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Mes déplacements au Canada - Page 4

  • Architecture : concilier patrimoine et modernité

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    medium_14-1.JPGmedium_14-3.JPGDepuis plusieurs années, j’ai eu l’occasion de dire à quel point Paris ne montrait plus le chemin de l’imagination architecturale. J’ai développé dans « La Nuit des petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ? » mes propositions et celle d’ Aujourd’hui, Autrement pour retrouver justement la voie de l’imagination architecturale.
    Car si Paris reste pour moi la plus belle ville du monde, elle risque de n’être, dans 20 ans, qu’une ville musée représentant les siècles passés. Ce n’est pas suffisant pour notre belle capitale.
    Paris s’est construite autour de plusieurs apports. SI je n’ai jamais voulu  remettre en cause le Paris historique ou Haussmannien, mes voyages dans les grandes métropoles me confirment à quel point, il nous faut innover de nouveau notamment en créant des tours sur les zones proches du périphérique.
    Ainsi, à Toronto, qui n’est pourtant pas la ville que je préfère architecturalement, il y a des bâtiments d’une audace exceptionnelle. A vous couper le souffle !
    Il y en a un qui, à mon sens, concilie parfaitement, cette volonté de confronter notre patrimoine à la modernité. C’est le gratte ciel de « The Toronto Dominion Bank. »

     

     

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  • Une clôture émouvante et mobilisatrice

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    La XVIème conférence internationale du sida de Toronto s’est achevée ce vendredi matin par une séance de clôture particulièrement émouvante et mobilisatrice. Comme pour rattraper une semaine un peu froide, glacée même parfois compte tenu des contrôles de sécurité incessants et souvent inquisiteurs, et manquant singulièremment d’émotion et de moments forts de communion.
    Emouvante par l’intervention de militants de la lutte contre le sida qui sont venus dire leurs angoisses, leur espoirs, leur vie. Grâce surtout à l’intervention d’une jeune mère de famille amérindienne contaminée en 1989 et qui, aux côtés de sa fille dont les larmes inondaient les yeux de l’immense foule rassemblée, a évoqué le double génocide qu’elle subit : celui de son peuple, depuis l’arrivée des colons sur la terre d’Amérique du Nord, et celui de ces femmes et de ces hommes, éprouvés par le sida dans l’incompréhension trop souvent des différentes autorités gouvernementales.
    Ce témoignage était également le geste intime d’une mère à sa fille, une explication, un passage de flambeau, la démonstration que, malgré la maladie ou grâce à elle, elle était devenue une sorte de héros moderne. C’est, d’une certaine façon, ce que je garde de mon Histoire personnelle avec Hubert. Son combat contre la mort, malheureusement perdu trop tôt, est aujourd’hui mon combat pour la vie. Pour nos deux vies.

     

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  • Le Président Chirac doit refuser de lancer UNITAID à New-York

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    Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, à l’occasion du XVIème congrès international sur le sida, à Toronto,  j’ai saisi le ministre de la santé, Xavier Bertrand, d’un dossier qui n’est malheureusement plus au cœur de la politique de lutte contre le sida depuis de nombreuses années : la libre circulation des personnes séropositives.
    En effet, et comme  je viens aussi de le rappeler dans un communiqué, dans une très large majorité de pays, en particulier aux Etats-Unis et au Canada - où des mesures malheureusement transitoires ont été prises par les autorités pour permettre aux personnes HIV+ de participer aux GayGames (Chicago), aux OutGames (Montréal) puis au Congrès (Toronto) - mais aussi en Russie, en Chine voire même dans certains pays de l’Union européenne (mesure heureusement contrariée par les accords de Schengen), les personnes séropositives sont susceptibles, si elles sont « démasquées » à la douane, d’être arrêtées puis refoulées. Qu’il s’agisse d’un court ou d’un long séjour.
    Cette mesure est parfaitement discriminatoire et frappe plus de 40 millions de personnes dans le monde, interdites d’une libre circulation en raison de leur seul état de santé.

