Ouverture du concours du Crips
A 13h30, j’ouvrirai le concours du CRIPS organisé auprès des lycéens et apprentis Franciliens à la région Ile-de-France.
Sept lycées franciliens et un CFA ont été sélectionnés à ce concours.
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A 13h30, j’ouvrirai le concours du CRIPS organisé auprès des lycéens et apprentis Franciliens à la région Ile-de-France.
Sept lycées franciliens et un CFA ont été sélectionnés à ce concours.
Ce lundi 20 avril, à 18h00, j’animerai une réunion d’Elus Locaux Contre le Sida à l’hôtel de ville de Grenoble.
Alors que jamais autant de gens n’ont vécu avec le VIH/sida en France et dans le monde, il devient urgent que les élus se remobilisent !
A l'occasion de mon déplacement à Grenoble, je serai l'invité de RCF Isère ce lundi à 8h00 pour évoquer la lutte conre le sida.
« Nul ne peut être exclu du don de sang en raison de son orientation sexuelle ». En quelques mots, l’Assemblée nationale mettait fin, ce 3 avril, à une interdiction vieille de plus de 30 ans, une interdiction que je combats depuis bien des années tant je la sais aussi discriminatoire qu’inutile !
Rappelons ici la législation française actuelle : actuellement en France, un homme ayant eu des rapports sexuels avec un homme ne peut pas donner son sang, il s’agit là d’une contre-indication permanente. Oui permanente ! A vie en somme. Récente ou ancienne, protégée ou non, il suffit donc d’une seule relation sexuelle avec un autre homme pour se voir refuser de manière définitive de faire don de son sang. Une personne qui n’aurait eu que des relations hétérosexuelles à risques se verrait opposer une interdiction mais temporaire…
En résumé : un homme n’ayant qu’un seul rapport sexuel protégé avec un homme il y a 20 ans : exclu à vie. Une personne ayant des relations hétérosexuelles continuellement à risque : exclu mais provisoirement …
Sincèrement, je pense que, à moins d’être particulièrement de mauvaise foi, nous ne pouvons que toutes et tous, quelque soit nos opinions sociétales ou politiques, n’y voir qu’une aberration, aberration que les représentants de la Nation ont unanimement corrigé ce 3 avril !
Attention, j’en vois déjà certains crier au puissant lobby LGBT… il n’est pas de mon propos que de créer une discrimination positive, voire de dire que le don du sang est un droit opposable. En aucun cas ! Le préalable, il est clair pour moi : le don du sang n’est pas un droit. Pas un droit mais un acte civique, un acte citoyen susceptible de recevoir des limitations pour garantir la sécurité transfusionnelle. Tout le monde le reconnaît de manière totalement définitive et sans discussion aucune. Je ne suis pas pour l’ouverture totale, je suis simplement pour l’application d’un critère très simple : celui des comportements. Si risque il y a, il y a exclusion temporaire. C’est simple, c’est efficace, cela respecte tant les droits des personnes que la santé publique, c’est compréhensible de tous et toutes.
Alors, oui, je l’affirme : être homosexuel n’est pas un risque en soi … de même qu’être hétérosexuel n’est pas un risque en soi !
Hasard du calendrier ( ?), le CCNE, saisi il y a deux ans rendait dans le même temps son avis sur cette question ; la réponse, on pouvait s’y attendre tant l’instance est devenue conservatrice, c’est : ne faisons rien, attendons, réfléchissons. Heureusement que nos voisins européens qui ont mis en place un système clair et efficace avec donc ce critère du comportement à risques n’ont pas attendu. Je rappelle tout de même au comité que la HALDE et le Défenseur des droits se sont prononcés pour la levée de l’interdiction permanente et donc l’application d’un critère unique quelle que l’orientation sexuelle : celui du comportement. L’avocat général de la Cour Européenne de Justice s’est prononcé également contre cette interdiction de principe affirmant que l’exclusion ne pouvait venir que de « l’identification d’une conduite ou d’une attitude précises exposant le candidat au don à un risque élevé de contamination. » Clair, net, précis, efficace.
Ce vote du 3 avril, il est fort, il est important mais il n’est pas définitif. Il nous faudra, toutes et toutes rester extrêmement vigilants et quand je dis cela je pense mobilisés à, d’une part, le vote définitif de cet amendement dans la loi de santé, d’autre part sa transcription dans du concret via un arrêté. On connaît trop de belles dispositions votées et qui sont restées lettre morte …
TasP, PrEP, TROD, ARV, IPERGAY, RDR, CDAG, auto-test… Autant de sigles et de mots qui pourraient paraître quelque peu obscur pour le grand public et qui le sont aujourd’hui beaucoup moins grâce au Sidaction, manifestation populaire, citoyenne et médiatique qui arrive depuis tant d’années, malgré le désintérêt de nos concitoyens pour cette cause, à fédérer l’univers médiatique. Et c’est tant mieux !
