Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Homosexualité et homophobie - Page 84

  • Correspondant de guerre ? Non, militant pacifique de la tolérance !

    Je reviens tout juste du rassemblement que les organisateurs ont voulu maintenir devant la mairie de Moscou pour demander plus de tolérance et de respect envers la population homosexuelle moscovite. Je vous raconterai plus longuement demain.
    Juste pour vous dire que tout s’est très mal passé. Des bandes de jeunes ultranationalistes imbibés d’alcool, des religieux orthodoxes portant des images pieuses et de vieilles femmes ultra religieuses avaient décidé de faire le coup de poing.
    Pris en tenaille entre les manifestants de la haine, envoyant canettes, pierres et autres projectiles, et des forces de sécurité sur-équipées et lourdement armées, Eddie Aït, Philippe Lohéac, Bastien Vibert-Vichet et moi-même, accompagnés du correspondant du Figaro avec lequel nous nous trouvions au moment des événements les plus violents, nous avons eu beaucoup de chance puisque nous avons réussi à nous mettre à l’abri dans une librairie, située sur la place Tverskaya, à côté de la mairie de Moscou.
    Profitant d’un moment de calme, nous avons réussi à nous échapper de la librairie. Dans une rue en arrière des affrontements, nous avons fait le bilan des violences inacceptables qu’avaient subies l’arrière petit-fils d’Oscar Wilde, sauvagement frappé par derrière, un député allemand dont l’arcade sourcilière, sévèrement ouverte, portera longtemps le souvenir de ce séjour russe, et bien d’autres militants encore. Il semble que l’ensemble des organisateurs de cette journée consacrée à la lutte contre l’intolérance ont été arrêtés. Nous l’avons échappé belle !
    En ce moment, j’essaie d’obtenir des informations des services consulaires. Je vous tiendrai informés.
    Ce qui s’est passé aujourd’hui, dans un pays membre du Conseil de l’Europe et qui en assure même la présidence tournante, est proprement scandaleux.

  • Je ne sais toujours pas si la Gay Pride interdite de Moscou se déroulera aujourd'hui

    Je n'ai pas présenté dans leur intégralité les deux interventions que j'avais préparées pour la conférence IDAHO. En effet, un changement de programme m'a obligé à condenser mes discours et à intervenir curieusement dans la table ronde consacrée à Paris où d'ailleurs des propos de politiques intérieures désobligeants ont été tenus par un conseiller du maire - présenté par une dépêche de Têtu comme venant à titre personnel - mais qui a cependant pris la parole es qualité de membre du cabinet de Bertrand Delanoë... Je ne suis pas sûr que le maire de Paris aurait apprécié qu'on mette autant en avant son homosexualité et ses actions en faveur des gays à Paris. Dommage que d'obscurs conseillers croient devoir oublier la régle qui veut que l'on n'évoque pas les querelles de politique intérieure dans les conférences à l'étranger.
    Pour celles et ceux qui aimeraient lire les interventions préparées, je ne manquerai pas de les mettre dans leur intégralité sur mon site dans les tous prochains jours.
    Incontestablement, la conférence a été particulièrement perturbée par la décision de la justice russe qui refuse la tenue de la Gay Pride pour des raisons de sécurité - la sécurité des manifestants ne peut être garantie!
    Les organisateurs ont alors souhaité connaître l'avis des congressistes sur ce point. En ce qui concerne la délégation d'ELCS, et notamment avec Eddie Aït, conseiller régional et vice-président d'ELCS, nous avons refusé de prendre part à cette décision.
    Elle appartient légitimement à l'association russe organisatrice et non à des étrangers même si nous sommes sensibles à ce qu'on propose de nous consulter. Clairement, il n'est pas dans notre esprit de donner de leçons, mais seulement d'aider des militants à obtenir le droit élémentaire de manifester. La décision de manifester ou de mener une action symbolique surprise ne sera annoncée que ce matin par les organisateurs sachant que si une Gay Pride était organisée, nous risquerions d'être arrêtés par la police russe...
    C'est d'ailleurs ce que j'ai expliqué durant le journal de 13 heures de la radio Le Mouv' qui m'a aussi interviewé par téléphone sur la situation russe des gays.
    Désolé de ne pouvoir vous en dire plus à cette heure, mais les organisteurs jouent aussi la prudence - on peut les comprendre ! - tant ils craignent les violences que ne manqueraient pas d'exercer des militants extrêmistes russes...
    Voilà, tout ce qui je peux vous dire pour ce samedi matin.
    Dès que cela sera possible, je vous raconterai la suite des événéménts de ce qui ressemble de plus en plus à une série noire.
    Malgré tout, bon week-end de Moscou !

    NB: Petite anecdote touchante. En arrivant à la conférence vendredi, un homme m'attendait à l'entrée avec mon premier  ouvrage "On m'a volé ma vérité" pour que je le lui dédicace. J'étais pressé et je n'ai pris les temps d'écouter suffisamment cet homme qui s'est présenté comme un membre du minitère des affaires étrangères russe qui venait à l'insu de sa hiérarchie et qui estimait que mon livre lui avait été utile ! S'il lit ces lignes, qu'il n'hésite pas à me contacter...

  • J'interviens aujourd'hui à la conférence IDAHO de Moscou

    A la veille de la Gay Pride de Moscou qui, au moment où je publie ce post, n'est toujours pas autorisée par les autorités de la capitale, j'interviendrai à deux reprises à la conférence IDAHO qui se déroule toute la journée.
    Dès 9 heures dans un grand hôtel de Moscou, je dresserai les nouveaus défis de la lutte contre le sida. Je rappellerai qu'aujourd'hui le sida est redevenu une maladie invisible, alors que jamais autant de gens n'ont vécu avec cette maladie. 40 millions dans le monde et 341.000 en Russie - le directeur du centre russe de prévention du sida estime même que les chiffres sont inexacts et qu'il y aurait, en fait, 1,5 millions de personnes infectées ! J'insiterai sur la nécessaire mobilisation des élus et des gays face à cette pandémie. Dans un pays où les mesures en faveur des toxicomanes sont totalement insuffisantes, je dresserai le bilan de la politique de réduction des risques françaises. Bien sûr, j'acheverai mon intervention par un rappel de la nécessaire mobilisation des pays du nord en faveur de l'accès aux traitements de ceux du sud.
    Dans l'après-midi, je tacherai de répondre à la question "Y-a-t-il une plate-forme internationale possible de revendications LGBT?" En trois temps, j'insisterai sur la nécessaire dépénalisation universelle et définitive de l'homosexualité alors 74 Etats sur les 189 de l'ONU pénalisent encore l'homosexualité - dans 9 pays, la sanction reste la peine capitale. Je revienddrai sur la lutte contre le sida qui doit être une revendication politique et enfin sur la nécessaire égalité vers laquelle la communauté internationale doit tendre.
    J'espère, en tous cas, que cette conférence ne sera pas perturbée...
    A demain...
    NB: en rédigeant cette note je souris, car j'ai devant moi une poupée russe originale trouvée près de la place rouge. Il s'agit de Jacques Chirac - en poupée russe ! - à l'intérieur de laquelle on retrouve les poupées de François Mitterand, VGE, Georges Pompidou et du général de Gaulle ! Celle de De Gaulle est la plus ... petite...

