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Euthanasie, ADMD et WFRtDS - Page 170

  • Retour de Toulouse

    Je suis rentré trop tard hier soir pour vous commenter mon déplacement à Toulouse.
    Je profite que j'attends mon avion à l'aéroport de Toulouse - en retard... - pour vous écrire ces quelques lignes d'impression.
    La journée d'hier s'est déroulée à un rythme d'enfer. Elle a été très positive.
    L'accueil des responsables locaux et militants de l'ADMD a été très chaleureux. Une salle de restaurant au buffet de la gare - remplie à craquer de militants de la région de la ville rose - et une réunion dans une salle surplombant la gare où il fut impossible pour les retardataires de trouver une place assise. Une réunion passionnée m'a permis de constater à quel point de plus en plus de Français  - plus de 80% réclament dans de nombreux sondages la légalisation de l'euthanasie depuis près de 20 ans - sont attachés à réfléchir à leur fin de vie car ils pensent qu'une vie réussie c'est aussi une mort paisible et serein... A Toulouse l'ADMD a multiplié par trois nos adhérents et il y a plus de 800 adhérents sur le département et 40.000 sur tout le pays ! De quoi peser sur les programmes des candidats aux prochaines élections car ce mouvement de fond doit enfin être entendu.
    Dans la foulée, ma réunion sur le sida pour ELCS a réuni la plupart des acteurs de la lutte contre le VIH/sida de Toulouse. Les associations sont assez préoccupées de leurs relations avec la mairie et surtout avec la préfecture qui n'applique pas la loi concernant les étrangers malades. Bonne nouvelle, une conseillère régionale accepterait d'être la déléguée dans ce département pour ELCS qui n'en compte plus à Toulouse.
    Autre bonne nouvelle, un militant d'Aujourd'hui, Autrement, Jean-Baptiste, souhaite lancer notre mouvement sur la ville. Il fourmille d'idées. Je crois qu'il va faire du bon travail pour défendre nos idées.
    Le dîner avec des responsables d'associations de lutte contre le sida et l'homophobie m'a ensuite permis de constater qu'il existe un noyau associatif très fort et actif dans la ville rose. Seule ombre au tableau : les homosexuels de Haute-Garonne sont bien plus touchés que les gays de notre pays par le sida : ils sont 35% dans les découvertes des nouvelles séropositivités au VIH contre 20% en moyenne pour toute la France.
    Enfin, le responsable du SNEG et Gilles, le patron du nouveau magazine Coming - le numéro 2 sera en kiosque dès la semaine prochaine - m'ont emmené à la rencontre de certains des responsabes de la nuit toulousaine. Amusant, sympathique mais fatiguant.
    Et pour conclure ce résumé de mon déplacement toulousain - il en faudrait pas cette fois-ci que je rate mon avion qui est enfin prêt, La Dépêche du Midi me consacre ce samedi un portrait intitulé "Romero, l'UMP autrement". Tout un programme!

  • Je suis à Toulouse ce vendredi.

    La vie associative et politique est ainsi faite qu’elle nous empêche de nous apitoyer sur cette vie qui file trop vite.
    Je n’ai pas le temps de repenser au bel hommage que Chantal et tant d’écrivains prestigieux ont rendu à Claude dans l’église de Saint-Germain-des-Prés, ni à tous ces souvenirs qui défilent que me revoilà déjà sur les routes de France. Mais une fois encore, pas indemne… C’est notre lot à tous.
    Je vais donc revoir la ville rose pour un programme chargé et divers.
    Vous pouvez, si vous avez un peu de temps, me retrouver à deux des événements qui sont ouverts au public.

    Mon programme est le suivant :
    11h30 : point presse au Buffet de la gare
    12h00 : déjeuner avec les responsables de l’ADMD de la région
    14h30 : réunion publique de l’ADMD au Buffet de la gare (1er étage), ouverte au public
    17h30 : réunion de travail d’ELCS au Mercure Saint Georges, ouverte aussi au public (renseignements au 01.42.72.36.46)
    19h00 : pot avec les sympathisants d’Aujourd’hui, Autrement
    20h30 : dîner avec des responsables d’associations de lutte contre le sida et l’homophobie.