L’intérêt du Sidaction, il est double : le premier, bien sûr, c’est le Sidaction comme opérateur de collecte de fonds. Indispensable en temps de crise, indispensable en ces temps où la France décide de baisser sa contribution à Unitaid, menaçant ainsi 200.000 enfants séropositifs. Le second intérêt, tout aussi important, c’est de parler du VIH, c’est de mettre et remettre cette lutte dans la lumière médiatique et donc au cœur des préoccupations de nos concitoyens.
TasP, PrEP, TROD, ARV, IPERGAY, RDR, CDAG, auto-test … Autant de sigles et de mots qui renvoient à des enjeux scientifiques, sociaux, sanitaires, des enjeux tout autant individuels que collectifs. Des enjeux qu’il est essentiel de vulgariser, non pas seulement et non pas forcément pour convaincre mais tout au moins pour faire réfléchir – pour paraphraser la fameuse de George Braque qui sert de moteur tout autant que de fondement au Crips Île-de-France.
Le sida c’est fini ? 2,1 millions de nouvelles personnes infectées dans le monde, plus de 6.000 en France…
Le sida, cela ne te concerne pas ? 30% des malades en France ignorent leur séropositivité.
Alors le sida, c’est une maladie dépassée ? Les moins de 30 ans représentent toujours un quart des découvertes de séropositivité en 2013. Le nombre de découvertes de séropositivité chez les HSH de 15-24 ans a été multiplié par 2 entre 2003 et 2011.
Face à cela, Je fais mien le slogan du Sidaction et ce, au quotidien : »le sida, pour en finir, il faut continuer »
Avec le professeur Willy Rozenbaum et Christophe Dechavanne, je suis invité du Grand Journal de Canal Plus, à 20h00, pour le lancement du Sidaction qui démarre demain.
A partir de demain et jusqu’au 29 mars se déroule le Sidaction.
Alors que jamais autant de gens n’ont vécu avec le VIH/sida dans le monde - 34 millions – et en France – 150 000 -, la mobilisation contre le sida et en solidarité avec les personnes touchées baisse dangereusement.
Globalement, les pouvoirs publics ne font plus du VIH/sida un enjeu important de santé publique. Pourtant les moyens sont plus que jamais nécessaires.
Durant ces trois jours, soyons donc solidaires et soutenons le Sidaction !
Ma pétition et celle d'ELCS pour les soins funéraires pour tous a largement dépassé les 101 000 signataires sur Change.org ! A quelques jours de la discussion du projet de loi santé de Marisol Touraine qui comprend la levée de cette interdiction, il s'agit de mobiliser les députés pour qu'ils votent cette loi et ne se défaussent pas comme ils l'ont fait pour la loi fin de vie !
Alors qu'à sa demande la ville de Toulouse a obtenu le label "ville engagée contre le sida" d'ELCS, à l'occasion de mon déplacement à Toulouse ce lundi, je rencontrerai, au Capitole, Jean-Luc Moudenc, maire de la ville et Daniel Rougé son maire-adjoint en charge de la santé.
A quelques jours du Sidaction, il s'agira de faire un point sur la mobilisation de la ville rose contre cette pandémie.
Lors de ce déplacement à Genève consacré au sida et à la réduction des risques chez les usagers de drogue, je rencontrerai le professeur Daniele Zulino qui est en charge du programme de délivrance d’héroïne sous contrôle médical.
Après ma rencontre avec le groupe Sida Genève, j’ai une réunion avec le député suisse socialiste Romain de Sainte-Marie à Genève.
Ce dernier se bat actuellement pour que les tests au VIH/sida soient remboursés, ce qui n’est toujours pas le cas en Suisse …
Cet après-midi, je rencontre Déborah Glesjer, porte-parole du Groupe Sida Genève.
Depuis quelques années, le CRIPS Ile-de-France et ELCS travaillent à l’international. Cette réunion permettra d’envisager les actions communes que nous pouvons mener ensemble.
Avec le président du groupe PS, Gilles-Maurice Bellaïche, nous avons invité ce lundi des associations d’Ile-de-France engagée contre le sida au conseil régional.
Alors que notre région détient le triste record d’avoir la moitié des cas de VIH/sida de toute la France, il est important de dialoguer avec les associations pour que nous entendions d’une part, leur ressenti et, d’autre part, les actions qu’ils attendent de la part de leurs élus franciliens même si notre région est très investie dans ce combat grâce à la volonté déterminée de Jean-Paul Huchon et de Laure Lechatellier.
En cette vingtième année d’existence, Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) sort sa 37ème lettre d’information.
Vous pouvez demander à recevoir cette lettre en écrivant (ici) pu la lire en pdf (ici).
Et n’hésitez pas à nous rejoindre et à adhérer à ELCS (ici) !
On a besoin de vous !