  • Mercredi, je vais à Moscou pour soutenir les associations gays violemment attaquées et menacées.

    Le 15 février dernier, Talgat Tajouddin, plus haut dignitaire religieux de l'Islam en Russie, déclare que la Gay Pride à Moscou ne doit être autorisée "dans aucune circonstance". Pour lui, "les homosexuels n'ont pas de droits".
    Dans un message, le leader musulman affirme que "le prophète Mahomet avait ordonné de tuer les homosexuels dans la mesure où leur mœurs conduisent à la fin de la race humaine" et qu’en tout état de cause, les homosexuels doivent être "battus". "Tous les gens normaux le feront", a-t-il ajouté, "qu’ils soient musulmans ou orthodoxes".
    Face à cet appel à « battre » les homosexuels et à la demande des organisateurs, j’ai accepté de me rendre à la Gay Pride interdite de Moscou.
    Je conduirai donc une délégation d’ELCS qui, outre de mobiliser les élus contre le sida, a inscrit dans ses statuts la lutte contre toutes les discriminations.
    J’irai avec d’autant plus de conviction qu’hier encore, un mouvement ultra-nationaliste russe a menacé les "sodomites et les dégénérés" qui pourraient participer à la Gay Pride moscovite.
    En effet, l'Union de tous les Russes, ce groupuscule ultra-nationaliste composé notamment de skinheads, a appelé ses partisans, lundi 22 mai, à empêcher les participants de la Gay Pride de Moscou de défiler, samedi.
    Sur son site Internet, le mouvement dénonce "les sodomites et les dégénérés" qui, "malgré l'interdiction officielle des autorités de Moscou, vont conduire le 27 mai (...) un cortège" dans le centre de la ville. Ses responsables appellent "tous ceux qui sont partisans de nos idées à se réunir (...) pour empêcher la conduite de ce genre d'action illégale et immorale". Pour mémoire, c’est le même groupe qui a récemment assiégé une discothèque gay caillassant et tabassant les homosexuels qui en sortaient, dans l’indifférence coupable de la police qui n’a pas réagi.
    Alors que la Russie prend la tête du Conseil de l’Europe, je ne peux accepter qu’un Etat dit démocratique empêche une manifestation pacifique et refuse de protéger ses citoyens parce qu’ils sont homosexuels.
    J’ai bien conscience que cette mission sera éprouvante, mais je ne peux prêcher un discours de tolérance et d’égalité en France et regarder sans rien dire la stigmatisation violente des homosexuels russes.

    NB: Avant la Gay Pride, j’interviendrai à deux reprises vendredi au cours d’une conférence organisée par l’IDAHO à Moscou pour parler du sida le matin, puis des revendications LGBT l’après-midi.

  • Promis, j’arrête la langue de bois !

    Puisque c’est le week-end et qu’un long pont attend beaucoup d’entre vous, je vous conseille la lecture de deux livres que je viens de lire d’un seul trait.
    D’abord, un livre politique : «
    Promis, j’arrête la langue de bois » [Hachette Littératures – 19€] de l’actuel porte parole du gouvernement.
    Jean-François Copé a eu la gentillesse de m’envoyer récemment son dernier livre avec une belle dédicace et je l’ai - n’ayons pas peur des mots ! - littéralement dévoré. Avec beaucoup de franchise, Jean-François nous raconte, sans langue de bois et avec moult détails amusants, comment il attendait avec impatience l’appel qui lui annoncerait qu’il allait devenir ministre. Dans son nouvel opus, il ne dissimule pas sa soif de medias. Avec un humour certain, il narre même comment il prépare avec minutie ses interventions à la télévision.
    Outre qu’il parle de lui avec une certaine dose de dérision qui fait souvent sourire au fil des pages, il n’oublie pas de lancer quelques propositions audacieuses de réforme pour l’avenir… Au cas où !
    Bref, un livre à dévorer pour comprendre ce qu’est la vie d’un ministre et surtout pourquoi certains succombent, malgré eux, à la langue de bois…
    Second livre que je souhaite vraiment vous conseiller pour ce pont de l’ascension, « Homo Turquoise » paru chez l’éditeur «
    Les points sur les i », une petite maison d’édition qui publie des textes de qualité et engagés.
    Ce livre autobiographique, écrit par Yann Kermanach’, est une ode à l’amour différent avec en toile de fond une Bretagne que l’auteur nous donne vraiment envie de découvrir.
    Une histoire vraie, sans clichés qui nous rappelle que tous les amours sont merveilleux, n’en déplaisent aux moralistes ! L’auteur et la maison d’édition ont souhaité donner un euro à ELCS pour chaque exemplaire vendu [17€90]. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés !
    Et puis, s’il vous reste encore un peu de temps et que vous n’avez pas lu mon dernier livre La Nuit des petits couteaux, n’hésitez pas à le parcourir, car vous y retrouverez, là aussi sans langue de bois, des portraits amusants de celles et ceux qui seront incontestablement les acteurs des municipales de 2008, mais aussi des pistes pour un Paris Autrement
    Alors, bon dimanche, bon pont et enfin bonne lecture !

  • 9 pays membres des Nations Unies condamnent à mort les homosexuels !

