La maladie n’est pas une faute ; le malade n’est pas un hors-la-loi !
Ainsi que j’ai eu l’occasion de le rappeler à Xavier Bertrand lors de la conférence de presse qu’il a donnée dans le cadre du XVIème congrès international sur le sida, la situation des personnes vivant avec le VIH/sida et voyageant à l’étranger ne fait plus aujourd’hui l’objet d’une véritable réflexion.
Et pourtant, la très grande majorité des pays du monde met une restriction à l’entrée des personnes atteintes de cette pathologie, pour des séjours de courte et/ou de longue durée.
C’est ainsi que ce congrès, à Toronto, comme les Outgames de Montréal ou les Gaygames de Chicago n’ont pu se tenir que parce que les organisateurs, appuyés par les responsables associatifs, ont obtenu des gouvernements la suspension – malheureusement provisoire pour les Etats-Unis – de ces mesures parfaitement discriminatoires.
Celles et ceux d’entre vous qui vivent la même situation que moi et qui doivent, lors de vacances aux Etats-Unis ou ailleurs, répartir leurs nombreux médicaments dans différents bagages, connaissent l’angoisse que l’on éprouve au risque d’être refoulé à la douane, au même titre que n’importe quel terroriste !



Je reviens tout juste du rassemblement que les organisateurs ont voulu maintenir devant la mairie de Moscou pour demander plus de tolérance et de respect envers la population homosexuelle moscovite. Je vous raconterai plus longuement demain.
Je n'ai pas présenté dans leur intégralité les deux interventions que j'avais préparées pour la conférence IDAHO. En effet, un changement de programme m'a obligé à condenser mes discours et à intervenir curieusement dans la table ronde consacrée à Paris où d'ailleurs des propos de politiques intérieures désobligeants ont été tenus par un conseiller du maire - présenté par une dépêche de Têtu comme venant à titre personnel - mais qui a cependant pris la parole es qualité de membre du cabinet de Bertrand Delanoë... Je ne suis pas sûr que le maire de Paris aurait apprécié qu'on mette autant en avant son homosexualité et ses actions en faveur des gays à Paris. Dommage que d'obscurs conseillers croient devoir oublier la régle qui veut que l'on n'évoque pas les querelles de politique intérieure dans les conférences à l'étranger.
A la veille de la Gay Pride de Moscou qui, au moment où je publie ce post, n'est toujours pas autorisée par les autorités de la capitale, j'interviendrai à deux reprises à la conférence IDAHO qui se déroule toute la journée.