Coup de coeur - Page 45
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Joyeux Noël et merci à celles/ceux qui travaillent pour nous permettre de passer une belle fête !
Et bien, un nouveau 25 décembre s'ouvre, un nouveau Noël. Beaucoup d'yeux d'enfants brillent à la découverte de leurs cadeaux. Je leur souhaite et je vous souhaite un merveilleux Noël.
Comme je l'ai écrit hier, je n'oublie pas tous ceux qui sont dans la solitude, la maladie ou à la rue.
Mais en ce 25 décembre, j'aimerai dire ma reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui bossent pour nous permettre de passer un joyeux Noël. Merci aux soignants, policiers, militaires, pompiers, serveurs, boulangers, artistes et tant d'autres... -
Beau réveillon et pensées pour les malades et les personnes sans abri
Je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui ont la chance d'être avec leurs proches, avec ceux qu'ils aiment de passer le meilleur des réveillons de Noël. Profitez bien de ce moment.
Je pense aussi, comme toujours, et tout particulièrement à ceux qui sont gravement malades car la souffrance ne fait ni pont ni réveillon. Je pense enfin aux personnes sans abri qui vont passer ce réveillon dans le froid. Ne les oublions pas. Particulièrement ce soir... -
Mon intervention sur la politique internationale de la région Ile-de-France
Madame la Présidente,
Monsieur le 1er Vice-Président,
Chers collègues,Introduction
Première région économique d’Europe, la Région Ile-de-France doit plus que toute autre collectivité de notre pays s’investir à l’international afin de promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité ou d’inclusion de notre République laïque et d’aider les populations précaires et victimes de persécution.
Région-capitale, nous devons porter l’idéal humaniste et progressiste républicain au travers de nos actions partout où nous le pouvons.
Alors que le monde connaît une montée des violences et que les catastrophes climatiques s’enchainent, l’exécutif régional a pourtant décidé d’opérer une baisse de 5.3 % de son budget international. C’est bien sûr un mauvais signal.
Je me permets de vous rappeler que ces violences empêchent les progrès du développement humain, comme le souligne le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) de mars 2016.
Nous regrettons également la diminution de plus de 13 % du budget consacré à la coopération décentralisée, soit une baisse cumulée sur trois ans de 43.2 % !
Nous regrettons enfin la présence d’aucun budget dédié, et cela depuis deux ans, au soutien aux personnes LGBTQI persécutées dans le monde ni de politique de lutte vraiment d’envergure contre le sida à l’international.
La Région Ile-de-France par cette gestion semble bien trop guidée par l’austérité et aboutit à renoncer à défendre et faire rayonner ses valeurs mais aussi la francophonie. Ainsi, elle se coupe d’une longue tradition de solidarité et de partage à l’international.
Nous le regrettons vraiment.
Nous regrettons également les choix géographiques et quelque peu « communautaire » fait par l’exécutif.1. Surconsommation de lignes et bénéficiaires discutables.
En effet, si nous devons soutenir des associations humanitaires permettant la reconstruction d’écoles ou d’hôpitaux, nous nous étonnons d’une surconsommation de la ligne « Fonds de soutien au Moyen-Orient » de plus de 40 %, alors que le budget alloué à d’autres parties du monde, grandement sinistrées elles aussi, comme Madagascar, est diminué et que cette ligne qui devait aussi servir pour les populations LGBTQI ne les a jamais aidées.
Mais surtout, nous nous étonnons des seuls organismes - tous catholiques - qui ont pu bénéficier des moyens de notre collectivité.
- Tout d’abord l’Œuvre d’Orient: consacrée à l’aide aux Chrétiens d’Orient et placée sous la protection de l’Archevêque de Paris, l’association, soutient l’action des évêques et des prêtres au Moyen-Orient.Nous notons également que l’association consacre 25 % de son budget annuel à la vie des diocèses, c’est-à-dire à la vie des prêtres, des religieux et religieuses. On peut légitimement se poser la question de savoir si cette mission n’entre pas en totale contradiction avec le principe républicain de laïcité et notamment la charte que vous faîtes signer ?
- Ensuite la Fondation Raoul Follereau: association fondée par le militant catholique éponyme remarquable, mais qui a été épinglée, en 2014, par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) pour son opacité.
L’IGAS relève que : « l'organisation reste complexe et ne garantit pas complètement au donateur une utilisation conforme de ses dons ».
