Le blog de Jean-Luc ROMERO-MICHEL - Page 275
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Tribune dans Le Plus Obs : Sarkozy change d'avis sur le mariage pour tous : un revirement qui me laisse un goût amer
Nicolas Sarkozy a changé d'avis. Alors qu'il avait promis l'abrogation de la loi Taubira, l'ancien président de la République écrit dans son livre, "La France pour la vie", qu'il ne reviendra finalement pas sur le mariage gay. Une volte-face certes bienvenue, mais surtout dictée par les sondages, regrette explique Jean-Luc Romero, président d'Élus locaux contre le sida.
2016 commence bien : Nicolas Sarkozy devient gay-friendly ! Comme quoi, dans la période particulièrement sombre que nous traversons, il y a encore des raisons d’espérer.Au-delà de légers doutes, fort légitimes il me semble, sur l’honnêteté de la démarche, il a réussi l’exploit de susciter l’ire de celles et ceux qui l’acclamaient – l’adulaient ? – il y a encore quelques mois. La raison ? Nicolas Sarkozy ne veux plus abroger le mariage pour toutes et tous.
Parjure ! Revirement ! Bouh !
Un sens politique particulièrement aiguë
Ôtez-moi d’un doute, j’ai l’impression d’une redite… Car oui, Nicolas Sarkozy, il change, la vie le change... Il a quand même tendance à changer très souvent !
En fait, cela devient même une constante ces changements d’opinion, justifiées, soyons honnêtes, plus par un sens politique particulièrement aiguë plutôt que par une salvatrice révélation humaniste. Car selon un sondage du Cevipof, seuls 28% des Français seraient en faveur de l’abrogation du mariage pour tous.
Si tous les groupuscules extrémistes n’ont pas manqué de dire tout le mal qu’ils pensaient de ce brusque revirement en forme de prise de conscience, je le lui dis sincèrement : il ne faut pas qu’il prenne ombrage de cette vague de critiques.
C’est plutôt un gage de qualité de la mesure prise ou de l’opinion exprimée que d’être contesté de la sorte par ces professionnels de la haine, si prompts à hurler leur dégoût des différences, de la mixité, de la République et si lents à proposer et à construire.
Des politiques complètement irresponsables.
Aujourd’hui, avec cette prise de position claire de l’ancien président de la République, il ne reste plus aucune personnalité politique républicaine de premier plan qui défend sérieusement le retour sur la loi autorisant le mariage à toutes et tous.
Tant mieux devrais-je dire et penser ? Oui, c’est bien, mais tout ceci me laisse un goût fort amer : je pense à tous ces responsables politiques complètement irresponsables qui ont, par leurs prises de position et leurs déclarations, libéré la parole homophobe, et l’ont même encouragé.
Je pense à toutes les souffrances et les violences qui en ont été les conséquences directes. Je pense à ce déferlement homophobe que nous avons connu lors du débat parlementaire et que nous connaissons encore aujourd’hui.
Alors, même si, au fond, j’approuve ce revirement de Nicolas Sarkozy, qui ne fait d’ailleurs que suivre l’évolution sociétale et l’opinion des Français, je pense que rien ne doit et ne peut faire oublier les violences. Rien ne saurait exonérer ces personnalités politiques de leur responsabilité.
Il est question de vie, de souffrances, de suicide
Nul ne peut douter sérieusement de l’intelligence de Nicolas Sarkozy, moi en tout cas, je n’en doute pas une seconde.
Comme je ne doute pas une seule seconde qu’il connaissait fort bien cette donnée : un jeune homosexuel a jusqu'à sept fois plus de risque de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel. Ce chiffre, il le connaissait fort bien et pourtant, il y a quelques mois, cela ne l’a pas empêché de dire à une partie de la population française qu’ils étaient des sous-citoyens et qu’ils valaient moins que les autres…
Alors je le redis : au-delà de la question de l’honnêteté ou non de la démarche, il y avait et il y a encore aujourd’hui des enjeux essentiels : il est question de vie, de souffrances, de suicide. Il est question du vivre-ensemble. Il est question d’égalité.