    Selon Louis-Georges Tin, 74 Etats sur 189 membres des Nations Unies pénalisent toujours l’homosexualité et dans 9 Etats, un homosexuel peut encore être condamné à mort.
    Oui, en 2006, en Iran, au Nigéria, en Arabie-Saoudite, Mauritanie, Afghanistan, Yémen, au Soudan, Pakistan et aux Emirats arabes, un homosexuel peut écoper de la peine capitale pour son orientation sexuelle. En 2006…
    C’est pourquoi, Louis-Georges Tin a voulu lancer, à l’image de que font depuis plusieurs années des associations canadiennes, la journée mondiale contre l’homophobie.
    Ce 17 mai 2006, en référence au 17 mai 1990 où l’OMS a retiré l’homosexualité des maladies mentales, 50 pays célébreront cette journée et le conseiller social du Premier ministre français s’est engagé à ce que le gouvernement reconnaisse cette journée mondiale.
    En ce qui me concerne, j’aurai bien sûr une pensée émue pour André Labarrère qui, en étant le premier élu français à dire son homosexualité, a permis de faire avancer la tolérance.
    Je profite aussi de cette journée pour vous redonner des extraits de propos homophobes ou sérophobes que j’ai reçus. Vous trouverez une liste plus complète en cliquant ici.
    Les messages qui suivent, même s’ils ne sont pas les pires, feront comprendre à celles et ceux qui en doutent encore que l’homophobie et la sérophobie ne sont pas des fantasmes de militants homos mais toujours une réalité en … 2006 !

    « Si les homosexuels doivent être protégés, c’est contre eux-mêmes et des pratiques douteuses qui mènent au sida…
    Je vais vous dire monsieur : je n’ai aucune sympathie pour votre état, pas d’agressivité mais plutôt du mépris car je pense que de nos jours il y a un peu une mode de se vouloir homosexuel. C’est tendance…
    Pour moi, l’homosexualité est une maladie qui conduit à des attitudes déviantes, dévoyées, non naturelles. Il faut se soigner….
    Vos attitudes décevantes ne mènent à rien, alors pourquoi s’étonner du suicide des jeunes homosexuels que vous recrutez par vos moyens de medias, ou que vous encouragez ! »
    Lettre anonyme d’un homme « marié depuis 25 ans, 2 enfants, membre de l’UMP » du 19 février 2004

    « PD de droite, on en a marre de vous. »
    Mail de Serge Guegan, serjio93@... le 5 septembre 2004 à 18h48

    « Aujourd’hui, Autrement, drame réalisé par Jean-Luc Roccoméro et la participation exceptionnelle de Brigitte Lahaie…Au cours d’une orgie, alors qu’il est sous l’emprise du cannabis, il met son préservatif à l’envers sur un de ses orteils de pied : contamination fatale. Il n’apprendra que sa séropositivité que deux ans plus tard, en 1987, année au cours de laquelle il rencontre Hubert, un adolescent de 14 ans, boutonneux et encore plus déprimé que lui. Par amour, Jean-Louis décide d’abroger les souffrances de cet ado suicidaire et de l’euthanasier en partageant son virus au cours d’un rapport sexuel non protégé… »
    Message sur le forum d’Aujourd’hui, Autrement de babeil@hotmail.com le 25 septembre 2004 à 1h33 du matin

    « … Espèce de sale pédé de merde, va propager ton sida ailleurs ! Toi et tes congénères ! Va te faire soigner à l’HP pour ta sexualité de merde qui pollue notre société ! »
    Mail venant dekeummignon@... le 13 janvier 2005 à 16h33

    « Si tu crois que tu vas être maire de Paris sale dégénéré.
    On a déjà un pédé à la mairie de Paris. On risque pas d’avoir un sidaïque.
    Retire ta candidature à l’UMP. Tu nous fais honte ! »
    Message « privé » [numéro caché !] sur mon portable le 18 avril 2005

    « Espèces de CONS ! Vous n’avez même pas encore compris que la France des patriotes EXISTE et que votre merde de OUI et de vendus et de collabos l’ont eu dans le CUL ?
    Vous n’êtes que des PD et des collabos…
    On vous aura Un à Un en temps voulu : on a tous les noms !!!! »
    Commentaire de Patriote [anonyme] sur mon blog du 1er juin 2005 à 13h20.

    « Cher monsieur,
    Ne pas être contaminé par le virus du sida est une question de conduite personnelle, impliquant une certaine éthique, totalement insusceptible d’être prise en considération par les politiques publiques. N’étant pas concerné par cette question, je vous retourne votre formulaire et vous prie de croire que je n’assisterai pas à vos réunions. »
    Jean-Philippe Wagner
    Conseiller régional de Lorraine
    Carte manuscrite d’août 2005 en réponse à une invitation pour une réunion sur le sida en septembre à Nancy.

    « J’avais 17 ans quand un fils de mon médecin que je croyais un camarade, un peu plus âgé, s’est mis en tête de m’embarquer dans ses mœurs. Cela m’a provoqué une énorme envie de vomir…
    Lorsque mon fils, à la fin de son adolescence, s’est dit ou reconnu homosexuel, il m’a été impossible de lui exposer que le tabou qui pesait sur ce comportement, en fait protégeait les homosexuels. Il fréquentait un monde qui probablement prenait mes vues pour des bêtises de vieux con. Or, ce n’est pas un mystère : l’homosexualité a toujours été le vecteur primordial des maladies sexuellement transmissibles.
    Mon fils est décédé. Est-il besoin de vous dire de quoi il est mort ?
    Je regrette d’avoir à vous le dire, mais les gens qui parlent comme vous portent dans ce drame une responsabilité tout à fait comparable à celle des vendeurs du sang contaminé.
    Et je suis exaspéré par les gémissements perpétuels des homosexuels. Et par leur exhibitionnisme…. »
    Jean Rigal – Sucy-en-Brie – 14 décembre 2005 - copie à Christian Vanneste

    « En ce qui vous concerne,vous auriez dû songé à la mort bien avant,notamment à l'époque où vous avez tué par imprudence votre amant d'un soir Hubert en lui infligeant des souffrances atroces,celui qui vous avait accordé une confiance que vous avez trahie.
    Le suivre jusqu'au bout aurait été une attitude plus digne.
    Mais il n'est pas trop tard. Si des idées noires vous passent par la tête, vous n'avez besoin d'aide de personne pour envisager le suicide, même le jour où vous agoniserez car votre maladie ne vous rendra pas impotent.
    Cordialement.
    Babeil. »
    Message sur mon blog de Anonyme - adresseinconnue@hotmail.com – 17 mars 2006

    « Vous êtes tous pathétiques et vous en premier mr Romero !
    Vous n êtes qu,un petit homme politique, vous me degoutez sale homo.
    et essayez de me trouver... jamais vous n y arriverez.
    La semaine prochaine, je serai en Chine.... on va rire maintenant. »
    Message sur mon blog de Babeil – danstoncul@romero.com – 5 avril 2006

    Et oui, la journée mondiale contre l'homophobie a encore de longues années de célébration devant elle !

