité associatif sans précédent, dont le rôle est d’être vigilant et de dénoncer les éventuelles dérives, a été regroupé autour de cet essai Ipergay. Y sont réunis par exemple Act Up et Warning, deux associations qui émettent souvent des opinions divergentes. C’est une garantie éthique !
Pratiques à risques
Quant au fait que les volontaires ne sont pas incités à porter un préservatif, c’est faux. Certes, l’étude tend à inclure des homosexuels qui ont des pratiques à risques. Mon propre compagnon, qui n’est pas séropositif, a souhaité se porter volontaire mais, après avoir dit qu’il utilisait le préservatif pour 100% de ses relations sexuelles, il n’a pas été accepté.
Pour autant, le message de prévention de base, celui du port du préservatif, est toujours présent. Et le Truvada n’est pas là pour remplacer le préservatif, mais bien pour être en complément : ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre. D’ailleurs, le fait que l’étude soit menée en double aveugle conforte cette précaution : n’oublions pas que les volontaires ne savent pas s’ils avalent le placebo ou le Truvada. Ils font donc davantage attention.
Il ne faudrait pas que ces polémiques conduisent à la mort de cette étude dont le principe est révolutionnaire. Alors que 7000 nouveaux cas de personnes séropositives sont diagnostiqués chaque année, il faut continuer la recherche sur le VIH. Il ne s’agit plus d’un traitement d’urgence, après une éventuelle contamination, mais bien d’un traitement en amont du risque.
La France, qui a longtemps été à la pointe de la lutte contre le sida, doit continuer à mener ce genre de recherches. C’est maintenant aux associations de mener le travail de promotion nécessaire à l’existence de ce projet.
Lire aussi sur le site du NouvelObs (ici).
A l’invitation du maire de Béthune, Stéphane Saint-André, je retourne dans ma ville de naissance pour inaugurer l’exposition d’ELCS « Paroles et vie au positif » et surtout pour évoquer la lutte contre le sida et la nécessaire implication des élus dans ce combat pour la vie totalement absent de l’actuelle campagne électorale.
La prise de parole aura lieu à 18h00 dans le Hall Sully de l’hôtel de ville.
Une belle occasion d’allier l’utile à l’agréable en retrouvant aussi ma mère et de passer une soirée avec elle à Béthune…
Lire aussi Nord Eclair (ici) et La Voix du Nord (ici), (ici).
Bonjour à toutes et à tous
Tout d'abord je veux apporter mon soutien plein et entier à l'initiative de Jérôme Miralles. Il est extrêmement important que ce type de journée puisse se tenir dans un esprit, comme c’est le cas aujourd’hui, de participation et d’interactivité.
En tant que président du Centre régional d'information et de prévention sur le sida d'Ile-de-France, d'ELCS et membre du Conseil national du sida, je pourrai vous tenir un grand discours épidémiologique et sociologique. Je pourrai vous écrire un message moralisateur, après tout nous sommes tous d'accord: le sida touche aux tabous de notre société: le sexe, la mort ... Si ce discours était moralisateur, nul doute qu'il ne servirait à rien; vous en avez assez dans notre société !
Je vais simplement vous dire les choses en tant que personne touchée par le VIH depuis près de près de 25 ans. En tant que personne qui a perdu de très nombreux proches, en tant que personne qui vit avec des traitements lourds au quotidien.
Responsabilité et respect, voilà les deux mots que je voudrais vous livrer. Je vais vous expliquer ce que ça recouvre pour moi.
Responsabilité, pour moi, cela veut dire savoir et s'informer. Cela veut dire savoir pourquoi on se protège - pour soi et pour l’autre - et connaître les modes de contamination : non, on ne peut être contaminé par le VIH par une piqûre de moustique ou aux toilettes publiques ! Ne pas rester dans le doute. C’est un proverbe que l’on utilise souvent mais je crois qu’il est totalement vrai: il n’y a pas de question bête, seules les réponses le sont !
