Déplacement dans les Yvelines pour la liste Huchon2010
Déplacement de Jean-Luc Romero dans les Yvelines.
envoyé par florianboheme. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Déplacement de Jean-Luc Romero dans les Yvelines.
envoyé par florianboheme. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Par décret du 25 février 2010 portant nomination au Conseil national du sida au titre de l'article D. 3121-4 du code de la santé publique, je fais partie des 13 personnalités qui ont été nommées au renommées au CNS présidé par le professeur Willy Rozenbaum, co-découvreur du VIH. J’ai été nommé par le Premier ministre.
J’avais été nommé, une première fois, fin décembre 2005 par Dominique de Villepin et étais alors le premier séropositif à avoir été nommé officiellement dans cette instance. Depuis une autre repsonsable assocaitive a aussi été nommée.
Cette fonction bénévole me permettra de continuer mon action de sensibilisation des élus mais aussi de faire entendre au CNS la voix des 160.000 personnes séropositives dans notre pays qui se sentent souvent stigmatisées à cause de leur maladie et du regard d’une partie de la société qui pense que cette maladie est honteuse.
J’ai relu le petit livre d’Hervé Guibert « Cytomégalovirus » qui évoque les trois semaines qu’il a passées à l’hôpital quand il a appris qu’il était atteint d’une maladie opportuniste due au sida, le fameux Cytomégalovirus (CMV) qui finit par faire perdre la vue. Hervé Guibert est mort en 1991 après avoir tenté de se suicider car le sida le dévorait. Celui qui avait écrit « Des aveugles » en 1985 et malgré la souffrance, revient avec un certain humour sur ce livre précédent qui fut bien involontairement prémonitoire. Ce journal d’hospitalisation entre plaintes, coups de gueule - « l’hôpital, c’est l’enfer » -, humour - « le somnifère a l’air d’être des amphétamines »-, nous rappelle que le sida reste une maladie mortelle.
La Cour des comptes a pointé récemment le manque d’investissement du gouvernement actuel dans la prévention et le dépistage du sida. Ce livre, comme tous ceux qu’Hervé » Guibert a consacré au sida, à son sida, nous interpelle forcément.
Plus personnellement, à chaque page, je pensais à tous mes amis, à leurs hospitalisations. A Hubert bien sûr, qui avant de partir, a aussi connu la perte de la vue avec ce salop de CMV. A chaque page, je me disais que j’avais bien de la chance d’avoir survécu. Mais en même temps, à quel prix !
J’ai pris quelques jours de congés qui ont surtout été consacrés à la campagne électorale pour les élections régionales en Ile-de-France et mes activités associatives. Mais je vais faire une pause ce week-end avec un petit voyage privé à Madrid, dans la capitale de mon pays… d’origine ! Bon week-end à toutes et tous.
Alors que la presse a relayé la proposition d'un parti d'extrême-droite en Suisse de faire payer 34.000€ (!) aux étrangers qui viennent mourir dans la dignité en Suisse et que certains relancent une polémique sur Dignitas, je vous reproduis des extraits de mon livre "Les voleurs de liberté" consacré à Dignitas et au suicide assisté dans la confédération helvétique. Une mise au point indispensable...
"Dignitas, des profiteurs de malheur ou des humanistes ?
La deuxième association, « Dignitas – vivre dignement – mourir dignement », a été fondée le 17 mai 1998, dans le canton de Zurich, par Ludwig A. Minelli. Si, comme ses statuts le rappellent, cette association ne poursuit « aucun intérêt commercial », elle a effectivement pour mission d’assurer à ses adhérents une vie et une mort dans la dignité et « se tient en outre à la disposition de ses adhérents pour les aider à préparer leur fin de vie et les accompagner pendant cette période. »
Forte de 5600 membres à travers le monde entier, Dignitas aide aussi ses adhérents venant de l’étranger et cela contrairement à Exit qui s’y refuse par peur de favoriser ce que certains dénoncent comme un tourisme de la mort.