    A la réunion de l’ADMD, je pourrai notamment commenter le rapport de la Cour des comptes qui a été remis au ministre de la santé cette semaine et qui démontre que l’accès aux soins palliatifs recule en France.
    Malgré les grands discours des politiques qui nous assurent que l’euthanasie est inutile car chacun peut accéder aux soins palliatifs, le rapport nous révèle que le nombre de lits dans les 78 unités de soins palliatifs est passé de 834 à 783 entre 2002 et 2004. Mais aussi que seuls 50.000 personnes disposeraient de soins palliatifs alors que 150.000 en auraient besoin annuellement…
    Je pourrai enfin rappeler que si les soins palliatifs sont indispensables et doivent être absolument être développés, ils sont - dans bien des cas - insuffisants.
    Et que la demande de mort douce perdure chez bien des patients qui veulent mourir « debout »….

  • Sur France Culture ce vendredi 21 avril à 19h30

    En ma qualité de vice président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, je participe au débat sur l’euthanasie intitulé « Un an après, la loi a-t-elle changé la fin de vie ? » dans l’émission Science culture sur France Culture le 21 avril de 19h30 à 20h30 [Paris : 93.5 ; Béthune : 98 ; Marseille : 99 ; Strasbourg : 87.7 ; Bordeaux : 97.7 ; Brest : 97.8 ; Lyon : 88.8 ; Ajaccio : 97.6, etc.]
    Ce débat auquel participent Geneviève Mora, Paula La Marne est animé par Julie Clarini.
    Cette émission a été enregistrée le 2 mars dernier et s’est révélée particulièrement animée…

  • Le 10 avril à 19h45 : « Jeunes et politique » avec Fabien de Sans-Nicolas

    Il y a des soirs où il devient pesant de tenir cette obligation que je me suis fixée : passer un moment sur mon blog.
    Une longue journée à Vigneux-sur-Seine où la fatigue s’est particulièrement fait sentir. Mais une journée particulière qui s’est achevée par un événement heureux : l’inauguration d’une crèche de soixante berceaux. Le maire, Serge Poinsot, s’y était engagé. Il a tenu ce bel engagement et ce fut un moment de vrai plaisir de visiter ce lieu magnifique et qui appartient à ces jeunes générations qui nous poussent déjà…
    Mais la journée n’était pas terminée, car après avoir célébré la vie, je me suis préoccupé de la … mort. Mais une vie réussie n’est-ce pas aussi une mort réussie ? Un bureau national, à 21 heures, de l’ADMD pour faire le point sur les 25 ans de notre association - 40.000 adhérents quand même ! - et définir nos actions à venir pour que la légalisation de l’euthanasie soit un des thèmes des prochaines campagnes politiques.
    Enfin, avant de rejoindre les bras d’Orphée, je voulais vous avertir que le président des Jeunes Populaires, Fabien de Sans-Nicolas, sera l'invité du café politique mensuel d’Aujourd'hui, Autrement, le lundi 10 avril, de 19h45 à 21h00 au restaurant « Chez Babu » - 18, boulevard Montmartre - Paris IXème. [Métro Grands Boulevards].
    Ce café politique, animé par Frédéric Latour, président des Jeunes, Autrement et Jonathan Denis, président des Jeunes, Autrement Paris, aura comme thème : « Comment réconcilier Jeunes et politiques ? »
    Au programme et vu l’actualité, le CPE évidemment ! Mais aussi le droit de vote à 16 ans, les jeunes en politique, le téléchargement... Comme toujours, la discussion sera libre et ouverte.
    Je vous rappelle que nos cafés politiques sont ouverts à tous et qu’il ne faut pas être adhérent d’Aujourd’hui, Autrement pour y participer.
    Alors, n’hésitez pas à me rejoindre lundi prochain.
    En attendant, bon jeudi !