     

     

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  • A Toronto, un congrès sur le sida sans grandes avancées scientifiques

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    medium_15-10.JPGLa XVIème conférence internationale sur le sida de Toronto touche à sa fin.
    Même s’il n’est pas encore l’heure de faire des bilans, je veux juste vous énoncer les quatre dossiers qui m’ont marqué.
    Le vaccin, d’abord. Depuis que je suis l’évolution de cette pandémie, on nous annonce l’avancement des essais sur un vaccin préventif ou thérapeutique. Le professeur Françoise Barré-Sinoussi, lors d’une plénière, nous a d’ailleurs rappelé qu’entre 1987 et 2006, ce sont déjà 85 essais de vaccins qui ont été lancés. Pour l’instant, il faut le dire, sans grand succès. Dans ce domaine et malgré le merveilleux travail mené par les chercheurs et notamment le professeur Barré-Sinoussi, l’espoir n’est pas encore de mise.
    Les microbicides. C’est certainement sur ce produit que beaucoup d’espoirs pèsent aujourd‘hui. Beaucoup d’essais vont s’achever en fin d’année et entre 2007 et 2008, on aura peut-être dans ce domaine de bonnes, voire d’excellentes nouvelles.

     

     

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  • La maladie n’est pas une faute ; le malade n’est pas un hors-la-loi !

    medium_15-6.JPGmedium_Toronto_logo_2006.6.jpgAinsi que j’ai eu l’occasion de le rappeler à Xavier Bertrand lors de la conférence de presse qu’il a donnée dans le cadre du XVIème congrès international sur le sida, la situation des personnes vivant avec le VIH/sida et voyageant à l’étranger ne fait plus aujourd’hui l’objet d’une véritable réflexion.
    Et pourtant, la très grande majorité des pays du monde met une restriction à l’entrée des personnes atteintes de cette pathologie, pour des séjours de courte et/ou de longue durée.
    C’est ainsi que ce congrès, à Toronto, comme les Outgames de Montréal ou les Gaygames de Chicago n’ont pu se tenir que parce que les organisateurs, appuyés par les responsables associatifs, ont obtenu des gouvernements la suspension – malheureusement provisoire pour les Etats-Unis – de ces mesures parfaitement discriminatoires.

    Celles et ceux d’entre vous qui vivent la même situation que moi et qui doivent, lors de vacances aux Etats-Unis ou ailleurs, répartir leurs nombreux médicaments dans différents bagages, connaissent l’angoisse que l’on éprouve au risque d’être refoulé à la douane, au même titre que n’importe quel terroriste !

     

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  • A Toronto, Chirac mobilise le monde contre le sida

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    A l’occasion de la XVIème conférence sur le sida à Torento, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a lu en ouverture de la session de ce mardi un message de Jacques Chirac particulièrement mobilisateur et qui a été très chaudement applaudi par les milliers de participants.
    Jacques Chirac a en effet rappelé les 4 défis à relever pour faire accéder les malades des pays du sud aux traitements et notamment le défi crucial des ressources.
    Le chef de l’Etat a notamment annoncé que la France portera sa contribution au Fonds mondial contre le sida à 300 millions d’euros en 2007 et a rappelé la mise en place de la contribution de solidarité sur les billets d’avion, dont le produit sera affecté à UNITAID et à laquelle le Brésil, le Chili, la Norvège et le Royaume-Uni ont déjà accepté de participer. « En solvabilisant la demande à long terme et en apportant ainsi aux industriels du médicament la visibilité dont ils ont besoin, ce mécanisme incitera de nouveaux producteurs à venir sur le marché et permettra de consolider la baisse des prix. »
    Le message du président français a enfin particulièrement été applaudi à l’évocation du lancement d’une réflexion internationale que la France a obtenue du G8 sur les mécanismes d’assurance maladie dans les pays pauvres. Si j’obtiens la version in extenso par Internet – je n’ai que le discours écrit – je mettrai sur mon blog la version exhaustive de ce discours particulièrement mobilisateur.

