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Mes lectures - Page 11

  • 659 nouveaux romans en librairie !

    Livre Benchetrit31LIguyMKvL._SS500_.jpglivre ammélie nothomb 51UCZEs5aeL._SL500_AA240_.jpg659 romans arriveront de la mi août à fin octobre dans toutes nos librairies. Un chiffre important même s’il est un peu inférieur à 2008 où 676 auteurs se disputaient nos faveurs.Livre ppda51HosJCMnjL._SL500_AA240_.jpg
    Preuve que la création littéraire est toujours très vivace dans notre pays…Ce qui est une excellente nouvelle. A noter une opération audacieuse « satisfait ou remboursé » menée par Virgin Megastore sur le livre « le cœur en dehors » de Samuel Benchetrit. Preuve que cet enseigne croit en cet auteur qui produit cette année un roman de société. Les essais seront aussi nombreux et cela ne va pas être simple au milieu de toutes ces créations de défendre mon nouveau livre, « les voleurs de liberté » consacré au sujet tabou de la fin de vie…couv définitive livre.JPG

  • Pourquoi le Brésil d’Angot… un univers trop abscons pour moi !

    Cet été fut celui de la découverte d’auteurs que je n’avais jamais lus comme Houellebecq ou Jardin. Christine Angot fait partie de ces auteures dont j’ai lu, pour la première fois, un ouvrage. J’ai toujours été intrigué par cette femme controversée mais dont on sent la forte sensibilité et qui dégage même une certaine forme de désespoir.

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    Son roman « Pourquoi le Brésil ? », paru chez Stock en 2002, ne m’a en tous cas pas convaincu. Ce roman, ou plutôt ce journal intime de 222 pages, je n’arrivais pas à le finir tant il m’ennuyait ou me mettait mal à l’aise. L’écriture d’abord. Cette façon d’exprimer en plusieurs phrases le même sentiment, la même action ne me convainc pas. M’a même très ennuyé. Ensuite, la description du mal être de l’auteure traîne en longueur et ne m’a même pas suscité de compassion. J’ai conscience qu’on ne peut apprécier un travail littéraire sur la lecture d’un livre  - et d’ailleurs, qui suis-je pour juger ? - et je me suis promis de lire un autre ouvrage de Christine Angot pour essayer d’entre un univers à côté duquel je suis passé totalement à côté. En tous cas « Pourquoi le brésil ? », un univers trop abscons pour moi…

  • Les femmes d’Alexandre Jardin

    Je poursuis la revue des lectures de mon été avec Alexandre Jardin. Je n’ai jamais lu cet auteur - cette année j’ai choisi la découverte d’auteurs inconnus ! - et c’est un lecteur de mes propres livres, qui a tenu à me rencontrer, et qui m’a offert « Chaque femme est un roman », livre publié chez Grasset en 2008. En fait, ce roman clôt la trilogie de l’auteur consacré à son père sans « Le Zubial » puis à son « originale » famille dans le « Roman des Jardin. »

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    Force est de constater que l’écriture fluide et vivante d’Alexandre Jardin est agréable et vivifiante… surtout en plein été au bord d’une piscine. J’ai lu ce livre en deux après-midis sous un soleil de plomb. Et pourtant cette chaleur insupportable ne m’a pas éloigné de la lecture de livre qui m’a pris au point de ne penser qu’à en connaître la dernière de ses lignes. Je retiens particulièrement bien des passages consacrés à sa mère « Maman m’a dit ». Une femme originale loin de l’image plus conventionnelle que j’avais de cet écrivain et de sa lignée. En conclusion, je retiens et je vous restitue un des passages de ce livre inspiré de la philosophie de vie de cette mère plus qu’originale : « Imbécile, presse-toi d’oser, vote vite pour l’intranquilité, échappe-toi de tous les carrés ; un jour il ne sera plus temps. »

  • Finir…

    Je continue mes rapides notes de lectures d’été. « Finir », récit de la comédienne Monique Jouvancy, est paru en avril dernier aux éditons « La chambre d’échos. » Maison d’édition dont j’ai découvert qu’elle avait son siège dans mon cher 12ème arrondissement.