  • Les 25 ans de l’ADMD

    Ce lundi, tous les responsables européens des Associations pour le droit de mourir dans la dignité et le président de la fédération mondiale des ADMD, l’ancien député néerlandais, Jacob Kohnstamm étaient à nos côtés, au Grand Hôtel, pour fêter les 25 ans de l’ADMD France, dont je suis vice-président.
    A la conférence de presse, où nous avons présenté le sondage de la Sofrés confirmant que près de 9 Français sur 10 soutiennent nos demandes et notre projet de proposition de loi relative à l’aide active à mourir, plusieurs élus nous ont apporté leur soutien : la candidate à l’élection présidentielle, Corinne Lepage, les sénateurs PS et PC, Jean-Pierre Michel et François Autain, la députée UMP, mon amie Henriette Martinez, la députée européenne UMP Margie Sudre, et le conseiller régional PRG Eddie Aït.
    Au colloque de nombreuses personnalités avaient fait le déplacement pour nous soutenir : l’ancienne ministre Nicole Guedj, les écrivaines Benoîte Groult et Noëlle Chatelet, sœur de Lionel Jospin, Les acteurs Mylène Demongeot, Micheline Presle, Nadine Trintignant, Geneviève Page et mon ami – toujours fidèle au poste ! – Jean-Edouard Lipa, et bien sûr les journalistes Claude Sarraute, François de Closets et Mireille Dumas.
    Je ne vous reproduirai pas mon intervention in extenso. Quelques mots seulement.
    J’avais l’honneur d’introduire la deuxième table ronde sur « Le présent et les problèmes. »
    En quelques minutes, j’ai rappelé que depuis 20 ans les sondages sont constants et que de 80 à 88% des Français demandent une légalisation de l’euthanasie. Que l’ADMD avec 40.000 adhérents est l’une des plus grande association française, ce qui prouve l’intérêt de nos concitoyens pour ce combat. Que les affaires Quillot, Jospin et Humbert ont montré à quel point nos revendications étaient légitimes et nécessaires.
    Au-delà de la situation j’ai cerné un triple problème :
    - L’incohérence de la justice qui pour une affaire similaire donne un non lieu à Marie Humbert à Boulogne et envoie en Cour d’assises Chantal Chanel à Périgueux.
    - La réaction corporatiste des mandarins qui veulent faire de la fin de vie une simple affaire médicale alors qu’elle est notre dernière liberté.
    - L’hypocrisie de la classe politique qui veut nous faire croire que la loi Léonetti résout tous les problèmes, alors qu’elle ne résout rien pour une affaire comme celle de Vincent Humbert.
    Face à cette situation et à ces problèmes, j’ai appelé les adhérents de l’ADMD à se mobiliser pour que notre combat fasse débat durant la prochaine présidentielle et qu’on obtienne une loi de liberté, une loi républicaine.
    Républicaine car elle ne peut que favoriser la liberté, l’égalité et la fraternité…

  • Près de 9 Français sur 10 favorables à l'euthanasie !

    Ce matin, au cours d'une conférence de presse au Sénat, en ma qualité de vice-président de l'ADMD, et aux côtés de mon amie Marie Humbert, j’ai commenté le sondage que la Sofres vient de publier et qui a été commandé par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité à l’occasion de ses 25 ans qu’elle fêtera lundi prochain à Paris.
    Ainsi, 86% des Françaises et des Français souhaitent que soit autorisée l'euthanasie à la demande d'une personne en phase avancée ou terminale d'une maladie reconnue incurable et 77% souhaitent que soit autorisée l'euthanasie à la demande d'une personne qui estime être placée dans un état de dépendance incompatible avec sa dignité.
    Ces chiffres montrent, une nouvelle fois, que la population française veut avoir le choix de sa fin de vie et n'envisage pas, majoritairement, la survie comme une vie. Ils montrent également que les Français ne se contentent pas de la loi Leonetti qui est certes un progrès mais reste totalement insuffisante à leurs yeux, contrairement à ce que nous assènent pétries de leurs certitudes certains responsables politiques. Ces résultats sont de plus constants de puis près de deux décennies !
    Je réclame solennellement au Gouvernement l'ouverture d'un grand débat parlementaire sur la légalisation de l'euthanasie. Il devient urgent de débattre puis de légiférer pour donner à chacune et chacun d'entre nous le choix de sa fin de vie. Quelque soit ce choix ! Et que cela se fasse en toute transparence et non pas de manière clandestine comme cela se produit trop souvent aujourd'hui. Le grand débat national qui va s’ouvrir avec les élections présidentielles puis législatives doit nous y aider…
    A titre personnel, séropositif depuis 21 ans, je demande tout simplement que me soit accordé le droit, lorsque la souffrance deviendra insupportable, de choisir entre une déchéance pour moi insupportable et la libération offerte par une mort douce et accompagnée.
    Comme beaucoup de nos concitoyens, je veux comme l’écrivait si merveilleusement Marguerite Yourcenar, « mourir les yeux ouverts. »

