Ce concert doit être annulé !
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« Plus grand que le ciel » de Virginie Grimaldi se dévore d’une traite. Comme à son habitude, l’autrice nous embarque dans une histoire où l’émotion affleure à chaque page, sans jamais tomber dans le mélo.
Nous y suivons Elsa et Vincent, deux écorchés vifs qui se croisent chaque semaine dans la salle d’attente de leur psy. À priori, tout les oppose : Elsa évolue dans l'univers du funéraire, tandis que Vincent est un écrivain en pleine ascension. Leurs brèves interactions sont loin d'être idylliques ; Elsa est d'ailleurs particulièrement agacée par ce voisin de fauteuil. Pourtant, une tempête va forcer le destin et les rapprocher le temps d'une nuit. Mais est-ce vraiment le bon moment pour s'aimer quand on est encore si fragile ?
Sans dévoiler les rouages de l'intrigue, le cœur du roman réside dans ce point commun qui les lie malgré eux : un deuil qui semble insurmontable. Elsa pleure son père, Vincent pleure son grand amour.
Ce qui rend cette lecture si savoureuse, c'est le talent de Grimaldi pour saupoudrer cette tristesse d'un humour irrésistible. Les dialogues piquants et le regard décalé qu'elle porte sur les petits travers de la vie permettent de respirer au milieu de la mélancolie.
À travers cette plume sensible, l’autrice nous démontre une fois de plus que, paradoxalement, la mort peut redevenir le point de départ de la vie. En refermant ce livre, on ne se sent pas triste ; on est envahi par un profond sentiment de paix et, surtout, par un immense espoir. Une lecture qui fait du bien à l'âme.
Alors que le Sénat reprend aujourd’hui son travail en commission sur les deux textes sur la fin de vie, il n’y a hélas pas grand-chose à espérer du vote en deuxième lecture de la Haute Assemblée.Malgré la mobilisation de sénatrices et de sénateurs progressistes, la majorité de droite semble n’avoir qu’une seule obsession : empêcher le vote définitif d’une loi d’ultime liberté avant la fin du quinquennat !
Face à l'enlisement du calendrier parlementaire — alors que 9 Français sur 10 attendent cette loi —, il devient urgent qu’Emmanuel Macron reprenne la parole. Il s’était engagé à un référendum si les débats piétinaient : qu’il précise enfin ses intentions si le Parlement n'adopte pas l'aide active à mourir avant l’été !
Les Français sont las d’attendre, et les mourants, eux, n’ont plus le temps.
Le vote est une urgence démocratique. Ce droit humain doit enfin devenir accessible à celles et ceux qui le demandent !
A lire dans Le Parisien : “Au début des années 2000, c’était un sujet moins populaire qu’aujourd’hui (dans différents sondages depuis 2024, plus de neuf Français sur dix se déclarent désormais favorables à l’euthanasie). Ce n’était pas si évident pour une artiste populaire de s’engager sur un sujet comme celui-là. Ce n’était pas nécessairement très bon pour son image, elle n’avait rien à y gagner.”, avait expliqué l’ancien président de l’ADMD et homme politique Jean-Luc Romero. Mais Nathalie Baye a toujours assumé cette prise de position.
Orban vit une bien sombre semaine. Après sa défaite retentissante aux élections, l’ex chef de gouvernement hongrois est totalement désavoué pour sa loi anti LGBTQIA+ par la Cour de justice de l’Union européenne !
Notre mobilisation, en juin dernier, aux côtés du courageux maire de Budapest et de la @BudapestPride n’aura pas été vaine !
En effet pour la CJUE, la Hongrie a enfreint le droit de l’Union européenne en adoptant une loi qui stigmatise les personnes LGBTQIA+.
Une décision historique qui s’impose à tous les pays européens !
Sur les conseils de mon ami Maxime Collobert, je me suis plongé dans ce thriller captivant… et quelle lecture !Une immersion totale qui m’a entraîné du début à la fin dans un tourbillon d’événements aussi inattendus que surprenants.
Tout commence pourtant de manière presque banale : une femme de ménage est embauchée à demeure par un riche couple américain. Mais cette employée n’est pas comme les autres… elle sort de dix années de prison.
Très vite, le malaise s’installe. La méchanceté de la maîtresse de maison devient insupportable, pesante… et l’on comprend peu à peu que chacun cache des secrets.
Jusqu’au jour où la situation prend une tournure inattendue impliquant le séduisant Adam… et là, tout bascule.
Les rebondissements s’enchaînent, totalement imprévisibles. Rien n’est classique, rien n’est attendu — et c’est précisément ce qui rend ce roman si addictif.
Palpitant, troublant et terriblement efficace, ce thriller psychologique joue avec le lecteur du début à la fin.
Un conseil : plongez dans cette histoire… mais préparez-vous à y laisser quelques heures de sommeil.
La France a fait de grands pas vers l’égalité des droits. Mais ne nous trompons pas : le combat est loin d’être terminé. Aujourd’hui encore, tous les 4 jours, des homosexuels sont victimes de guets-apens après des rencontres en ligne. Ces violences ne sont pas des faits divers. Ce sont des actes ciblés, motivés par la haine. Restons vigilants. Protégeons-nous. Et surtout : ne laissons rien passer. Porter plainte, c’est refuser de se taire. Le droit est de notre côté. L’homophobie n’est pas une opinion. C’est un délit. L’homophobie est une maladie mentale comme le racisme et l’antisémitisme ou le sexisme !
Au nom d'Elus Locaux Contre le Sida, j'ai écrit au président de Emirates pour avoir des explications sur cette mesure discriminatoire.
Empêcher des personnes de voyager à cause de leur statut sérologique serait scandaleux !
On comprend aisément pourquoi Triste Tigre de Neige Sinno a été si largement primé (Prix Femina, Goncourt des Lycéens, Prix littéraire Le Monde). Le témoignage de l’auteure, victime de viols durant toute son enfance de la part de son beau-père, résonne particulièrement en moi.
Comme je l’ai déjà écrit, j'ai moi-même subi la pédocriminalité dès l'âge de 7 ans et jusqu’à mes 13 ans. J’ai même été vendu. Je sais, comme l’auteure, que ce traumatisme nous poursuit toute la vie. C’est une évidence.
Ce qui est singulier dans ce récit — au-delà de la force incroyable du témoignage et de la violence que l'on y découvre — c’est sa dimension purement littéraire. Neige Sinno s’interroge : peut-on transformer un drame personnel en littérature, au-delà du simple témoignage ou de la victimisation ? Ce livre confirme que c'est possible.
L'ouvrage ne connaît aucun tabou. L'auteure tente même de se mettre dans la peau de son bourreau pour comprendre comment il a pu, après la prison, reprendre une vie normale et fonder une famille de quatre enfants. Elle se demande s’il a véritablement pu changer.
C'est un livre pétri de questionnements. Il interroge le concept de résilience tout en le démontrant de manière organique. Cet essai nous prouve que les drames, sans jamais être oubliés, peuvent nous rendre plus forts et, une fois dépassés, donner un sens nouveau à nos vies.