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    « Finir » n’est pas le livre le plus amusant de mon été, puisqu’il raconte la fin choisie d’un homme atteint d’un mal incurable et qui sombre peu à peu… Mais ce petit livre émouvant mérite l’heure nécessaire pour le lire – il ne fait que 84 pages. Mais 84 pages très bien écrites et d’une belle intensité. Le long récit d’un départ programmé, retardé et accompli minutieusement avec le concours de l’épouse mais aussi des médecins. Un livre qui démontre que la décision de partir n’est pas simple à mettre en œuvre dans notre pays qui refuse le suicide assisté poussant bien des malades à tenter de fous suicides – c’est aussi le cas dans ce livre où le héro tente de se suicider avec des cachets et un sachet en plastique sur la tête et se rate…

    « Le livre est fini. Il te garde. Tu es dedans » conclut l’auteure avec émotion et amour.

  • L’émouvant « courage d’une mère »

    Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été très ému par l’histoire de Marie-Laure Picat, cette maman courageuse, condamnée par la médecine, et qui veut, avant de partir pour l’ultime voyage, s’assurer que ses quatre jeunes enfants - Julie, Thibault, Matthieu et Margot - ne seront pas séparés après sa mort et continueront à vivre dans leur petite ville. Entourés de leurs amis et de ceux qui les aiment.

    Son histoire, elle l’a raconté dans un livre émouvant « Le courage d’une mère » paru en mars dernier chez Oh éditions.

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    J’ai gardé ce livre sur ma table de chevet n’arrivant pas à l’ouvrir par peur d’être submergé par l’émotion et la tristesse. J’avais tort car ce livre que j’ai enfin lu cet été - plutôt dévoré d’un trait - est un livre d’espoir. Il montre que même dans la pire des situations - une maladie mortelle -, on peut défier le sort. Avec une énergie folle, malgré la souffrance et les effets secondaires des chimios, Marie-Laure va réussir ce qui semblait impossible : obtenir que la famille d’accueil qu’elle a choisie puisse obtenir l’agrément pour garder ses 4 enfants. Car malheureusement, il n’est pas possible pour un parent qui sait qu’il va mourir de décider de l’avenir de sa progéniture. Marie-Laure, elle, y est arrivée… Pour elle, pour ses enfants. Pour tous ceux, nombreux, qui vivent le même drame. Elle est partie le 9 août dernier...

  • Les « curieuses » certitudes du Conseil d’Etat sur la fin de vie

    Dans le cadre de mes lectures de l’été - la moins drôle mais pas la moins utile - : le rapport du conseil d'Etat sur la bioéthique et notamment sur la fin de vie. A la lecture de ce rapport de 145 pages paru à la Documentation française, on se demande si les élites sont en phase avec la vie et la ... mort des Français ! Ceci dit je ne regrette pas la lecture de ce document qui me confirme dans le sentiment d’un certain complot de l’élite pour asseoir la décision du gouvernement de ne pas avancer sur cette question si importante pour tant de Français.
    Deux bonnes nouvelles dans ce rapport cependant. Il reconnaît la position de l’ADMD qui dénonçait l’exclusion de la question de la fin de vie de la révision des lois bioéthique. Un premier désaveu pour M. Leonetti.Livre Coneil d'Etat9782110077127_GF.jpg
    Deuxième désaveu pour ceux qui estiment que rien ne doit changer et que la loi est bonne, le conseil d’Etat déplore : « une inapplication partielle de la loi du 22 avril 2005, qui rend d’autant plus fragile la vocation qu’a cette loi de constituer une alternative crédible et durable aux demandes de légalisation de l’euthanasie. » Allant même plus loin : « L’analyse et les propositions du présent rapport sont largement induites par ce constat de faille. » Assassin pour M. Leonetti et ceux qui se gargarisent de la justesse de notre législation sur la fin de vie.
    Mais au lieu de tirer de vraies conclusions de ces lacunes, le Conseil d’État affirme péremptoire que tout s’arrangera quand il y aura un accès généralisé aux soins palliatifs. Prenant comme preuve qu’en Grande-Bretagne « où les soins palliatifs font partie de la culture médicale […], la question de l’euthanasie ne se pose pratiquement jamais. » On ne sait pas d’où ressort cette affirmation alors que le débat ne cesse, comme en France, d’être relancé en Grande-Bretagne.
    Oubliant les exemples hollandais et belges, nos sages osent même conclure : « Mais la politique de développement des soins palliatifs, dont le Conseil d’Etat recommande la mise en œuvre – on croyait qu’elle l’était, d’après M. Leonetti ! -, devrait avoir pour effet de rendre de plus en plus rares, voire inexistantes, de telles situations. »
    Circulez, tout ira donc bien, assure un conseil d’Etat sûr de lui sans autre élément scientifique que ses certitudes !!! Avec de telles affirmations dénuées de fondement et contraires aux exemples étrangers, on comprend aisément pourquoi la France reste à la traîne de l’Europe sur bien des questions….