  • Réunion de l’ADMD du 17ème ardt de Paris ce vendredi

    A l’invitation de Martine Picard, déléguée de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dans le 17ème arrondissement de Paris, j’animerai une réunion dans la salle des fêtes de la mairie du 17ème arrondissement ce vendredi à 15 heures.
    A cette occasion, nous évoquerons le récent non lieu accordé à Marie Humbert, et au docteur Chaussoy, la publication en février des décrets sur les directives anticipées de volonté en application de la loi Léonetti et la proposition de légalisation de l’euthanasie que l’ADMD proposera à l’occasion de son 25ème anniversaire qui se déroulera à la mi mars à Paris.

  • Affaire Humbert : entre satisfaction et déception

    Alors qu'une ordonnance de non-lieu vient d'être délivrée par la juge d'instruction en charge de l'affaire Humbert, je me réjouis d'une décision qui met fin au calvaire judiciaire de Marie Humbert et du docteur Chaussoy.
    Mais comment ne pas être surpris par le paradoxe qui existe entre l'ouverture de cette instruction, la garde à vue qu'a connue Marie Humbert, et cette ordonnance de non-lieu ?
    Néanmoins, malgré cette satisfaction, je regrette que le débat qui aurait été conduit dans le cadre d'un procès, que réclamait Marie, ne puisse être mené afin d'attirer la conscience des Françaises et des Français sur un sujet qui dépasse le cadre d'un fait divers singulier. Ceci alors même que dans d'autres affaires similaires, comme à Périgueux notamment, le ministère public a requis la plus grande sévérité.
    C’est pourquoi, avec mes amis d’Aujourd'hui, Autrement, je continue de demander l'ouverture d'un grand débat national sur la fin de vie dont les conclusions, compte tenu de l'enjeu de société qu'il représentera dans les vingt prochaines années, devront aller bien au-delà de la loi Leonetti.
    En s'inspirant des pratiques mises en œuvre chez nos voisins européens, en particulier aux Pays-Bas, je souhaite que soit créée une exception d'euthanasie dans notre code pénal permettant, selon la propre volonté de chacun et dans certains conditions, de mettre un terme à sa vie.

  • Une vie réussie c’est aussi une mort réussie

    Un week-end qui sera en partie dédié à la fin de vie. Ce vendredi, j’ai en effet animé une réunion de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité dans la salle des fêtes à la mairie du 19ème arrondissement de Paris avec mon amie Régine Grassano, trésorière de l’ADMD. L’affluence des grands jours était là puisque toutes les chaises de cette grande salle avaient trouvé facilement preneur !
    De toutes les causes pour lesquelles je me bats, celle pour une fin de vie digne est celle qui suscite incontestablement le plus d’engouement. J’ai rarement animé une réunion sur ce sujet devant des salles vides.
    Nos gouvernants feraient bien d’assister à ces réunions : ils comprendraient que les Français sont capables de parler sereinement de leur propre mort. D’autant qu’une vie réussie c’est aussi souvent une mort réussie pour soi comme pour… ses proches !
    Enfin, ce samedi se déroulera le conseil d’administration de l’ADMD afin d’organiser notre soutien à Chantal Chanel et Laurence Tramois ainsi que les 25 ans de l’association qui se dérouleront le 20 mars à Paris.
    Hormis cela, j’ai quand même pu assurer le service de presse de mon nouveau livre « La nuit des petits couteaux – qui gagnera la bataille de Paris ? » en fin de journée. Je m’excuse d’ailleurs auprès de Gaëlle, mon attachée de presse aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, de l’avoir fait travailler si tard car j’ai essayé de dédicacer presque tous les livres qui sont envoyés à la presse. Certains auteurs détestent cet exercice. Pour ma part, je trouve agréable d’adresser quelques mots personnels aux journalistes qui, je l’espère, liront mon livre, l’apprécieront ou même le détesteront ! Mon cinquième livre qui je l’espère aussi ne laissera aucun lecteur indifférent… On va vite en reparler sur ce blog !
    En attendant, bon week-end.