  • Don du sang pour les gays : le dossier avance enfin !

    La réunion, que j’avais demandée au ministre de la santé sur l’interdiction faite aux gays de donner leur sang s’est très bien passée hier matin au ministère.
    La plupart des parties concernées par le sujet étaient présentes, notamment Jacques Hardy, le président de l’Etablissement français du sang [EFS] et plusieurs membres de son équipe. L’AFSSAPS, la Halde, la DGS, AIDES, SOS Homophobie, le CGL Paris et plusieurs membres du cabinet de Xavier Bertrand étaient présents tout comme Bastien Vibert-Vichet, coordinateur d’ELCS.
    J’ai eu l’honneur d’ouvrir cette réunion. Je vous ai souvent indiqué les raisons pour lesquelles je suis favorable à la levée de l’interdiction faite aux gays de donner leur sang.
    En préalable, j’ai rappelé bien sûr et avec force que je suis attaché au principe de précaution et que je n’oublie pas à quel point l’affaire du sang contaminé nous oblige à rester particulièrement vigilant. Rien ne peut justifier que la santé de nos concitoyens soit mise en danger. Ceci rappelé fermement, j’ai ainsi donné 5 raisons pour revenir sur cet interdit :
    1) L’épidémie s’est transformée depuis la circulaire de 1983 qui formulait cette interdiction - les hétérosexuels sont la catégorie la plus touchée par le VIH/sida aujourd’hui - et les nouvelles techniques de contrôle (PCR) donnent une garantie importante hormis durant les 6 jours qui suivent un rapport sexuel risqué. Ce qu’on appelle encore la période de séroconversion.
    2) La création des centres de dépistage anonyme et gratuit [CDAG] en 1988 a fait que celles et ceux qui recouraient au don du sang pour connaître gratuitement leur statut sérologique n’ont plus de raisons de le faire.
    3) Il est difficilement explicable qu’un gay, notamment s’il n’a jamais eu de relations sexuelles ! – puisse être soupçonné de mentir plus qu’un hétérosexuel au questionnaire auquel il est soumis avant tout don.
    4) Ces dernières années, les institutions interrogées ont estimé qu’il fallait éviter de stigmatiser un groupe social et transformer l’interdiction faite à un groupe en l’interdiction faite aux personnes qui ont des conduites à risques. Il est en effet discutable qu’un hétéro qui a des relations sexuelles multiples soit interdit pour 4 mois de don du sang quant un gay l’est à vie ! Le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis en ce sens en 2002, tout comme la Halde en 2006 suite à mon recours ou le CNS en 2006 aussi.
    5) L’évolution internationale nous pousse enfin à changer cette interdiction. La directive européenne de 2004 propose une interdiction aux individus qui ont un comportement sexuel à risques. Déjà l’Italie et le Portugal ont revu leur réglementation pour lever cet interdit et le Premier ministre suédois s’est exprimé en ce sens.
    En réponse, le président de l’EFS a rappelé les raisons qui conduisent à continuer à garder cet interdit tout en se montrant ouvert à une évolution.
    Tout le monde – et curieusement c’est une première ! – a convenu suite à mon interrogation qu’il était injustifié qu’un gay n’ayant jamais eu de relations sexuelles soit interdit à vie de don du sang. Deuxième point positif, une réunion sera de nouveau organisée avant l’été avec tous les acteurs pour revoir les questionnaires…
    Je me réjouis donc que le dossier avance enfin et que le dialogue soit noué avec un EFS qui le refusait jusqu’à aujourd’hui - l’actuel président, Jacques Hardy, vient d’être nommé et montre un vrai esprit de dialogue et d’ouverture contrairement à son prédécesseur.
    Mais je devrai rester vigilant. Prochaine étape, la réunion prévue avant l’été !

  • Je commence à être suivi dans mon combat contre l’interdiction faite aux gays de donner leur sang

    Je commence à être suivi dans mon combat contre l’interdiction faite aux gays de donner leur sang...
    En effet, j’ai été heureux de constater que Jack Lang intervenait, à son tour, auprès de Xavier Bertrand, ministre de la santé, concernant l’interdiction discriminatoire faite aux homosexuels de donner leur sang.
    Cette intervention arrive opportunément au moment où j’ai enfin obtenu que le ministère organise une réunion avec l’Etablissement Français du Sang et les associations gays. Cette réunion, provoquée par mes interventions, se déroulera lundi prochain à 10 heures au ministère de la santé.
    Pour mémoire, j’ai écrit ces dernières années aux ministres successifs de la santé Philippe Douste- Blazy, Xavier Bertrand et ai saisi début 2005 le Conseil national du sida [CNS] et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité [Halde] de ce sujet.
    Si dans un premier temps, le CNS ne m’a pas suivi, il s’est ravisé tout récemment. Puisque lors d’une séance à laquelle je participais - je suis membre du CNS depuis décembre dernier -, le CNS a aussi souhaité que l’interdiction faite aux groupes à risque de donner leur sang soit remplacée par une interdiction sur la base de comportements à risque comme je le demandais dans mes interventions ou requêtes.
    La Halde a aussi suggéré ce changement à l’EFS.
    Lundi, je proposerais donc qu’une conférence de consensus soit organisée avec de nombreux spécialistes de la question. Les nouveaux systèmes donnent une grande garantie et on ne peut plus tolérer que les homosexuels mentent plus sur leurs comportements à risques que les hétérosexuels.
    D’ailleurs, que dire enfin de l’interdiction de donner son sang faite à un jeune gay qui n’a jamais eu de relations sexuelles de toute sa vie !
    Imagine t-on sérieusement une telle interdiction pour les hétérosexuels ?
    C’est donc bien de discrimination dont il s’agit et non de sécurité sanitaire… N’en déplaise aussi à M. Vanneste qui continue, malgré sa condamnation pénale, à insulter les homosexuels !

