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2 novembre, journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité : le combat continue ! 

Enfin ! Le droit de mourir dans la dignité a désormais une loi en France. Mais notre combat ne fait que commencer !
Ce 2 novembre, Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, que j’ai créée, pourra être célébré différemment en France. Après tant d’années de mobilisation, de débats et de combats, nous avons enfin obtenu une loi reconnaissant, dans un cadre strict, un droit à l’aide à mourir.
Et le soutien des Français est sans appel ! Selon le sondage Ifop réalisé pour l’ADMD le 9 octobre 2026, 85 % de nos concitoyens estiment que la légalisation de l’aide à mourir est une bonne chose. Seuls 7 % expriment un avis contraire.
Mais cette victoire ne doit surtout pas nous conduire à baisser la garde. Car notre combat est loin d’être terminé : 20 % des Français estiment déjà que la loi doit être améliorée. Et ils ont raison !
La France dispose aujourd’hui de l’une des législations les plus restrictives d’Europe. Les directives anticipées, notamment, ne peuvent pas être prises en compte dans le dispositif adopté. Pour celles et ceux qui ont tant milité pour une liberté de choix jusqu’au bout de la vie, ces limites sont une véritable source de préoccupation.
Les prochaines élections présidentielle et législatives seront donc déterminantes. Nous interpellerons les candidates et les candidats, nous leur présenterons nos revendications et nous leur demanderons des engagements clairs. Nos adhérents et nos militants auront, à cet égard, un rôle essentiel à jouer.
Car les Français sont attachés à ce droit durement acquis. Selon ce même sondage, 44 % seraient prêts à renoncer à voter pour un candidat qui souhaiterait abroger la loi sur l’aide à mourir. Et 53 % craignent qu’un candidat ne revienne sur cette avancée.
Ces chiffres en disent long. Ils rappellent que la fin de vie n’est pas une question secondaire : elle touche à notre liberté, à notre dignité et à notre capacité à décider de notre propre existence.
Les Français peuvent compter sur les militants de l’ultime liberté ! Nous ne laisserons personne nous reprendre un droit obtenu après tant d’années de lutte. Nous serons vigilants face à toute tentative de recul et, surtout, nous continuerons à nous battre pour faire évoluer la loi, lever ses restrictions et permettre à chacune et chacun de bénéficier d’un choix réellement respectueux de sa volonté.
Nous ne nous battons pas pour imposer une décision à qui que ce soit, mais pour que chacune et chacun puisse choisir, librement et dans un cadre sécurisé, le chemin de sa fin de vie.
La fin de vie sera plus que jamais un enjeu politique lors des prochaines élections. Nous y prendrons toute notre place. Parce que la liberté de choisir sa fin de vie est une question de dignité, de justice et de respect de la volonté de chacun.
Le combat continue ! 

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