Heureux d’avoir échangé avec les représentant·es de la nation Wet’suwet’en
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« L’histoire du monde passe par Paris » de François Reynaert, nous démontre à quel point Paris, ville des droits humains, est une ville refuge pour tant de militantes, de militants, d’activistes et d’intellectuels à travers le monde.
Comme le prouve l’auteur, Paris a accueilli les Polonais en 1830, les arabes du XIXème siècle, les Asiatiques du début du XXème, les Russes pendant leurs révolutions, les écrivains noirs américains dans les années 1920/1930, les Chinois, les antinazis allemands, pourtant bien mal reçus, les Espagnols fuyant le franquisme, les latinos et particulièrement les Chiliens des années 1970.
Tous ont eu des quartiers de prédilection qui ont couvert le territoire parisien et ses modestes 105km2.
Grâce à François Reynaert, le lecteur découvre leurs habitudes, les endroits qu’ils fréquentaient. Leurs rêves de retour trop souvent avortés…
Une chose frappe : c’est cette aspiration à la liberté qui les pousse à fuir leurs pays, leurs dictatures pour rejoindre la France des lumières et particulièrement Paris, paradis rêvé de tant de dissidents ou de prisonniers politiques à travers le monde.
Alors que j’achève mon mandat de maire-adjoint en charge notamment des droits Humains à Paris, ce livre me confirme à quel point notre sublime capitale fait rêver à travers le monde, suscitant un espoir fou pour les amoureux de la liberté et de l’égalité.
A quel point elle a été, est, et, j’en suis convaincu, restera la ville refuge pour tant de femmes et d’hommes brisés par les autocraties qui aujourd’hui sont malheureusement plus nombreuses que les démocraties à travers le monde…
Une lecture utile et édifiante…
Oui, Paris fera toujours rêver…
J’ai été parcouru par l’émotion tout au long de la lecture du puissant roman « Jacaranda » de Gaël Faye.
Né au Burundi, cet artiste franco-rwandais – chanteur, rappeur, auteur compositeur – est aussi écrivain car ce livre est son deuxième roman.
Né d’une mère rwandaise Tutsi qui a dû fuir son pays en 1959 et a épousé un Français, l’auteur se penche dans ce livre sur l’histoire du pays d’origine de sa famille maternelle à travers l’histoire de quatre générations. Il essaie de comprendre comment s’est déroulé le génocide des Tutsis de 1994 dans l’indifférence internationale, notamment de la France.
Dans ce roman, Milan essaie de comprendre ce qu’a vécu sa maman Venancia qui a fait de sa tragique histoire un tabou que même son époux ne connaît pas.
Milan arpente le pays de sa maman pour comprend comment une telle tragédie a pu se nouer et comment après un tel drame, un pays peut se réconcilier et finalement se reconstruire.
Du Jacaranda, magnifique arbre au cœur de la propriété familiale, il tire tous les fils de l’histoire des plusieurs générations et apprend à mieux comprendre une mère qui n’aura jamais réussi a révéler à son propre fils les drames qu’elle aura vécus et ses insondables blessures.
Un roman sur un génocide, mais surtout une ode à la réconciliation et à la vie…
Je suis à la fois en colère, ému, inquiet mais mobilisé !
En colère, car la France qui est à l’origine du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme avec le Brésil, a annoncé la diminution de 59% de sa contribution à ce fond, empêchant d’atteindre les 18 milliards de dollars nécessaires pour tenir les engagements de 2030 d’arriver à la fin de la transmission du VIH.Ému et inquiet, car cela aboutira à la mort de millions de personnes.
Mobilisé avec d’autres associations et notamment Élus Locaux Contre le Sida et Sida Info Service pour en appeler à l’humanité de Emmanuel Macron.
La France doit être au rendez-vous de cet espoir fou d’un monde sans sida !
Au congrès européen de Eumans à la maison de l’Europe, à Paris, j’ai évoqué le long parcours des militants français d’une fin de vie digne et libre et l’espoir qu’une loi soit enfin votée avant l’été par le parlement ou, en cas de blocage, par référendum, comme le président Emmanuel Macron s’y est engagé et comme le réclame l’Admd-France.
Le temps est venu …
Ma mort m’appartient !