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Mes lectures - Page 9

  • Itw dans VSD

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    Lire aussi l'itw (ici).

  • Les vacances d’un sérial killer, à lire sans modération !

    J’ai déjà parlé sur ce blog des livres de Nadine Monfils, cette romancière belge bourrée de talent et à l’imagination sans bornes.
    Comme toujours, elle a eu la délicatesse de m’envoyer son dernier livre un peu avant sa sortie. Ce livre « les vacances d’un serial killer » vient de paraître chez Belfond. J’ai donc pu me régaler en avant première des tribulations de la famille Destroopper en villégiature sur les plages de la mer du Nord… Des endroits qui n’ont plus de secrets pour l’auteure.
    Je ne vous raconterai pas cette histoire : je vous laisse vous y plonger.
    Mais tout ce que je peux vous assurer, c’est que des 20 polars qu’a écrit Nadine, celui-ci est un de ses meilleurs. Alors, n’hésitez pas à lire sans modération ce livre plein d’horreur mais aussi et surtout plein d’humour !

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  • «Travail au bord de la crise de nerfs » d’Anne Hidalgo et Jean-Bernard Senon, à lire absolument !

    Je viens de finir la lecture du livre d’Anne Hidalgo et de Jean-Bernard Senon « Travail au bord de la crise de nerfs », paru fin octobre, aux Editions Flammarion.
    On l’oublie souvent, mais Anne Hidalgo, avant d’être 1ère adjointe au maire de Paris et conseillère régionale d’Ile-de-France, était inspectrice du travail et fut aussi collaboratrice de Martine Aubry, la dame des 35 heures. La question du travail est donc une question plus que familière pour Anne Hidalgo, mais aussi pour Jean-Bernard Senon, son fidèle et efficace collaborateur.
    Ce livre très documenté place la question du travail dans une vision historique. Une vision qui permet de mieux comprendre les évolutions actuelles que dénoncent souvent les auteurs avec beaucoup de pertinence et bien sûr avec beaucoup d’arguments.

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    Ce livre, qui se lit très facilement, est important à quelques mois d’échéances démocratiques importantes ; il donne des pistes au PS et plus globalement à celles et à ceux qui ont envie d’un autre discours et surtout d’une autre politique sur le travail que celle très matérialiste que défendent le gouvernement et sa majorité. A lire absolument !

  • « Invisible », de Paul Auster, belle variation sur la disparition

    Je n’avais pas encore l’occasion de lire de livres de l’écrivain américain, originaire du New Jersey, Paul Auster. Grâce à Bertrand Delanoë, qui a eu l'excellente idée de m’offrir « Invisible » pour mon anniversaire, j’ai pu découvrir ce livre récemment paru aux Actes Sud et donc de m’initier à l’univers de Paul Auster.
    Pour être honnête, j’étais un peu déconcerté à la lecture des premières pages  de ce roman à tiroirs. J’ai eu du mal à m’intégrer dans le monde d’Auster. Mais peu à peu, au fil des pages, je me suis laissé emporter par l’histoire étrange, déconcertante et émouvante d’un jeune étudiant qui rencontre un énigmatique mécène et sa maîtresse.
    Mieux, ce livre sur la disparition, les amours impossibles et sur la recherche de la justice vous interroge sur vous-même, sur vos valeurs. Sur qui vous êtes vraiment… A lire !

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  • « Liberté, Egalité, sexualités », à relire…

    Je viens de relire l’essai de Clarisse Fabre et Eric Fassin, « Liberté, égalité, sexualités », paru aux éditions 10/18. Ce livre qui démontre à quel point les questions sexuelles - parité, homosexualité, harcèlement, prostitution, pornographie, violences, etc… -  font partie de l’actualité politique.

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    Cet échange vif entre la journaliste du Monde qui a suivi les débats du PaCS et Eric Fassin est revigorant intellectuellement. Il démontre, comme je le dis depuis bien longtemps, à quel point les questions de société, dont les questions sexuelles sont partie intégrante, sont aujourd’hui des questions centrales de notre vie politique. Des questions sur lesquelles le politique a encore tout pouvoir. A lire ou relire…

  • Oui, tiens pourquoi ? de Philippe Vandel, une lecture d’été

    En cette période de vacances, on a souvent envie de lire des choses légères et amusantes. Le dernier livre de Philippe Vandel, "Oui, tiens pourquoi?" paru chez Oh ! Editions entre parfaitement dans cette catégorie.

