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  • Signez la pétition adressée au 1er ministre sur change.org : Faisons de la lutte contre le sexisme et les LGBTQI-phobies Grande cause nationale 2019 ! (déjà 22 000 signataires en 24 heures !)

    Durant mes combats politiques, comme dans ma lutte individuelle et collective contre le Sida, je me suis toujours levé contre les LGBTQI-phobies, même dans les périodes les plus difficiles où l’homosexualité était bien moins acceptée qu’aujourd’hui. Je ne pensais pas à l’époque qu’en 2018, j’aurais encore à écrire pour dénoncer la haine de l’autre.
    C’est donc avec cette même consternation qui m’habitait autrefois que j’ai observé la multiplication inquiétante des agressions homophobes en France – des actes de haine et de violence qui sont devenus quasi-quotidiens ces dernières semaines.
    A cela s’ajoute la libération de la parole homophobe et transphobe ces dernières années, surtout lors du débat sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe. Les chiffres confirment froidement ce constat. Plus d’un homosexuel sur deux a fait face à des discriminations en raison de son orientation sexuelle d’après un sondage de l’IFOP réalisé au printemps dernier.
    Avec l’ouverture du débat tant attendu sur la PMA, je redoute en conséquence, comme la plupart des associations de défense et de promotion des droits des personnes LGBTQI, que suite à des propos irresponsables de certains, de nouvelles agressions aient lieu dans les prochaines semaines en proportion toujours plus croissante.
    Aux pouvoirs publics, avec Elus Locaux Contre le Sida (ELCS), nous lançons un appel pour lutter activement contre les LGBTQI-phobies.
    Tout ceci interpelle notre responsabilité à toutes et à tous et nous intime de nous dresser contre ces intolérables actes de haine et de violence. Nous devons mêler nos voix pour que cesse une forme de hiérarchisation des discriminations qui n’a que trop longtemps duré. Être sexiste, homophobe ou transphobe, c’est trop souvent interprété comme une forme de liberté d’expression ! Nous devons cesser avec ce deux poids, deux mesures.
    Cela passe par la mobilisation de la société dans son ensemble. L’école a un rôle important à jouer, car au-delà des différences qui peuvent nous distinguer les un.e.s des autres, l’institution scolaire reste le dénominateur commun de tous les Français.e.s. Aujourd’hui des associations comme SOS Homophobie, le MAG, Contact ou le CRIPS Ile-de-France font un travail remarquable sur la sensibilisation de nos jeunes. Ce genre de dispositifs doit être généralisé sur tout le territoire. Nous devons le concevoir avant tout comme un service public et pas uniquement comme la mobilisation volontaire de quelques associations.
    L’heure est donc à la mobilisation générale. Tout le monde doit être impliqué et, en première ligne, nos institutions car elles sont le miroir de notre société, une société qui pointe du doigt, qui raille, qui brutalise. Les témoignages de personnes victimes de discriminations en raison de leur orientation sexuelle et qui peinent à porter plainte ne manquent pas. C’est pourquoi nous devons sensibiliser celles et ceux dans la police qui assurent l’accueil des victimes. Si depuis 2017, tous les policiers en formation initiale bénéficient d’un module de deux heures, nous regrettons que cela ne soit pas suffisant et ne corresponde pas à la réalité du terrain. La formation des policiers en poste depuis plusieurs années est par ailleurs peu, voire pas du tout traitée. L’association des policiers et gendarmes LGBTQI, Flag, tente de combler ce manque. Mais c’est avant tout à l’Etat de s’en saisir.
    Ouvrir un long et rigoureux débat sur les LGBTQI-phobies.
    Aussi, nous remarquons que le débat actuel sur les LGBTQI-phobies, bien qu’il alerte l’opinion publique, ne produit pas assez d’informations pertinentes pour la compréhension de ce phénomène. La dernière étude parlant du profil des agresseurs remonte à 2011. Il s’agissait alors du rapport annuel de SOS Homophobie.
    Il est donc aujourd’hui plus que jamais nécessaire de mettre la lumière sur ces comportements et d’organiser un grand débat national. Pour ce faire, nous vous proposons que la lutte contre le sexisme et les LGBTQI-phobies soit déclarée Grande cause nationale 2019.
    Il est en effet important de prendre le temps d’impliquer tous les secteurs sociaux : éducation, justice, santé, sécurité, mais aussi les affaires étrangères et consulaires dans un travail de réflexion collective, et ce en employant une approche innovante et orientée sur la formulation de solutions concrètes et rapidement déployables. La Grande cause nationale oblige les pouvoirs publics de manière transversale à se mobiliser une année durant.
    Si notre proposition n’était pas retenue pour 2019, alors ne lâchons rien ! Poursuivons le combat pour 2020.
    Le débat est aujourd’hui indispensable. Sans mobilisation générale, nous ne parviendrons pas à faire respecter la dignité et les droits les plus élémentaires des personnes LGBTQI !
    Vous pouvez signer (ici).

    edouard philippe,jean luc romero,lgbtphobies,change.org

     

  • Chasse aux homosexuels au Sénégal : assez ! (Tribune parue sur le Huffington Post)

    Chasse aux homosexuels au Sénégal : assez !

