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handicap

  • Extrait de mon intervention sur le handicap à la région Ile-de-France

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  • Extrait de mon intervention sur le handicap à la région Ile-de-France

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  • Mon intervention sur l'accessibilité handicap des lycées d'Ile-de-France

    Madame la Présidente, Monsieur le délégué spécial,

    Bien sûr, nous sommes en accord avec l’objectif affiché de cette communication. L’amélioration de l’accueil des personnes en situation de handicap doit être une priorité, c’est une obligation légale, mais aussi morale et républicaine que de garantir une éducation de qualité à tous les Français. Tout le monde partage cet objectif sur tous les bancs de cet hémicycle. Je pense aussi qu’il ne faut pas oublier les lycéens qui vivent avec une affection de longue durée (ALD30) et qui n’ont pas tous le statut de personne handicapée. C’est une réflexion qu’il nous faudra mener absolument dans notre collectivité et je sais que vous y serrez sensible.
    Beaucoup a été fait depuis 15 ans et la sévérité avec laquelle vous traitez ces réalisations est - convenez-en ! - exagérée et caricatural surtout quand on se rappelle où notre région en était à la fin des années 90…
    Aujourd’hui le chemin à parcourir reste long et incertain.
    Vous devez parvenir, sur un tel sujet, à créer le consensus au sein de cette assemblée. Le handicap nous concerne toutes et tous que nous soyons de droite, de gauche ou du centre.
    Les objectifs et les bonnes intentions exprimés dans cette communication ne masquent pas l’absence d’initiative d’ampleur et de mesures fortes à même de modifier significativement l’accessibilité des lycées pour les jeunes en situation de handicap.
    Nous constatons au contraire des annonces de créations de places au compte-goutte, sans suffisamment de cohérence, bien loin de soulager l’angoisse des 200 élèves handicapés moteur et de leurs familles qui tentent chaque année, pour beaucoup en vain, d’intégrer un lycée francilien. Ceci dit, croyez en notre bonne volonté et notre coopération sur un dossier sur lequel nous devons toutes et tous éviter les polémiques inutiles et stérile.
    Je vous remercie.

  • 18ème édition de la semaine pour l’emploi des handicapés

    Cette semaine se déroule la 18ème édition de la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap.
    Lancée en 1997 par l’Adapt, cette semaine est l’occasion de réunir recruteurs et personnes concernées.
    En effet, le taux de chômage des personnes en situation de handicap est de 22% contre 10,2% pour le reste de la population. Il s’élève même à 44% chez les plus de 50 ans ! Des taux inacceptables…
    Les 423 275 demandeurs d’emplois handicapés demandent à ce que cette discrimination à l’embauche cesse.
    Plus que jamais, les pouvoirs publics et les entreprises doivent changer leur regard sur le handicap et enfin respecter l’obligation d’embaucher 6% de personnes handicapées, ce qu’ils ne font toujours pas !

     

  • 5ème édition de la Quinzaine du Handicap

    Depuis hier, de nombreuses initiatives fleurissent dans notre pays à l’occasion de la 5ème édition de la Quinzaine du Handicap. Les collectivités locales sont nombreuses à se mobiliser et cette visibilité de la question du handicap est essentielle.
    Aujourd’hui, il reste tant à faire pour que les personnes en situation de handicap soient des citoyens à part entière. Que cette semaine nous le rappelle à tous ! Il est enfin temps que l’accessibilité devienne universelle et qu’étudier ou travailler ne soit plus un chemin d’obstacles pour les personnes en situation de handicap !