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    En 256 pages qui se lisent d’un trait au bord de la mer ou de la piscine, on y apprend pourquoi il est si difficile d’enlever le plastique autour d’un cd ou même d’une brosse à dents ; pourquoi on ne croise jamais les filles des magazines dans la rue, pourquoi il faut nettoyer à sec les imperméables, etc...

    Bref on y apprend plein de choses inutiles mais drôlement amusantes.

    Après avoir lu ce livre de Vandel, on se demande pourquoi l’on se pose si souvent tant de questions inutiles !
    A lire, cet été !

  • Les dossiers noirs du Vatican, un livre dont on ne sort pas indemne !

    En mai dernier, Paul Williams, enseignant américain et consultant du FBI durant 7 ans, a publié un livre stupéfiant sur les côtés sombres du Vatican « Les dossiers noirs du Vatican » chez H&O. Avec plus de 50 milliards de dollars en titres, des réserves en or qui dépassent celles de nombreuses nations, des biens immobiliers dans le monde, l’église catholique est aujourd’hui immensément riche.

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    Ce qui trouble dans ce livre c’est de constater qu’en 1929, le Vatican est au bord de la faillite. Grâce à un accord avec Mussolini « Les accords du Latran », l’Eglise va se refaire ! Dans ce livre, on y découvre par le détail les rapports troubles entre Pie XI et l’Italie fasciste puis les accords avec l’Allemagne nazie. Les passages sur les rapports entre mafia et Vatican sont étonnants. Le sandale de la pédophilie sans oublier la mort mystérieuse de Jean-Paul 1er qui voulait mettre de l’ordre dans les compromissions de nombreux prélats font de cet essai un véritable roman qui se lit d’un trait. On finit ce livre en comprenant mieux le bandeau qui l’accompagne : « L’Eglise peut-elle encore dicter sa morale ? » Question plus que jamais pertinente !

  • La descente aux enfers d’« un homo dans la cité ».

    Le jour de la Marche des Fiertés LGBT de Paris, j’ai fini de lire l’émouvant témoignage de Brahim Naït-Balk « Un homo dans la cité » paru l’année dernière chez Calmann-Lévy.
    Un livre fort qui démontre à quel point certains caïds des cités sont homophobes et font de jeunes de culture maghrébine de vrais souffre-douleur. L’histoire de Brahim, actuel entraîneur de l’équipe du Paris Football Gay et animateur d’une émission de radio « Homomicro », est vraiment bouleversante. Elle rappelle à quel point il reste difficile pour les jeunes vivants dans les cités de banlieue de vivre leur homosexualité. Un livre qui montre que l’homophobie reste, pour une partie de la population, une terrible réalité. Un ouvrage à lire pour comprendre et surtout entendre la douleur de certains jeunes gays vivants aux portes et en marge des confortables quartiers gays s’étendant dans nos grandes villes.

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  • Armistead Maupin et sa « voix dans la nuit ».

    Bien sûr les amoureux des « Chroniques de San Francisco » qui espèrent toujours qu’un huitième tome viendra un jour, pourront être déçus à la lecture d’« une voix dans la nuit » du génial Armistead Maupin. Pourtant, ils y retrouveront des références aux chroniques avec l’évocation de certains personnages récurrents de cette série. Mais ce livre est plein de suspens et reste dans cet univers « Maupinien » que j’aime tant. Le héros est bien sûr écrivain et ressemble à Armistead. Il est gay et a un compagnon séropositif. Les habitués des chroniques retrouveront donc leur marque dans cette histoire étrange entre un écrivain et un gamin atteint du sida. Des rebondissements à attendre et de beaux sentiments à retrouver. Comme toujours avec Armistead. Un beau livre pour l’été !

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  • Rencontre avec Rudolf Brazda, dernier Triangle rose survivant

    Grâce à l’éditeur de mon livre « Les voleurs de liberté », Florent Massot, j’aurai la chance ce lundi, avant de partir pour Lille, de rencontrer Rudolf Brazda, dernier survivant des déportés pour homosexualité. A 97 ans, Rudolf a décidé de témoigner dans un magnifique livre « Itinéraire d’un Triangle rose », livre récemment paru chez Florent Massot. C’est avec une immense émotion que je rencontrerai cet immense monsieur.

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  • James Purdy nous retourne dans ses « Chambres étroites » !

