ADMD Tour : Reims cède et accueillera les Jeunes Admd !
Nous serons au rendez-vous.
Retrouvez mon interview pour ICI Champagne-Ardennes : (ici)
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Alors que l’Assemblée nationale discute — en 3e lecture ! — de la proposition de loi sur l’aide à mourir, j’étais l’invité d’ICI Nord.
J’ai rappelé qu’avec de nombreux militants de l’ADMD, cela fait plusieurs décennies que nous nous battons pour l’accès universel aux soins palliatifs et l’aide à mourir.
Si ce texte n’est pas celui que j’aurais souhaité, il permet enfin d’entendre le mourant qui veut abréger son calvaire. Car ce que 9 Français sur 10 veulent, c’est un geste d’amour si leurs souffrances deviennent insupportables.
Espérons que le 15 juillet, nos députés donneront enfin aux Français leur ultime liberté !
Alors que les députés entament la 3ème lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir, je serai l’invité d’ICI Nord ce lundi à 7h42.
Le long parcours législatif du texte est loin d’être terminé : il faudra attendre le 15 juillet pour un vote définitif à l’Assemblée nationale, après que le Sénat ait, à coup sûr, une nouvelle fois, rejeté le texte.
Il est sidérant de constater le temps qu’il faut, au pays des droits de l’homme, pour accorder cet ultime droit humain, alors que la plupart de nos voisins l'ont déjà fait.
En ce mois des Fiertés, gay and proud ! Of course …
Désolé les homophobes !
Fin de vie: Jusqu'où peut aller la liberté individuelle face à la mort? LE GRAND DÉBAT! Tel était le thème du débat auquel j’étais confronté à Marie-Lys Péllissier, porte-parole de la Marche pour la vie et virulente opposante à l’euthanasie.
Je suis toujours surpris de l’opposition virulente d’une minorité à un droit nouveau qui ne serra jamais une obligation et où toutes les consciences sont respectées. Pour rappel, la Marche pour la vie s’est toujours battue contre l’IVG, le mariage pour tous et l’euthanasie.
Il est temps que les Francais aient ce droit.
Vous pouvez retrouver ce débat sur YouTube : L’Impertinent.
Bravo chère députée Simonnet pour cet amendement essentiel !
Pouvoir choisir la fin de son parcours est une question de dignité. Grâce à la clause de conscience, chaque soignant qui ne souhaite pas accompagner ce geste d’amour restera libre de ses convictions.
Le mourant est enfin replacé au centre de la décision qui le concerne, avec le choix qui lui est désormais offert. Une avancée majeure pour nos libertés individuelles.
Le sport a le pouvoir de nous rassembler au-delà de nos différences. Avec les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de football est la compétition la plus suivie de la planète.
Pourtant, nous savons trop bien que l’homophobie y demeure un fléau persistant.
Le 16 juin prochain, l’équipe de France affrontera le Sénégal pour son entrée en lice dans cette Coupe du Monde 2026.
Or, dans ce pays, une persécution d'une ampleur inédite frappe les personnes LGBTQIA+ : arrestations massives et violences physiques se multiplient depuis des mois.
J’en appelle solennellement à la Fédération Française de Football (FFF) et à nos joueurs : à l'occasion de ce match, l’équipe de France doit exprimer son soutien aux personnes LGBTQIA+ qui, partout dans le monde, sont aujourd'hui emprisonnées, persécutées, voire condamnées à mort.
Il en va de l’honneur de l’équipe nationale du pays des Droits de l’Homme.
Mélissa da Costa possède ce talent rare de savoir transformer les épreuves en une forme de sagesse littéraire. Ses romans agissent souvent comme des parenthèses thérapeutiques. « Tenir debout » est une œuvre puissante qui nous pousse à avancer tout en nous invitant à une profonde introspection.
L'intrigue nous plonge dans le quotidien de François, un acteur renommé dont la vie bascule lorsqu’il tombe éperdument amoureux d’Éléonore, une jeune femme de vingt ans sa cadette. Mais le destin frappe brutalement : un accident laisse François tétraplégique. Tout ce qui semblait acquis s’effondre. Le roman explore alors, avec une justesse bouleversante, la reconstruction d'un couple mis à rude épreuve par la détresse et les humeurs changeantes d’un homme qui lutte contre l’inacceptable.
Ce livre agit comme un miroir, et c’est sans doute ce qui le rend si essentiel. À travers ces 758 pages, je me suis profondément identifié au parcours de ces personnages. Car, au-delà de la fiction, nous avons tous nos propres blessures. En portant bientôt 40 ans de vie avec le VIH, après avoir traversé la douleur immense de perdre mon mari il y a huit ans, j'ai trouvé dans ce récit un écho à mes propres combats.
