Cocktail communautaire de la marche des fiertés Montréal 2012 à 18h00
A 18h00, j’interviendrai au cocktail communautaire de la marche des Fiertés qui clôturera la journée communautaire de la rue Sainte Catherine à Montréal.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
A 18h00, j’interviendrai au cocktail communautaire de la marche des Fiertés qui clôturera la journée communautaire de la rue Sainte Catherine à Montréal.
Nous voici arrivés après une semaine chargée d’événements à la veille de la Marche des Fiertés LGBT de Montréal qui se déroulera demain. En ce samedi, une journée communautaire est organisée de 11 à 17h00 sur la célèbre avenue Sainte-Catherine. Cet après-midi, j’irai donc visiter les kiosques et rencontrer nombre de militants associatifs. L’occasion de revoir des militants que je connais mais aussi de découvrir de nombreuses associations et sûrement des actions originales dont je pourrai m’inspirer en France à ELCS ou au CRIPS…
En ma qualité de co président d’honneur de la Marche des Fiertés de Montréal, je participerai ce vendredi à 20h30 à la remise du prix Claude Tourangeau qui est traditionnellement remis à une personne ou un organisme pour son apport à la lutte contre la sérophobie.
Rappelons-nous. Le 14 octobre 2010, Claude Tourangeau, compagnon de Jean-Pierre Pérusse s’est suicidé en se jetant dans le fleuve Saint-Laurent. Épuisé par son combat contre SIDA et des préjugés associés à celle-ci, il a choisi de se lancer dans le fleuve et de mourir complètement seul dans le noir des flots.
Dans sa dernière lettre, Claude écrivait à Jean-Pierre « continue le combat pour nous deux ». Il allait de soi qu’un prix portant son nom servirait à briser l’isolement dû aux préjudices associés à être séropositif.
En début d’après-midi, je rencontrerai le ministère de la santé, Cocq Sida et la fédération québecquoise contre le sida [photo de la rencontre]. Ce sera pour moi l’occasion d’échanger avec les acteurs locaux de la lutte contre le sida de leurs stratégies de prévention et d’accompagnement des malades.
A 16h00, en ma qualité de co président le la Marche des Fiertés Montréal 2012, je suis invité par le maire de Montréal Gérald Tremblay à signer le livre d’or de la ville. C’est la troisième fois que je le signe et c’est un véritable honneur de signer le livre d’or de cette ville que j’aime depuis tant d’années et qui s’est toujours montrée ouverte à la diversité. [Merci à Gérald Tremblay pour la longue entrevue et la belle réception - photo prise ce 16 août.]
Lors de ma visite à Montréal, l’élu d’Ile-de-France que je suis se devait de faire une visite de courtoisie avec le consul général de France. Ce sera chose faire aujourd’hui à 11h30.
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon amie Sheila, présidente d’honneur d’Elus Locaux Contre le Sida. A cet anniversaire s’en ajoute un autre, celui de ses 50 ans de carrière qu’elle fêtera à l’Olympia en septembre prochain.
Ces années ont passé à la vitesse de l’éclair. Tant de générosité et de talent au service d’une cause et à celui d’un public.
Ma chère Anny, je sais que tu travailles dur sur ton nouveau disque et pour ton spectacle anniversaire mais je voulais, de Montréal, te dire toute ma reconnaissance et toute mon affection.
Très bel anniversaire Sheila !
Alors que depuis lundi je suis le président d’honneur francophone de la marche des Fiertés de Montréal et suite à la polémique suscitée par l’église catholique en France, Wendy Bouchard m’invite ce jeudi 16 août vers 18H40 dans le JT d’Europe 1 à évoquer la situation au Québec et au Canada pour les LGBT.
Dans le cadre de la fierté Montréal 2012, je participerai aujourd’hui à trois événements. A 17h30, j’interviendrai au lancement du Café des Arts, puis je participerai à la levée du drapeau à 18h00 qui sera suivie du cocktail des partenaires à 18h15.
Pour moi, cette année, le 15 août ne sera pas un jour férié !