     

  • Soutenir l’aide sexuelle pour les personnes en situation de handicap

    La loi du 11 février 2005 prévoit l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap. Si l’accessibilité avance – mais pas suffisamment ! -, les revenus des personnes demeurent un vrai problème. Comment, en effet, vivre avec l’allocation handicapée ?
    Sujet tabou : la vie affective et sexuelle des personnes handicapées !
    François Hollande s’était engagé, durant la campagne présidentielle, à lancer le débat sur cette question. Le temps est donc venu.
    En effet, chacun sait que la sexualité est importante dans la vie d’un homme ou d’une femme. Certaines personnes en situation de handicap, malgré des désirs ne peuvent y accéder.
    D’où la solution que bien de pays ont mise en œuvre – les Pays-Bas, l’Italie, le Danemark, la Suisse, l’Autriche, les USA, l’Allemagne – : une aide sexuelle légale et encadrée aux personnes en situation de handicap.
    La France ne peut, une nouvelle fois, être sourde aux demandes de nombreuses associations qui souhaitent la création d’assistant sexuel comme la Suisse a su le faire depuis bien longtemps.
    Le débat doit enfin avoir lieu : il est important et ne mérite pas le mépris ou les moqueries de certains…

     

  • Handicap : lutter contre les idées reçues !

    Cette semaine est importante car elle permet de se pencher sur la situation professionnelle des personnes en situation de handicap.
    Si en France, on compte 400 000 travailleurs handicapés - dont je fais partie -, chacun sait que 20% des personnes handicapées sont à la recherche d’un boulot et donc au chômage : taux qui est le double qu’en population générale où le chômage atteint 10%.
    La loi de juillet1987 aobligé toute entreprise de plus de 20 salariés à employer 6% de travailleurs handicapés. Malheureusement, beaucoup d’entreprises, mais aussi de collectivités locales, préfèrent payer une contribution plutôt que de respecter la loi.
    En fait, tout ceci est surtout dû à bien des idées reçues. Les chefs d’entreprises doutent encore de l’efficacité d’une personne handicapée au travail. C’est méconnaître les nombreuses études qui démontrent qu’un travailleur handicapé est aussi efficace qu’un valide et parfois même plus !
    Le président Hollande s’est engagé à ce que dans chaque projet de loi, il y ait un volet handicap. C’est une mesure systématique à même de sensibiliser en permanence les pouvoirs publics et qui va donc dans le bon sens.
    Reste maintenant à changer les mentalités !

  • Mon message à la rencontre du Crips "Sexualités et personnes en situation de handicap physique"

    Message de Jean-Luc Romero
    Président du Crips Ile-de-France
    19 mars 2012
    83ème rencontre du Crips Île-de-France
    « Sexualités et personnes en situation de handicap physique »

     

     