    Par Jean-Luc Romero-Michel

     

    De la prison. Une peine de 6 mois. Voilà ce à quoi, aujourd’hui, ont été condamnés 7 sénégalais. De quoi étaient-ils accusés pour être condamnés à cette lourde peine ? D’actes contre-nature. Concrètement ? D’être homosexuels ! Il y a un mois, ces 7 personnes étaient arrêtées, sur dénonciation, dans un appartement privé et donc un mois plus tard … 6 mois de prison pour homosexualité !

    J’étais moi-même en mission au Sénégal au moment de l’arrestation de ces personnes. J’y rencontrais, comme à chaque fois, les activistes des droits LGBT qui œuvrent de manière extrêmement courageuse pour rendre la société sénégalaise plus tolérante et respectueuse des différences. Je le constate d’ailleurs, et avec beaucoup de peine, à chacun de mes déplacements au Sénégal : la situation n’avance pas sur cette question des droits humains malgré sa totale légitimité.

    Rappelons ici la situation juridique: au terme du Code pénal sénégalais, de l’article 319 plus précisément, les actes homosexuels sont passibles de 5 années d’emprisonnement. Alors bien sûr, les autorités sénégalaises ont déjà affirmé que l’homosexualité n’est pas criminalisée en tant que telle se basant sur une lecture littérale du texte de l’article de loi qui dispose que: « quiconque aura commis un acte impudique contre nature avec un individu de même sexe sera puni d'un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 100 000 à1 500 000 francs. Si l'acte a été commis avec un mineur de moins de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé ». Si le Code pénal ne définit pas explicitement ce qu’est un « acte impudique contre nature », il est clairement utilisé contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle. C’est une évidence objectivement constatable et constatée !

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    Par le passé déjà, le Sénégal a utilisé cet article, je pense notamment à l’arrestation, en janvier 2009, de 9 hommes qui ont été condamnés à 8 années d’emprisonnement pour « conduite indécente et actes contre nature et association de malfaiteurs ». Ils étaient homosexuels et faisaient de la prévention au VIH … Une mobilisation internationale extrêmement forte s’était alors déclenchée pour dénoncer cette condamnation et en avril 2009, la Cour d’Appel de Dakar l’a annulée. Cela n’a pas empêché les médias de relayer des messages dramatiquement homophobes en appelant à agresser les homosexuels … Ce traitement médiatique, c’est aussi celui qu’ont dû subir ces 7 personnes : je le répète, j’étais sur place, et j’ai lu les « une » des journaux, j’ai lu la haine. C’était terrible…

     

    Le Sénégal doit faire évoluer sa législation. C’est ma conviction profonde. Il ne s’agit pas là de donner des leçons de démocratie, de se poser en donneur de leçons ; il s’agit simplement que le Sénégal respecte ses obligations internationales issues du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, notamment son article 17 (« nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation ») ou de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Depuis longtemps, les acteurs associatifs comme Human Rights Watch ou Amnesty International demandent au Sénégal la mise en place d’une politique respectueuse des droits des personnes. C’est également la même demande qui est faite par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Sans succès jusqu’à maintenant.

     

    Aujourd’hui, il est temps. Il est temps pour le Sénégal de faire preuve d’un réel volontarisme dans la mise en place d’une politique respectueuse des droits humains. Il est temps de mettre en place une politique de promotion de la tolérance, une politique d’éducation à la tolérance et au respect des différences. Il est temps pour l’Etat sénégalais de faire en sorte que chacun de ses citoyens aient les mêmes droits.

     

    Quel meilleur signe cela pourrait être que le président sénégalais, M. Macky Sall, gracie ces 7 personnes ?

  • Soins funéraires pour tous : continuer à signer notre pétition !