Lire aussi : Le Journal de Montréal (ici), Canoë (ici), La Presse (ici), Métro Montréal (ici).
En début d’après-midi, je rencontrerai le président de la commission de la personne et de la jeunesse du Québec – notre défenseur des droits – pour évoquer la défense des droits humains et particulièrement celui des minorités.
Plan d’intervention de Jean-Luc Romero
Conseiller régional Ile-de-France
Président d’Elus Locaux Contre le Sida et du CRIPS
Fierté Montréal - 14 août 2012
L’homophobie : une discrimination ordinaire ?
Rappel historique
En France, il y a tout juste 30 ans, l'homophobie n'était pas une discrimination, c'est bel et bien l’homosexualité qui constituait un délit.
Ces dernières décennies, dans les pays occidentaux, nous sommes passés d’un délit à une sexualité comme les autres... Presque !
Quelques dates en France:
1960 : l’homosexualité est un fléau social au même titre que la tuberculose et l’alcoolisme,
1968 : l’homosexualité est classée dans la catégorie des maladies mentales,
1981 : l’homosexualité est retirée des maladies mentales,
1981 : le fichier policier des LGBT est supprimé,
1982 : dépénalisation en France,
1991 : suppression par l’OMS de l’homosexualité de la liste des maladies mentales.
30 ans seulement que l’homosexualité est dépénalisée en France !
Comment se manifeste l’homophobie ?
Au-delà des cas dramatiques, comme plus récemment celui de Bruno Wiel laissé pour mort, l’homophobie se manifeste par toutes les attitudes de rejet du quotidien, les insultes, les remarques discriminantes de la famille, du voisinage, au travail (homophobie du quotidien).
Conséquence de l'homophobie = 6 à 13 fois plus de risques pour un jeune homosexuel de faire une tentative de suicide (par rapport à un jeune hétérosexuel) selon les études françaises et canadiennes.
L’homophobie vue comme une discrimination ordinaire
Le plus souvent, les remarques homophobes sont « couvertes » par plusieurs prétextes : l'humour, l'existence d'une prétendue norme, etc. : l'homophobie est vue comme une discrimination trop ordinaire
On ne naît pas homophobe, on le devient / influence du contexte familial, éducatif, socioculturel.
Comment changer les choses ?
- par l'octroi des mêmes droits à tous, l'Etat reconnaissant ainsi que l'orientation sexuelle n'est pas une justification à un statut de sous-citoyen. Un signal fort et clair pour la société.
- par l'éducation qui permet, plus que la simple tolérance, l'acceptation de l'autre via l'apport d'informations et le non jugement.
- par la répression pénale, l'Etat reconnaissant l'homophobie comme contraire aux valeurs fondamentales de notre société.
- lutter contre l’homophobie, c’est aussi lutter contre le sida.
Dans le cadre de la Fierté Montréal 2012, dont je suis l’un des présidents d’honneur, j’animerai une conférence débat sur Droits humains et sérophobie ce 14 août à 18h30. Alors que l’on célèbre les 30 ans du sida, les discriminations envers les personnes séropositives semblent n’avoir jamais été aussi importantes. Dans un pays qui pénalise la séropositivité - le Canada – je pourrai rappeler que la pénalisation est contraire aux droits humains mais aussi à la santé publique.
Journée riche en rencontres intéressantes. Après les responsables de la Fierté Montréal 2012 ce matin, la présidente de l’AQDMD cet après-midi, je dinerai ce soir chez Laurent McCutcheon et son compagnon Pierre. Laurent est l’une des figures historiques du combat des LGBT au Québec et il préside la Fondation Emergence et Gai Ecoute.
Comme à chacun de mes déplacements au Québec, j’en profite pour rencontrer l’association sœur de l’ADMD au Canada, l’AQDMD. Après la conférence de presse de la Fierté Montréal, je déjeunerai avec Hélène Bolduc, présidente de l’AQDMD. A cette occasion nous discuterons des débats qui se tiennent au Canada comme en France sur l’euthanasie et évoquerons notre stratégie pour parvenir à une loi d’Ultime liberté.