  • Retour de Toulouse

    Je suis rentré trop tard hier soir pour vous commenter mon déplacement à Toulouse.
    Je profite que j'attends mon avion à l'aéroport de Toulouse - en retard... - pour vous écrire ces quelques lignes d'impression.
    La journée d'hier s'est déroulée à un rythme d'enfer. Elle a été très positive.
    L'accueil des responsables locaux et militants de l'ADMD a été très chaleureux. Une salle de restaurant au buffet de la gare - remplie à craquer de militants de la région de la ville rose - et une réunion dans une salle surplombant la gare où il fut impossible pour les retardataires de trouver une place assise. Une réunion passionnée m'a permis de constater à quel point de plus en plus de Français  - plus de 80% réclament dans de nombreux sondages la légalisation de l'euthanasie depuis près de 20 ans - sont attachés à réfléchir à leur fin de vie car ils pensent qu'une vie réussie c'est aussi une mort paisible et serein... A Toulouse l'ADMD a multiplié par trois nos adhérents et il y a plus de 800 adhérents sur le département et 40.000 sur tout le pays ! De quoi peser sur les programmes des candidats aux prochaines élections car ce mouvement de fond doit enfin être entendu.
    Dans la foulée, ma réunion sur le sida pour ELCS a réuni la plupart des acteurs de la lutte contre le VIH/sida de Toulouse. Les associations sont assez préoccupées de leurs relations avec la mairie et surtout avec la préfecture qui n'applique pas la loi concernant les étrangers malades. Bonne nouvelle, une conseillère régionale accepterait d'être la déléguée dans ce département pour ELCS qui n'en compte plus à Toulouse.
    Autre bonne nouvelle, un militant d'Aujourd'hui, Autrement, Jean-Baptiste, souhaite lancer notre mouvement sur la ville. Il fourmille d'idées. Je crois qu'il va faire du bon travail pour défendre nos idées.
    Le dîner avec des responsables d'associations de lutte contre le sida et l'homophobie m'a ensuite permis de constater qu'il existe un noyau associatif très fort et actif dans la ville rose. Seule ombre au tableau : les homosexuels de Haute-Garonne sont bien plus touchés que les gays de notre pays par le sida : ils sont 35% dans les découvertes des nouvelles séropositivités au VIH contre 20% en moyenne pour toute la France.
    Enfin, le responsable du SNEG et Gilles, le patron du nouveau magazine Coming - le numéro 2 sera en kiosque dès la semaine prochaine - m'ont emmené à la rencontre de certains des responsabes de la nuit toulousaine. Amusant, sympathique mais fatiguant.
    Et pour conclure ce résumé de mon déplacement toulousain - il en faudrait pas cette fois-ci que je rate mon avion qui est enfin prêt, La Dépêche du Midi me consacre ce samedi un portrait intitulé "Romero, l'UMP autrement". Tout un programme!

  • Je suis à Toulouse ce vendredi.

    La vie associative et politique est ainsi faite qu’elle nous empêche de nous apitoyer sur cette vie qui file trop vite.
    Je n’ai pas le temps de repenser au bel hommage que Chantal et tant d’écrivains prestigieux ont rendu à Claude dans l’église de Saint-Germain-des-Prés, ni à tous ces souvenirs qui défilent que me revoilà déjà sur les routes de France. Mais une fois encore, pas indemne… C’est notre lot à tous.
    Je vais donc revoir la ville rose pour un programme chargé et divers.
    Vous pouvez, si vous avez un peu de temps, me retrouver à deux des événements qui sont ouverts au public.

    Mon programme est le suivant :
    11h30 : point presse au Buffet de la gare
    12h00 : déjeuner avec les responsables de l’ADMD de la région
    14h30 : réunion publique de l’ADMD au Buffet de la gare (1er étage), ouverte au public
    17h30 : réunion de travail d’ELCS au Mercure Saint Georges, ouverte aussi au public (renseignements au 01.42.72.36.46)
    19h00 : pot avec les sympathisants d’Aujourd’hui, Autrement
    20h30 : dîner avec des responsables d’associations de lutte contre le sida et l’homophobie.

    A la réunion de l’ADMD, je pourrai notamment commenter le rapport de la Cour des comptes qui a été remis au ministre de la santé cette semaine et qui démontre que l’accès aux soins palliatifs recule en France.
    Malgré les grands discours des politiques qui nous assurent que l’euthanasie est inutile car chacun peut accéder aux soins palliatifs, le rapport nous révèle que le nombre de lits dans les 78 unités de soins palliatifs est passé de 834 à 783 entre 2002 et 2004. Mais aussi que seuls 50.000 personnes disposeraient de soins palliatifs alors que 150.000 en auraient besoin annuellement…
    Je pourrai enfin rappeler que si les soins palliatifs sont indispensables et doivent être absolument être développés, ils sont - dans bien des cas - insuffisants.
    Et que la demande de mort douce perdure chez bien des patients qui veulent mourir « debout »….

  • Une Allemagne qui s’adapte…

    Sujet d’heureuse surprise à l’occasion de mon séjour à Berlin : les horaires d’ouverture des magasins…
    J’avais été frappé, lors de mon précédent séjour en 1989, par les fermetures extrêmement tôt des magasins. 18h30 en semaine, 14h00 les samedis et fermeture complète les dimanches et jours fériés. Certes, la vie familiale et amicale était favorisée par cette loi de 1956, mais elle pénalisait fortement l’activité économique du pays. En fait, vous étiez obligé de vivre dans une structure familiale avec un conjoint restant au foyer.
    En 1989, en 1996 et en 2003, la loi a été réformée de sorte que les magasins puissent rester aujourd’hui ouverts tous les jours de 6 heures (voire 5 heures 30) à 20 heures (voire 22 heures), sauf les dimanches et les jours fériés. Des horaires mieux adaptés à la vie moderne.
    Pourquoi je vous écris cela ?
    Outre le fait que j’ai pu acheter du chocolat dès que l’envie s’en faisait sentir (toutes les trois heures, en moyenne), ces réformes successives montrent la capacité de nos amis allemands à se réformer et à lutter contre leurs archaïsmes. Et vous savez combien je suis sensible à la capacité d’un pays à remettre en question les aspects les plus rétrogrades de sa réglementation, qu’il s’agisse de questions économiques ou de questions sociétales.

    NB : Vous pouvez retrouver le plan du discours que j’ai prononcé dimanche  à l’occasion de la réunion du Triangle de Weimar organisée à Berlin par Maneo en cliquant ici et quelques photos ci-dessous.