Des enjeux qui dépassent largement l’enjeu des prochaines les élections à la primaire des Républicains. Des enjeux qu’il faut prendre à bras le corps en pensant plus à la France qu’à son élection. -
Projection de Maison de Vies à 18h30 à la mairie de Paris 10
Sous le Haut Patronage de
S.A.S La Princesse Stéphanie
Présidente de Fight Aids Monaco
Rémi Féraud
Maire du 10e arrondissement de Paris
Didier Rouault
Directeur de La Maison de Vie
Avec le parrainage de
Jean-Luc Romero-Michel
Président d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS)
vous invitent à la première projection de
La Maison de Vies
un film (55min) de Dominique Thiéry
Lundi 25 janvier 2016
à 18 heures 30
suivie d’un échange avec l’équipe du film
et d’un verre de l’amitié
dans la salle des fêtes de la
Mairie du 10e arrondissement de Paris
72, rue du Faubourg Saint-Martin
Paris 10e
« 22 visages face caméra. Des femmes et des hommes de tous âges et de tous horizons, dont la trajectoire a été bouleversée par le virus du sida, nous parlent de l’urgence d’avoir dû, un jour, pousser la porte de la Maison de Vie de Carpentras. Créée en 2010 par la Princesse Stéphanie, c'est un havre de paix unique en France pour tous les isolés de la séropositivité. Une nécessité de se retirer de la société pour mieux l’appréhender, se retrouver parmi les siens pour s’accepter enfin... Cette histoire singulière racontée par Emmanuel Moire, avec l’interview exclusive de Stéphanie de Monaco, est aussi la nôtre : celle d’une épidémie mondiale dont nous sommes tous les victimes depuis 35 ans face à laquelle il appartient à chacun de faire évoluer le regard. » -
La Manif pour tous infiltre Les Républicains ! (Chronique dans Friendly de janvier 2016)
Les dernières élections régionales ont été marquées par le choc qu’ont subi de nombreux Français en assistant impuissants à la progression du Front National qui a obtenu le meilleur score électoral de toute son histoire !
Un choc tel, que les partis politiques républicains sont tous interpellés : comment arrêter cette montée inexorable des idées extrémistes ?
Ce choc a occulté l’opération infiltration qu’ont menée les militants anti mariage pour tous au sein du parti conservateur Les Républicains. Cette manœuvre s’est révélée particulièrement efficace dans la région Ile-de-France et dans la nouvelle super région Auvergne-Rhône-Alpes.
En effet, de nombreux candidats issus de « Sens Commun », un courant du parti de Nicolas Sarkozy, qui milite pour l’abrogation du mariage pour tous, mais aussi des cadres de la « Manif pour tous » ont intégré dans la discrétion les listes de droite.
En Ile-de-France, par exemple, ce sont plus de 10 candidats qui étaient issus de cette mouvance ou de l’ex parti de Christine Boutin qui se trouvaient sur les listes de LR en Ile-de-France.
La campagne éclair qui fut menée, eu égard aux terribles événements du 13 novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis, a permis à cette infiltration de ne pas provoquer trop de vagues, notamment médiatiques.
Pourtant, cette ouverture d’un parti républicain à une mouvance qui s’oppose à l’égalité des droits - un des principes fondamentaux de notre République - et souhaite même abroger la loi Taubira, est une première inquiétante.
Rayer d’un trait de crayon des registres de l’état civil de nos 36 500 communes les milliers de couples homosexuels qui se sont mariés depuis la vote de la loi, tel est le projet fou des ces militants « cachés » sur les listes de Mme Pécresse ou de M. Wauquiez.
Dans une grande discrétion, peu à peu, un parti est infiltré par les opposants aux homosexuels.
D’ailleurs, durant la campagne, plusieurs candidats conservateurs n’ont pas hésité à annoncer qu’ils cesseraient de subventionner les associations LGBTI qui font du lobbying politique. Sans vouloir préciser la liste des associations visées…
Toutes, en fait, car, bien sûr, les associations LGBTI dans leur ensemble se battent dans le champ politique pour, tout simplement, lutter contre les discriminations ou pour l’égalité et réclamer des lois adéquates.
