Visite du bus de délivrance de méthadone de Barcelone
Nouvelle structure de réduction des risques que nous visiterons dans ce périple barcelonais : le bus de méthadone.
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Nouvelle structure de réduction des risques que nous visiterons dans ce périple barcelonais : le bus de méthadone.
Après la rencontre avec le docteur Joan Colom, nous irons visiter la salle de consommation à moindre risques Sala Baluard de Barcelone.
Alors que le gouvernement s’en engagé à lancer l’expérimentation des SCMR en France, ce sera l’occasion, comme je l’ai fait récemment à Genève, d’entendre les acteurs de Barcelone nous dresser un bilan des résultats sanitaires et sociaux de leur SCMR.
Ce vendredi, avec le directeur opérationnel du Crips, je ferai différentes visites et rencontres sur la toxicomanie et la réduction des risques à Barcelone. En effet, le Crips va lancer une campagne d’information et de communication sur l’intérêt de la réduction des risques à destination des usagers de drogues.
Ce matin, nous rencontrons donc le docteur Joan Colom, directeur du programme des toxicomanies, qui nous présentera la politique de la Catalogne sur la question des toxicomanies et les campagnes menées.
Depuis que ce blog existe, je vous donne mes résultats biologiques problématiques chaque trimestre après mon rendez-vous avec le Pr Willy Rozenbaum. Par ce geste, il ne s’agit pas d’une transparence déplacée ou impudique mais bien de rappeler que la vie avec le VIH n’est pas la sinécure que certains croient. Il s’agit de rappeler que ce virus n’est pas banal…
Comme chaque trimestre, je vous donne juste les résultats problématiques.
La glycémie à jeun est de 1,38g/l pour une normale qui la situe entre 0,74 et 1,09 ; les triglycérides de 2,84g/l pour une moyenne inférieure à 2. La protéinurie est de 468mg/l pour une norme qui devrait être inférieure à 150 ; la microalbuminurie à 60,1mg/l pour une normale inférieure à 20.
Enfin, si - bonne nouvelle ! -, ma charge virale demeure indétectable, mes lymphocytes T CD4 sont de 221/mm3 pour une normale au-dessus de 500. Avec ce dernier résultat, j’ai l’impression de revenir 25 ans en arrière quand je découvrais ma séropositivité : j’avais alors un plus de 200 T4… Heureusement, le rapport CD4/CD8 n’évolue pas trop mais cela reste toujours un peu traumatisant d’atteindre cette barre tristement symbolique des 200 CD4. Mais l’avenir dure toujours…
Ce lundi, je présiderai le bureau du Crips Ile-de-France.
Nous y évoquerons notamment la campagne régionale que nous voulons lancer en juin prochain sur la question de la réduction des risques à destinations des usagers de drogues.
Peu à peu, notre mobilisation pour autoriser les soins de conservation progresse.
Vous êtes plus de 81 000 à avoir signé ma pétition pour que Marisol Touraine autorise enfin les soins de conservation aux personnes décédées porteuses du VIH/sida ou des hépatites.
Pour mémoire, cette interdiction, contre laquelle nous sommes très mobilisés avec ELCS depuis plus de 7 ans, est aujourd’hui dénoncée par toutes las autorités sanitaires et éthiques compétentes.
Le Conseil national du sida, le haut conseil de la santé publique, le défenseur des droits, l’Igas estiment que cette interdiction doit enfin être levée. Mais à ce jour, nous n’avons aucune garantie que le ministère suive ces recommandations de bon sens.
C’est pourquoi, plus que jamais, je compte sur vous pour continuer la mobilisation et signer notre pétition (ici).
Ce vendredi, de 11h à 12h00, sera rediffusée l'émission "Vivre avec le VIH" sur Fréquence Paris Plurielle sur la fréquence 106.3 à Paris.
Au cours de cette émission, nous parlons de l'action du Comité des familles et de l'interdiction des soins de conservation aux personnes mortes du VIH, du sida et des hépatites.
Et n'oubliez pas de signer ma pétition sur cette scandaleuse discrimination (ici).
Ecoutez l'émission (ici), lire l'article de Sandra de Vivre avec le VIH (ici).
Mot d’introduction - atelier de sensibilisation sur les trans’ et le VIH
Par M. Jean-Luc Romero-Michel
Président du Crips Ile-de-France
17 février 2014 – Paris
Monsieur le maire,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,
Je suis ravi de nous voir toutes et tous réunis ici pour cet atelier de sensibilisation sur les trans’ et le VIH. J’utilise, à dessein, le mot atelier et non rencontre car ce colloque ne s’intègre pas dans le cycle de rencontres financées par l’ARS Ile-de-France mais relève d’une vraie volonté du Crips de porter cette thématique.