  • Je suis invité de Maneo à Berlin

    Dès ce soir et jusque lundi, je suis l’un des invités de l’association Maneo de Berlin.
    Depuis quinze ans, cette association allemande propose une ligne d’écoute et un lieu d’aide aux victimes de discriminations et de violences homophobes. Maneo a reçu deux prix pour son travail : le prix Mete-Eksi en 1999 et celui du courage civique en 2001.
    Ce week-end, Maneo a invité des responsables associatifs et politiques polonais et français a venir échanger sur l’homophobie, l’aide à apporter aux victimes et sur les stratégies de lutte.
    Outre une conférence des visites et des rencontres sont prévues, notamment un long temps de rencontre avec un responsable de la police de Berlin et le maire de la ville, Klaus Wowereit. Je serais un des intervenants politiques le dimanche, tout comme Annick Lepetit députée socialiste de Paris.
    Cette rencontre devrait être conclue par un accord de partenariat entre Sos homophobie, Maneo et une association polonaise. Une soirée sera d’ailleurs organisée en soutien aux associations polonaises qui luttent contre les discriminations que subissent les homosexuels polonais, notamment de la part de leur propre gouvernement.
    En attendant, je vous souhaite un agréable week-end prolongé.


  • Je condamne les violences homophobes qui se sont encore déroulées à Moscou

    Avec Aujourd’hui, Autrement, je condamne sans réserve les violences homophobes qui se sont déroulées la nuit de dimanche à lundi à Moscou alors qu’une soirée était organisée dans une boîte de nuit gay de la capitale russe.
    Comment comprendre l’attitude des forces de l’ordre qui ont laissé, durant 5 heures, deux cents militants nationalistes accompagnés de fidèles de l’église orthodoxe assiéger, insulter et molester des homosexuel(les) ?
    Comme le rappelle le communiqué qu’a publié Aujourd’hui, Autrement, le 1er mai, les agresseurs, après avoir remercié les forces de l’ordre pour leur conduite, ont réaffirmé qu’ils agiront de la même façon lors des prochaines manifestations de la communauté homosexuelle de Moscou.
    La Russie, qui doit prendre dans deux semaines la présidence du Conseil de l’Europe, est signataire de la convention pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit donc s’opposer à toutes les violences racistes et homophobes qui se multiplient actuellement dans la capitale russe.
    Pour ma part, à l’invitation de l’IDAHO (international day against homophobia), j’interviendrai sur la lutte contre le sida chez les gays à la 1ère conférence internationale de l’Idaho le 26 mai 2006 à Moscou. Cette conférence précédera la 1ère Gay Pride de Moscou - interdite à ce jour ! - qui doit se tenir le 27 mai 2006 à l'inititative de Gay Russia.
    J’espère que les autorités permettront à ces manifestations de se dérouler dans la sérénité et sans nouveaux débordements d’intolérance.
     

  • La Belgique montre le chemin…

    La Belgique, après avoir ouvert le mariage aux conjoints de même sexe vient d’autoriser l’adoption par les couples homosexuels.
    En France, une loi de 1966 autorise les couples mariés et les célibataires âgés de plus de 28 ans à adopter. Curieusement, les célibataires homosexuels sont, dans les faits, interdits d’adoption ! On se demande toujours en quoi un célibataire hétéro est plus à même d’élever un enfant…
    En attendant, les homosexuels qui veulent adopter en France en sont réduits à mentir et à contourner la loi.
    Dans le même temps, 100.000 familles homoparentales élèvent de 200 à 300.000 enfants. L’homoparentalité n’est donc plus l’épouvantail que brandissent bien des intégristes mais une réalité dans notre France de 2006.
    Après avoir été à la pointe des libertés, la France des Lumières est désormais à la traîne des monarchies constitutionnelles d’Europe, notamment la Hollande, l’Espagne, l’Angleterre et désormais la Belgique qui nous montre le chemin…
    Je cherche l’erreur !

  • Sur Radio Campus Rennes ce dimanche 2 avril

    J’interviendrai par téléphone dans l’émission « Homo et rictus » sur Radio Campus Rennes qui se déroule de 18h30 à 20 heures ce dimanche 2 avril. 
    Je passerai à l’antenne en direct vers 19 heures pour évoquer l’interdiction faite aux homosexuels de donner leur sang.
    J’expliquerai, comme je le fais sur mon blog, pourquoi j’estime cette interdiction discriminatoire et sans fondement lié au principe de précaution en 2006.
    Bon dimanche !

  • Des contre vérités qui ont un relent d’homophobie

    Dans « La Nuit des petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ? », j’ai consacré trois pages - sur 208, désolé pour ceux qui prétendent que je ne parle que de cette question ! - à la question homo à Paris dans le chapitre « Des voies nouvelles pour un Paris, Autrement ».
    J’ai décidé de livrer à ceux qui n’ont pas lu mon dernier livre ces pages qui sont une critique de la gestion de l’actuelle municipalité de gauche sur la question, mais aussi la dénonciation des fantasmes de certains élus de droite qui, sous couvert de combattre un pseudo communautarisme gay, trouvent là le moyen de lutter hypocritement contre l’homosexualité.
    En effet, sans vouloir défendre l’actuelle municipalité, l’honnêteté veut qu’on dénonce la campagne actuelle, lancée par le livre « Le marchand de sable » qui veut faire croire que les associations homosexuelles à Paris crouleraient sous les subventions et bénéficieraient sous la direction d’un maire gay d’un régime de faveur...
    Cette accusation est absurde mais laisse un goût amer.
    1,4% de subventions - 240.000€/an - pour une population qui rassemble de 10 à 15% de la population parisienne ne me paraît pas exagéré, ni préférentiel.
    A moins qu’on soit de mauvaise foi.
    Ces contre vérités ont un relent d’homophobie…

    « Enfin, un Grand Centre gay et lesbien à Paris !