  • Une exposition de l’ANRS pour et avec les pays du sud

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    medium_14-11.JPGmedium_14-19.JPGRassurez-vous, je ne jouerai pas au sous journaliste relatant la XVIème conférence internationale sur le sida. Je n’en ai pas le talent et ce n’est pas mon rôle.
    Cette semaine, j’essaie de vous relater quelques uns des événements auxquels je participe à Toronto et dont certains ont même un lien avec notre pays.
    Je ne développe donc pas la nouvelle participation du milliardaire philantrope Bill Gates qui, aujourd’hui encore, mais cette fois-ci aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton, intervenait pour dire son espoir dans les avancées contre la pandémie. Bien des journalistes présents l’ont ou vont le faire avec talent et de manière exhaustive.
    Par contre, je préfère évoquer l’exposition "La recherche française sur le sida dans les pays du Sud" qui a été inaugurée à Toronto ce lundi 14 août par Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités, et Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS [Agence nationale de recherche contre le sida].
    Cette exposition, dont les Français présents à Toronto ont eu la primeur, a été réalisée par l'ANRS à la demande du ministère des affaires étrangères avec pour objectif de circuler et d’être vue dans les pays du Sud via les ambassades de France.

     

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  • L’indifférence du Premier ministre canadien

    La XVIème conférence internationale sur le sida de Toronto s’est ouverte hier soir dans une certaine incompréhension quant à l’absence du Premier ministre canadien, Stephen Harper.
    Un congrès de cette dimension – plus de 20.000 participants venant du monde entier – sur une pandémie qui touche 40 millions d’habitants mérite un intérêt politique du plus haut niveau. Comme pour l’ouverture des 1ers OutGames à Montréal, Stephen Harper avait délégué un de ses ministres, Tony Clément chargé de la santé.
    Le co-président de la conférence a dénoncé, avec une très grande vigueur et un certain courage, le Premier ministre qui en moins de 15 jours aura trouvé le moyen d’être sifflé à deux reprises dans un stade rempli de représentants du monde entier… Une occasion encore ratée pour celui que bien des Canadiens surnomment « Mini Bush » de montrer sa volonté de peser sur la scène internationale face à son puissant voisin américain.
    Les efforts sincères de son ministre de la santé pour trouver des mots forts de mobilisation auront été gâchés par cette absence et cette indifférence du Premier ministre canadien.

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  • Ouverture de la 16ème conférence internationale sur le sida à Toronto

    medium_Toronto_logo_2006.jpgC’est incontestablement la grande messe de la lutte contre le sida qui s’ouvre ce dimanche 13 août à Toronto au Canada.
    Médecins, chercheurs, activistes, responsables politiques, laboratoires pharmaceutiques, ONG se retrouvent tous les 2 ans pour faire le point sur la lutte contre le sida dans son ensemble. Car ce congrès est loin d’être uniquement un lieu de débats médicaux : il traite de tous les problèmes liés au VIH/sida. Et en cela il est exceptionnel.
    Plus de 20.000 congressistes sont attendus alors que la date choisie - en plein milieu des vacances - n’est pas des plus ingénieuses et pratique. En ce qui me concerne, c’est mon 4ème congrès mondial après ceux de Durban en Afrique du Sud - mon premier et le plus émouvant sur les terres de Mandela ! -, puis Barcelone et en 2004 Bangkok.
    La plupart des grandes associations de lutte contre le sida seront représentées, souvent par des délégations conduites par leurs présidents. Pour ma part, outre représenter, avec Philippe Lohéac, ELCS, je serais aussi le représentant du bureau du CRIPS qui est chargé du stand France.
    La séance d’ouverture promet d’être exceptionnelle avec l’intervention de Bill Gates qui vient de s’engager à verser 500 millions de dollars au fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Une somme exceptionnelle et méritoire quand on sait que de nombreux Etats n’ont pas encore versé au fonds les sommes promises. Il faut de 18 à 22 milliards de dollars pour soigner tous les malades qui en ont aujourd’hui impérativement besoin.
    Ce congrès qui se veut pragmatique a choisi comme slogan : « Time to deliver – Passons aux actes. »
    Espérons que ce ne sera pas encore une incantation. Le temps presse pour celles et ceux qui meurent…

