Non. Je n’ai pas annulé le concert de Roseline Layo.
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Mon ami si cher Maxime, qui s’adonne lui-même à l’art du Drag (rejoignez son compte Instagram @colette_jpp – un must !) m’a offert « La maison des non-dits » de RuPaul.
Qu’il en soit remercié car j’ai lu cette bio d’une traite. Impossible de me coucher tant que je n’ai pas lu la dernière ligne de ces 285 pages.
Pourtant, ce livre ne retrace ni toute la vie ni la carrière de la plus célèbre des drag queens, au multiples talents, animateur, chanteur, acteur, auteur et producteur de RuPaul’s Drag Race, qui est aujourd’hui l’une des plus grandes franchises internationales. Un succès mondial, notamment en France.
Cette biographie se concentre sur la jeunesse et aux années de galère avant que RuPaul ne devienne la star qu’il est aujourd’hui.
Alors qu’une voyante avait prédit que RuPaul serait une célébrité, les longues années pour y arriver ne furent par parsemées des roses. Un véritable parcours du combattant…
Des relation fortes et passionnelles avec sa maman mais si difficiles et un père quasi absent, mais des sœurs bienveillantes.
Être « pd » et noir dans un San Diego conservateur, au cœur d’un quartier afro-américain, ne fut pas ce qu’on appelle une jeunesse aisée et dorée. RuPaul sait ce qu’est au quotidien une vie faite de discriminations et de stigmatisations. Une double peine en ce qui le concerne.
Sans spolier cette bio, l’ascension de l’artiste ne fut pas simple non plus. Entre drogues, alcool et mauvaises relations, RuPaul a connu l’enfer. Il en parle sans tabous. Sans crainte d’être jugé.
C’est ce qui donne une force incroyable a cette biographie, la vérité crue de ce récit est un exercice d’un courage inouï que la star qu’il est devenu aurait pu vouloir occulter.
Finalement pour comprendre, le RuPaul public que nous connaissons, il faut lire ces pages qui nous démontrent que rien n’est jamais impossible et que la vie n’est facile pour personne… Même pour une diva. Même pour la reine mondiale de nos drag queens…
L’année dernière avec, et à la demande, de nombreuses et nombreux militants LGBTQIA+, j’avais interpellé la célèbre chanteuse ivoirienne Roseline Layo pour des propos homophobes qui avaient terriblement choqués et meurtris.
Comme je lui avais demandé, elle s’était clairement et finalement excusée expliquant qu’elle ne parlait pas des homosexuels mais des pedocriminels.Prenant acte de ses excuses, je lui avais bien sûr assuré que désormais elle était la bienvenue en France où, je le rappelle, les propos homophobes comme racistes sont punis sévèrement par la loi !Certaines militantes et certains militants m’avaient reproché ce pardon, jugé trop rapide. Je les comprends, car la réalité qu’elles et qu’ils vivent en Afrique est terrifiante.
Mais, je ne regrette pas car les excuses étaient claires notamment vis à vis de certains de ses fans qui n’avaient pas manqué de me menacer violemment et un message d’affection de la chanteuse pour les homosexuels est important dans le contexte actuel.
À son tour, le Burkina-Faso a criminalité l’homosexualité. Ces derniers mois, en Afrique subsaharienne, de nombreuses personnes LGBTQIA+ ont en effet été arrêtées.
Face à cette situation, et pour confirmer sa bonne foi, en cette période où l’on adresse nos vœux de bonne année, j’appelle amicalement Roseline Layo à adresser pour 2026 son affection et son soutien à la communauté.Ce serait un nouveau geste important et utile pour lutter contre l’homophobie et la transphobie.
Et en attendant, je souhaite à Roseline Layo et à sa famille tout le bonheur du monde !
Nadine Monfils est une écrivaine que j’aime particulièrement et avec qui je partage aussi l’amour de Paris et de la Thaïlande. Je ne l’apprécie pas seulement parce que c’est une amie attachante et fidèle mais aussi pour le talent incroyable et singulier qu’elle possède et que chacun de ses livres nous démontre à l’envi.
Dans la collection « Les folles enquêtes de Magritte et Georgette », je lis les épisodes dans un ordre aléatoire. Je viens de terminer celui qui se déroule à Bruxelles au sous-titre évocateur « Nom d’une pipe ! »
Nadine adore Magritte et bien avant cette série en a fait un acteur récurrent de tous ses ouvrages. Même du film à succès qu’elle a réalisé…
Dans cette enquête menée par le célèbre peintre belge et son épouse Georgette, on suit les meurtres méticuleux et symboliques de plusieurs femmes et d’un homme. Le point commun de tos ces meurtres, les chansons du chanteur Jacques Brel, qui fut un contemporain de Magritte.
Je ne vous fais pas le pitch du roman car le but est que vous lisiez ces livres que j’ai aimés et que je vous recommande régulièrement sur mn blog et sur mes réseaux sociaux.
Je peux vous assurer qu’avec ce roman vous êtes dans un vrai polar. Rien n’y manque. Mais, avec l’humour singulier et enivrant de Nadine Montils en plus…
Un must !
Avant le débat qui m’opposait au président du CESER, sur LCP-AN, un reportage rappelait que je restais, en 2026, en France, le seul élu à avoir révélé sa séropositivité et cela il y a plus de 23 ans.
Et en mars, il risque de ne plus y en avoir aucun.
Fou qu’en 2026, la plupart des personnes séropositives doivent encore se cacher. Telles des parias …
On a l’impression qu’on se bat plus contre les personnes infectées que contre le sida, tant les discriminations persistent.
Toute ma vie d’élu, je suis fier d’avoir osé le dire et de m’être battu sans relâches contre les discriminations que nous subissons, en tant que séropositifs !
Quelle coïncidence ! J’achevé la lecture de la saga inspirée des ancêtres de Miguel Bonnefoy « Le rêve du jaguar », le jour où, dans une opération contraire a toutes les règles du droit international, Donald Trump faisait enlever le dictateur du Venezuela, pays exsangue, aux prisons remplies de prisonniers politiques et de défenseurs des droits.Car ce roman, à travers l’histoire des quatre générations de la famille Romero – pas de parenté avec moi ! – démontre l’incroyable instabilité du Venezuela au cours de ces deux derniers siècles : une centaine d’insurrections d’esclaves et de révoltes populaires jusqu’au Caracazo, une cinquantaine de soulèvements avant Bolivar. Durant deux siècles, des milliers de groupes paysans armés vont se soulever. En deux siècles comme le rappelle l’auteur, il y a eu presque 30 constitutions écrites, des dizaines de coups d’état…
Ce roman, qui a obtenu le Prix Femina 2024 et le grand prix de l’académie française la même année, au-delà de l’histoire tumultueuse d’un pays, c’est surtout une saga incroyable qui commence avec un bébé abandonné sur les marches d’une église et qui deviendra l’un des plus grands chirurgiens du pays et le recteur d’une prestigieuse université. C’est aussi celle de son épouse qui deviendra la première femme médecin du Venezuela et de leur incroyable fille appelée justement, un énième jour d’émeutes, Venezuela qui, a son tour, engendrera un écrivain Cristobal, né en France, mais qui rejoindra son pays d’origine dans lequel on retourne toujours… Ou presque.
Les milles histoires de ces quatre générations vous passionneront tout en vous aidant à mieux appréhender la situation compliquée de ce pays, dont j’espère qu’il sortira renforcé et enfin libre de ses nouvelles et terribles épreuves.