  • Plateforme de Houellebecq, why not ?

    Livre Houellebecq4103K4CV65L__SS500_.jpgJe continue en ce 15 août la revue de mes lectures de l’été. En ce jour de fête religieuse - n’y voyez aucune provocation ! -, j’ai envie de revenir sur « Plateforme », un vieux roman de Michel Houellebecq. J’ai ce romain depuis bien longtemps sur mes étagères - L’ai-je acheté, me l’a-t-on offert, je n’en sais rien ! -, mais je n’arrivais pas à l’ouvrir et à le lire. La réputation de son auteur me décourageait. J’ai finalement dépassé ces trops beaux sentiments pour lire ce livre sous le beau soleil de la Mer Noire. Certes, j’y ai retrouvé les ingrédients qui font peser une odeur de scandale autour des livres de Houellebecq, comme des scènes de sexes abondantes et tellement crues mais si réalistes qu’on finit presque pas se sentir coupable de devenir un voyeur et aussi cette manière discutable de parler de l’Islam…
    Mais je le confesse, je me suis fait prendre par l’histoire de ce petit fonctionnaire à la vie tellement ordinaire, presque sans intérêt – selon les mots de l’auteur – qui vit avec étonnement une année fulgurante faite d’amour et d’expériennces sexuelles intenses avec une jeune executive woman. Une histoire somme toute banale mais bien écrite et au final, malgré des débuts toussotteux, on vibre au long des 350 pages et on est presque triste de terminer ce livre qui finit mal - tout ne finit-il pas mal ? – et que vous lisez d’une traite. Alors, Houellebecq, why not ?

  • Les petits bals perdus

    Dans la suite des lectures de mon été : « Les petits bals perdus », le journal posthume de Pascal Sevran, paru en janvier dernier chez Albin Michel. Ce livre m’a aussi été offert pour mon anniversaire. Jusqu’à ce jour, je n’avais lu que le 1er tome des journaux intimes de Pascal Sevran « La vie sans lui. »

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    Un journal qui évoquait avec douleur et talent le décès de son compagnon Stéphane. J’ai peu connu Pascal Sevran et étais loin de partager toutes ses vues tant il revendique et assume un conservatisme presque réactionnaire et certaines positions discutables.  Mais chacun de nous ne porte t-il pas en lui le ciel et l’enfer, comme l’écrivait Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray. Mais Pascal Sevran était à la fois un vrai humaniste, un talentueux écrivain et un homme de télé populaire. C’était aussi et incontestablement un homme de fidélité et d’amitié qui réussit à avoir comme meilleurs amis des responsables politiques aussi opposés que Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë ! Si ce journal posthume laisse souvent un goût d’inachevé - normal vu la situation de l’auteur ! -, il surprend par sa volonté de refuser de parler de la maladie qui le dévore, de la nier parfois alors que ce livre en est rempli presque à chaque page. Cette peur de la maladie et sûrement de la mort toujours évoquée de manière furtive et évasive. Mais ce qui m’a beaucoup touché, c’est aussi la narration de sa relation avec un de ses vieux amis qui est resté avec lui jusqu’au bout, Serge Tamagnot. L’hommage et la reconnaissance qu’il lui voue est à la hauteur du dévouement incroyable de Serge.

    Je connais Serge depuis qu’il nous fait de si beaux tableaux pour les opérations caritatives pour le sida que je mène avec le Banana. C’est un être exquis, cultivé, talentueux et généreux. C’est pourquoi l’hommage que Pascal Sevran rend à cet homme si discret et modeste est touchant. Si vous êtes donc à la recherche d’émotion et de nostalgie, ce livre est pour vous.

  • "Homme, je vous aime", à lire !