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  • Montréal capitale mondiale gayfriendly

    medium_Montreal_Outgames.jpgmedium_Montreal_Our_for_business.jpgAu moment de quitter Montréal pour quelques jours de vacances en Floride, qu’ils sont loin mes souvenirs de Moscou où les autorités avaient cru bon interdire la première Gay Pride de l’histoire russe.
    Dimanche soir, aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui m’avait invité et de nombreux autres élus, j’ai participé à la Marche des Fiertés qui - ici - depuis deux ans se déroule à la nuit tombée. C’est la deuxième fois que je participe à cette Marche, car j’avais été invité, il y a deux ou trois ans, à intégrer la parade des célébrités qu’organisait la fondation Emergence et Gai écoute.
    Dimanche et durant presque deux heures, j’ai pu voir encore à quel point la classe politique canadienne est décomplexée sur le sujet de l’homosexualité, même si quelques conservateurs aimeraient bien revenir sur cette acceptation et cette visibilité.
    Montréal est sûrement devenue la ville la plus gay friendly au monde.
    Pour ces 1ers Outgames, toute la ville est ornée au couleur du drapeau arc-en-ciel. Durant cette décade, l’aéroport a adopté la Rainbow attitude ! Même l’hôtel de ville, les bâtiments officiels et la plupart des commerces affichent leur couleur et leur solidarité avec la communauté LGBT. Inimaginable aujourd’hui à Paris et plus généralement en France.
    Le maire de Montréal, lui, comme ses concitoyens ne s’en plaignent pas, puisque leurs convictions de tolérance sont récompensées : les retombées des 1ers Outgames et de la Conférence Out for business pour Montréal sont déjà évaluées à 100 millions de $ canadiens et la fête ne fait que commencer !
    Et en plus, à cette marche, j’ai pu continuer mon lobbying pour l’accès aux traitements des malades des pays pauvres, notamment auprès du député fédéral Réal Ménard qui attend ma note sur le sujet… une de plus !

  • Discussion avec le chef de l’opposition canadienne Bill Graham sur la taxe sur les billets d’avion

    medium_Bill_Graham.jpgDans le magnifique stade olympique de Montréal, j’ai passé une partie de l’ouverture des 1ers Outgames mondiaux aux côtés de Bill Graham, leader de l’opposition à la Chambre des Communes du Canada.
    Bill Graham a été ministre des affaires étrangères du Canada, alors que Dominique de Villepin occupait les mêmes fonctions à Paris. Il est aujourd’hui un député libéral de Toronto dans l’Ontario particulièrement influent au Canada. Et toujours prometteur !
    Comme vendredi dernier avec André Boisclair, leader souverainiste du Québec, nous avons déploré l’actuel alignement systématique du Canada sur la politique américaine et les velléités de l’actuel Premier ministre canadien de revenir sur l’extension du mariage aux conjoints de même sexe, ce que Bill Graham juge cependant difficile dans le rapport des forces parlementaires actuel. Cette position de l’actuel chef de gouvernement a d’ailleurs valu au ministre représentant le gouvernement fédéral, à la séance d’ouverture ces Outgames, de subir une bronca inimaginable de l’ensemble des spectateurs du stade de Montréal.
    Après que Bill Graham m’ait rappelé ses souvenirs de ministre des affaires étrangères avec notre actuel Premier ministre, j’ai pu longuement évoquer avec lui le nécessaire soutien du Canada à la taxe sur les billets d’avion.

     

     

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  • Mon discours à la conférence de Montréal sur les droits humains