Dignitas a accompagné 868 personnes depuis sa création en mai 1998 jusqu’à mai 2008, sur les 7368 demandes qu’elle a reçues. L’aide apportée au candidat au départ est facturée 9700 francs suisses soit 6043,27€.
Après l’examen du dossier médical et 2 visites au minimum, l’association aide les patients en impasse thérapeutique, en les assistant dans leur suicide grâce à la prescription de 15 grammes de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui permet de s’endormir en quelques secondes et de s’éteindre en moins d’une demie heure – le même produit qu’a avalé Chantal Sébire d’après l’autopsie.
Pourtant, l’association a aussi aidé quatre personnes à partir en leur donnant de l’hélium ce qui a causé beaucoup d’émoi en Suisse et ailleurs.
En fait, depuis quelques années, l’association est l’objet de polémiques récurrentes et très violentes en Suisse tant pour le prix de l’aide qu’elle apporte que pour le fait qu’elle aide les étrangers. Ces polémiques obligent l’association à déménager régulièrement d’appartements meublés en chambres d’hôtels, les propriétaires n’étant pas toujours favorables à ses activités liées à la mort. Ce qui incommode les riverains et attire des medias à la recherche d’histoires scandaleuses.
Il est vrai que depuis Paris, j’ai toujours suivi avec attention les polémiques qui secouent régulièrement cette association. C’est pourquoi, dès que j’ai été élu président de l’ADMD, j’ai essayé d’avoir un contact avec les familles qui ont accompagné un proche chez Dignitas."
Jean-Marie Périer, le photographe star des chanteurs yéyé des années 60, a récemment sorti un livre document sur les jeunes chassés de leur foyer parce qu’ils sont homosexuels. « Casse-toi ! – Crève mon fils – Je ne veux pas de pédé dans ma vie » est paru chez Oh éditions, dirigées par un homme engagé Philippe Robinet. Beaucoup de gens, notamment à Paris, croient que vivre son homosexualité est simple en 2010. Ce livre nous démontre malheureusement tout le contraire.
A partir de nombreuses histoires vécues au Refuge – seule et remarquable association recueillant les jeunes homos chassés de leur maison par leurs parents et présidée par mon ami Nicolas Noguier -, Jean-Marie-Périer nous raconte la vie d’errance qu’ont connue bien des jeunes virés parfois dès 16 ans du foyer familial.
Ce livre, dédié à Jean Marais, nous fait comprendre le drame de tant de jeunes ados blessés à jamais par ces rejets et les mots qu’ils ont entendus de la part de leurs géniteurs.
« Tu es une honte… Va te soigner ailleurs. Tu n’es pas normal » a entendu Jean-François. « Tu imagines, si ça se sait, c’est la honte » lui dira-t-on aussi. « Tu peux être n’importe où en France, on te retrouvera et on te tuera. Si tu deviens homo, t’es mort » dira la sœur d’Hassan. « Si, j’ai un fils pédé, je l’enterre vivant » lui assénera le père de Jimmy qui avant de le chasser hurlera : « je le tue, je le tue ! ». « Agis comme un homme, parle comme un homme, arrête d’être une lopette » lance Gabriel à son frère Etienne avant de le rouer de coups et de le virer.
Le livre de Jean-Marie Perrier tombe à pic. Il est utile et indispensable à un moment où le ministère de l’éducation refuse qu’on parle d’homophobie à des jeunes élèves qui sont pourtant habitués à entendre dans les cours d’école l’une des plus habituelles insultes : « Casse-toi pédé ! »
C’est peut-être, même sûrement une fête commerciale. Mais bon, une occasion de dire toute la journée je t’aime à sa moitié et de lui faire plein de surprises, pourquoi pas ? Alors bonne Saint-Valentin, même si je l’espère pour les couples, la fête des amoureux, ce doit être tous les jours !
Permettez-moi une petite pensée affectueuse, en ce jour de fête, pour Florence Cassez...
