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J’apprends avec une émotion profonde le décès de Michèle Barzach. 

Les jours se suivent et la tristesse ne faiblit pas.
Après la disparition vendredi de Jean-Paul Huchon, j’apprends avec une émotion profonde le décès de Michèle Barzach. 
Elle fut une ministre de la Santé d’un courage admirable, posant avec une détermination sans faille les premiers jalons d'une vraie politique de lutte contre le #sida en France.
Alors que Jean-Marie Le Pen osait proposer l'infamie en voulant enfermer les « sidaïques » dans des « sidatoriums », Michèle Barzach a répondu par la force de la raison, de la science et de l'empathie. En décrétant la lutte contre le sida Grande Cause Nationale dès 1987, en levant la scandaleuse interdiction de la publicité pour les préservatifs et en lançant la toute première campagne nationale d'information, elle a brisé des tabous majeurs. Plus encore, en autorisant la vente libre des seringues en pharmacie, elle a sauvé d'innombrables vies et stoppé l'hécatombe qui frappait de plein fouet les usagers de drogues.
Avec le docteur Jacques Lebas, figure emblématique et ancien président de Médecins du Monde, elle formait un duo militant, audacieux et profondément visionnaire. Elle va désormais le rejoindre…
C’est une immense peine qui m’étreint aujourd’hui devant la perte de cette femme d’exception, dont le courage politique a changé le cours des choses face à l'épidémie. 
Une tristesse infinie.

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