    Au moment où s’affichera ce post que j’ai programmé hier après-midi, je serai sûrement à la cérémonie d’ouverture des 1ers Outgames de Montréal dans le stade olympique qui devrait faire le plein avec 40.000 spectateurs venus de plus de 100 pays.
    Comme prévu, je suis intervenu samedi en fin de matinée au Palais des Congrès de Montréal à la Conférence Out for business organisée par la chambre de commerce gaie de Montréal. Cette rencontre s’intégrait dans le cadre de la Conférence internationale sur les droits humains des LGBT de Montréal qui s’est achevée hier dans l’après-midi par le vote d’une déclaration de Montréal et une belle intervention de l’ancienne championne de tennis Martina Navratilova [photo].
    2000 personnes ont ainsi planché durant plusieurs jours sur les droits des LGBT qui sont loin d’être respectés dans le monde avec près de 80 pays des Nations-Unies qui pénalisent toujours l’homosexualité dont 9 la condamnent même à la peine de mort !
    Pour revenir à mon intervention : elle devait en quelques minutes d’une part, rappeler les avancées françaises dans les droits des LGBT et d’autre part, évoquer les rapports entre commerce gay et sphère politique.
    Je suis intervenu aux côtés du président de l’Assemblée nationale suisse, Claude Janiak, et du député républicain Donald P. Mains qui a dû défendre l’administration Bush qu’il représente et dont il est proche – il est l’ancien collaborateur de l’ex first lady Barbara Bush. Ce ne fut pas facile pour lui…
    Je vous reproduis mon intervention et vous souhaite un excellent dimanche.


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  • Rencontre avec le leader souverainiste André Boisclair

    medium_Andre_Boisclair_1.jpgHier soir, j’ai pu rencontrer André Boisclair, jeune président du Parti Québécois et donc potentiel futur Premier ministre… si son parti remporte les prochaines élections. Alors qu’il est en campagne pour conquérir un poste de député dans le cadre d’une élection partielle, le leader souverainiste a pris un peu de temps afin que nous fassions connaissance.
    Le moins que l’on puisse dire est que j’ai immédiatement été charmé par le personnage politique, mais aussi par l’homme singulier qu’il est.
    Nous avons discuté des difficultés qu’il connaît avec une certaine presse qui n’hésite pas à l’attaquer insidieusement sur sa vie privée - il a révélé son homosexualité -, mais aussi des critiques d’une partie de la communauté gaie qui voudrait qu’il en fasse plus pour la soutenir…
    Critiques qu’il trouve injustes et injustifiées.
    Nous avons ensuite évoqué la position du Canada sur la crise du Proche-Orient. Position qu’il trouve trop alignée sur la politique des Eats-Unis. Pour info, beaucoup de Québécois appellent le Premier ministre du Canada « Mini Bush »…
    J’ai pu lui dire longuement l’importance que le Canada soutienne la taxe sur les billets d’avion pour soigner les malades des pays pauvres alors qu’aujourd’hui le Canada, sur ce sujet, est encore aligné sur la position américaine.

     

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  • Des rencontres rares qui ne s’oublient pas

    medium_edwin_cameron.jpgHier, belle journée malgré la chaleur moite de Montréal, car j’y ai fait de belles rencontres et ai appris beaucoup de choses. Mais surtout, j’y ai vu pour la première fois un homme auquel je voue une très grande admiration, le juge Cameron [ma photo].
    D’abord, mon déjeuner avec Lyse Pinault, directrice générale de la coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida, a été passionnant et instructif. Nous avons bien sûr évoqué la situation du VIH dans nos pays respectifs. Le constat est le même : un nombre inégalé de personnes vivant avec le VIH soit 150.000 en France et 56.000 au Canada. Même concentration au niveau des régions puisque 95% des cas de sida sont concentrés dans quatre Etats [Ontario, Québec, Colombie-Britannique et l’Alberta], alors qu’en France 50% des cas de sida sont concentrés dans une seule région : la région Ile-de-France. La recrudescence des nouveaux cas de séropositivité constatée en France semble la même au Canada même si des nouveaux chiffres ne seront connus qu’en septembre. A noter que dans les nouvelles contaminations, 40% des cas sont des gays pour 28% en France. Bref un relâchement commun chez les gays dans nos deux pays, comme d’ailleurs dans tous les pays riches.
    Les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont les mêmes : invisibilité publique des malades, discriminations notamment au travail et manque de crédits même si Lyse reconnaît, qu’en France, l’Etat fait des efforts bien plus importants qu’au Canada où la lutte contre le sida est le parent pauvre de la politique de santé publique.
    Autre rencontres avec nombre de personnalités invités par le maire de Montréal Gérard Tremblay à l’hôtel de ville puis au dîner privé dans le plus bel hôtel de Montréal, le Saint James, celui où descendent Madonna et les Rolling Stones aux dires du maire himself.