Je vous ai parlé du livre de Florence Cassez « A l’ombre de ma vie – Prisonnière de l’Etat mexicain » le jour de sa sortie. Ce livre, pour le président de son comité de soutien que je suis à sa demande et à celle de ses parents, est un élément important dans sa défense. En effet, beaucoup de gens parlent de l’histoire de Florence sans vraiment la connaître. Avec ce livre écrit en toute franchise, Florence prend beaucoup de risques en démontrant, preuves à l’appui, la responsabilité des autorités mexicaines dans sa fausse arrestation et le procès rocambolesque qui s’en est suivi. Le chef de l’Etat français est depuis bien longtemps certain de l‘innocence de la jeune fille originaire de Béthune : il avait tous les éléments pour l’être. Avec ce livre, celles et ceux qui ont encore des doutes comprendront la machination qui broie la jeunes française et l’acharnement d’un ministre mexicain de l’intérieur - qui a de grandes ambitions ! - et qui ne peut pardonner à la « Française », comme il l’appelle de l’avoir ridiculisé devant tout le pays en démontrant ses mensonges dans l’arrestation rocambolesque dont elle fit l’impuissante victime. N’hésitez pas : plongez-vous dans le livre de Flo et vous n’aurez plus aucuns doutes sur son innocence.
Bye-Bye Barbary Lane devait être le dernier épisode des Chroniques de San Francisco du génial Armistead Maupin. Ces 6èmes chroniques ne sont heureusement pas les dernières puisque « Michael Tolliver est vivant » a suivi et conclu provisoirement (?) cette incroyable saga.
Je ne peux que conseiller à qui est fasciné par la liberté qui régnait dans les années 70/80 à San Francisco et par l’ouverture d’esprit de cette cité, de lire et relire les Chroniques de San Francisco. Cet épisode m’a beaucoup touché avec un Michael gérant au jour le jour sa séropositivité. J’ai retrouvé toutes les angoisses, tous les problèmes que j’ai connus dans les années 90 avec ma propre séropositivité. Ce livre m’a rappelé la vie d’enfer que j’ai vécu, comme tant de séropos, avec l’AZT qu’il fallait prendre toutes les 4 heures avec son lot de nuits blanches. (J'en ai aussi parlé dans mon livre "Virus de vie"). A part cela, cet épisode sonne le glas de la belle histoire de l’immeuble de Barbary Lane tenu par la touchante Mme Madrigal. On avait fini par croire que la vie était un long fleuve tranquille dans cette belle maison. L’auteur en a décidé autrement et tous nos héros vivent désormais leur propre destin…
Ce jeudi 4 février sort le livre de Florence Cassez : « A l'ombre de ma vie. Prisonnière de l'Etat mexicain » chez Michel Lafon. Dans ce livre autobiographique, Florence nous démontre avec une incroyable sincérité et beaucoup d’émotion le piège dans lequel elle est tombée. Cette jeune fille originaire de la région de Béthune - ma ville de naissance ! - pouvait rêver d’une vie « normale ». Comme chacune et chacun d’entre nous !
Depuis 4 ans, et malgré un dossier qui démontre son innocence, elle croupit dans les prisons mexicaines. A celles et ceux qui doutent encore de son innocence, qu’ils lisent son témoignage. Ils n’auront plus aucun doute, comme je n’en ai plus aucun depuis le jour où je l’ai rencontrée et quelle m’a raconté son incroyable mais terrible histoire.
Jean-Paul Huchon présentera son programme pour les élections régionales aujourd’hui. Après une conférence de presse, il présentera son programme pour la région Ile-de-France à ses soutiens à 19h30 au siège de campagne.
Madame la Première Adjointe au Maire de Paris, ma très chère Anne,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chères Danièle, Henriette et Sandrine, chers Alain, Jean-Louis et Manuel,
Monsieur le président du Conseil régional, mon cher Jean-Paul
Monsieur le maire du Xème arrondissement, mon cher Rémi,
Mesdames et messieurs les élus,
Chers amis de l’ADMD,
Mesdames et Messieurs,
Tout d’abord, je me dois de remercier en votre nom à tous notre hôte de ce jour, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, représenté par sa première adjointe, mon amie Anne Hidalgo, dont les mots sont empreints d’humanisme, de Liberté et – ce qui nous importe le plus – de l’incertitude de ce que sera la fin de vie lorsque, comme le chante si joliment Jacques Brel, la pendule d’argent qui ronronne au salon nous attendra.