Avant de dire quelques mots sur le fond des choses, je voudrais remercier quelques personnes au premier rang desquelles M. Rémi Féraud, maire du 10e arrdt qui nous fait le plaisir de nous accueillir dans sa mairie. Rémi, nous nous connaissons bien et nous partageons bon nombre de combats sociétaux. Tu fais preuve d’un engagement exemplaire et je te remercie de tenir bon malgré tous les coups que tu prends ! Je voudrais également et bien évidemment remercier très chaleureusement Viviane Namaste, professeure de l'Institut Simone de Beauvoir au sein de l’Université Concordia de cette belle ville de Montréal. Elle a été la coordinatrice de cette rencontre, une coordinatrice aussi militante que souriante et je le remercie de son investissement en termes d’énergie, de savoir, de diplomatie et d’humanité. Je ne peux et veux bien sûr pas oublier Hélène Hazera, qui a été le déclencheur de cet atelier.
Surtout je voudrais remercier toutes les associations d’avoir répondu présentes. Soyons francs il y a des tensions entre associations, je n’ai pas l’impression de dévoiler un si grand secret en disant cela ! Mais c’est comme tout, les tensions, elles seront évacuées par la discussion. En se parlant. En se comprenant. En s’acceptant malgré les approches et les priorités quelques fois différentes. Et c’est là je crois que le Crips a un vrai rôle. Certes, nous ne portons pas directement des questions de plaidoyer, pour autant nous ne sommes pas neutres dans notre façon de faire. Au-delà d’être un centre ressources et un centre d’actions, nous pouvons jouer le rôle de rassembleur, nous pouvons être le trait d’union entre associations. Un trait d’union … cela me plaît bien comme image, aussi bien quant au rôle du Crips que quant à sa résultante : l’union.
Cette union, elle n’est pas souhaitable, elle est indispensable autant que nécessaire. Aujourd’hui les urgences sont devant nous : on doit d’abord faire face à un manque criant de données sur les trans, leur santé, la prévalence du VIH. Certes, des données existent, notamment grâce au Crips et à Act Up Paris qui ont été porteurs d’une enquête lors d’une rencontre en 2007, mais elles sont largement insuffisantes. Il y a des choses sur les trans migrantes ou en situation de prostitution avec un taux de prévalence au VIH très élevé mais les autres ?
Le VIH/sida est une urgence sanitaire mais on ne pourra pas traiter ce problème sous l’angle uniquement sanitaire : il est quand même un peu compliqué de discuter de pratiques à risque et de réfléchir sur des stratégies de prévention quand on est traité de malade mental ! Car c’est de cela dont il faut discuter : celles de la transphobie structurelle, celle de l’Etat, du monde du travail, de la famille. Et c’est en cela où il y a une bataille à mener : celle de l’information du grand public. La question est fondamentale : avant de parler de vulnérabilités spécifiques des communautés trans, quelle compréhension du transsexualisme ?
Autant de questions et bien d’autres que vous allez soulever, discuter, défendre, attaquer tout au long de l’après-midi.
Je vous souhaite des débats constructifs et engagés, des débats qui nous permettent d’avancer de façon unie pour faire progresser les choses. Je vous le redis : on est tout plus intelligents à plusieurs têtes et on est tous plus efficaces quand, malgré nos différences, on avance unis. C’est ce que j’ai appris de 20 ans de militantisme pour ce combat que nous menons tous ensemble pour la vie, l’égalité et la dignité.
Je vous remercie.
Ce mardi, de 17h à 18h00, je serai l'invité de l'émission "Vivre avec le VIH" sur Fréquence Paris Plurielle sur la fréquence 106.3 à Paris et sur Internet (ici).
Au cours de cette émission, nous parlerons de l'action du Comité des familles et de l'interdiction des soins de conservation aux personnes mortes du VIH, du sida et des hépatites.
Et n'oubliez pas de signer ma pétition sur cette scandaleuse discrimination (ici).
Après mon élection à la présidence du CRIPS, j'ai souhaité organiser une conférence sur les trans et le sida. J'ai demandé à la chercheuse Vivaine Namaste de l'Université Concordia de Québec de travailler à l'organisation de cette réunion qui aura lieu ce lundi à la mairie du Xème arrondissement chez mon ami Rémi Féraud.
Ce sera donc avec grand plaisir que j'ouvrirai cette réunion qui rassemblera toutes les associations trans françaises.
80 000… 80 535 exactement !