    Je vous ai déjà écrit que lors d’une dédicace des « Voleurs de liberté », le parton de la librairie du Divan à Paris m’avait offert « Je suis vivant dans ma tombe » et m’avait ainsi permis d’entrer dans l’univers noir mais fulgurant de l’écrivain américain James Purdy. La lecture de ce livre m’a donné envie d’aller plus loin dans la connaissance de cet écrivain controversé mort à 94 ans en 2009… un vendredi 13 !

    Cet écrivain assuma son homosexualité à une époque où cela aurait pu nuire à sa carrière prometteuse et aurait surtout pu sonner comme un arrêt de mort social.

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    Avec « Chambres étroites » (Editions Le serpent à plumes), les pudibonds trouveront de bonnes raisons de détester Purdy qui va loin, je le reconnais, dans la provocation. Meurtre, amour, sado-masochisme se mêlent dans ce récit tragique d’un amour fou qui se termine dans un bain de sang. Mais ce roman, magnifiquement écrit et plein de suspens, est au final un acte militant face à une société trop pudibonde qui fait du plus beau sentiment, un sentiment interdit pour celles et ceux qui aiment autrement… A lire absolument ! Vraiment…

  • Le regard perçant de Jean-Bernard Raimond sur le monde

    Comme l’annonce son éditeur : « Le regard d’un diplomate sur le monde, 1960-2010, s’inscrit dans la lignée des trois premiers ouvrages de Jean-Bernard Raimond. Ce ne sont pas des mémoires, mais le récit des temps forts de l’histoire contemporaine qui ont contribué à transformer radicalement le monde dans lequel nous vivons: les événements de 1968, la révolution polonaise de Solidarnosc, la chute du mur commémorée le 9 novembre, la question des Balkans, au cœur de l’actualité, en raison même de l’espoir pour la Serbie et le Kosovo d’une stabilité retrouvée grâce à la progression des institutions européennes, les conséquences de la guerre d’Irak, les problématiques nouvelles d’une Chine en plein essor, éclairées par les mémoires secrets publiés en mai 2009 de Zhao Ziyang le dirigeant chinois inventeur de la réforme économique de Deng Xiaoping. »

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    J’ai connu Jean-Bernard Raimond, ancien ministre des affaires étrangères, quand il était député. C’est un homme d’une qualité rare, un érudit et un humaniste. Ses livres sont toujours enrichissants et nous permettent de comprendre comment fonctionne la diplomatie d’un pays mais aussi d’entrer dans l’intimité de certains personnages comme encore dans ce livre avec Georges Pompidou, Jacques Chirac, François Mitterrand, Mikhaïl Gorbatchev et bien d’autres. Un livre à dévorer pour les passionnés d’histoire contemporaine !

  • « Itinéraire d’un Triangle Rose »… pour tout savoir sur le tabou de la déportation homosexuelle

    Mon éditeur [Virus de vie et Les voleurs de liberté], Florent Massot, vient de publier un livre bouleversant de Rudolf Brazda, le dernier survivant déporté pour homosexualité, « Itinéraire d’un Triangle Rose ». Ce livre, co-écrit avec Jean-Luc Schwab, est, comme le rappelle son éditeur, « un témoignage exclusif sur les 10.000 déportés homosexuels. »

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    Détenu dans le camp de Buchenwald, Rudolf Brazda semble être le dernier survivant des Triangles Roses et témoigne 65 ans après du martyr que vécurent aussi de nombreux gays durant la seconde guerre mondiale.

    Ce livre sort alors que le 15 mai, une plaque a été inaugurée en l’honneur de Pierre Seel qui osa, le 1er, témoigner de ce que vécurent les homos durant l’époque nazie. Au delà de l’histoire personnelle de Rudolf Brazda, ce livre traite sans tabou de la vie en camp, du vécu quotidien des déportés, des sévices qu’ils subissaient et cela sans négliger l’ultime tabou : la question de la sexualité dans les camps de concentration.

    Un livre à lire pour mieux comprendre et pour aider toujours et encore à la prise de conscience du mal absolu que certains hommes sont capables de commettre au service d’une idéologie perverse et meurtrière.

  • Suivez « Les cœurs fêlés » de Gayle Norman !