Face à cette nouvelle donne inquiétante, les militants LGBTI doivent mener une grande vigilance citoyenne. Accepter le retour en arrière, nous renvoyer au placard, nous ne l’accepterons plus jamais.
A bon entendeur salut ! -
Réunion publique ADMD à Marseille à 14h00
Après avoir rencontré le matin les délégués ADMD de PACA, j'animerai une réunion publique de l'ADMD à Marseille ce samedi 23 janvier à 14h00.
Alors que députés et sénateurs se sont mis d'accord, mardi, sur une loi Leonetti 3 qui ne met toujours pas le patient au centre de la décision, il nous faut plus que jamais nous mobiliser ! -
Invité du matin de France Bleu Provence
A l'occasion de ma réunion publique Admd à Marseille, je serai l'invité de la rédaction de France Bleu Provence ce samedi 23 janvier à 7h50.
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CP de l'ADMD : fin de vie, l'ADMD déplore qu'une fois encore le malade soit oublié !
Fin de vie, l’ADMD déplore qu’une fois encore le malade soit oublié.
Après plusieurs mois de débats, la commission mixte paritaire (CMP) composée de députés et de sénateurs a statué sur la proposition de loi Claeys-Léonetti « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ».
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, déplore le manque d’ambition des parlementaires, pire le manque d’humanité dont ils ont fait preuve pour traiter ce sujet majeur. Une fois encore, les parlementaires sont déconnectés des réalités et ne répondent pas aux attentes de 96% de leurs concitoyens, favorables à la légalisation de l’euthanasie, en refusant de mettre le malade au centre de la décision.
La commission mixte paritaire a finalement adopté le texte retenu par l’Assemblée nationale, qui ne représente en rien une avancée réelle pour les patients en fin de vie et leur famille.
Comme solution ultime, fruit d’un consensus mou, le texte prévoit pour seule issue la déshydratation et la dénutrition…
Pour l’ADMD et Jean-Luc Romero, ce n’est pas acceptable, et ils entendent plus que jamais poursuivre leur combat en faveur d’une loi réelle loi d’ultime liberté, d’une loi respectueuse des volontés des patients et de leur dignité. -
1ère commission permanente au conseil régional d'Ile-de-France
Après la fin de la session du conseil régional d'Ile-de-France ce matin, se tiendra cet après-midi, la première commission permanente depuis l'élection de ce nouvel, exécutif.
Cette commission permanente permet notamment d'individualiser certains dossiers et de voter les subventions. Un lieu sensible... -
Session du conseil régional d’Ile-de-France
A partir de ce jeudi et jusque vendredi se déroule la 1ère session du conseil régional depuis l'élection de Valérie Pécresse en décembre dernier.

Après avoir perdu une élection - même de peu -, on se doit à une période d'observation.
Mais en même temps, quand l'un des premières mesures qui est présentée aux nouveaux élus, consiste à supprimer le remboursement transport aux étrangers titulaires de l'AME, il y a de quoi être inquiet.... Symboliquement et pratiquement.
A noter que cette suppression va terriblement affecter les associations qui aident ces étrangers en difficulté... -
Débat sur les préjugés liés au VIH/sida de ISC Solirace
A l'invitation de ISC Solirace, ce mercredi soir, et aux côtés de Joël Vermont et Fabiano Desplat, je participerai au débat sur le thème "Vih et sida, les préjugés d'hier et d'aujourd'hui."
Pour mémoire, jamais autant de personnes n'ont vécu avec le VIH/sida en France et dans le monde et 4000 personnes meurent toujours quotidiennement du sida... -
Article dans Les DNA sur la fin de vie
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Beau début de semaine : célébration de mariages !
J'ai bien terminé la semaine dernière par de beaux mariages à la mairie du 12ème arrondissement de Paris.
Je commence très bien celle-ci par un mariage ! Que du bonheur en perspective !
Belle semaine à toutes et tous. -
"Accrochée à la vie" de Giovanna Valls, ou le courage d'une femme !