    Dès qu’on parle des gays, dans le milieu politique parisien, tout devient irrationnel dans cette ville. Un journal satirique sur Internet « Le perroquet libéré » dénonce les erreurs de gestion prêtées ou supposées à Bertrand Delanoë. Mais l’essentiel de ces indignations est consacré aux actions qui sont menées à direction des homosexuels.
    Etonnant cette obsession des rédacteurs de cette lettre : ils voient des dérives communautaires permanentes et des homos partout. Il faudrait d’ailleurs demander à un psy ce qui justifie une telle obsession. Je dirai même un délire obsessionnel.
    Rien n’échappe aux coups de bec du perroquet, qui pour être juste, découvre parfois quelques petites perles. Mais bon, de là à critiquer dès que le mot gay ou lesbienne est prononcé, il y a une marge qu’ils franchissent allègrement ! Ainsi le 21 octobre 2005, évoquant les souris qui prolifèrent dans le 3ème arrondissement, ils n’hésitèrent pas à conclure : « Qui aurait cru qu’on manquerait de tapettes dans le Marais ? » Pas fin le Perroquet !
    Car ce bon François Devoucoux du Buysson, responsable de cette lettre satirique, sait parfaitement qu’à Paris, il y a de 10 à 15% d’homosexuels qui n’ont pas toujours été à la fête dans notre bonne ville. J’en ai même parlé avec lui en juillet 2005 dans un bistrot en face de la région : il a dû oublier !
    Sous les précédents mandats, aucune association homosexuelle ne bénéficiait de subventions alors que certaines jouent incontestablement un rôle important et que notre capitale a la communauté gay la plus touchée par le sida de toute l’Union Européenne. N’oublions pas qu’un gay sur 5 à Paris est contaminé par le VIH/sida ! Sans compter le travail que font certaines associations pour limiter le suicide qui concerne les adolescents homosexuels ou la lutte contre les discriminations.
    En 2004, 3.149 associations étaient subventionnées par la mairie de Paris à hauteur de près de 174 millions d’euros. Et parmi ces associations, seules dix-sept associations homosexuelles sur les centaines que compte notre ville bénéficiaient d’une aide publique ! On est donc très loin des abus dénoncés par Le Perroquet ou par certains élus de droite qui voient rouge dès que le mot homo se retrouve dans une délibération.
    Certes, un terrible précédent qu’a dénoncé, là à juste titre, François Devoucoux du Buysson , a plombé beaucoup d’initiatives en faveur des associations gays ou lesbiennes. En septembre 2002, le Conseil de Paris a voté une subvention de 100.000€ pour la préfiguration d’un Centre d’archives homosexuelles. Ce CADHP a une utilité qui est évidente.
    A l’époque j’ai donc pris ma plus belle plume pour demander aux conseillers de Paris de droite de voter pour cette subvention. Philippe Séguin, alors président du groupe RPR au conseil, m’assura du vote de son groupe. Effectivement, l’immense majorité du Conseil de Paris adopta cette subvention et, ce faisant, la création du CADHP. Quelle déconvenue de constater que quelques années plus tard personne ne sait réellement ce qu’est devenue cette initiative et que ces 100.000€ se sont presque envolés en fumée ???
    Mais est-ce parce qu’un projet n’a pas abouti et que les deniers publics ont ainsi été mal engagés que les centaines d’associations homosexuelle de Paris doivent être punies ? Sanctionne-t-on un club sportif qui demande des subsides municipaux au motif qu’un autre club a dilapidé une précédente subvention ?
    Il faudra, en 2008, que la droite reconnaisse enfin qu’une association homosexuelle a autant de droit à bénéficier de fonds public si elle a une utilité pour la ville, que les autres associations. Ce qui est le cas du CGL.
    Justement, en ce début d’année 2006, Paris ne dispose toujours pas d’un grand Centre Gay et Lesbien comme les grandes capitales du monde. Un CGL digne de Paris va, nous promet-on, ouvrir dans un immeuble de 240 m² à proximité du centre Pompidou au cours de ce premier semestre, mais que de temps perdu depuis 2001 !
    J’espère, chers amis de droite, que vous ne vous opposerez pas à ce projet que soutiennent d’ores et déjà les exécutifs de la mairie de Paris et de la région Ile-de-France ! Il en va de l’honneur d’une droite ouverte, tolérante. Bref, une droite qui vit enfin avec son temps ! »
    [extrait de La nuit des petits coteaux – qui gagnera la bataille de Paris ? Editions Jean-Claude Gawsewitch pages 163 à 166]

  • Don du sang : je demande au ministre de la santé d’intervenir

    Comme je l’ai encore évoqué encore tout récemment sur ce blog, j’avais saisi la HALDE le 3 mai 2005 d’une situation discriminatoire : l’interdiction systématique faite aux homosexuels de donner leur sang sachant qu’un hétérosexuel qui a des conduites à risques est écarté provisoirement… et non pas définitivement comme un homosexuel !
    C’est pour cela que je demande, depuis plus d’un an, que le concept de « populations à risques » porté par la circulaire de 1983 fondant l’exclusion des homosexuels de la collecte soit remplacé par celui de « conduites à risques ». Plusieurs raisons justifient ce changement : d’une part la majorité des personnes touchées par le sida en France sont hétérosexuelles, d’autre part, rien - à part les préjugés - ne permet d'affirmer que les homosexuels sont moins fidèles que les hétérosexuels, ce qu'exprime cette interdiction. Ensuite, ce changement se justifierait aussi parce que les homosexuels ne peuvent être soupçonnés de mentir plus que les hétérosexuels lors des questionnaires faits avant les prises de sang. Enfin parce que l’apparition de nouvelles techniques de dépistages beaucoup plus sûrs - le test d’amplification des acides nucléiques - donnent une fiabilité supérieure aux précédents tests.
    Dans sa délibération en date du 6 février 2006, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, que j’ai saisie au nom d’Aujourd’hui, Autrement, considère que « la décision d’exclusion définitive du don du sang d’une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement ».
    Alors que le Premier ministre en Suède s’est prononcé pour l’autorisation du don du sang pour les gays, que le ministre de la santé italien a ordonné à certains hôpitaux en Italie de mettre un terme à leur politique discriminatoire, que le Portugal a décidé très récemment d’autoriser le don du sang pour les homosexuels, il est essentiel et urgent que la réglementation en France évolue !
    Dans cette optique, j’appelle officiellement, au nom d'ELCS, Monsieur Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités, à demander à Monsieur Patrick Hervé, Président de l’Etablissement Français du Sang, de tirer au plus vite, les conséquences de la délibération de la HALDE et de substituer au concept de « groupes à risques » celui de « comportements à risques ».
    Cela permettrait aux homosexuels de pouvoir donner leur sang tout en garantissant bien évidemment une sécurité maximale puisque les mêmes conditions seraient exigées pour les hétérosexuels et les homosexuels.
    A quelques jours du Sidaction, une telle décision m’apparaît symbolique.