De nombreuses associations luttant pour les droits humains existent et auraient aussi besoin d’être soutenues.L’exécutif régional aurait tout intérêt à élargir le champ des bénéficiaires et des domaines d’intervention de son soutien financier. Si nous continuerons à soutenir bien sûr le soutien aux Chrétiens d’Orient, nous serons vigilants quant à un meilleur équilibre au soutien de tous ceux qui sont persécutés, pas seulement pour des raisons religieuses.
2. Une priorisation des causes peu pertinente.
- En 2016, 3 117 condamnations à mort ont été prononcées dans le monde et 1032 personnes ont été exécutées selon Amnesty International.
- La persécution homophobe en Tchétchénie, en Mauritanie ou au Soudan continue de faire chaque jour des centaines de victimes qui n’ont comme seuls torts d’être différents. Sans compter les tortures, avec les tests anaux, en Tunisie sur lesquelles vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
- Les guerres contemporaines au Yémen, au Sahel ou au Tchad s’éternisent, produisant un flot toujours plus grand de victimes civiles.
Les théâtres d’opérations ne manquent pas.
Pourtant toutes sont absentes ou trop insuffisamment prises en compte dans ce budget 2018. Nous comptons sur vous, après plusieurs demandes de mon groupe, pour que la région soutienne enfin les LGBTQI tchétchènes persécutés.
Conclusion
Madame la Présidente, la Région Ile-de-France a-t-elle renoncé à défendre et faire rayonner ses valeurs à travers le monde ?
A la lecture de cette annexe, même si le 1er vice-président a annoncé sa volonté, partagée par toutes et tous ici, de mener une politique ambitieuse sur la Francophonie, nous ne pouvons que nous interroger et vous enjoindre à davantage d’ambitions et de justice dans votre stratégie à l’internationale.
Nous avons déposé un certain nombre d’amendements dans ce sens et seront attentifs au sort qui leur est réservé.
André Breton écrivait à juste titre : « « Transformer le monde » a dit Marx ; « changer la vie » a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre ne font qu’un. »
Ils devraient en tous cas guider aussi notre politique internationale.
Je vous remercie. -
Ma réaction sur la relaxe de Jean-Mercier dans Le Bien Public et Le Monde
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Mon message pour les fêtes aux adhérents de l'ADMD: belle année 2018 !
A toutes les adhérentes, tous les adhérents de l’ADMD, à toutes les militantes, à tous les militants du droit de mourir dans la dignité et, plus largement, de la liberté, avec une pensée particulière pour celles et ceux qui sont malades ou isolés, j’adresse mes vœux très sincères à l’occasion de ces fêtes.
Qu’elles soient un moment de paix et de fraternité.
Quant à l’année 2018 qui arrive à grands pas, je réclame qu’elle soit une année utile pour tous, une année qui reconnaîtra le bien-fondé de notre revendication en faveur de notre Ultime Liberté.
Hauts les cœurs !
Amitiés à chacune et à chacun.Jean-Luc Romero
Président bénévole de l’ADMD -
CP de l'ADMD: Jean Mercier enfin acquitté !!!
La cour de Cassation rejette le pourvoi formé par le Parquet général contre la décision de relaxe prise par la cour d’Appel de Lyon en faveur de Jean Mercier
Jean Mercier, après 6 années de procédure, est définitivement blanchi de toute accusation et reconnu dans un acte de compassion à l’égard de son épouse
Il devient urgent d’obtenir une loi d’Ultime Liberté !
La cour de Cassation a donc rejeté le pourvoi formé par le Parquet général contre la décision de relaxe prise par la cour d’Appel de Lyon le 10 novembre 2016.
L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, ses 70.000 adhérents et son président, Jean-Luc Romero saluent une décision qui rétablit un homme dans son honneur et dans l’amour témoigné à sa femme, y compris dans un geste de compassion, difficile mais réclamé par l’intéressée et rendu nécessaire par une loi française en matière de fin de vie, celle du 2 février 2016, toujours inadaptée et toujours cruelle.
Malgré tout, si la France, à l’image des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg, avait une véritable loi humaine en matière de fin de vie, respectueuse des volontés et des consciences, une telle affaire n’aurait pas existé et madame Mercier aurait pu terminer sereinement sa vie avec l’aide des médecins, dans un geste légal et assumé.
Face à l’échec des 3 lois Leonetti – 2005, 2008 et 2016 – avec des affaires douloureuses de fin de vie qui continuent, il serait temps que le législateur vote une loi qui place le mourant au centre des décisions et qui évite les graves dérives que nous connaissons actuellement.CP de l'ADMD -
Déjeuner de travail avec le président et le SG de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
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Lire « L’homme nu » de Marc Dugain et Christophe Labbé, et ne plus voir Google, Apple, vos smart phones, et autres tablettes comme avant !