J'ai récemment terminé la lecture du livre de Giovanna Valls "Accrochée à la vie" paru aux éditions Lattes en 2015.
Ce livre m'a totalement bouleversé. On ne sort vraiment pas indemne de sa lecture. Mais on en sort surtout enrichi... Incontestablement !
Avec franchise, sans faux-semblant, L'auteure nous dévoile le journal de son retour à la vie et sa magnifique correspondance avec ses proches - notamment l'échange épistolaire plein d'amour entre Giovanna et sa maman Luisa.
Force est de constater que Giovanna Valls aime écrire et qu'elle le fait très bien. Sa correspondance est un livre à elle seule. Son style est accrocheur.
Ce journal, c'est celui d'une jeune femme qui veut se sortir de la drogue mais aussi une étape décisive dans l'acceptation des dommages que son addiction a eu pour elle bien sûr mais aussi pour ses proches.
Avec ce livre, elle grave les affres qu'elle ne veut plus connaître, n'hésitant pas à décrire précisément ce qui lui en a coûté pour sa santé : l'hépatite et le VIH. On vit d'ailleurs et intensément dans ce livre la joie qui traverse Giovanna quand ses résultats biologiques sur le sida s'améliorent et notamment le jour où elle apprend, en pleine jungle brésilienne, que sa charge virale au VIH est devenue enfin indétectable.
Cette histoire est à lire car elle démontre que l'instinct de survie peut être bien plus fort que l'addiction, que le soutien des proches est aussi déterminant pour s'en sortir. Elle est aussi à lire car ce livre est une bouffée d'amour. Et, on en a bien besoin en cette période troublée...
La relation entre Giovanna et sa mère est exceptionnelle : pleine d'amour, de confiance. Globalement, L'auteure déborde d'amour pour les autres et cet amour est communicant.
Son destin voulait sûrement qu'elle passe par l'enfer de la drogue pour découvrir son rôle sur cette terre : donner de l'amour aux autres. Elle a aujourd'hui pleinement réussi !
Je ne peux que vous inciter à lire ce livre d'amour.
En ce début d'hiver, il ne pourra que réchauffer votre cœur et vous convaincre que sortir de l'enfer est possible.
Merci Giovanna ! -
Célébration de mariages à la mairie de Paris 12 !
Ce samedi matin, avant de faire un rapide aller-retour à Lyon pour une réunion ADMD, je célèbrerai mes premiers mariages pour 2016.
Je le dis souvent : la célébration de mariages est une des plus belles missions d'un élu local.
Ce sera donc une belle matinée ! -
David Bowie or the brilliant transgression
The man with the thousand faces , this is how David Bowie is described in the media worldwide .And for once, the media treatment reflects without any exageration or provocation the artist and the man David Bowie was.
Yes, David Bowie made a work of art of his body, as a journalist said yesterday. Yes , but not only that, and I will go even further : he made his body a manifesto, reflecting his multiple personnality, his inspirations and aspirations. He obviously did not care about labels of any sort. He did not want to represent anybody in particular and yet, paradoxically, he inspired hundreds of thousands.To understand him well and to apprehend the social significance, nearly Political (note the capital "P") importance of his work, one has to remember of the context in which he started: 1969, the year of the Stonewall riots. Let us recall that to declare one's homosexuality or bisexuality in those days was considered an offence up to 1981 in France, the country of human rights.
Is it exagerated to say that Bowie was a transgressive artist ? No, surely not and yet, he was recognized by everyone as a formidable artist with an enormous mainstream success, which cannot be denied : 140 million albums sold ! His record covers, his Ziggy character and so many other performances, which were full frontal opposition acts against the conventions of the time.
When the media still made no mention of the gender theory which was not yet the ridiculous and inaccurate target of the hate predicators, he already had torn it up into shreds ! David Bowie was a precursor, an unmatched precursor . An artist who imposed his convictions to the world and who did it through art, obliging us to question ourselves. And to change. Art is undeniably a vector of change and mainly of social change. Perhaps more than any other artist, Bowie showed it and demonstrated it throughout his career .