     

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  • A Montréal pour la Conférence Out for Business

    medium_Montreal_2.jpgCe soir, ce sera encore un court post… il va falloir vous y habituer cet été où je vais lever un peu le pied sur ce blog.
    Je suis ici pour la conférence « Out for Business » qui est une des conférences satellites organisée dans le cadre de la Conférence internationale sur les droits humains qui précède les 1ers Outgames qui se déroulent à Montréal à partir de samedi.
    En ce qui me concerne, j’interviendrai samedi matin dans une table ronde avec Joseph Facal, ancien ministre du Québec, Claude Janiak, président du Conseil national de la République helvétique et Barnez Frank, député à la chambre des représentants des Etats-Unis.
    Ce jeudi, je déjeune avec Lyse Pinault, directrice générale de la Coalition des organislmes québéquois de lutte contre le sida et engagée depuis 18 ans dans la lutte contre le sida. Ce soir, je participe au dîner offert par le maire de Montréal à l’hôtel de ville [ma photo] où le général de Gaulle avait fait scandale avec son célèbre « Vive le Québec libre ».
    A très vite.

  • De Montréal à Toronto en passant par Miami

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    Pour la première fois de ma vie, je vais partir presque un mois loin de notre beau pays.
    Et seul. Une première pour moi.
    Je pars pour deux conférences importantes qui seront entre coupées d’une douzaine de jours de vacances à Fort Lauderdale, une villégiature située à une quarantaine de kilomètres de Miami.
    Aujourd’hui, je m’envole donc en début d’après-midi pour Montréal.
    Dès mon arrivée, je participerai au cocktail de lancement et au dîner officiel de la Conférence Out for business qui se déroule jusque samedi à Montréal. J’aurai l’occasion de vous parler de mon intervention à ce colloque et des différents rendez-vous politiques et associatifs que j’aurais au Québec. Après mes courtes vacances en Floride, je reviendrai le 11 août au Canada pour la conférence internationale sur le sida de Toronto. De tout cela, on aura le temps d’en reparler !
    J’espère vous donner très vite des nouvelles et vous souhaite un bel été.

  • Aéroport de Montréal

    Nous rentrons à Paris. Je pars épuisé du Québec. Il y faisait froid, le programme était très chargé et j’ai souvent mal supporté mon traitement. Je le supporte de moins en moins. Mais, je n’ai pas le droit de me plaindre : 20 ans que je défie avec succès le virus du sida. J’ai la chance d’avoir un traitement, pas mes frères de souffrance d’Afrique qui meurent dans l’indifférence glacée des occidentaux. Et puis, il me faut reprendre cette campagne pour le Oui au référendum. Avec Aujourd’hui, Autrement, nous avons fait un tract et une carte jouant sur l’affectif : « Le 29 mai, disons-nous OUI, Pacsons nous avec l’Europe pour le meilleur et pou éviter le pire. » Je vais retourner sur les marchés et faire les sorties de métro à Bastille jeudi. Il faut se battre jusqu’au bout car ce texte donne enfin une âme à cette Europe et garantit les droits des minorités.

  • Château Frontenac à Québec (2)

    C’est en dégustant notre petit-déjeuner que je prends connaissance de l’article que Le Soleil, le grand quotidien de Québec - Le Monde de Québec, disent les québécois qui connaissent notre grand quotidien du soir - me consacre. Il titre, dans le supplément Zoom, sur la dénonciation que je fais des discriminations que connaissent les homosexuels. L’article fait référence à l’interdiction des dons de sang faite aux gays que je combats en France et désormais dans le monde. L’article est fidèle à l’entrevue que nous avons eue mercredi dans cette même salle de restaurant. Je suis juste un peu inquiet car cet article donne l’impression que je donne une leçon aux élus quant à la politique de lutte contre le sida puisque je pointe la réussite de la France pour les toxicomanes dénonçant a contrario l’échec canadien… 20% des toxicomanes sont toujours contaminés ! Je ne voulais évidemment pas donner de leçons à qui que ce soit – et de quel droit ? - d’autant que j’indiquais à la journaliste que si nous pouvions apporter notre expérience au Québec dans notre conduite dans la lutte contre le sida, ils pouvaient, en contre-partie, nous apprendre beaucoup de choses dans le respect des minorités. Mais je suis quand même satisfait de l’ensemble et de l’importance consacrée à cet article par Le Soleil. Peut-être poussera t-il les élus que j’ai rencontrés et notamment le sympathique ministre de la santé à revoir les conditions du don du sang – il semblait sensible à mes arguments – et à développer leur politique en direction des toxicomanes malgré la désapprobation de leur grand voisin, les Etats-Unis.