    Dans la série de mes lectures de l’été, je ne pouvais pas rater le dernier livre de ma fidèle amie Brigitte Lahaie, « Hommes, je vous aime », paru aux éditions Anne Carrière.Livre Brigitte Lahaie 2009__SS500_.jpg

    Ce livre, vraiment bien écrit, est déjà le 12ème opus de Brigitte. A l’entendre tous les jours sur RMC, on en oublie que Brigitte est devenue, au fil des ans, une sacrée écrivaine. Et je pèse mes mots au risque de m’attirer les foudres des dames patronnesses et des vieux moralistes…

    Ce livre, qui est une déclaration d’amour au genre humain, est d’abord une magnifique déclaration à son père. Au risque de vous faire sourire, le début de ce récit m’a ému et m’a même bouleversé. Oui bouleversé, n’ayons pas peur des mots ! Un mot fort à l’image de l’émotion qu’a suscité le chapitre « Papa. » Je n’effleurerai pas le contenu de ce livre car mon but est de vous pousser à le lire. Je retiens une citation de Brigitte évoquant sa maman : « J’ai été pour elle la preuve vivante que l’on pouvait vivre une vie de plaisir et en être heureuse. » Une phrase à méditer pour tous les frustrés qui passent leur vie à juger les autres…

  • Lire le dernier livre de Nadine Monfils

    Je profite de mes vacances pour lire enfin notamment les nombreux livres que m’ont offerts plusieurs amis écrivains à l’occasion de mon anniversaire.livre N Monfils.jpg

    C’est ainsi que j’ai lu d’un trait le livre de Nadine Monfils « Le Bar crade de kaskouille » paru aux éditions de la Branche en février dernier.

    Nadine Monfils est une romancière, scénariste, comédienne et cinéaste belge. Elle est très connue des aficionados de romans noirs. J’aime cette fille drôle, imaginative et fidèle en amitié.

    J’aime ce qu’elle écrit depuis longtemps mais j’avoue que ce petit livre est un vrai condensé de l’immense talent de Nadine. Alors à celles et ceux qui aiment l’humour noir, la folie, lisez le dernier livre de Nadine. Un must !

     

  • Le mois du cancer du sein

    Hier, l’Institut national du cancer a lancé le mois du cancer du sein.
    Initiative importante quand on apprend que sur 280.000 nouveaux cancers par an dans notre pays, 46.000 sont des cancers du sein et que c’est le premier cancer qui frappe les femmes.d657275686c68dd48676c6ce98922380.jpg
    Cette mobilisation est déterminante quand on sait que des milliers de vie pourraient être sauvées si les femmes notamment de plus de 50 ans avaient recours au dépistage.
    Mais comme toujours pour frapper les esprits, rien ne vaut un témoignage. Justement c’est une éditrice de 47 ans, Anne Tourre, qui le livre : « Je ferai comme toi, je ne mourrai pas. »
    A lire pour mieux comprendre… et mieux prévenir !

  • Visibilité homosexuelle en politique

    medium_Sexus_politicus.jpgSuite à la sortie du livre de Christophe Deloire et Christophe Dubois, Sexus politicus [Albin Michel – 20,90€], le bimensuel gay gratuit, Illico, qui régulièrement ne me ménage guère, a fait une enquête sur la visibilité homosexuelle dans le monde politique. Une enquête qui mélange articles de fond et interviews.
    Cette enquête permet notamment de se faire une idée globale de la visibilité dans les autres pays et de connaître les élus qui ont fait leur coming out dans le monde.
    Comme d’autres élus, notamment mon collègue Eddie Aït, conseiller régional PRG, j’ai répondu à quelques questions et je vous reproduis l’intégralité de mes réponses ci-dessous. Vous pouvez aussi retrouver mes réponses sur le magazine en ligne en cliquant ici.



     

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  • Gay Vinci Code, plus drôle que l’original !

    medium_Livre_Gay_Vinci_Code.jpgAprès « Du bon usage de la guerre civile » et « Père comme les autres », je me suis attaqué à un vrai livre de vacances « Gay Vinci Code » [Editions Chiflet&Cie – 15e].
    Son auteur, Pascal Fioretto, avait eu la gentillesse de m’envoyer son livre et de m’inviter à sa soirée de lancement. Sans avoir lu son roman, j’avais eu les mots d’usage de félicitations que l’on a pour un livre qu’on n’a pas lu et qu’on ne lira sûrement pas. A vrai dire, je n’étais pas convaincu, mais vraiment pas, de lire ce livre n’aimant guère les pastiches qui surfent sur des best seller.
    Mais je dois l’avouer, j’ai adoré.
    Je me vois encore au bord de la piscine de mon hôtel très familial de Fort Lauderdale. Les gens me regardaient avec un certain mépris lisant un livre à couverture rose et dont le titre ne laisse aucun doute. Mes éclats de rire intempestifs n’ont pas amélioré mon image dans cet hôtel qui ne semblait connaître qu’une chaîne de télé « Fox », la très conservatrice télé des pro-guerre et pro-Bush.