Un ami qui connaît mon implication sur le net et mon goût pour les nouvelles technologies sur Internet m’a recommandé le livre du romancier Marc Dugain et Christophe Labbé.Je l’ai lu avec un mélange d’intérêt et de réelle inquiétude.Big data, Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), Natu (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber), transhumanisme, vous saurez tout sur ces géants américains qui détiennent un pouvoir effarant : celui d’avoir toutes les informations notamment les plus intimes sur vous. Sur nous tous !Rien n’échappe à leur vigilance et leurs intérêts sont souvent en opposition avec la volonté des peuples.Certes, les deux auteurs ont parfois chargé la barque pour tenter de nous convaincre que les Big data nous mènent à la dictature : une Big Mother, disent-ils pire que le Big Brother. Sur ce point, j’aurai aimé plus de nuances.Ainsi, leur charge implacable contre la révolution numérique en oublie les avantages et leur constat mériterait vraiment un peu de modération.Mais, effectivement, la puissance des Big data, dans un contexte terroriste où les États rognent, chaque jour un peu plus, nos libertés individuelles, interroge forcément.Je vous conseille donc cette lecture et comme moi, peut-être, regarderez-vous les réseaux sociaux, Google mais aussi vos smart phones et autres tablettes différemment. Vraiment ! -
Soirée en hommage à Jean-Paul à SOS Homophobie
Ce jeudi soir, dans les locaux de SOS Homophobie qui sont situés à Paris 12, Jean-Paul organise un pot républicain pour célébrer la fin du procès qui l'opposait à son agresseur homophobe.
En effet, Jean-Paul après une violente agression homophobe à Paris a osé porter plainte. Son agresseur a été condamné. Ce procès gagné montre que l'homophobie et les violences ne restent pas impunies.
Merci à Jean-Paul d'avoir enduré ces trois ans de procédure. Cette peine exemplaire est utile pour rappeler que l'homophobie est contraire à nos lois... -
Podcast de L'invité de Tv5 Monde
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Déjeuner avec la sénatrice de Paris Esther Benbassa
Je continue mes rencontres avec les parlementaires pour mobiliser pour une autre loi sur la fin de vie. Je sais que nous pourrons compter sur la sénatrice de paris, Esther Benbassa, que j'ai rencontrée ce mercredi.
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Mobilisation sida sur Tv Grenoble
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Podcast de mon itw sur France 3 Centre Val de Loire
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Ma réunion ADMD à Avignon dans Vaucluse Matin
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Mon discours aux 22èmes Etats Généraux d'Elus Locaux Contre le Sida (ELCS)
Intervention de Jean-Luc Romero-Michel
22e États Généraux d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS)
Mercredi 28 novembre 2017
Conseil régional d’Île-de-France – ParisMadame la Présidente, chère Valérie,
Mesdames et messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le Président du Crips, cher Jean,
Ma chère Giovanna,
Chers amis,Encore une édition des États-Généraux d’Elus Locaux contre le sida. La 22e…
Encore une, car le sida est toujours là. Malheureusement. Malgré nos efforts et notre mobilisation.
Et, on peut encore dire, années après années, qu’il n’y a jamais eu autant d’êtres humains – des femmes et des hommes, nos amis, nos frères – qui vivent avec ce virus dans le monde et dans notre pays. Et, pourtant, les personnes infectées restent invisibles.
Combien de personnes assurent ne pas connaître de personnes séropositives dans notre région ou à Paris, ce qui est statistiquement pourtant impossible ! Mensonge ? Aveuglement ? Honte ? Sérophobie ? Ignorance ?
Et pourtant, comme le disait Confucius : « C’est au plus noir de la nuit que l’aurore est proche. »
Avant d’aller plus loin, je voudrais d’abord remercier la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, et sa vice-présidente, Farida Adlani, pour leur accueil symbolique, ici, dans cet hémicycle.
La lutte contre le sida permet de dépasser souvent les clivages partisans et tant mieux. Je voulais rendre hommage à Valérie Pécresse qui milite depuis longtemps à nos côtés, au sein d’ELCS dont elle est membre.
Je suis dans son opposition politique – mais pas humaine – et aux côtés de mon ami, Jean Spiri, président du Crips que j’ai eu l’honneur moi-même de présider, j’ai accepté d’être ambassadeur d’une Île-de-France sans sida car je sais la sincérité de la présidente sur ce sujet.