    Mesdames, Messieurs, Chers amis,

    La 83ème rencontre du Crips Ile-de-France sera consacrée à ce thème : « sexualités et personnes en situation de handicap physique ».
    Liberté, égalité, fraternité, dignité, solidarité… Voilà une liste de valeurs, non-exhaustive bien évidemment, qu’on aimerait ne pas être que de jolis mots. Ces valeurs, il est relativement simple de les lancer, le verbe haut. Mais quelle est leur réalité, leur application, leur concrétisation, aujourd’hui, dans notre société ?
    Je pense important d’avoir cette question et cette grille de lecture en tête quand nous allons aborder cette thématique, cet après–midi.
    Je vais vous dire une évidence : toute personne, tout être humain aime et désire. Evidence ? Pas tant que ça … il y a encore peu la sexualité des personnes handicapées était totalement niée. La personne handicapée comme objet de soins mais non comme sujet de désirs. Le handicap comme facteur d’effacement de tout désir : voilà une bien mauvaise vision des choses ! Triste. Réductrice. Discriminante.
    Encore aujourd’hui, malheureusement, quand on parle de la sexualité des personnes en situation de handicap, que peut-on entendre souvent ? De la gêne, de la pitié, des silences, des jugements moralisateurs ou infantilisants.
    Il faut faire changer les choses ! La vie affective et sexuelle est un droit pour les personnes en situation de handicap, comme pour n’importe quel autre citoyen !
    Si l’on prend du strict point de vue juridique, il n’existe pas réellement et directement de droit opposable à la sexualité mais bon nombre de textes nationaux ou internationaux font référence au respect, pour tout individu, de sa dignité et de sa vie privée, comme par exemple la Convention des Nations-Unies sur les droits des personnes handicapées de 2006.
    Bien sûr, je ne doute pas qu’un point central du débat sera consacré à l’accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap.
    Je voudrais quand même rappeler que, même si cela n’autorise évidemment pas tout, on a tous le droit à l’amour, on a tous le droit au plaisir ; il ne s’agit pas d’envisager le plaisir comme la simple libération d’une tension sexuelle mais bel et bien pour ce qu’il est : un facteur d’épanouissement.
    Les personnes en situation de handicap ont des droits comme par exemple un accès à la scolarité et au monde professionnel non-discriminants alors pourquoi pas une reconnaissance des spécificités dues au handicap quant à leur vie affective et sexuelle ? Quid du droit à la compensation affirmé par la loi du 11 février 2005 ?
    Les questions que soulève le thème de cette rencontre dépassent clairement la question de l’accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap. Il faut aussi se poser la question de la prévention auprès des personnes en situation de handicap, donc de l’information et de la sensibilisation des personnes en elles-mêmes mais aussi de leurs familles et de la formation des personnels du médico-social.
    Globalement, c’est bien plus largement le rapport à l’autre qui doit être réfléchi, c’est la question du regard qui doit être discutée. C’est aussi la question de la reconnaissance de la capacité de la personne en situation de handicap d’être responsable de ses choix de vie et de son vécu. Autant de questions et bien d’autres qui seront discutées cet après-midi.
    Je vous remercie de votre attention et souhaite des débats riches, engagés et constructifs.

  • Emploi des personnes handicapées : encore un effort des pouvoirs publics !

    Depuis lundi, se déroule la quinzième semaine pour l’emploi des personnes handicapées. La loi du 11 février 2005 oblige l’Etat, les collectivités locales, les hôpitaux, comme depuis 1975 les entreprises privées, à embaucher 6% de personnes handicapées.
    Si la loi a permis une vraie prise de conscience dans la fonction publique, les résultats ne sont pas encore à la hauteur. Aujourd’hui, le taux d’emploi est de 5,07% dans les collectivités locales qui ont avancé le plus vite suivies de la fonction publique hospitalière avec 4,98%. L’Etat est à la moitié de l’objectif puisqu’il n’embauche que 3,3% de personnes ayant un handicap.
    Etant moi-même reconnu travailleur handicapé, je sais trop le parcours de combattant que doivent mener tant de personnes handicapées pour travailler. Il est donc urgent que l’Etat, qui exige à juste titre des entreprises privées de plus de 20 salariés qu’elles embauchent 6% de personnes handicapées, donne l’exemple. A nous aussi élus locaux d’être vigilants dans les organismes que nous présidons et de tendre à ce pourcentage et surtout de changer les mentalités…

  • Tribune pour l'assistance sexuelle des handicapés dans Libération

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  • Ne pas déroger aux obligations de la loi de 2005 sur le handicap !

    La loi de 2005 obligeait à prévoir l’accessibilité des immeubles et des lieux publics aux personnes handicapées. C’était bien la moindre des choses ! Alors que la date de mise aux normes approche, le secrétariat d’état à la famille et à la solidarité a récemment annoncé, lors d’une audition au Sénat, que des dérogations aux obligations d’accessibilité seraient introduites prochainement dans une proposition de loi sénatoriale.

    Alors que la revalorisation de l’allocation adulte handicapé est insuffisante pour permettre aux personnes vivant avec un handicap de vivre décemment, que l’intégration des enfants handicapés à l’école avance trop lentement et que l’obligation d’embaucher 6% de personnes handicapées reste sans réelle application, il serai malvenu de revenir sur la loi de 1995 qui avait été mise en œuvre après une vraie concertation avec les associations de représentant des personnes vivant avec un handicap.