Respect: respect de la personne avec qui on a une relation sexuelle. Respect de nos différences liées à l'orientation sexuelle : je vous livre ce chiffre terrible, un jeune homosexuel a treize fois plus de risque de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel. Respect également pour les personnes touchées. Aujourd'hui, on a presque l'impression que le malade fait plus peur que la maladie ! Sachez quand même jusqu’où ça va : un séropositif n’a pas le droit de s’installer en Chine ou en Russie par exemple. Et je connais bon nombre de personnes qui se sont faites expulser du Canada à cause de leur séropositivité ! Incroyable non ? Sachez également qu’en France, en 2012, quand une personne séropositive décède, elle est mise directement en cercueil sans qu’un dernier hommage puisse lui être rendu par ses proches ou sa famille !
Je ne vais pas assommer de données et de chiffres ! Ce que je voudrais vous dire, c'est que tous les messages qui vont vous être données, toutes les informations qui vont vous être apportées, ce ne sont pas des vérités que l'on voudrait vous imposer par tous les moyens. Si c'est cette démarche qu'on souhaitait adopter on irait dans le mur ! Imposer, voilà bien un mot qui ne sert à rien quand on parle information et prévention! L'idée est de vous donner les moyens de vous faire votre propre opinion. Parce que c'est bien à vous et à vous seul de vous créer votre opinion.
Je vous souhaite une journée très constructive et riche en débats.
Jean-Luc Romero
Lire sur le site (ici)
La semaine dernière se déroulait la conférence francophone sur le sida à Genève. Le constant est terrible. La crise frappe d’abord les plus faibles puisque les crédits dans la lutte contre le sida s’effondrent.
Pour éviter la mort de près de 2 millions d’êtres humains, il ne faudrait que 25 milliards de dollars : on n’en trouve que 15 ! Sans vouloir faire de comparaisons hasardeuses, on a quand même trouvé 3000 milliards de dollars pour sauver les banques.
Alors que 34 millions de personnes vivent avec le sida, il est urgent que les gouvernements se ressaisissent. On ne peut sauver des banques, des pays et laisser mourir dans une indifférence glacée des millions d’êtres humains.
Colloque « Sport et VIH »
Discours de Jean-Luc Romero
Conseiller régional d’Ile-de-France
Président du Crips Ile-de-France
CNOSF – 4 avril 2012
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Avant tout, je voudrais excuser l’absence de Jean-Paul Huchon, président de la RégionIle-de-France, qui comme vous le savez a toujours voulu que la région Ile-de-France soit très mobilisée dans la lutte contre le sida. Il ne peut être des nôtres pour l’ouverture de ce colloque et m’a demandé de le représenter ce que je fais bien sûr avec grand plaisir.
Aux côtés d'Alain Calmat et du professeur Sobel, j’ai le plaisir d’ouvrir cette journée d’études sur Sport et VIH/sida, sujet extrêmement intéressant, trop peu traité jusqu’à alors. C’est pour cela que l’étude de l’équipe de recherches SANTESIH est vraiment très intéressante.
Alors, je ne vais pas vous parler des bienfaits du sport en population générale. Ils sont bien connus. Qu’en est-il pour les personnes touchées par le VIH/sida ? La pratique régulière d’un sport a bien sûr des effets physiques évidents reconnus par tous ; si je ne dois citer qu’une source, ce serait bien sûr le rapport Yeni qui détaille les bienfaits du sport pour les personnes séropositives notamment en cas d’anomalies lipidiques ou glucidiques mais pas seulement. La pratique régulière d’un sport permet une prévention efficace du risque cardio-vasculaire, car, je cite ce rapport, « elle améliore les paramètres glycémiques et lipidiques, et est susceptible de réduire les signes de lipodystrophie ». De même, puisque le sport favorise la minéralisation osseuse, sa pratique permet également la prévention des complications osseuses.
Aux côtés d’Alain Calmat et d’Alain Sobel, ce mercredi, à 8h30, j’ouvrirai au nom du président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, la journée de réflexion « Sport et VIH/sida » au Comité national olympique et sportif français à Paris. Des travaux ont montré l’importance du sport et de l’activité physique pour les personnes séropositives et certaines études seront présentées à l’occasion de cette journée de réflexion.
Vivant avec le sida depuis 25 ans, j’ai pu constater l’intérêt sur mes résultats biologiques d’une pratique sportive régulière…
Alors que le Sidaction permet de médiatiser la lutte contre le sida ce week-end, il faut bien reconnaître que ce combat est quasi absent de la campagne électorale. Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) a interrogé les candidats et nous attendons avec impatience leurs réponses.