  • Hôtel de ville de Québec

    Ce matin, j’ai répondu à une interview pour l’émission nationale de Radio Canada Indicatif présent. Mes interlocuteurs locaux - notamment les responsables du festival Altern’Art qui m’ont invité à Québec - sont très impressionnés que je sois invité à cette tranche horaire – je l’avais déjà été lors de mon précédent passage au Québec en 2003. Cela m’a fait très plaisir de bavarder durant plus de 20 minutes du sida, d’ELCS, de la grande cause nationale, de ma candidature à la mairie de Paris, de mon parti et bien sûr de ma séropositivité sur cette radio. C’est incroyable comme à l’étranger les journalistes sont très admiratifs de ma révélation. Ils me font presque passer pour un héros alors qu’en France on me méprise bien souvent.
    En début d’après-midi, nous sommes reçus à la mairie de Québec. J’arrive avec Philippe. Le conseiller culturel du consulat français est déjà là, tout comme deux responsables du festival Altern’Art de Québec. A 14 heures pile, le maire Jean-Paul L’Allier entre dans la salle de réception où nous avons été placés.
    De taille moyenne, il a la bonne soixantaine, une belle crinière blanche et l’embonpoint qui sied à un édile de cet âge. Il nous accueille très chaleureusement et m’invite, avant de lancer la discussion, à me rendre sur un bureau où m’attend le livre d’or de la ville. J’ai déjà eu cet honneur, il y a deux ans, dans la ville concurrente : Montréal. C’est un honneur qui me touche et sous les flashes du photographe de la mairie, je dédicace le livre d’or de Québec. Je me sens un peu démuni : je n’ai jamais réfléchi à un texte que je pourrai apposer dans ce type d’occasion. Cela m’est encore arrivé, il y a quelques jours, au Sofitel de Montréal, quand au moment de partir le directeur m’a demandé de signer leur livre d’or. Je me promets de réfléchir pour l’avenir à un texte qui sorte un peu de l’ordinaire… Le maire propose de faire une photo du petit groupe que nous constituons puis nous rejoignons un salon qui se trouve au milieu de cette immense salle d’apparat.
    Nous procédons à un échange de cadeau. Je lui offre mon dernier livre Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps lui indiquant que j’y parle notamment de Juppé qu’il a reçu il y a une semaine, me confirme t-il. « C’est un ami », ajoute L’Allier, qui me rappelle que Bordeaux est jumelée avec Québec. Il me précise aussi que Juppé vient souvent au Québec en ce moment car il prépare son arrivée définitive pour septembre où il va enseigner à l’université de Montréal et qu’il a déjà trouvé sa maison. En retour, il m’offre un magnifique livre sur Québec en hiver, « une saison que vous ne connaissez pas », me précise la maire. Je n’ose lui dire que cela ne me manque pas. Nous sommes en mai et il fait un froid de canard sans compter la pluie qui rend nos déplacements à pieds pénibles.
    Il dit quelques mots d’accueil chaleureux et précise : « vous êtes quelqu’un de rare. Pour un homme politique, choisir la lutte contre le sida, c’est courageux. Il y a bien des combats plus faciles. Vous faîtes notre admiration. »
    Je lui fais part alors du bilan de mon déplacement et insiste sur ce que je considère comme un échec de leur politique : la contamination encore importante des toxicomanes. Je lui rappelle à quel point il est important que les élus s’impliquent même à l’international. Il me répond qu’avec Delanoë, il a inauguré un centre à Ouagadougou financé par l’AIMF. Je lui indique que cet investissement découle directement de la demande d’ELCS que la maire de Paris avait accepté de prendre en compte. J’avais d’ailleurs été moi-même en mission à Ouaga avec une délégation de la mairie de Paris.
    Puis, nous évoquons ma candidature à la mairie de Paris. Il me donne divers document et notamment un code de déontologie à destination des élus et des fonctionnaires de Québec. Il insiste sur ce document qui est, selon lui, unique. Aucune autre ville ne l’a fait et il l’avait déjà proposé à Séguin. Je trouve l’idée excellente et lui promet de la reprendre dans mon programme, même si le précédent de Séguin n’est pas gage de succès... Nous évoquons le 400ème anniversaire de Québec en 2008, mais aussi son départ de la mairie puisqu’il ne se représentera pas au municipales de l’hiver 2005. Quelques mots enfin sur la francophonie et encore sur Juppé, puis nous nous quittons.
    En visitant la salle du conseil municipal, je m’amuse de constater que les hommes politiques n’insultent jamais l’avenir. Même si je ne suis pas celui qui détient le plus de chance de devenir le prochain maire de Paris, on me donne des égards qu’en l’absence de cette candidature, le simple conseiller régional d’Ile-de-France que je suis n’aurait sûrement pas reçus.