     

     

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  • Père comme les autres

    medium_Livre_Christophe_Girard.gifChristophe Girard a publié un très bel opuscule « Père comme les autres » en mai dernier [Hachette littératures – 93 pages – 8€].
    Je viens de le lire s’un seul trait.
    Ce livre qu’il m’a gentiment adressé avec cette dédicace malicieuse « Pour Jean-Luc, à un élu peu comme les autres et pas du tout comme les autres dans sa famille politique », n’est, lui non plus, pas comme les autres.
    Avec pudeur, en faisant attention scrupuleusement aux mots employés, et sans voyeurisme, Christophe nous explique comment - presque par miracle -, il est devenu père. Mais ce père qu’il est devenu, lui, n’était pas le fruit du hasard, car il a toujours voulu être père. Et même grand-père…
    Au fil de la lecture, j’ai évidement été particulièrement touché à l’évocation de ses anciens amis morts du sida.
    Je pensais tellement à mon Hubert en le lisant.

     

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  • Demain, la guerre civile ?

    medium_Livre_Jacques_Marseille.jpgDemain la guerre civile, c’est un peu ce que nous pronostique Jacques Marseille dans son dernier opus « Du bon usage de la guerre civile en France. » [Perrin – 14€]
    J’aime bien lire régulièrement les chroniques de Jacques Marseille dans Le Point. Ce professeur à la Sorbonne, historien, essayiste est un esprit brillant et éclairé.
    En découvrant sur la 4 de couv’ son prémonitoire (?) « Ca va pêter », j’ai immédiatement eu envie de lire le livre de Marseille. Ma vie débordante de ces derniers mois en a décidé autrement. Mais durant ces quelques jours de vacances, j’ai enfin pu lire ce livre… au titre et à la couverture convaincants.
    J’en sors partagé. Ebloui par l’analyse historique lumineuse, déçu par le diagnostic final qui s’apparente plus à une litanie de reproches déjà rabachés et faits à notre actuel système politique. Sans qu’aucune proposition convaincante ne soit avancée par l’auteur « pour nous en sortir » et empêcher ces guerres civiles récurrentes qui ont souvent permis d’avancer, mais qu’on préférerait vraiment s’éviter à l’avenir !

     

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  • "Mémoires d'Hadrien", chef d'œuvre de Marguerite Yourcenar à lire, ou à relire...

    Je ne sais pas combien de fois, j'ai lu les Mémoires d'Hadrien, mais cet été, quand le rythme militant s'est un peu ralenti, j'ai eu le besoin irrésistible de relire le chef d'œuvre de la si remarquable, Marguerite Yourcenar.
    Ce livre me désintoxique, à chaque lecture, de la vie à cent à l'heure que je vis, que nous vivons dans nos sociétés modernes.
    On n'a plus le temps de se poser, de se questionner sur l'essentiel, sur le but de nos vies.
    Ce roman historique se veut être les mémoires - très documentées - d'un grand empereur qui perdant, peu à peu, ses dernières forces se penche sans concessions sur ce qu'a été son œuvre, sur son héritage politique et plus globalement sur le sens de sa vie et celui de sa mort qu'il veut apprivoiser mais qu'il laissera venir pour ne pas déroger à son devoir de chef d'Etat.
    Ces mémoires d'un des empereurs romains les plus humanistes - il n'hésitait pourtant pas à éliminer physiquement ses adversaires ! - sont une leçon.
    Une leçon de réflexion, une leçon que nous devrions tous avoir sur le sens de notre vie. Et pas seulement au moment de déposer les armes.
    Ce texte ciselé par notre première académicienne oblige à penser à réfléchir sur l'amour, l'amitié, au sens de nos actions, à l'importance du plaisir et au sens à donner à notre mort.
    Durant ces jours que je passais dans la chaleur tropicale de la Floride, cette lecture m'a procuré de merveilleux moments. Des moments qui m'ont permis, à mon tour, de réfléchir au sens de la vie... de ma vie.
    Première décision : je ne me séparerai plus de ce livre. Il sera toujours à mon chevet pour me rappeler que pour bien mourir, il faut avoir bien vécu...
    Un chef d'œuvre à lire ou relire ...