     

  • Réunion sur la fin de vie dans le 19ème ardt

    J’animerai vendredi 27 janvier de 14h30 à 17h00 une réunion de la section du 19ème arrondissement de l’ADMD avec mon amie Régine Grassano, trésorière de l’association. Cette réunion-débat se déroulera à la salle des fêtes de la Mairie – 5/7, place Armand Carrel – métro Laumière ou Buttes Chaumont.
    A cette occasion, nous évoquerons la récente actualité, notamment l’affaire Humbert et celle de Périgueux, mais aussi la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.
    Vous êtes les bienvenus…

  • Pétition de l’ADMD : non-lieu pour Mmes Tramois et Chanel !

    L’ ADMD, dont je suis un récent vice-président, lance une pétition pour réclamer un non-lieu pour Laurence Tramois et Chantal Chanel qui ont aidé à mourir une patiente en fin de vie. Il est en effet étonnant qu’en trois jours d’écart un procureur réclame pour des faits similaires un non lieu alors qu’un juge d’instruction poursuit en assises. Ce n’est pas la peine de s’horrifier à juste titre des dysfonctionnements au procès d’Outreau pour continuer à générer les mêmes injustices.
    Je vous reproduis la pétition de l’ADMD que vous pouvez retrouver sur le site de cette association en cliquant sur ce lien.

    « Dans l’affaire Vincent Humbert, le procureur de Boulogne-sur-Mer a requis un non-lieu au bénéfice de Marie Humbert et du docteur Frédéric Chaussoy, considérant que la loi ne devait pas s’appliquer pour eux, faisant prévaloir « l’aspect moral de l’infraction » sur « l’élément matériel et légal ».
    NOUS, SOUSSIGNES, DEMANDONS, tout comme la famille de la patiente, que la même décision de non-lieu soit prise pour Laurence Tramois et Chantal Chanel qui ont, par compassion, aidé à mourir à sa demande Paulette Druais. A trois jours d’intervalle, l’application de la loi, qui devrait être la même pour tous, a prouvé sa totale inadéquation avec les réalités pour lesquelles, aux côtés de l’ADMD, nous réclamons instamment une nouvelle loi prenant en compte la volonté des citoyens. »

  • Fin de vie : le gouvernement doit arrêter de faire l’autruche !

    L’hebdomadaire la Vie publie aujourd’hui les décrets d’application de la loi sur la fin de vie d’avril 2005. Ils devraient paraître au journal officiel début février et sont actuellement devant le Conseil d’Etat. Ces décrets définissent notamment les conditions des directives anticipées pour les cas où des patients seraient hors d’état d’exprimer leur volonté. Ces directives devront dater de moins de trois ans et être signées par deux témoins.
    Les textes, s’ils étaient publiés en de tels termes, posent bien des problèmes.
    D’abord, les directives ne valent pas un testament de vie car elles restent seulement indicatives. En effet, une équipe médicale qui se refuse à les appliquer le peut toujours, car c’est cette même équipe qui seule décide comme le précise les décrets !
    Cette interprétation confirme que la fin de vie demeure une question médicale alors qu’elle est d’abord une affaire morale, éthique, philosophique pour chacune et chacun d’entre nous.
    D’autre part, la proposition d’un registre national des directives anticipées qui aurait été facilement consultable par les médecins - et donc opposable - n’est pas retenue. Un vrai handicap pour connaître rapidement la volonté d’un patient.
    Enfin, ces décrets, s’ils sont adoptés en l’état, démontreront le décalage croissant des pouvoirs publics avec les aspirations des Français qui souhaitent majoritairement devenir maîtres de leur fin de vie. Ces textes étonnent même dans le contexte actuel avec les affaires Humbert et Chanel qui sont de nouveau au devant de la scène médiatique.
    Il m’apparaît donc urgent que le gouvernement lance ce débat sur la fin de vie que je réclamais récemment. Il ne peut plus continuer à faire l’autruche sur un sujet aussi important qu’est la fin de leur vie pour beaucoup de nos concitoyens.