    A priori, « Les cœurs fêlés » le dernier roman de Gayle Norman, récemment paru chez Oh édition, par celle qui est l’auteur du best seller « Si livre coeurs f^lés 2.jpgje reste », n’était pas un livre qui aurait dû m’attirer. A priori… Une histoire de teenagers écrites pour des ados fans de Twilight, ce n’était vraiment pas pour moi. Pourtant et incontestablement, j’ai bien fait de dépasser ma première impression et ma réticence instinctive car j’ai adoré ce livre. L’écriture vivante, l’histoire crédible, haletante et qui interroge, la psychologie des héros : tout m’a séduit dans ce roman.

    Décrire l’enfer quotidien de jeunes filles, qui se retrouvent injustement dans une espèce de maison de correction, « Red Rock », digne du XIXème siècle, est enrichissant car, au-delà de la belle histoire d’amitié et d’amour que Gayle Forman nous raconte merveilleusement bien, c’est une dure question de société qu’elle décrit et dénonce. Car pour écrire son roman, l’écrivaine s’est beaucoup renseignée sur le suivi des adolescents dits difficiles. Des maisons, comme Red Rock, existent toujours aujourd’hui et on y mate les ados dits difficiles, comme le raconte l’auteur en fin de livre dans une postface, plutôt que de les aider. A la psychologie est préférée la matraque. Bref, suivez « les cœurs fêlés » pour la belle histoire, mais aussi pour réfléchir sur notre société qui n’entend pas toujours le drame de ses plus jeunes.

  • « Une révolte, pas la révolution » avec Patrick Sébastien !

    L’engagement d’un saltimbanque fait souvent sourire le microcosme parisien. Pourtant, il faut reconnaître à Patrick Sébastien une vraie sincérité dans ses engagements et notamment dans le lancement de son mouvement le Dard.

    J’ai lu son livre-manifeste « Une révolte, pas une révolution » paru chez mon ami et éditeur commun Florent Massot chez qui j’ai publié « Les voleurs de liberté ».

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    Incontestablement, même si ce manifeste peut paraître trop idéaliste pour les blasés, il démontre une nouvelle fois l’humanisme et surtout l’intérêt altruiste de Patrick Sébastien pour l’avenir de notre pays qu’il aime profondément.

    Alors qu’il est aujourd’hui l’un des animateurs parmi les plus populaires de la télé, qu’il n’a donc pas besoin de faire un coup de pub pour faire parler de lui, Patrick Sébastien n’hésite à prendre des risques pour défendre ses convictions et appeler à une révolte citoyenne pour éviter… la révolution.

    Créer un mouvement le DARD (Droit au respect et à la dignité) qui obligera les responsables politiques à avancer, à prendre en compte les demandes des Français est courageux d’autant que ce mouvement ne sera pas une écurie pour faire élire des candidats puisque les membres du DARD s’engagent à ne pas se présenter aux élections.

    Le pari de Patrick Sébastien de réveiller les politiques mais aussi les Français est salutaire et mérite d’être soutenu.

  • Les chroniques de San Francisco… le miroir de nos vies !

    La lecture des « Chroniques de San Francisco » d’Armistead Maupin dans le métro, le RER, le soir au coucher, m’a permis de m’évader souvent entre travail et activités de campagne électorale. Je viens d’achever le 7ème et dernier épisode « Michael Tolliver est vivant ». La magie a encore opéré dans cet ultime épisode – j’espère que ce ne sera pas le dernier !

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    A 55 ans, le héro, Michael, est un peu plus vieux que moi, mais avoir suivi ce personnage, séropositif comme moi et contaminé presque au même âge, m’a donné le sentiment de voir ma vie – et surtout la gestion de ma maladie – re-défiler. La description de la vie ou de la suivie avec le sida est remarquable. Touchante même. On sent que l’auteur connaît son sujet. Evidemment, ce dernier épisode ne se résume pas du tout à la maladie de Michael et au sida. Loin de là. Les principaux héros de cette saga sont toujours là : Anna, Brian et même, pour le final, Mary-Ann. Ce livre c’est la chronique de nos vies. Une chronique attachante et émouvante. Un miroir de nos vies.

  • « Je suis vivant dans ma tombe » de James Purdy

    Je n’avais jamais lu James Purdy, cet américain né en 1923, dans l’Ohio et à la réputation d’écrivain maudit. Lors de ma récente rencontre dédicace des « voleurs de liberté » au Divan, dans le 15ème ardt de Paris, le patron de ce beau lieu m’a offert  un des livres de Purdy « Je suis vivant dans ma tombe » paru dans la collection Motifs du Serpent à plumes.livre james purdy.gif

    J’ai lu avec passion ce petit livre qui raconte la survie d’un rescapé de la guerre tellement mutilé que bien des gens ne supportent pas sa vue. Ce livre ne laisse pas indemne et interroge. Passions violentes, sentiments ambigus, séduction sont les ingrédients de ce livre à lire sans modération !