    Il serait temps que le gouvernement sorte des discours compassionnels de circonstance pour agir enfin à l’intégration de toutes et tous. Les personnes handicapées méritent d’être enfin traités comme des citoyens à part entière !

  • A peine 5 à 15% des bâtiments publics aux normes handicap !

    Récemment, la Fédération des associations pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) a publié une étude révélant que seuls 5 à 15% des bâtiments publics ont été mis aux normes pour l’accueil des personnes handicapées depuis 5 ans… Pour mémoire, la loi du 11 février 2005 impose de rendre les locaux accessibles aux personnes handicapées en 2015 !

    On se demande comment les pouvoirs publics vont tenir cet engagement pourtant indispensable car il faudra qu’en moins de 5 ans, ils rendent accessibles 90% de leurs locaux…

    Alors que dans les discours, on nous parle à longueur de temps de la nécessaire intégration des handicapés, la réalité démontre que ce la n’est pas vraiment une priorité politique.

    J’ai obtenu, il y a quelques mois, le statut de travailler handicapé. J’ai pu constater le chemin de croix que cela était pour obtenir une telle reconnaissance. Sans compter les délais scandaleux d’instruction des dossiers !

  • Visite au Centre Ressources Théâtre Handicap

    A l’invitation de Pascal Parsat, directeur artistique et membre fondateur du Centre Ressources Théâtre Handicap (CRTH), je viendrai, ce vendredi soir, visiter ce centre de création et de sensibilisation à l’art en Ile-de-France pour les personnes handicapées. Le CRTH se situe dans le 12ème, mon arrondissement de résidence, au 163 rue de Charenton.

  • Travailleur handicapé…

    J’ai mis très longtemps à accepter de bénéficier du 100%, c’est-à-dire être dans la catégorie des 8,5 millions de personnes atteintes d’affections de longue durée dans notre pays. La nécessité de prendre des médicaments à l’hôpital, alors non commercialisés en pharmacie de ville, m’avait forcé à franchir le pas. A l’époque, accepter le 100% était comme devenir un malade à plein temps. Comme perdre tout espoir de vivre normalement. J’avais alors tort car il faut reconnaître qu’assumer sa ou ses maladies est le meilleur moyen de les combattre même si on ne peut pas toujours les vaincre.

    J’ai franchi un nouveau pas en recevant le 5 janvier 2010 une notification de reconnaissance de travailleur handicapé.  J’entre désormais dans le fameux quota des 6% que les entreprises ou les collectivités doivent embaucher… mais qu’ils n’embauchent pas souvent, préférant payer des pénalités que donner une chance à celles et ceux qui ont un handicap mais qui sont pourtant capables de travailler !

    J’assume donc ce nouveau statut tout en constatant à quel point les formulaires et les procédures de la maison départementale des personnes handicapées de Paris manquent singulièrement d’humanité…Je comprends aujourd’hui mieux la colère de tant de personnes handicapées qui ont parfois l’impression d’être traités comme des sous-citoyens.

  • Handicap, un effort nécessaire des collectivités locales !

    La loi du 11 février 2005 a créé une sanction financière contre les administrations et collectivités qui emploient moins de 6% de personnes handicapées.trib journée sida 28 nov 2006.JPG
    Cette loi mettait fin à une incohérence : jusque là seules les entreprises privées était concernées par cette obligation d’employer au moins 6% de personnes handicapées.
    Il était normal que l’Etat, les collectivités – villes, départements, régions –, les hôpitaux donnent enfin l’exemple !
    Malheureusement, aujourd’hui, les administrations tardent à mettre en œuvre cette obligation. Il est donc nécessaire qu’un effort soit fait d’autant que 25% des requêtes faites à la Halde en 2008 sur la santé et le handicap, ont concernées des problèmes d’emploi au sein de la fonction publique.
    Ceci dit, je me réjouis qu’à Vigneux-sur-Seine, ville où je dirige les solidarités, le maire, Serge Poinsot ait souhaité et obtenu que plus de 6% de son personnel soit composé de personnes handicapées…