    Contrairement à ce que certains pensent, le combat pour l’ouverture de soins de conservation aux morts du sida et des hépatites virales n’est pas terminé ! Loin de là…

    2016Soinsfunéraires.jpg


    Certes, et je m’en félicite, la ministre de la santé, Marisol Touraine a annoncé la fin de cette discrimination pour 2016, mais sans expliquer les raisons de ce très – trop ! - long délai.
    On a vraiment besoin de comprendre cet éventuel calendrier et d’être sûr que ce n’est pas une nouvelle promesse comme l’ont déjà fait ses prédécesseurs.
    Faire tourner notre pétition (ici) qui a dépassé les 97 000 signataires reste donc important et je compte sur vous pour le faire notamment sur les réseaux sociaux !

    sida,jean-luc romero,change.org,politique,santé

     

     

     

  • Participez à l'opération Selfie pour les #SoinsFunerairesPourTous

    La levée de l'interdiction des soins funéraires pour les séropositifs, un principe "acquis" ? 
    Toute la presse en parle ! La ministre Marisol Touraine a déclaré que la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les séropositifs était désormais "un principe acquis". C'est une grande nouvelle pour tous ceux qui, comme vous, ont signé ma pétition pour que la ministre de la Santé mette fin à cette discrimination injuste.
    Mais ce n'est pas suffisant : quatre ministres de la Santé se sont succédés depuis que j'ai lancé ce combat et ils ont tous jugé cette interdiction discriminatoire. Le prédécesseur de Marisol Touraine, Xavier Bertrand, avait même envoyé le dernier jour de ses fonctions une lettre à toutes les associations en affirmant que la levée de l'interdiction était acquise et qu'il ne restait plus qu'à signer le décret. Or, deux ans plus tard, rien n'a changé.
    Je veux avoir confiance en la parole publique de Marisol Touraine, mais ce qui est important aujourd'hui c'est de savoir concrètement quand cette pratique discriminatoire sera abrogée.
    Dans le courrier qu'elle a écrit pour annoncer la levée, Marisol Touraine dit préparer, en lien avec les services du ministère de l'Intérieur, le cadre juridique qui permettra la pratique des soins funéraires pour les personnes décédées du Sida ou d'une hépatite.
    Nous avons assez attendu. Le gouvernement doit s'organiser pour que cette pratique cesse : Marisol Touraine doit annoncer officiellement un calendrier pour la levée de l'interdiction!
    Nous devons montrer que derrière les 94.000 signataires de la pétition (ici), il y a des hommes et des femmes qui attendent plus que des déclarations, qui souhaitent obtenir des actes. Pour cela, mettons en scène notre mobilisation.
    Faites comme moi : prenez-vous en photo et envoyez-la via Twitter à la ministre de la Santé en y incluant ce message : " Les #SoinsFunerairesPourTous, c'est maintenant ! @MarisolTouraine ". Cliquez ici pour envoyer votre photo et le message via Twitter.
    Vous n’avez pas Twitter ? Postez votre photo sur Facebook ou envoyez-la à info@elcs.fr : nous réaliserons une grande fresque qui reprendra toutes vos photos et nous la ferons parvenir à Marisol Touraine.
    Nous y sommes presque, restons mobilisés et continuons à faire signer autour de nous : www.change.org/SidaSoinsFuneraires
    Merci à tous !

    marisol touraine,jean-luc romero,elcs,change.org,aids,sida

  • Mon message aux 76 000 signataires de ma pétition sur change.org

    Grâce à votre mobilisation autour de ma pétition, les lignes bougent pour la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les séropositifs. Alors que des milliers de personnes comme vous signaient, de nombreuses personnalités ont elles aussi rejoint notre appel : Omar Sy, Johnny et Laetitia Halliday, Denis Brognard, Nikos Aliagas, et de nombreux hommes et femmes politiques. La presse s'est fait l'écho de notre mouvement : Le Nouvel Observateur m'a ouvert ses colonnes pour que je puisse écrire une tribune sur notre mobilisation, France Info a fait un reportage sur notre pétition et Le Monde a consacré un long article à celle-ci. Et ce n'est pas tout : en réponse à la journaliste du Monde, le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine a indiqué que celle-ci était favorable à la levée des restrictions, tout comme le gouvernement, "mais qu'il fallait définir les conditions pour assurer la sécurité des professionnels".
    Le ministère dit pour cela attendre les conclusions d'un rapport administratif... qui devait lui être remis il y a 9 mois déjà ! C'est un signal positif pour notre campagne, mais le temps est venu pour le gouvernement de prendre enfin les mesures pour que cesse cette discrimination.
    Pour que celui-ci passe des paroles aux actes, nous devons maintenir la pression : atteignons 90.000 signatures. Pouvez-vous envoyer ce message à 5 de vos amis par e-mail, ou partager la pétition sur Facebook ? Chaque signature compte pour faire reculer cette injustice qui n'a que trop duré. Merci encore pour votre aide.
    Jean-Luc Romero,
    Président d'Élus Locaux Contre le Sida - Conseiller régional d'Ile de France