Jamais autant de gens n’ont vécu dans le monde et en France avec le VIH/sida - respectivement 34 millions et 160 000 – et cette question n’est plus dans les agendas politiques nationaux et internationaux.
La situation est notamment alarmante au niveau mondial car la crise a freiné brutalement l’accès universel aux traitements. Près de 2 millions de personnes sont mortes en 2010 du VIH alors qu’on pourrait éviter cette terrible hécatombe.
Plus que jamais, le sida se soigne aussi par la politique. En attendant, n’hésitez pas à faire un don au 110.
Pas le temps de souffler après ce 24 mars et notre mobilisation pour notre Ultime Liberté, une autre des causes qui m’anime, la lutte contre le sida, m’appelle… En effet, en fin d’après-midi, j’assisterai à l’ouverture de la 6ème conférence francophone du VIH/sida qui se déroule, dès ce soir, à Genève. De nombreuses personnalités y interviennent, notamment le Professeur Bernard Hirschel, président de la Conférence, Pierre-François Unger, ministre dela Santé du canton de Genève, Michel Sidibé, directeur Exécutif ONUSIDA ou encore la Professeure Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2008. A quelques mois de la conférence internationale du sida qui se déroule à Washington, une occasion d’échanger avec bien des acteurs internationaux de ce combat pour la vie.
Message de Jean-Luc Romero
Président du Crips Ile-de-France
19 mars 2012
83ème rencontre du Crips Île-de-France
« Sexualités et personnes en situation de handicap physique »
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
La 83ème rencontre du Crips Ile-de-France sera consacrée à ce thème : « sexualités et personnes en situation de handicap physique ».
Liberté, égalité, fraternité, dignité, solidarité… Voilà une liste de valeurs, non-exhaustive bien évidemment, qu’on aimerait ne pas être que de jolis mots. Ces valeurs, il est relativement simple de les lancer, le verbe haut. Mais quelle est leur réalité, leur application, leur concrétisation, aujourd’hui, dans notre société ?
Je pense important d’avoir cette question et cette grille de lecture en tête quand nous allons aborder cette thématique, cet après–midi.
Je vais vous dire une évidence : toute personne, tout être humain aime et désire. Evidence ? Pas tant que ça … il y a encore peu la sexualité des personnes handicapées était totalement niée. La personne handicapée comme objet de soins mais non comme sujet de désirs. Le handicap comme facteur d’effacement de tout désir : voilà une bien mauvaise vision des choses ! Triste. Réductrice. Discriminante.
Encore aujourd’hui, malheureusement, quand on parle de la sexualité des personnes en situation de handicap, que peut-on entendre souvent ? De la gêne, de la pitié, des silences, des jugements moralisateurs ou infantilisants.
Il faut faire changer les choses ! La vie affective et sexuelle est un droit pour les personnes en situation de handicap, comme pour n’importe quel autre citoyen !
Si l’on prend du strict point de vue juridique, il n’existe pas réellement et directement de droit opposable à la sexualité mais bon nombre de textes nationaux ou internationaux font référence au respect, pour tout individu, de sa dignité et de sa vie privée, comme par exemple la Convention des Nations-Unies sur les droits des personnes handicapées de 2006.
Bien sûr, je ne doute pas qu’un point central du débat sera consacré à l’accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap.
Je voudrais quand même rappeler que, même si cela n’autorise évidemment pas tout, on a tous le droit à l’amour, on a tous le droit au plaisir ; il ne s’agit pas d’envisager le plaisir comme la simple libération d’une tension sexuelle mais bel et bien pour ce qu’il est : un facteur d’épanouissement.
Les personnes en situation de handicap ont des droits comme par exemple un accès à la scolarité et au monde professionnel non-discriminants alors pourquoi pas une reconnaissance des spécificités dues au handicap quant à leur vie affective et sexuelle ? Quid du droit à la compensation affirmé par la loi du 11 février 2005 ?
Les questions que soulève le thème de cette rencontre dépassent clairement la question de l’accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap. Il faut aussi se poser la question de la prévention auprès des personnes en situation de handicap, donc de l’information et de la sensibilisation des personnes en elles-mêmes mais aussi de leurs familles et de la formation des personnels du médico-social.