Ce roman nous rappelle que toutes les vies — même les plus exposées — sont d’une complexité infinie. Il ne s’agit pas seulement de survie, mais de cette force inouïe qu’il faut déployer pour continuer à « tenir debout » malgré les deuils et les handicaps. C’est un rappel nécessaire que la chute n'est jamais une fin, mais une étape sur un chemin de vie qui exige, chaque jour, de la dignité et du courage.
Une lecture intense, exigeante et nécessaire, à savourer sans aucune modération.
Mr. Minister,
Honorable Governors,
Dear leaders of the Bangkok Pride, dear Ann,
Distinguished representatives of the provinces,
Ladies and gentlemen,
I would like to start by thanking the organizers of this Pride, and especially Ann "Waaddao" Chumaporn, who has done so much for the Bangkok Pride, along with her entire team.
It is with great emotion that I address you today. As Secretary General of the International Prize of Paris against Homophobia and Transphobia, I had the immense pleasure, with our jury and the Mayor of Paris, to award this Prize—along with its 5,000 euro grant—to the Bangkok Pride team in 2023. You deserve it so much for your historic mobilization for marriage equality for same-sex couples.
It is an honor to speak to you here, in Thailand, a country I have also chosen to call home for part of the year and which inspires me so much in my work as a writer.
As Deputy Mayor of Paris until last March, in charge of Human Rights and the fight against discrimination, I have always been convinced that a city is not measured only by its monuments, but by the dignity it guarantees to every single citizen.
My commitment—whether fighting against HIV/AIDS, having been 25 years ago the first elected official to publicly disclose my seropositivity, campaigning for the right to die with dignity, or defending LGBTQIA+ rights and chemsex prevention—has always been guided by one compass: the protection of fundamental freedoms. These struggles are inseparable. As a local official in France for 36 years, I have always been convinced that it is the role of local government, closest to the ground, to guarantee equality for its citizens and to fight against discrimination, which is a true poison to social harmony.
Here in Bangkok, we can count on the Governor and his team, whom I wish to thank. I have observed with admiration the city’s work in distributing PrEP: this is the concrete illustration of a protective and proud municipality. Supporting, raising awareness, protecting, and, of course, providing funding: these are the missions of elected officials toward LGBTQIA+ advocacy groups. No one should be left behind.
A proud city is a city that sets an example. It guarantees rights to its inhabitants, but just as importantly, it gives hope to those who still suffer from oppression elsewhere in the world. This is why you will allow me this necessary digression regarding Senegal: for the past two months, I have been actively campaigning to support the LGBTQIA+ community in Senegal, where a tightening of the law has led to over 200 arrests. I have written to the President of France twice to advocate for humanitarian visas. Solidarity must not stop at borders. Please, think of them.
To return to Thailand, I address the representatives of your 40 provinces today: your country holds a unique position. In Asia, alongside Taiwan, Thailand is a beacon. Through your local policies, you have the power to radiate this light far beyond your borders. The universal decriminalization of homosexuality is a struggle that compels us all; every step taken here strengthens human rights defenders everywhere where repression is brutal.
Be the architects of a society where diversity is not merely tolerated, but serves as institutional pride. By protecting the most vulnerable, you consolidate the foundations of your own democracy. Thailand and the city of Bangkok, with the hosting of the World Pride, have the historical opportunity to show the world that inclusion and progress go hand in hand. I fully support your bid to host the World Pride; it would be a powerful signal to all countries that still refuse equality or penalize homosexuality.
In Thailand, you are writing an essential chapter in the history of human rights today. Keep this lighthouse shining, because the world is watching you, and the world needs this light. Paris and Bangkok are, more than ever, sister cities in this fight for inclusion.
Long live Pride, long live equality!"
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Chers dirigeants de la Bangkok Pride, cher Ann,
Chers représentants des provinces,
Mesdames et messieurs,
Je veux d’abord remercier l’ensemble des organisateurs de cette Pride, et particulièrement Ann "Waaddao" Chumaporn, qui a tant œuvré pour la Bangkok Pride, ainsi que toute son équipe.
C’est avec une réelle émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui. En tant que secrétaire général du Prix International de Paris contre l’homophobie et la transphobie, j’avais eu l’immense bonheur, avec notre jury et la Maire de Paris, de décerner en 2023 ce Prix — ainsi que sa dotation de 5 000 euros — à l’équipe de la Bangkok Pride. Vous le méritez tant, pour votre mobilisation historique en faveur de l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
C’est un honneur de m’adresser à vous ici, dans ce pays que j’ai choisi pour vivre une partie de l’année et qui m’inspire tant dans mon travail d’écrivain.
En tant qu'adjoint au Maire de Paris jusqu’en mars dernier, chargé des droits humains et de la lutte contre les discriminations, j’ai toujours été convaincu qu’une ville ne se mesure pas seulement à ses monuments, mais à la dignité qu'elle garantit à chaque citoyen.