  • « Cytomégalovirus » de Guibert pour se rappeler que le sida est toujours là…

    J’ai relu le petit livre d’Hervé Guibert « Cytomégalovirus » qui évoque les trois semaines qu’il a passées à l’hôpital quand il a appris qu’il était atteint d’une maladie opportuniste due au sida, le fameux Cytomégalovirus (CMV) qui finit par faire perdre la vue. Hervé Guibert est mort en 1991 après avoir tenté de se suicider car le sida le dévorait. Celui qui avait écrit « Des aveugles » en 1985 et malgré la souffrance, revient avec un certain humour sur ce livre précédent qui fut bien involontairement prémonitoire. Ce journal d’hospitalisation entre plaintes, coups de gueule - « l’hôpital, c’est l’enfer » -, humour - « le somnifère a l’air d’être des amphétamines »-, nous rappelle que le sida reste une maladie mortelle.

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    La Cour des comptes a pointé récemment le manque d’investissement du gouvernement actuel dans la prévention et le dépistage du sida. Ce livre, comme tous ceux qu’Hervé » Guibert a consacré au sida, à son sida, nous interpelle forcément.

    Plus personnellement, à chaque page, je pensais à tous mes amis, à leurs hospitalisations. A Hubert bien sûr, qui avant de partir, a aussi connu la perte de la vue avec ce salop de CMV. A chaque page, je me disais que j’avais bien de la chance d’avoir survécu. Mais en même temps, à quel prix !

  • Lire le livre de Florence Cassez pour ne plus avoir de doutes sur son innocence !

    Je vous ai parlé du livre de Florence Cassez « A l’ombre de ma vie – Prisonnière de l’Etat mexicain » le jour de sa sortie. Ce livre, pour le président de son comité de soutien que je suis à sa demande et à celle de ses parents, est un élément important dans sa défense. En effet, beaucoup de gens parlent de l’histoire de Florence sans vraiment la connaître. Avec ce livre écrit en toute franchise, Florence prend beaucoup de risques en démontrant, preuves à l’appui, la responsabilité des autorités mexicaines dans sa fausse arrestation et le procès rocambolesque qui s’en est suivi. Le chef de l’Etat français est depuis bien longtemps certain de l‘innocence de la jeune fille originaire de Béthune : il avait tous les éléments pour l’être. Avec ce livre, celles et ceux qui ont encore des doutes comprendront la machination qui broie la jeunes française et l’acharnement d’un ministre mexicain de l’intérieur - qui a de grandes ambitions ! - et qui ne peut pardonner à la « Française », comme il l’appelle de l’avoir ridiculisé devant tout le pays en démontrant ses mensonges dans l’arrestation rocambolesque dont elle fit l’impuissante victime. N’hésitez pas : plongez-vous dans le livre de Flo et vous n’aurez plus aucuns doutes sur son innocence.

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  • Bye-Bye Barbary Lane d’Armistead Maupin

    Bye-Bye Barbary Lane devait être le dernier épisode des Chroniques de San Francisco du génial Armistead Maupin. Ces 6èmes chroniques ne sont heureusement pas les dernières puisque « Michael Tolliver est vivant » a suivi et conclu provisoirement (?) cette incroyable saga.

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    Je ne peux que conseiller à qui est fasciné par la liberté qui régnait dans les années 70/80 à San Francisco et par l’ouverture d’esprit de cette cité, de lire et relire les Chroniques de San Francisco. Cet épisode m’a beaucoup touché avec un Michael  gérant au jour le jour sa séropositivité. J’ai retrouvé toutes les angoisses, tous les problèmes que j’ai connus dans les années 90 avec ma propre séropositivité. Ce livre m’a rappelé la vie d’enfer que j’ai vécu, comme tant de séropos, avec l’AZT qu’il fallait prendre toutes les 4 heures avec son lot de nuits blanches. (J'en ai aussi parlé dans mon livre "Virus de vie"). A part cela, cet épisode sonne le glas de la belle histoire de l’immeuble de Barbary Lane tenu par la touchante Mme Madrigal. On avait fini par croire que la vie était un long fleuve tranquille dans cette belle maison. L’auteur en a décidé autrement et tous nos héros vivent désormais leur propre destin…