At a time where hatred of people who are different is getting stronger in France and does not shock anyone anymore, I sincerely think that the celebration of an artist who broke the gender barreer, refused any label and any prejudice gives me hope and should give us all hope. -
Aux voeux de AIDES à Paris 12 !
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Demain : Réunion publique ADMD à Villeurbanne à 15h15
Ce samedi 16 janvier 2016, aux côtés du délégué du Rhône, Hubert Sapin, j'animerai une réunion publique ADMD au Mercure Lyon Charpennes à Villeurbanne à 15h15.
Cette réunion sera suivie d'une dédicace de "Ma mort m'appartient - 100% des Français vont mourir les politiques le savent-ils ?" -
Voeux de la maire de l'équipe municipale de Paris 12
Ce jeudi soir, la maire Catherine Baratti-Elbaz et toute notre équipe d'élus, nous recevrons les habitants du 12ème arrondissement de Paris pour leur présenter nos voeux pour 2016.
Cette cérémonie aura lieu dans la nouvelle Arena Accor Hotel Bercy.
Espérons que 2016 sera une année d'espoir après cette terrible année 2015... -
Mes derniers voeux au Crips
Ce mercredi soir, je présenterai au personnel du CRIPS et aux associations de lutte contre le sida mes voeux pour 2016.
Cette cérémonie sera particulière pour moi puisque ce sera la dernière fois que je fais cet exercice en qualité de président du Crips. Une occasion de remercier le personnel pour ces dernières années qui furent difficiles dans un contexte financier et contraint et dans une époque de désintérêt autour de la lutte contre le sida... -
David Bowie ou la géniale transgression (ma tribune dans le Huffington Post)
L’homme aux mille visages, voilà comment David Bowie est décrit dans les médias du monde entier. Et, pour une fois, le traitement médiatique reflète, sans exagération, hyperbole ou provocation, l’artiste et l’homme que David Bowie était.
Oui David Bowie a fait de son corps une œuvre d’art, comme le disait hier un journaliste. Oui mais pas seulement et j’irai même encore plus loin : il a fait de son corps un manifeste, reflétant son être multiple, ses inspirations et aspirations. Les étiquettes, manifestement, il s’en fichait. Il ne souhaitait être le représentant de personne et pourtant, quelque peu paradoxalement, en à inspirer des centaines de milliers. Et pour bien le comprendre et bien appréhender la portée sociétale, presque Politique (notez la majuscule !) de son art, il faut se souvenir du contexte dans lequel il a débuté : 1969, l’année des émeutes de Stonewall. Souvenons nous aussi que, alors qu’il se déclarait gay ou bisexuel dès cette époque, l’homosexualité était toujours un délit, jusqu’en 1981 en France, pays des droits de l’homme (sic).
De dire de Bowie qu’il était un artiste transgressif, est-ce exagéré ? Non, assurément pas et pourtant, il a été reconnu par toutes et tous comme un immense artiste avec un succès populaire plutôt conséquent, vous en conviendrez: 140 millions d’albums vendus ! Ses pochettes de disques, son personnage de Ziggy et tant d’autres performances, autant d’actes d’opposition frontale aux conventions de l’époque.
Alors que la théorie du genre ne faisait pas les gros titres et n’était pas l’objet de ridicules déformations de la part des professionnels de la haine, et bien lui, il la faisait déjà voler en éclats ! David Bowie était un précurseur, un précurseur pour le moment inégalé. Un artiste qui a imposé ses convictions au monde et qui de ce fait via l’art, l’a interrogé, nous a interrogé. Et nous a transformé. L’art est indéniablement un medium et un vecteur puissant detransformation sociétale ; peut-être plus qu’aucun autre artiste, Bowie l’a montré, démontré tout au long de ces années de carrière.
A l’heure où en France, la haine de l’Autre est désormais ancrée dans les mentalités et ne suscite plus aucun sursaut, voir célébrer cet immense artiste qui a brisé la notion de genre, qui a refusé toutes les étiquettes, qui a dépassé tous les préjugés et bien, je vais le dire sincèrement, cela donne, cela redonne, de l’espoir !






