Souvenir lointain de Tout le monde en parle...
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Depuis quelques semaines, je me suis replongé dans les Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin.
J’ai déjà relu les deux premiers tomes et je viens d’achever le troisième « Autres Chroniques de San Francisco. »|
Pour être honnête, ces livres m’ont beaucoup aidé à me construire en tant qu’homosexuel et que séropositif. Durant ma vie, je me suis souvent identifié à l’un des héros de cette saga Michael. Ça m’a aidé à vivre. Vraiment. Incontestablement.
Bien que n’étant pas de la génération « Maupin », ces livres avaient aussi été particulièrement utiles à Chris qui avait repris la lettre que Michael avait envoyée à ses parents conservateurs de Floride pour faire son coming out. Effectivement, ma moitié d’orange l’avait recopiée et envoyée à son père peu de temps avant que nous décidions de nous marier pour lui dire qu’il était gay.
Ces romans, ce sont donc un peu ma madeleine de Proust.
Même si ce tome n’est pas mon préféré, il ne manque pas de rebondissements… Entre kidnappings, course-poursuite en Alaska, on ne s’ennuie vraiment pas.
Bref, une lecture pour se replonger dans l’univers fantasque, queer et singulier d’Armistead Maupin…
Critique dans "La Raison" de Christian Eyschen sur le Serment de Berne :
« Dans ce nouvel ouvrage, le Président d’Honneur de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité Jean-Luc Romero-Michel se livre à nouveau à cœur ouvert et livre à nouveau son combat de toujours : la dignité humaine du début jusqu’à la fin de la vie.
C’est dire si nous sommes en phase dans ce combat de liberté avec l’ADMD et celui qui l’a porté pendant 14 ans partout, dans les endroits les plus publics, comme les plus discrets pour faire avancer la cause commune de tous les êtres humains épris de liberté.
Comme Jean-Luc Romero-Michel, nous refusons qu’au cléricalisme des clergés religieux se substitue le clergé des blouses blanches.
Le choix de sa mort, quand c’est possible, appartient à chacun.
Nul n’a le droit de décider à votre place.
Line Renaud parle, dans sa préface, de ce livre comme d’un cri. Oui, c’est un véritable cri du cœur.
Qui pourrait être insensible à cet hymne à la vie, à la joie, à l’amour, à la libre volonté de partir comme on l’a décidé. Libre, enfin !
Cet ouvrage est aussi un cri de révolte contre les hypocrisies des religieux, avec ou sans soutane et robe de bure.
Le refus de dire une messe catholique pour Alain Coq, qui avait choisi d’en finir selon sa volonté, révolte profondément le Libre Penseur que je suis.
Où est le respect de la liberté de conscience dans ce refus inhumain de respecter la volonté de quelqu’un qui veut finir sa vie, dans le respect de ses convictions ? Idem pour le très catholique Ouest-France qui refusa de publier l’encart des funérailles de Nicole Boucheton, pour cause de blasphème sans doute, car pour ces gens-là, le suicide sera toujours prohibé.
Honte à eux !
Je vous recommande la lecture de ce poignant ouvrage, très bien écrit et si intelligent de Jean-Luc Romero-Michel. Il va bien falloir, comme le disait Marguerite Yourcenar dans les remarquables Mémoires d’Hadrien : « Entrer dans la mort les yeux ouverts ».