Medias - Page 26
-
Lien permanent Catégories : Agenda, Euthanasie, ADMD et WFRtDS, Medias, Politique française, Santé 0 commentaire
-
Retrouvez-moi dans le Magazine de la santé sur France 5 à 13h30
Je serai l'un des invités du Magazine de la santé à 13H30 après la décision du CCNE sur la fin de vie. Quelle déconnection a cette institution par rapport à la fin de vie et aux attentes des Français...
-
Invité de LCI à 21h30 sur la fin de vie Lettre Ouverte à Brigitte Macron
-
Ma 3ème Chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio
Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité Michel Odoul et à tous les auditeurs,
Heureux de vous retrouver pour ce rendez-vous hebdomadaire.
Après vous avoir parlé des lois bioéthiques les deux précédentes semaines, je souhaiterai dire quelques mots aujourd’hui sur la succession de coming out auxquels nous avons assisté dans le monde politique ces derniers mois et donc sur la relation de nos élus à l’homosexualité et plus généralement à la question LGBTQI.
La classe politique française a toujours eu un problème avec l’homosexualité.
Non pas, parce qu’elle serait homophobe, lesbophobe ou transphobe dans sa majorité. Mais parce qu’elle a peur de la réaction de ses électeurs et croie que notre société n’aurait pas évolué sur cette question ces dernières années.
Un peu d’histoire si vous le voulez bien…
Il est vrai que, dans les années 60, les députés issus de quasiment tous les groupes classaient l’homosexualité parmi les fléaux sociaux au même titre que l’alcoolisme.
En 1968, le gouvernement de Michel Debré classe l’homosexualité dans les maladies mentales. Rien que ça !
Et cela, sans que ça n’émeuve grand monde chez nos élus à part les courageux militants LGBTQI de l’époque, mais que personne n’écoutait. Charles Aznavour osera à cette époque chanter « Comme ils disent !»
Sans être un hymne militant, c’était une forme de réponse à cette classification aussi honteuse que violente. La seule réponse…
Alors que la sodomie a été dépénalisée dès 1791, faisant aussi de la France le premier pays au monde à dépénaliser l’homosexualité ; en 1942 et en 1960, le code pénal est modifié pour permettre de poursuivre les actes homosexuels réalisés sur mineur de moins de 21 ans alors que la majorité sexuelle est de 15 ans pour les hétéros. L’homosexualité devient ainsi une circonstance aggravante.
Il faudra attendre 1981 pour que la classe politique se mobilise contre les discriminations et contre l’homophobie.
C’est François Mitterrand qui fait retirer l’homosexualité des maladies mentales. Il demande aussi à son ministre de l’intérieur, Gaston Deferre, de faire supprimer les fichiers d’homosexuels – Et oui, ils étaient fichés comme de véritables délinquants ! – et de faire cesser les descentes de police dans les bars et les boites gays ou lesbiennes. Le ministre de l’Intérieur devra d’ailleurs s’y prendre à deux fois car une partie de la police continuait à faire de bien humiliantes descentes, et cela encore au début de l’année 1982.
Enfin, après un an de débat au Parlement, où les propos homophobes furent légion, notamment la terrible assimilation homosexualité/pédophilie, l’homosexualité est enfin et totalement dépénalisée le 4 août 1982.
Il faut savoir que de 1965 à 1969, 1984 homosexuels ont été condamnés dont 90% à de la prison ; et que même de 1975 à 1978, alors que la société avait considérablement évolué, les tribunaux condamnaient encore 634 gays et 93% des condamnations l’étaient à une peine de prison.
1981, avec l’arrivée de la gauche, qui va porter la question de la lutte contre le LGBTphobies, est une des dates phares du changement progressif de notre classe politique.
Mais ce changement est loin d’être unanime. Du moins, d’une partie…
Les longs débats sur le PACS, qui aboutissent enfin à la loi du 15 novembre 1999, qui reconnaît pour la première fois les couples LGBT dans notre droit, montreront une partie de la classe politique tenant des propos violemment homophobes dont la manifestation anti Pacs organisée par Christine Boutin sera l’apothéose avec des manifestants criant même : « les pédés au bûcher. »
14 ans plus tard, même si les propos tenus au Parlement seront plus contrôlés, les manifestations monstres de la Manif pour tous, où la plupart des leaders de droite se rendront, montreront encore l’immense décalage entre les Français et leurs élus, notamment les élus conservateurs.
En 2018, même si La Manif pour tous essaie de refaire le coup du mariage pou tous avec la PMA, cette fois-ci, on sent bien que la majorité des parlementaires ne s’engouffrera plus dans un combat qui paraît d’arrière-garde.
Il est vrai que, depuis les dernières élections, de plus en plus d’élus de droite et de gauche ont fait leur coming out.
On en parlera, si vous le voulez bien, la semaine prochaine.