  • Marie Humbert et le docteur Chaussoy ce soir chez Fogiel

    Dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » présentée par Marc-Olivier Fogiel sur France 3, Marie Humbert et le docteur Chaussoy commenteront ce soir la demande de non lieu du procureur de Boulogne.
    Ils répondront aussi aux questions sur l’infirmière de Périgueux et sur le débat pour la dépénalisation de l’euthanasie. Cette semaine, j’ai été interviewé pour le reportage qui précédera l’interview de Marie. On risque donc de m’entendre rapidement ce soir dans cette émission.
    En attendant, bon courage à Marie qui ensuite partira à Périgueux pour soutenir Chantal Chanel.

  • Euthanasie : j’appelle le garde des sceaux à une clarification

    Durant la semaine écoulée, de nombreux élus, après la réquisition de non lieu par le procureur de Boulogne pour Marie Humbert et le docteur Chaussoy, ont cru en conclure que la loi Léonetti réglait désormais et définitivement le débat sur l’euthanasie.
    La décision du juge d’instruction de Périgueux qui renvoie la courageuse infirmière, Chantal Chanel, aux assises pour des faits quasi similaires montre l’absurdité, l’inégalité et l’hypocrisie du système français. Cette décision inique relance incontestablement le débat sur la nécessité d’une loi mieux protectrice pour le personnel soignant qui assume de terribles responsabilités en soulageant un patient mourrant. Mais aussi une loi de liberté pour ceux qui n’acceptent pas de ne plus maîtriser leur fin de vie.
    Il faut aujourd’hui une loi de liberté : liberté de mourir à la dernière seconde pour ceux qui le souhaitent, liberté d’en finir, selon certaines conditions, pour celles et ceux qui veulent mourir « les yeux ouverts ».
    De 84 à 88% des Français souhaitent une dépénalisation de l’euthanasie depuis presque vingt ans. C’est pourquoi, le gouvernement s’honorerait à lancer un grand débat citoyen sur la fin de vie.
    Pour l’affaire Chanel, j’appelle le garde des sceaux à une clarification. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures pour des affaires similaires
    . On ne peut légitimement s’inquiéter des dysfonctionnements dans le procès d’Outreau et accepter la justice à deux vitesses qui semble s’être enclenchée à Périgueux.

  • Mon interview sur nouvelobs.com

    Ma réaction à la décision du procureur de Boulogne a été reprise dans une longue dépêche AFP et dans la plupart des quotidiens de ce mardi (Le Monde daté de mercredi, Libé, le Figaro, Le Parisien, etc …)
    J’ai par ailleurs répondu aux questions du nouvel Obs.com.
    Vous pouvez lire cette interview en cliquant sur ce lien.
    Bonne lecture.



  • J’appelle à un grand débat sur la fin de vie

    En formulant, il y a quelques jours, mon premier voeu pour 2005, je ne pensais pas que les choses avanceraient dès le… 2 janvier !
    En ma qualité de vice-président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), je salue donc la décision du procureur de la République de Boulogne-sur-Mer qui requiert un non-lieu général à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Frédéric Chaussoy dans l'enquête sur la mort de Vincent Humbert. J’espère que ce non-lieu sera suivi par la juge d’instruction après les terribles épreuves que Marie Humbert et le Dr Frédéric Chaussoy ont dû supporter. J’ai exprimé ma solidarité et mon amitié à Marie que j’ai eu au téléphone à plusieurs reprises ce lundi.
    Je m’étonne toutefois qu’il ait fallu près de deux ans et demi d’instruction et trois expertises médicales pour arriver à cette décision alors que tous les éléments étaient dans les mains des juges depuis très longtemps et que le deux protagonistes s’étaient exprimés très souvent sur les circonstances et les raisons de cet acte.
    Cette décision démontre parfaitement l’hypocrisie du système actuel : l’euthanasie est toujours sanctionnée par la loi mais tout est fait pour éviter la médiatisation qui pourrait découler d’un procès…
    Afin de sortir de cette impasse et indépendamment de la décision que pourra prendre la juge d’instruction sur ce non-lieu, avec mes amis d'Aujourd'hui, Autrement, j’appelle à un grand débat national sur l’euthanasie afin que la dignité humaine puisse avoir un sens concret pour les personnes en fin de vie.
    J’ai eu l’occasion d’exprimer ma position dans un reportage du journal de France 2 ce lundi à 20 heures, sur BFM TV, sur RMC Info et France Inter. J’ai enfin été l’invité du journal de Michel Field sur LCI à 18 heures. Vous le comprenez, en ce qui me concerne, je ne compte pas relâcher la pression.
    Le débat sur la fin de vie doit devenir un débat politique à part entière ! J’y mettrai toute mon énergie !