  • Extraits édifiants de haine homophobe anonyme sur mon blog

    Dans la nuit du 16 au 17 mars, « Babeil » qui vient régulièrement sur mon blog déchaîner son « obsession » homophobe a pu de nouveau laisser s’exprimer sa haine.
    Si je ne publie pas tous les messages haineux ou les menaces de mort que je reçois sur ce blog de la part d’internautes qui se croient protégés par l’anonymat de la toile, je trouve important de vous rendre témoin régulièrement que la haine raciste, antisémite ou homophobe n’est pas une vue de l’esprit…
    Je crois même que l’illusion de l’anonymat déchaîne plus d’un frustré.
    En ce qui concerne, ce « Babeil », il commentait mon post sur le sondage de la Sofrés confirmant que « 9 Français sur 10 sont favorables à la légalisation de l’euthanasie » puis mon article sur le film « Le secret de Brockeback Mountain. »
    Pourquoi tant de haine ?

    « Enfin, Monsieur Romero, pour répondre à votre question sur le droit à mourir dans la dignité, saché qu'un être humain n'a aucune dignité tant qu'il n'a pas assumé ses responsabilités.
    En ce qui vous concerne,vous auriez dû songé à la mort bien avant,notamment à l'époque où vous avez tué par imprudence votre amant d'un soir Hubert en lui infligeant des souffrances atroces,celui qui vous avait accordé une confiance que vous avez trahie.
    Le suivre jusqu'au bout aurait été une attitude plus digne.
    Mais il n'est pas trop tard. Si des idées noires vous passent par la tête, vous n'avez besoin d'aide de personne pour envisager le suicide,même le jour où vous agoniserez car votre maladie ne vous rendra pas impotent.
    Cordialement.
    Babeil. »
    E-mail venant de Anonyme –adresseinconnue@hotmail.com – 17 mars 2006

    « Et pour Monsieur Romero, maintenant que vous avez la fièvre, vous pouvez envisager l'euthanasie mais je ne viendrai pas vous aider. Vous ne méritez pas que je passe une journée en prison. »
    E-mail venant de Babeil –
    adresseinconnue@hotmail.com – 17 mars 2006

    NB : Juste pour votre info cher « Babeil » si vous repassez par ce blog : j’ai votre numéro d’IP [193.248.219.93] qui me permettrait d’aider une éventuelle enquête si vous continuez à m’envoyer des e-mails de menaces de mort. A bon entendeur…
    Merci à celles et ceux qui ont vivement et immédiatement réagi sur mon blog en découvrant ces commentaires.

  • Permettre aux homosexuels de donner leur sang

    Dans une lettre datée du 17 mars adressée à Monsieur Patrick Hervé, Président de l’Etablissement Français du Sang, je demande à l’Etablissement Français du Sang de lever l’interdiction systématique faite aux homosexuels de donner leur sang et ainsi leur imposer les mêmes exigences qu’aux hétérosexuels.
    Dans ma lettre, faite en qualité de président d’Elus Locaux Contre le Sida, je rappelle que le fait de mentionner son homosexualité lors du questionnaire préalable au don du sang justifie une exclusion définitive et systématique de la collecte de sang. Un hétérosexuel qui aurait des conduites à risques serait lui simplement écarté provisoirement.
    Cette situation est discriminatoire et ne renvoie plus à la réalité actuelle. Nous ne sommes plus dans les années 80 !C’est pour cela que je demande que le concept de « populations à risques » porté par la circulaire de 1983 fondant l’exclusion des homosexuels de la collecte soit remplacé celui de « conduites à risques ».
    Plusieurs raisons justifieraient ce changement : d’une part la majorité des personnes touchées par le sida en France sont hétérosexuelles, d’autre part, rien - à part les préjugés - ne permet d'affirmer que les homosexuels sont moins fidèles que les hétérosexuels, ce qu'exprime cette interdiction. Enfin, ce changement se justifierait aussi parce que les homosexuels ne peuvent être soupçonnés de mentir plus que les hétérosexuels lors des questionnaires faits avant les prises de sang.
    Dans sa délibération en date du 6 février 2006, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, que j’ai saisie le 3 mai 2005, considère que « la décision d’exclusion définitive du don du sang d’une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement ». Auparavant, le Comité consultatif national d’éthique admettait que, si le principe de sécurité doit être un principe absolu, il ne pouvait servir à justifier un traitement discriminatoire. Ainsi « il convient de ne pas transformer ce principe légitime de sécurité en stigmatisation ou en mesure qui peut être considéré comme discriminatoire. »
    Dans les faits, l’Etablissement Français du Sang n’a pas tenu compte de cet avis.
    Je demande donc instamment à Monsieur Patrick HERVE, Président de l’Etablissement Français du Sang, de tirer au plus vite, les conséquences de la délibération de la HALDE et d’engager rapidement des réflexions pour que soit substitué au concept de « groupes à risques » celui de « comportements à risques ». Cela permettrait aux homosexuels de pouvoir donner leur sang tout en garantissant bien évidemment une sécurité maximale puisque les mêmes conditions seraient exigées pour les hétérosexuels et les homosexuels.
    Vous imaginez comme je vais attendre avec intérêt la réponse de M. Hervé…

  • Sébastien Nouchet se désespère qu’on lui rende justice

    Hier, avec mon collaborateur Bastien Vibert-Vichet, coordinateur d’ELCS, j’ai reçu longuement chez moi, Porte Dorée, Sébastien Nouchet.
    Une actu en zappe une autre et Sébastien a été oublié par la plupart des medias.
    Alors que son drame fut largement et légitimement médiatisé, ce qu’il est devenu ne semble plus vraiment intéressé les journalistes. Inquiétant. Sébastien aurait bien besoin de la presse pour faire avancer une justice qui semble bien lente.
    L’affaire de Sébastien : je pense que vous vous en rappelez toutes et tous.
    Après avoir été harcelé avec son ami Patrice, pendant des mois, par de jeunes homophobes sévissant dans la région de Noeux-les-Mines et de Lens, Sébastien sera brûlé vif devant chez lui.
    Après des mois de souffrances atroces - Sébastien doit aujourd’hui encore subir plusieurs opérations de la peau, des membres et se faire enlever toutes ses dents ! -, Sébastien s’en est heureusement sorti.
    Depuis, il a réussi à reconnaître son agresseur.
    Pourtant aujourd’hui, l’affaire reste encore au point mort… et Sébastien se désespère qu’on lui rende justice.
    Sébastien sacrifié, Sébastien oublié ?