A bientôt… -
Retrouvez ma chronique hebdo "Sexy News" dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20
Comme tous les mardis, vous pourrez retrouvez ma chronique hebdo "Sexy News" dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20. Je parlerai aujourd'hui de la relation compliquée des élus avec les questions LGBTQI.
-
2ème chronique chez Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20
Retrouvez-moi pou ma seconde chronique hebdo dans l'émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio vers 14H20. Je continuerai, cette semaine, à parler de bioéthique.
-
Ma 1ère chronique pour l’émission de Brigitte Lahaie sur Sud Radio
Bonjour Brigitte et chers auditeurs,
D’abord merci, chère Brigitte, de me donner cette opportunité d’intervenir régulièrement dans votre émission dont l’utilité n’est plus à démontrer.
Pour cette première chronique, si vous le voulez bien, j’ai souhaité me pencher sur les états généraux de la bioéthique qui se déroulent cette année.
En effet, le législateur, depuis la 1ère loi bioéthique en 1988, a souhaité que ces lois soient révisées régulièrement pour tenir compte des progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé.
Un débat public doit avoir lieu avant ces révisions et le Comité consultatif national d’éthique est chargé de ce débat.
Neuf thèmes ont été identifiés et soumis aux citoyens : d’une part, sept domaines où les progrès scientifiques ont été constants comme l’embryon humain et les cellules souches, l’intelligence artificielle ou encore la santé et l’environnement.
D’autre part, deux thèmes qui font l’objet de grands débats dans le pays ont aussi été abordés : la procréation et la question de la fin de vie.
De janvier à avril, 21 000 citoyens ont participé aux 271 événements organisés par le CCNE, plus de 29 000 ont donné leur avis sur un site web dédié et enfin un comité citoyen composé de 22 personnes représentatives de la diversité de la population française a accompagné le processus.
Le CCNE se réjouit de cette participation, mais force est de constater que moins de 50 000 citoyens, si on ajoute artificiellement les participants aux réunions et ceux qui ont contribué au site, ont donné leur avis sur ... plus de 65 millions de Français. Pas de quoi faire cocorico...
Le débat n’a pas eu la publicité qu’il méritait et l’organisation a pu poser de sacrées questions. Les réunions devaient être animées par des personnes neutres et, au final, pas mal de militants souvent peu progressistes ont été choisis. Par exemple, et comme l’a dénoncé l’association SOS Homophobie, à Lyon, un membre d’Alliance Vita a animé un débat sur la procréation médicalement assistée. Pour nos auditeurs qui ne connaitraient pas Alliance Vita, c’est une association opposée au mariage pour tous, à l’avortement, et à une fin de vie choisie... Vous imaginez l’objectivité.
Je ne peux évoquer les 9 thèmes. Quelques mots sur la fin de vie et surtout sur la procréation...
La fin de vie, un des rares thèmes qui concerne 100% d’entre nous.
J’espère ne pas vous l’apprendre, chers auditeurs, mais nous allons toutes et tous mourir. Désolé pour cette mauvaise nouvelle !
Les politiques ont beaucoup de mal à avancer sur ce thème où les lobbys des mandarins et des religieux ont réussi à se faire entendre jusqu’à présent. Dans notre pays, ce n’est pas souvent le mourant qui décide ce qui est le mieux pour lui ou pour elle, mais celles et ceux qui sont autour du lit.
Le comité citoyen l’a d’ailleurs constaté et aux 2/3 de ses membres s’est prononcé pour que la loi aille plus loin que l’actuel laisser mourir où l’on vous endort et après avoir arrêté de vous alimenter et de vous hydrater, on attend votre mort qui peut mettre des semaines à arriver.
Espérons que sur cette question, les parlementaires seront un peu courageux et vont voter les propositions de loi dont ils sont à l’origine...
Le thème de la procréation a été celui qui a, une fois encore, été au cœur des polémiques car la Manif pour Tous s’est mobilisée pour s’opposer à la PMA ouvertes à toutes les femmes et bien sûr à la gestation pour autrui qu’on évoquera une prochaine fois.
Emmanuel Macron a fait une seule promesse sociétale lorsqu’il était candidat aux élections présidentielles : celle de permettre aux femmes seules d’accéder à la PMA, cette procréation étant actuellement réservée aux seuls couples hétérosexuels.
Le CCNE s’est d’ailleurs prononcé, il y a quelques temps, en faveur de cette promesse électorale. On se demande d’ailleurs pourquoi ce thème a été remis en débat alors que l’élection de Macron a donc au final validé cette promesse.
La Manif pour tous s’est engouffrée dans ce débat et a mobilisé les siens pour s’opposer à cette proposition en essayant de réussir, une nouvelle fois, ce qu’elle a obtenu en 2013.