Globalement, c’est bien plus largement le rapport à l’autre qui doit être réfléchi, c’est la question du regard qui doit être discutée. C’est aussi la question de la reconnaissance de la capacité de la personne en situation de handicap d’être responsable de ses choix de vie et de son vécu. Autant de questions et bien d’autres qui seront discutées cet après-midi.
Je vous remercie de votre attention et souhaite des débats riches, engagés et constructifs.
Ce vendredi 9 mars, à 17h00, j’animerai une réunion de travail d’Elus Locaux Contre le Sida, salle Matisse à l’hôtel de ville de Nice. Aux côtés de mon amie Michelle Voisin, nous ferons le pont sur la situation du VIH dans une région très touchée par la pandémie.
Une nouvelle occasion d’interpeller les élus sur une maladie qui n’a jamais autant concerné de gens en France et où 50 000 personnes séropositives ignorent leur statut sérologique…
Ce vendredi 24 février, à 17h00, j’animerai une réunion de travail sur le sida organisée par ELCSà la salle de la commanderie de Toulouse. Dans le cadre de mon 16ème tour de France contre le sida, ce sera l’occasion de faire le point sur la situation à Toulouse et de rappeler la nécessaire implication des élus contre ce virus.
A l’invitation du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et de l’adjoint au maire et délégué d’ELCS, Fabien Robert, je déjeunerai avec les acteurs de la lutte contre le sida. Une nouvelle occasion de faire le point sur la situation de l’épidémie et des personnes touchées à Bordeaux et en Gironde et de rappeler aux acteurs locaux, notamment aux élus, que la question du sida est loin d’être résolue. Particulièrement quand il n’y a jamais eu autant de personnes vivant avec le sida dans notre pays et aussi peu de moyens pour la prévention et l’aide aux malades...
Ce vendredi, je serais à Strasbourg au nom d’ ELCS aux côtés d’Elisabeth Ramel, conseillère municipale et membre du bureau national d’ELCS. A 15h30, nous animerons une réunion de travail sur la situation du sida en Alsace. Même s’il est difficile de mobiliser autour de la lutte contre le sida, je poursuis mon 16ème tour de France pour rappeler aux élus que le sida se soigne aussi par la politique et que derrière le mot sida on oublie trop souvent qu’il y a des femmes et des hommes souvent rejetés à cause de cette maladie considérée trop souvent comme honteuse.
Cette semaine, le 31ème numéro d’ELCS Infos est disponible. Vous y retrouvez des informations sur le label « Ville engagée contre le sida », sur le combat pour les soins de conservation actuellement interdits aux personnes séropositives et de longs extraits des interventions faites aux XVIèmes Etats généraux d’ELCS qui se sont déroulés en novembre dernier à la mairie de Paris.
Vous pouvez recevoir cette lettre sur demande auprès d’ELCS : 01.42.72.36.46 ou par e-mail (ici).
Communiqué de presse du 24 janvier 2012
Déclarations de Xavier Bertrand sur les soins funéraires
et l’interdiction du don du sang pour les gays
Jean-Luc Romero entre satisfaction et prudence !
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, salue les prises des positions de Xavier Bertrand qui a publiquement déclaré qu’il comptait faire, rapidement, évoluer les législations sur l’interdiction des soins funéraires pour les personnes décédées séropositives et sur le don du sang refusé aux gays.
Le président d’ELCS se dit satisfait mais extrêmement prudent quant à la suite donnée et à la réalisation effective des promesses faites. En effet, à plusieurs reprises déjà, Xavier Bertrand et, par la suite, Roselyne Bachelot s’étaient clairement et publiquement déclarés pour la fin de l’interdiction du don du sang pour les gays. Les acteurs de la lutte contre le sida attendaient et rien n’est venu …
De même, la fin de l’interdiction des soins funéraires est un combat porté déjà de plusieurs années par ELCS et il a fallu qu’un front associatif uni se forme et bouscule les choses pour que les politiques s’intéressent enfin à la question !
Alors que la période préélectorale est propice aux promesses, les acteurs de la lutte contre le sida seront extrêmement attentifs à la réalisation de celles-ci. Aujourd’hui les promesses ont été faites, elles doivent être tenues. C’est, selon Jean-Luc Romero, une question d’égalité et de dignité.