  • Mon 1er vœu pour 2006 : que Marie retrouve la sérénité !

    Le temps des vœux arrive à grand pas puisque nous sommes déjà le 28 décembre. Dans quelques jours, nous franchirons le seuil d’une nouvelle année. Je serais à Paris, chez moi dans le 12ème, pour ce nouveau départ !
    Comme chacune et chacun d’entre vous, je vais former des vœux pour cette nouvelle année. Et j’ai décidé de commencer aujourd’hui.
    Il y a déjà plus de deux ans, le 24 septembre 2003, Marie Humbert soulageait son fils en lui administrant des barbituriques dans sa sonde gastrique. Elle prévint trop tôt les médecins qui tentèrent de le réanimer et l’entubèrent. Le docteur Frédéric Chaussoy finit par prendre la décision d’aider Vincent à mourir comme il le souhaitait ardemment ne supportant plus d’être enfermé dans le cercueil de son corps. Vincent pouvait donc rejoindre ce paradis blanc auquel il aspirait tant.
    Malgré une émotion vive dans le pays et une loi votée un an plus tard, Le docteur Chaussoy et Marie Humbert attendent toujours de savoir à quelle sauce judiciaire ils vont être mangés.
    Alors qu’on sait tout sur cette histoire, Marie a subi quatre expertises judiciaires. On a même osé lui demander si elle avait eu du plaisir en administrant le produit qui devait soulager Vincent. Marie n’est pas libre d’aller où elle veut, ne peut plus voter. Récemment, elle a eu bien des difficultés à obtenir une autorisation pour aller simplement chercher son fils Laurent en Guadeloupe. En territoire français !
    Peut-être, craignait-on que cette mère courage fuit notre pays, alors qu’elle a fait de son combat individuel - le respect des volontés de Vincent -, un combat collectif - le vote d’une loi Vincent Humbert ?
    Il est donc temps que les juges se prononcent. Il y a bien longtemps qu’ils ont tous les éléments d’instruction de ce dossier : Vincent et le docteur Chaussoy ont même écrit un livre et Marie s’est exprimée largement sur toute cette affaire dans de très nombreuses interviews. La décision des juges est aujourd’hui indispensable pour que Marie puisse reconstruire sa vie.
    Mon premier vœu pour 2006, que les juges se prononcent enfin sur l’affaire Humbert pour que Marie retrouve la sérénité !


  • Avec Marie pour une exception d’euthanasie.

    A l’invitation de Nicole Poinsot, l’épouse du maire de Vigneux-sur-Seine, ma fidèle amie Marie Humbert est venue animer un débat au foyer du lac à Vigneux. En présence d’un public très féminin, Marie a rappelé avec pudeur et émotion l’histoire de Vincent et son désir d’être libéré d’un corps devenu une prison.
    Marie, en mère courage, nous a mobilisé autour de l’exception d’euthanasie qu’elle défend depuis quelques temps.
    Rien n’explique, à ses yeux, qu’on n’avance pas sur la question de la liberté de mourir dans la dignité. Cette revendication ne change rien pour celles et ceux qui veulent mourir à leur ultime seconde. Elle permettrait, si elle était adoptée, à celles et ceux qui ne souhaitent pas mourir dégradés physiquement ou psychologiquement, de partir au moment choisi.
    Une loi encadrant l’euthanasie permettrait d’éviter tous les abus grâce à des conditions de mise en oeuvre et d’application strictes comme cela existe en Hollande ou en Belgique. En continuant inlassablement son tour de France, Marie Humbert donne enfin une occasion aux politiques d’entendre une revendication qui est soutenue par plus de 84% des Français.
    Je suis sûr que les conditions d’une victoire de Marie approchent…