Vous êtes plus de 80 000 à avoir signé la pétition que j’ai lancée avec Elus Locaux Contre le Sida pour que soient enfin autorisés les soins de conservation aux personnes mortes du VIH/sida ou d’hépatites.
Grâce à votre formidable mobilisation, à celle de personnalités - Nikos Alliagas, Erwann Binet, Laurence Boccolini, Denis Brongniart, Antoine de Caunes, Emmanuelle Cosse, Véronique Genest, Johnny et Laetitia Halliday, Anne Hidalgo, Juliette, Brigitte Lahaie, Bruno Mazure, Serge Moatti, Jean-Vincent Placé, Laurence Rossignol, Omar Sy -, des médias - Le Monde (ici) et (ici), LeNouvelObsPlus (ici), Yagg, Le Parisien (ici), 20 Minutes (ici), L'Express (ici), Allo Docteurs (ici) - ont relayé ce combat que nous menions depuis plus de 7 ans jusqu’alors dans une réelle indifférence des pouvoirs publics.
Des contacts ont été liés avec le ministère de la santé et les choses bougent enfin.
Mais rien n’est encore gagné et nous avons besoin de vous pour continuer à amplifier ce formidable mouvement de solidarité. Continuez à faire signer la pétition (ici) et demandez à vos amis de la faire tourner sur les réseaux sociaux.
C’est grâce à votre mobilisation que nous ferons enfin tomber cette honteuse discrimination. Je sais vraiment pouvoir compter sur vous !
J'étais l'invité de "Genève à chaud" sur Léman Bleu à Genève. Vous pouvez revoir l'emission en cliquant (ici).
Refus des soins funéraires aux malades du sida... par leparisien
Ce sera sûrement la dixième fois au moins que je viens faire le point sur la situation de la politique de réduction des risques en Suisse et plus particulièrement à Genève.
Après avoir rencontré la directrice de Première ligne, Martine Baudin, je visiterai la salle de consommation à moindres risques, Quai 9, située près de la gare de Genève.
Alors que la France doit prochainement avoir des expérimentations de salles identiques, ce sera l’occasion de faire le bilan de 10 ans de politique audacieuse sur cette question en Suisse. Force est de constater que les résultats sont bons en termes sanitaires mais aussi de sécurité !
Alors qu’Elus Locaux Contre le Sida porte depuis des années la question des restrictions de circulation et d’installation des personnes séropositives, je rencontrerai l’équipe de l’IAS ce vendredi à Genève.
Nous y évoquerons les mesures à mettre en œuvre pour mobiliser contre ces interdictions qui n’ont aucun sens en termes de santé publique.
A sa demande, je rencontrerai cet après-midi le directeur de cabinet de Marisol Touraine pour évoque ma pétition pour autoriser enfin les soins de conservation aux personnes séropositives.
Comme vous le savez, depuis 7 ans avec Elus Locaux Contre le Sida, nous nous battons pour que cette discrimination cesse enfin.
Vous êtes déjà plus de 78 000 à avoir signé la pétition et je compte vraiment sur vous pour la faire tourner sur les réseaux sociaux (ici). Plus que 2000 pour être à 80 000…
En fin d’après-midi se déroulera le premier bureau national de l’année 2014 d’Elus Locaux contre le Sida. Dans un contexte de démobilisation constante autour du VIH/sida, il est plus que jamais urgent que les élus se mobilisent contre un virus qui concerne plus de 150 000 personnes et qui désocialise aussi tant cette maladie reste taboue.
Outre faire un point sur les actions à développer autour de la pétition pour autoriser les soins de conservation aux personnes séropositives (plus de 78 000 personnes ont signé la pétition – Continuez à signer !), il conviendra de faire un point sur le label ville engagé contre le sida.
Depuis un mois, vous êtes nombreux à vous mobiliser pour que Marisol Touraine autorise enfin les soins de conservation aux personnes mortes atteintes du VIH, du sida ou d’hépatites.
Déjà plus de 78 000 d’entre vous ont signé notre pétition sur change.org.
Les lignes bougent : Marisol Touraine assure que cette mesure est discriminatoire, de nombreux thanatopracteurs veulent que la réglementation évolue.
Ce combat, que nous menons à ELCS depuis 7 ans comme d’autres associations de lutte contre le sida n’a que trop duré.
Le sida n’est pas une maladie contagieuse et aucun thanatopracteur n’a été contaminé en 30 ans de pandémie par le sida. Il faut donc que les responsables politiques prennent enfin leurs responsabilités. La décision appartient aux ministres !
Pour que cela avance plus vite, aidez-nous à amplifier le mouvement en faisant circuler la pétition (ici). Je compte sur vous !