Certes, nous ne sommes pas d’accord sur tout mais nous savons qu’il nous faut absolument travailler ensemble et aussi notamment avec Anne Hidalgo engagée de son côté dans un Paris sans sida – je salue d’ailleurs Eve Plenel ici présente – ou encore Stéphane Troussel pour une Seine-Saint-Denis sans sida.
Et, ce travail commun, trans-partisan doit être signalé et encouragé. Merci madame la présidente. Merci chère Valérie…
J’en profite aussi pour remercier Christophe Martet, qui fut un emblématique président d’Act Up et militant infatigable du combat d’avoir animé cet après-midi, ainsi que les élus d’ELCS, mes collègues engagés, Elisabeth Ramel et Stéphane Aujé.
Merci aussi à Damien Comandon, président d’une société qui réalise 130 000 soins funéraires par an et qui a soutenu les associations luttant pour la fin de cette terrible discrimination.
Cette interdiction des soins de conservation aux personnes séropositives atteintes du virus du VIH et du VHC cessera enfin le 1er janvier prochain.
Je ne vais pas être long car trop de discours tuent le message.
Merci au Professeur Alain Fisher pour ses propos très clairs sur la vaccination et la nécessité de la développer. Les élus locaux ont un rôle dans l’information de nos concitoyens et il est important qu’ils fassent la promotion des vaccins et fassent tomber bien de fausses informations et de rumeurs qui circulent actuellement. C’était donc important de vous entendre ici. La ministre de la santé a, sur les vaccinations, pris une position courageuse que, je crois, il nous appartient, nous, élus locaux, d’accompagner. Comme je remercie Jean Spiri, le président du Crips, d’avoir rappelé l’importance qu’il attache, comme la présidente de la région, à la prévention et à la santé des jeunes. Nous avons une responsabilité importante et nous devons l’assumer.
Je remercie la courageuse sénatrice Esther Benbassa et le non moins courageux travailleur du sexe et militant, Thierry Schaffauser, qui parle depuis si longtemps à visage découvert. Au-delà des prises de position personnelles de chacune et de chacun, toutes les études démontrent que la pénalisation du travail du sexe et même des clients est contre-productive. Elle est un obstacle à une politique préventive efficace contre le sida, les IST et met souvent dans un grand danger les travailleuses et les travailleurs du sexe.
En lançant la déclaration de Paris, Anne Hidalgo, que je remercie encore d’avoir été présente en début de réunion, a rappelé l’engagement que doivent avoir aussi les collectivités locales. La présidente de notre région s’est associée à cette mobilisation et je me réjouis que nous travaillions ensemble et aux côtés des associations, de l’ARS, des Corevih pour aboutir aux objectifs de l’ONUSIDA dès 2020, les trois fois 90.
La région a voté à l’unanimité notre plan et c’est pour nous tous une énorme satisfaction. Je laisserai la présidente rappeler notre mobilisation pour la prévention et pour le dépistage qui sont les clés de la fin de l’épidémie. Des individualisations financières ont encore été votées à notre dernière commission permanente la semaine dernière. Il nous faudra cependant encore aller plus vite dans l’accompagnement de la PrEP. N’oublions pas qu’en Ile-de-France, neuf infections sur 10 concernent les HsH et les migrants. Lors d’un court voyage à San Francisco, avec Jean et Anne-Claire Tyssander, nous avons pu constater l’efficacité de la PrEP. Près de 12.500 personnes sont sous PrEP dans cette ville qui n’a que 750.000 habitants. Et San Francisco a divisé par trois les nouvelles infections. En France, en début d’année, nous étions autour de 3.500 et nous sommes peut-être à aujourd’hui 5.000 personnes sous PrEP pour 65 millions d’habitants ! Seulement…
Certes, la France a été le premier pays au monde à rembourser la PrEP et il faut en saluer le précédent Gouvernement. Mais il faut vraiment aller plus loin et plus vite. Toutes les études nous montrent l’efficacité de la PrEP combinée à un dispositif puissant et accessible de dépistage. D’où d’ailleurs, l’importance des autotests que la Ville de Paris et la région Île-de-France veulent mettre à disposition des associations, mais aussi des médecins, notamment dans les zones sensibles.
Ce serait d’ailleurs bien que la ministre de la santé change rapidement la réglementation, car il est interdit aujourd’hui à notre région de donner gratuitement des autotests aux médecins. Un comble !