En effet, rappelez-vous, François Hollande s’était engagé à accorder la PMA aux femmes seules. Face à la mobilisation de la Manif pour tous, il avait cédé sur ce point faisant une demie réforme en autorisant certes le mariage pour tous et l’adoption mais sans accorder aux femmes et donc aux lesbiennes la possibilité de bénéficier d’une PMA. Dans son dernier livre, François Hollande reconnait que son recul était une erreur...
En effet, après avoir expliqué que tous les couples doivent avoir les mêmes droits, que l’amour homosexuel ne peut être inférieur à l’amour hétérosexuel, comment ne pas aller au bout de ce raisonnement ?
Les sondages montrent que les Français y sont favorables. La majorité parlementaire de Emmanuel Macron aussi. Reste donc maintenant au Président de la République à nous dire s’il tiendra cet engagement et montrer que les promesses électorales sont enfin faites pour être tenues et qu’elles n’engagent pas seulement celles et ceux qui les entendent. Mais surtout, celles et ceux qui les font !
C’est d’autant plus urgent, qu’on ne peut continuer à avoir des femmes qui sont contraintes de partir en Espagne ou en Belgique - les fameux bébés Thalys - pour bénéficier d’une PMA. Une fois de plus, cela favorise les plus aisées, ce qui est, vous en conviendrez, injuste au pays des droits de l’homme et de la femme et celui qui prétend défendre l’égalité.
En fait, la loi n’est donc plus respectée.
Donc il est temps de mettre le droit en conformité avec la réalité sociétale et les évolutions familiales...
La balle est donc dans le camp du gouvernement et de la majorité et, si vous le voulez bien Brigitte, on suivra cela dans les semaines qui viennent...
Je vous remercie... -
Chronique sur Sud Radio dans l'émission de Brigitte Lahaie à 14H15
Brigitte Lahaie m'a proposé de faire une chronique hebdo dans son émission. Ce sera donc une première pour moi ce mardi et vous pourrez entendre ma 1ère chronique vers 14H15 sur Sud Radio...
-
L'ADMD Tour à Chamalières dans La Montagne
-
"Marie Humbert a mené son combat avec optimisme et détermination" - LCI
-
Invité de LCI à 18H02, RTL à 18H15 et BFMTV à 20H45 sur la disparition de Marie Humbert
A l'occasion de la disparition de Marie Humbert, je serai l'invité du JT de LCI à 18H02, RTL à 18H15 et BFMTV à 20H45.
Plus de reactions : RTL (ici), Europe 1 (ici), France Info (ici). -
Interview au Journal Le Parisien sur la fin de vie
Lien permanent Catégories : Euthanasie, ADMD et WFRtDS, Medias, Politique française, Santé 0 commentaire -
Dans mon livre "Lettre Ouverte à Brigitte Macron", la preuve par 9 de l'échec des 3 lois Leonetti !
-
Fin de vie : «Nous attendons la position du président de la République» - Face à Face sur France 3
-
Ma Lettre ouverte à Brigitte Macron, un argumentaire implacable et sans concession pour la Libre Pensée
Pour le mensuel, LaRaison de la Libre Pensée, Lettre Ouverte à Brigitte Macron - #MaMortMAppartient est un argumentaire implacable et sans concession.
Aussi utile pour les militants de cet ultime droit que pour les novices dans ce combat avec des faits énoncés prenants. Il n’y a pas d’excès, ni voyeurisme ou facilité, le raisonnement de l’auteur ne peut aboutir qu’à confirmer la nécessité d’une loi pour le choix d’une fin de vie digne.(...)Sans tout dévoiler, la force de ce plaidoyer est de revenir sur un cas attachant et dramatique. Après sa lecture, vous ne pouvez qu’être convaincu de la nécessité d’une loi juste ! -
Extrait de mon itw dans Le Monde sur la fin de vie
-
Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi à 12H20 sur Périscope (attention 12H20 exceptionnellement)
-
Invité de Face à Face sur France 3 Ile-de-France à 10h40
Je serai l'invité de Jean-Noël Mirande dans Face à Face ce lundi 2 juillet à 10H40 pour évoquer la fin de vie et mon livre Lettre Ouverte à Brigitte Macron. L'émission sera dédiée à Christophe.
-
A lire mon interview sans filtre dans Le Monde des 1er et 2 juillet 2018
Lien permanent Catégories : Christophe Michel-Romero, Coup de coeur, Disparitions, Disparitions et hommage, Euthanasie, ADMD et WFRtDS, LGBTQI+, Livre "Portraits de VI(H)ES", Livre Lettre Ouverte à Brigitte Macron, Lutte contre le sida, ELCS, CNS et CRIPS, L'évolution de mon virus, Ma Vie De Militant !, Ma Vie Sans Chris, Mairie du 12ème ardt de Paris, Medias, Mes Livres, Paris - 12è ardt, Paris Autrement, Politique française, Santé 0 commentaire -
Podcast de #LeTalkDuLundi du 25 juin 2018