Mon engagement — qu’il s’agisse de la lutte contre le sida, moi qui fus il y a 25 ans le premier élu à révéler publiquement ma séropositivité, du combat pour le droit de mourir dans la dignité, ou de la défense des droits LGBTQIA+ et de la prévention du chemsex — a toujours été guidé par une boussole : la protection des libertés fondamentales. Ces combats sont indissociables. Élu local durant 36 ans, j'ai toujours porté la conviction que le rôle des politiques de proximité est de garantir l'égalité et de combattre ces discriminations qui sont un véritable poison pour le vivre-ensemble.
Ici, à Bangkok, nous pouvons compter sur le Gouverneur et son équipe, que je souhaite saluer. J’ai observé avec admiration le travail de la ville pour la diffusion de la PrEP : c’est l’illustration concrète d’une municipalité protectrice et fière. Accompagner, visibiliser, protéger et financer : telles sont les missions des élus auprès des associations. Personne ne doit être laissé sur le bord de la route.
Une ville fière, c’est une ville qui montre l’exemple. Elle garantit des droits à ses habitants, mais elle donne aussi de l'espoir à celles et ceux qui subissent encore l'oppression ailleurs dans le monde. C’est pourquoi, permettez-moi cette digression nécessaire sur le Sénégal : depuis deux mois, je me mobilise intensément pour soutenir la communauté LGBTQIA+ sénégalaise, où un durcissement de la loi a entraîné plus de 200 arrestations. J’ai interpellé le Président de la République française à deux reprises pour demander des visas humanitaires. La solidarité ne s'arrête pas aux frontières. Pensez à eux.
Pour revenir à la Thaïlande, je m’adresse aujourd’hui aux représentants de vos 40 provinces : votre pays occupe une place unique. À l’échelle de l’Asie, aux côtés de Taïwan, la Thaïlande est un phare. Vous avez le pouvoir, par vos politiques locales, d'irradier cette lumière bien au-delà de vos frontières. La dépénalisation universelle de l'homosexualité est un combat qui nous oblige tous ; chaque avancée ici renforce les défenseurs des droits humains partout où la répression sévit.
Soyez les architectes d'une société où la diversité n'est pas une tolérance, mais une fierté institutionnelle. En protégeant les plus vulnérables, vous consolidez les fondations de votre propre démocratie. La Thaïlande et Bangkok, avec l'organisation de la World Pride, ont l'opportunité historique de démontrer que l'inclusion est le moteur du progrès. J'apporte tout mon soutien à votre candidature pour la World Pride ; ce serait un signal puissant pour tous les pays qui refusent encore l'égalité.
En Thaïlande, vous écrivez aujourd'hui une page essentielle de l'histoire des droits humains. Gardez ce phare allumé, car le monde vous regarde, et le monde a besoin de cette lumière. Paris et Bangkok sont, plus que jamais, des villes sœurs dans ce combat pour l’inclusion.
Vive la fierté, vive l’égalité ! »
J’ai eu l’honneur d’intervenir lors du lancement de la Bangkok Pride. J’étais très heureux d’apporter mon soutien à leur candidature pour la World Pride. Avec Taïwan, la Thaïlande montre la voie de l’égalité en Asie après avoir légalisé le mariage pour tous l'an passé ! Paris et Bangkok sont deux villes phares pour les droits LGBTQIA+. J’ai également tenu à rappeler, à cette occasion, la solidarité que nous devons témoigner en ce moment aux personnes homosexuelles au Sénégal.
Un devoir de mémoire, enfin gravé dans l'histoire.
Aujourd'hui, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité l'abrogation du « Code Noir ».
C’est un moment historique, mais c’est surtout un acte de vérité nécessaire. Pendant des siècles, ce texte a légitimé l'inhumain, codifiant la déshumanisation d'êtres humains par d'autres. Si l'esclavage a été aboli depuis longtemps, la persistance de ces textes dans notre mémoire collective — et leur simple existence en tant que référence historique — restait une cicatrice béante.
En abrogeant officiellement ce texte, nous ne changeons pas le passé, mais nous refusons que l'ombre de cette barbarie continue de planer sur notre présent sans une condamnation sans équivoque de la représentation nationale.
J'ai une pensée émue pour toutes celles et ceux dont les vies, la dignité et la liberté ont été broyées par ce système.
Ce vote est une étape indispensable dans notre devoir de mémoire et une affirmation claire de nos valeurs républicaines : l'égalité, la fraternité et le respect absolu de la dignité humaine.
Que ce jour serve de rappel : la vigilance face aux héritages de notre histoire est un combat quotidien. Ne jamais oublier, pour ne jamais reproduire.
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