Pour arriver aux objectifs de l’ONUSIDA et donc à un monde sans sida en 2030, il faut que la France reprenne vraiment le flambeau. D’abord, l’argent. La France n’a plus augmenté sa contribution au Fonds mondial depuis plus de 5 ans. Nous étions le 2e contributeur mondial, nous sommes désormais le 3e. Un monde sans sida, c’est l’accès universel à la prévention, au dépistage et aux traitements. Pour cela, l’argent est le nerf de la guerre et j’espère que le 1er décembre, la France annoncera de nouveaux crédits. Seuls 53% des personnes séropositives ont accès aux ARV. Cela progresse vite, mais comment accepter que, chaque jour, près de 3.000 personnes continuent à mourir du sida dans le monde alors que ces morts pourraient être évitées.
Mais au-delà de l’argent, il faut aussi une parole forte et engagée. La pénalisation des populations vulnérables est un frein énorme à la fin de cette pandémie. Comme l’écrivait Albert Camus : « Il ne suffit pas de combattre l’injustice, il faut donner sa vie pour la combattre. »
Comment accepter qu’en 2017, 70 pays pénalisent encore l’homosexualité ? Quand la France portera-t-elle enfin un message fort pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité, et pour que les trans ne soient plus considérés comme des malades mentaux par l’OMS ? Et quand nous mobiliserons-nous face à des pays comme la Russie qui s’attaquent aux usagers de drogue et refusent de mettre en place une politique de substitution pour enrayer une épidémie galopante dans cette population dans ce pays ? Sans oublier la persécution que subissent tant de travailleuses et de travailleurs du sexe ? Et cet ignoble arbitraire commis en Tchétchénie ?
Une politique qui s’attaque aux personnes plutôt qu’au virus est contre-productive et attentatoire aux droits humains. Contraire à la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
C’est pourquoi, en conclusion, je voudrais terminer en évoquant les personnes qui vivent avec ce virus. Ces personnes auxquelles on ne donne pas souvent de visage.
C’est pourquoi, je remercie Giovanna pour son beau témoignage. Son livre intitulé Accrochée à la vie avait ému beaucoup d’entre nous. Son courage nous donne de la force. Car ce qui ne se voit pas n’existe pas, d’où l’importance des témoignages.
L’année dernière, en évoquant mes 30 ans de vie avec le VIH, que je célèbre cette année, j’avais indiqué que je souhaitais publier de nouveau des témoignages de personnes séropositives. Le laboratoire Gilead a répondu présent et nous sortons ce soir Portraits de VI(h)ES aux éditions du cherche midi. 15 personnes séropositives y témoignent et s’exposent grâce à la plume bienveillante de Doan Bui et au talent du photographe Patrick Messina.
Rémy, Fred, Florence, Elodie, Charlotte, Yannick, Morgane, Ida, Julien, Pascal, Nicolas, Giovanna, Hoang, Didier, Nils, autant de femmes et d’hommes qui démontrent, sans pathos, ce qu’est vivre avec le VIH/sida en 2017. On aurait pu croire que ce serait bien plus facile qu’en 1987, quand j’apprenais ma propre séropositivité. C’est paradoxalement souvent plus difficile.
Dans les années 80/90, il y avait une vraie solidarité ; les personnes séropositives étaient souvent très soutenues dans la communauté LGBTQI. En 2017, les progrès médicaux ont été considérables mais pas les progrès sociétaux. Dire sa séropositivité, c’est souvent encore se mettre au ban de la société. De la compassion des années 80/90, nous sommes passés à la culpabilisation.
Ce livre qui est décliné avec une exposition qui, je l’espère, en 2018, traversera tout le pays, a pour vocation d’incarner le VIH/sida et de rappeler que nous sommes toutes et tous concernés.
Il y a celles et ceux qui témoignent, bien sûr. Mais ce pourrait être votre père, votre mère, votre frère, votre sœur, votre conjoint, ou encore votre meilleur ami.
C’est vraiment contre la maladie qu’il faut lutter. Pas contre les malades. C’est tout le sens de ce livre et de cette exposition.
Pour que la honte ne soit plus du côté de celle ou de celui qui vit avec ce virus et qu’il faut protéger et aimer. Mais du côté de celles et de ceux qui stigmatisent et qui insultent.
Merci à ces courageux témoins.
Merci à vous toutes et à vous tous pour votre mobilisation et nous vous attendons, dès 19H30, au Banana Café pour vous présenter ce merveilleux livre et ses admirables témoins.
Et permettez-moi de terminer sur cette belle citation d’Alfred de Musset : « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j’ai aimé. »
Je vous remercie. -
Podcast de #LeTalkDuLundi du 27 novembre 2017
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Podcast de mon intervention sur la fin de vie à la région Ile-de-France
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Mon portrait dans le quotidien suisse Le Temps
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Invité de Soir 3 à 23H55