Mes 15 jours de vacances ont filé à la vitesse de la lumière… Mais comment se plaindre quand tant de personnes n’ont pas eu ma chance ? Je quitte aujourd’hui les Etats-Unis pour rejoindre Montréal où je serai, une semaine durant, l’un des deux présidents d’honneur de la Fierté Montréal 2012. J’aurai l’occasion de vous en parler dès demain !
Ma présence sur le sol américain depuis plus de 15 jours m’a permis de suivre les spots de publicité faits par les deux candidats à l’élection présidentielle ou par les comités d’action politique qui les soutiennent.
En France, ce style de publicité est interdit comme l’affichage commercial. Je pensais que notre législation était rétrograde mais après avoir vu les spots politiques aux Etats-Unis des soutiens à Barack Obama et Mitt Romney, je crois qu’il est urgent de ne pas copier nos amis américains !
Outre le fait que les comites d’action politique peuvent dépenser sans limites, le niveau des spots est désespérant de méchanceté, de mauvaise foi et de vulgarité. Et là, même si ma préférence politique pour Obama est une évidence, force est de constater que les coups bas viennent des deux côtés. Démocrates et Républicains rivalisent de mauvaise foi. Résultat, la côte de popularité des deux candidats ne cesse de baisser !
Ces spots où l’adversaire est littéralement caricaturé ne font que salir la politique. Ils ne donnent pas une information puisqu’ils caricaturent. Avec un tel déluge de spots, pas étonnant que prés de la moitié des américains ne se déplacent pas pour voter...
Dommage pour la démocratie américaine !
Même si la période estivale est propice pour faire un long break et se reposer, difficile cependant de ne pas suivre l’actualité et de ne pas se tenir informé de l’état du monde et de notre pays. Force est de constater que Twitter est devenu un moyen efficace de suivre l’actu car désormais c’est souvent là que sont annoncées les bonnes ou mauvaises nouvelles, importances ou futiles.
Même si ce réseau n’échappe pas à la désinformation, il est devenu bien plus réactif que le réseau traditionnel d’informations qui réagit souvent bien après – vérification de l’info oblige…
Loin de la France, je me suis très souvent connecté sur Twitter pour connaître les dernières news, suivre le macabre feuilleton de la Syrie, commenter la conférence internationale sur le sida à Washington, me réjouir des résultats de nos champions aux JO… Rassurez-vous, je n’ai pas non plus passé tout mon temps libre sur ce réseau. Mais j’en ai aussi profité pour répondre plus régulièrement aux twittos qui m’interpellent. Ce ne fut pas le moins intéressant ! D’ailleurs, pour me suivre, retrouvez mon profil (ici). A tout de suite sur Twitter !
Je n’avais jamais lu de livre du grand écrivain algérien Yasmina Khadra de son vrai nom Mohammed Moulessehoul. La journaliste Christine Courcol m’a offert pour mon anniversaire « Ce que le jour doit à la nuit » m’écrivant en forme de dédicace : « J’espère que vous aimerez ce livre autant que je l’ai aimé ». Elle ne s’est pas trompée en m’offrant ce roman élu meilleur livre 2008 par Lire. Non seulement j’ai aimé ce libre que j’ai littéralement dévoré ces derniers jours sur une belle plage de Miami - oubliant même de profiter des joies de la baignade pour le terminer - mais en plus il m’a totalement bouleversé. Au point qu’achevant ce livre face à une mer bleu turquoise, je ne pouvais retenir mon émotion laissant couler de grosses larmes…Et oui, ne riez pas ! Tout commence dans l’Algérie des années 30 et nous mènera à la guerre d’Algérie. Une histoire d’amour impossible se conjugue avec la mutation d’un pays et d’un peuple. Je n’en dirai pas plus : plongez vous dans ce livre écrit magnifiquement par un écrivain qui manie une langue française parfaite, colorée et enivrante.
Et belle nouvelle, ce roman adapté au cinéma par Alexandre Arcady sortira en septembre. Une raison pour le lire vite avant d’aller voir le film ! [bande annonce sur le site de l'auteur (ici)]