  • Jeudi 19 mai 2005 : Restaurant à Québec

    15h30, rendez-vous à l’hôtel où un militant doit nous conduire sur le campus de Laval où je vais subir une nouvelle interview. Subir est le bon mot. Deux étudiants attardés aussi incompétents que prétentieux m’interviewent pendant un quart d’heure. Ils n’ont rien préparé et me présentent comme un écrivain… Ils savent à peine que je fais de la politique et que je suis militant de la lutte contre le sida, principal but de ma visite ! Ca me ramène au moins et, une fois de plus, sur terre. Mais que de fatigue inutile et de temps perdu !
    Nous rentrons à 18 heures, juste pour assister en direct sur Radio Canada au vote qui décidera du sort du gouvernement de Paul Martin. Le suspens est à son comble mais vite, outre le ralliement surprise mais officiel depuis mercredi de l’ancienne conservatrice et richissime héritière, Belinda Stronach, devenue ministre en remerciement de sa trahison, le vote positif du député indépendant Chuck Cadman confirme que le gouvernement libéral ne tombera pas. Le résultat tombe : 152 voix pour et 152 contre… mais la voix du président de la chambre fait la différence et sauve pour quelques mois le Premier ministre Paul Martin.
    Etonnante leçon de ce scrutin pour nous Français. Le gouvernement n’a pas lésiné pour convaincre et a réussi à faire revenir le député Chuck Cadman que le cancer affaiblit et éloignait depuis quelques temps de la chambre des députés et qui n’a pas rejoint le parti conservateur qui n’est pas assez à droite à ses yeux… Mieux, Belinda Stronach était, il y a quelques mois encore, candidate à la présidente du nouveau parti conservateur, principal mouvement d’opposition au gouvernement qu’elle vient de rejoindre. Sans avoir fait part ces derniers mois d’un quelconque différent avec son parti, elle le quitte sans crier gare pour rallier et sauver le gouvernement qu’elle critiquait tant encore il y a quelques jours. Sans faire de comparaison hasardeuse, c’est comme si Fabius rejoignait, du jour au lendemain, un gouvernement de droite. Et cela se passe sans scandale apparent hormis les cris compréhensibles des membres de l’ancien parti de Mme Stronach qui hurlent à la trahison. Mais aussi pour le plus grand chagrin de son petit ami, Peter MacKay, qu’elle n’a pas cru bon de prévenir et qui est, comme elle l’était, député du parti conservateur et l’une de ses étoiles filantes, ! Reste au pauvre Peter que même ce jeudi, elle n’a toujours pas appelé que ces yeux pour pleurer, alors que peu de journalistes s’apitoient sur son pauvre sort ! Les combines politiciennes, cette fois-ci encore, plus fortes que l’amour