1er mars, Journée « zéro discrimination » lancée par l’Onusida : une personne séropositive sur deux a été discriminée du fait de son statut sérologique ; 73% des Franciliens estiment que, pour éviter les discriminations, une personne séropositive a raison de garder son diagnostic secret et moins de 20% auraient des relations sexuelles protégées avec une personne séropositive.
8 mars, Journée internationale pour les droits des femmes : 1 fille - collégienne ou lycéenne - insultée sur 4 subit des injures de nature sexiste et 7% sont victimes de violences de nature sexuelle ; 24% d'écart de salaires dans le secteur privé entre femmes et hommes est constaté ; une femme sur 10 est victime de violences conjugales.
Dois-je continuer ? Dois-je continuer pour démontrer de manière définitive le caractère essentiel de ces deux journées, instaurées et destinées à informer et dénoncer la stigmatisation, les préjugés, les stéréotypes ?
Pour les combattre, le Crips Île-de-France a choisi la voie de la prévention et de l’éducation, au sein de l’école et au-delà : proposer et non imposer, donner des outils et non dicter des vérités, être dans une démarche d’interactivité et non d’apport simple et unilatéral de connaissances, voilà notre manière d’agir pour déconstruire les préjugés et avancer vers plus de compréhension de l’autre, vers plus d’égalité et de respect.
Une action qui fait écho à des mots de Martin Hirsch, président de l’Institut du service civique, ancien ministre et Haut-commissaire à la Jeunesse. Peut-être ces mots sont-ils trop ambitieux, peut-être, mais pourquoi pas ? Je vous les livre ici sans commentaire, peut-être juste avec l’envie que cela crée interrogations et réflexions… et peut-être même de l’espoir : « L’éducation réussie est une éducation qui cultive l’idéalisme, qui prépare les jeunes à changer la société, et les encourage à vouloir transformer le monde, tout en les dotant des clefs pour les faire bouger de l’intérieur. »
Une diminution de 86% du risque d’infection au VIH : voilà ce que montre l’essai Ipergay. En somme, pour des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), très exposés par leurs pratiques sexuelles au risque d'infection par le VIH, la prise d'un traitement antirétroviral (Truvada) au moment des rapports sexuels diminue de 86% le risque d'infection. L’efficacité préventive du traitement est démontrée et affirmée !
Cette nouvelle est assurément enthousiasmante et porteuse de bien d’espoirs. Mais si l’enthousiasme est une bonne chose, l’euphorie est, a contrario, une bien mauvaise conseillère, surtout dans un combat aussi délicat que peut l’être la lutte contre le sida, une lutte tout autant sociale que sociétale.
C’est pour cela que je pense important de rappeler divers éléments : il faut réaffirmer que cette étude, aussi essentielle soit-elle, concerne les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) particulièrement exposés au VIH ; elle n’est donc pas « transférable » d’emblée à la population générale. Nous ne pouvons non plus ignorer que le tiers des participants a été atteint par une IST comme la gonorrhée, la syphilis, l’hépatite C … Enfin, et c’est la question des représentations qui m’inquiète : en aucun cas, il ne faut laisser penser que le Truvada serait la pilule miracle qui va solutionner le VIH/sida. Nous connaissons tous l’emballement médiatique et ses raccourcis mais cet emballement doit être accompagné pour faire comprendre tout l’intérêt du Truvada sans hypertrophier son utilité et surtout sa portée.
Ceci étant dit, il n’en reste pas moins que ces annonces peuvent et vont sûrement faire évoluer de manière extrêmement forte et positive la politique de prévention en France. Désormais, le scientifique a fait son travail, il appartient désormais au politique de le faire !
Concrètement, il va s’engager un travail d’information et de pédagogie mais surtout un travail d’influence, de vulgarisation, de traduction pour que ces annonces soient suivies d’effets et de faits. Si la plupart des outils composant la prévention combinée sont disponibles ou en phase de l’être très bientôt, aujourd'hui, le Truvada n’est à ce jour pas autorisé en France comme traitement préventif…
Plus globalement, nul doute qu’un important travail de communication devra être fait pour expliquer au mieux les enjeux du traitement comme outil de prévention et la politique de prévention combinée, une prévention qui permet de s’adapter à tous, en fonction de ses envies, ses besoins, son vécu, ses possibilités.
Espérons simplement que le politique fasse preuve de pragmatisme et d’efficacité et ne soit pas freiné par la frilosité et le moralisme ambiants !
A lire aussi sur The Huffington Post (ici).
Ce soir, se déroulera le bureau national d’ELCS.
Alors que notre association fête ses 20 ans d’existence - un anniversaire dont on se serait bien passé ! – il s’agit de faire un point sur la mobilisation contre le sida des nouveaux élus issus des élections locales de 2014 et sur les villes qui pourraient avoir le label « ville engagée contre le sida. »
Nous préparerons aussi la soirée des 20 ans qui se déroulera le 11 juin à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.