Cela fait 30 ans que notre association a été créée. 30 ans que, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, le 19 novembre 1979, Michel Landa réclamait ce droit de tirer sa révérence sobrement et dignement lorsque, au bout du chemin, la vie n’est plus que de la survie. Hasard du calendrier, c’est également un 19 novembre, en 2009, que les députés du groupe socialiste, républicain, citoyen et divers gauche de l’Assemblée Nationale, sous la conduite de Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius et Manuel Valls, Danièle Hoffman-Rispa, Sandrine Mazetier présents parmi nous cet après-midi, ont initié le premier débat parlementaire de notre histoire sur la légalisation de l’euthanasie. Ce texte n’a pas emporté la majorité des voix des députés, certes, mais 203 d’entre eux, principalement de gauche mais aussi de droite, ont clairement indiqué qu’ils soutenaient cette revendication portée par les plus de 103 000 adhérents qui ont rejoint notre association au fil de ces 3 décennies – près de 13.000 ces 2 dernières années -, cette revendication légalisée aux Pays-Bas et en Belgique depuis 10 ans maintenant, cette revendication légalisée au Luxembourg depuis plus d’une année, cette revendication demandée également en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, cette revendication légalisée dans plusieurs états des Etats-Unis d’Amérique, cette revendication portée sur tous les continents du Globe, bref, cette revendication universelle qui permet à chacune et à chacun, pour lui-même et en pleine conscience, de choisir les conditions de sa propre fin de vie, qu’il s’agisse d’une aide active à mourir, mais également d’un recours universel aux soins palliatifs ou d’une simple gestion de sa souffrance.
Tout au long des très nombreuses réunions de l’ADMD auxquelles j’ai participées ces dernières années, j’ai défendu cette Ultime Liberté sous laquelle j’ai placé ma présidence depuis juin 2007. Cette Ultime Liberté, comme une réponse en 4 points aux Voleurs de Liberté et à nos éternels détracteurs présents régulièrement, en tout petit nombre, à chacune de nos manifestations :
- La vie nous a été donnée par nos parents et n’appartient qu’à nous seul,
- Toutes les fins de vie ne doivent pas être obligatoirement vécues,
- La souffrance et la douleur ne nous apprennent pas forcément quelque chose sur nous-mêmes, et loin de là !
- Notre corps nous appartient, comme le disaient aussi si justement et si bien les femmes qui revendiquaient l’avortement. Droit acquis mais qui lui aussi est mis en péril notamment en Ile-de-France où des services IVG vont être fermés dans l’AP-HP !
Pour la 30ème journée des délégués de l’ADMD qui se tient aujourd’hui et samedi à Bagnolet, le programme sera particulièrement chargé : réunion du conseil d’administration vendredi matin, réunion des commissions, séance plénière, dîner-anniversaire sur la Seine et séances de commission le samedi matin. Bref deux jours d’échange où je l’espère la voix des militants qui ont voté très majoritairement pour mon équipe – j’ai obtenu près de 90% des voix en septembre dernier – sera entendue et respectée…
A l’invitation de la députée-maire, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, 150 personnes se pressaient à la conférence littéraire que j’ai donnée lundi dernier au Palais de la Culture de Puteaux autour de mon livre « les voleurs de liberté. » C’est pour le modeste auteur que je suis un grand plaisir de constater que mon dernier livre a touché de nombreux lecteurs comme l’important courrier que je reçois me le prouve chaque jour. Merci à chacune et chacun d’entre vous pour vos témoignages qui démontrent à quel point nous sommes nombreux à attendre une loi de liberté sur la fin de vie.