  • Demain, Vendredi à Annecy

    J'ai dîné hier soir avec Mireille Dumas, l'ancien ministre Henri Caillavet et Gérard Payen, président de l'ADMD, pour préparer les 25 ans de cette association. Déjà un quart de siècle que l'Association pour le droit de mourir dans la dignité se bat pour que chacun puisse se réapproprier sa dernière liberté. Certes, suite à l'affaire de Vincent Humbert, les hommes politiques se sont sentis obligés d'avancer un peu en autorisant ce qu'on peut appeler le "laisser mourir". Mais la loi Léonetti, qui a été adoptée, est surtout une loi en faveur des médecins et pas des malades qui ne souhaitent plus qu'on s'acharne sur eux et qui veulent partir "les yeux ouverts" comme l'écrivait Marguerite Yourcenar. Le combat de l'ADMD continue et il est donc important de fêter ces 25 ans de lutte en faveur de la mort douce.

    Autre sujet : je serais demain à Annecy pour faire le point sur la lutte contre le sida dans ce département. Avec Laurent Rosain, délégué d'ELCS dans le département et l'ancien ministre Bernard Bosson, député-maire, nous animerons une réunion à 17h30 à l'Hôtel de Ville dans la salle du conseil municipal. Les élus de Haute-Savoie sont plus que les bienvenus à cette réunion qui permettra de faire un point sur l'année sida grande cause nationale 2005 et de les mobiliser à quelques jours des états généraux d'ELCS le 26 novembre prochain et du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Si vous êtes près d'Annecy, n'hésitez pas à nous rejoindre !

  • Un fonds de solidarité pour les communes touchées par les dégradations

    La séance du conseil régional d’Ile-de-France a été consacrée à la discussion et au vote d’une délibération sur la mise en place d’un dispositif de solidarité suite aux incendies intervenus au cours des émeutes qui se déroulent en Ile-de-France depuis le 27 octobre dernier. N’oublions pas que ces événements, dans notre région, hormis causer de très graves dégâts, ont occasionné la mort de quatre de nos concitoyens. Inacceptable !
    La région a donc décidé de créer un fonds de solidarité en faveur des collectivités franciliennes pour la reconstruction des bâtiments communaux. Nous avons aussi décidé de lancer une réflexion avec les communes et les sociétés d’assurance pour évaluer l’impact des dégradations de véhicules subies par les particuliers. Le dispositif n’est pas encore totalement défini mais des indemnisations de la région pourront intervenir pour les Franciliens concernés. Ce seraient les CCAS qui géreraient cette aide.
    Dès demain, en ma qualité de directeur des solidarités, je proposerai au maire de Vigneux-sur-Seine que nous adressions la liste de nos dégradations à la région afin de faire évaluer l’aide qui pourrait être apportée à notre ville qui a été particulièrement touchée par les émeutes.
    A noter, au cours de cette séance, le très grave dérapage de Roger Holleindre, élu FN qui, à deux reprises, a insulté l’ensemble des membres du conseil régional en nous qualifiant d’ « enfoirés ». Les excuses apportées par Martial Bild, au nom du FN, ont permis à notre assemblée de reprendre ses travaux et sa sérénité. Et dire que ce M. Holleindre tient des propos très durs sur les jeunes de banlieue alors que malgré un âge certain, il n’est pas capable de se tenir correctement et poliment dans une assemblée ! Drôle d’exemple pour la jeunesse de France !
    Fin de journée plus calme avec la présidence de la réunion de la commission communication de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité. Nous avons fait un long tour de table pour mettre en œuvre un plan de communication afin de mieux faire connaître nos positions et notre soutien à Marie Humbert qui attend toujours de savoir si elle sera jugée !