Un très mauvais signal pour l’objectif d’une France sans sida d’ici 2030 !
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La mort est sans doute le dernier grand tabou de notre société. On la cache, on la redoute, on évite même de prononcer son nom. Et pourtant, comme le rappelle si bien le titre de ce livre percutant : "On y passera tous !"
J'ai eu l'occasion de me pencher sur le livre de mon ami Mickaël Boilon, bien connu sur les réseaux sociaux sous le pseudo @lethanatochanteur.
Mickaël est thanatopracteur. C’est lui qui, dans l’intimité, prend soin des corps après le décès. Cette position unique, au plus près de la réalité physique de la mort, lui confère un regard d'une infinie justesse et d'une grande humanité.
À travers des histoires vraies et la déconstruction méthodique de nos idées reçues, cet ouvrage s'attache à nous réconcilier avec l'inéluctable. Son objectif n'est pas de morbidité, bien au contraire : c'est un vibrant appel à la vie, résumé par ce sous-titre ô combien essentiel : "N’ayez plus peur de la mort."
Parce que libérer la parole sur la fin de vie et la mort, c’est aussi apprendre à vivre plus intensément et plus sereinement, c'est un livre à mettre entre toutes les mains.
On y passera tous ! Histoires vraies, idées reçues... N'ayez plus peur de la mort
Mickaël Boilon (@lethanatochanteur)
Éditions Robert Laffont
Disponible dès le 1er octobre en librairie !
J’ai choisi de ne pas réagir sur les réseaux sociaux aux arrestations massives de ces derniers jours. Je ne voulais pas risquer d’être refoulé à la frontière et de ne pas pouvoir venir jusqu’ici, à Istanbul, soutenir Pinar Selek et les courageux militants LGBTQIA+ de Turquie.
Je tenais à être présent pour rappeler une évidence : le combat pour l’égalité n’a pas de frontière.
Tout comme nos sœurs et nos frères sénégalais qui subissent depuis des mois une terrible chasse à l’homme, il s'agit de clamer ici, en Turquie, qu'aucun être humain ne devrait être persécuté pour ce qu'il est. Être homosexuel n’est pas un choix, pas plus qu’être hétérosexuel.
En venant régulièrement à Istanbul pour soutenir Pinar Selek ou le maire de la ville injustement emprisonné, j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des militantes et des militants homosexuels et trans. Face à une adversité terrible, j'ai admiré leur pugnacité et leur courage : elles et ils ne baissent jamais les bras.
Ils méritent plus que jamais notre soutien et une solidarité internationale sans faille, en particulier de la part de la France et de l’Union européenne. Les démocraties ne peuvent tolérer ces retours en arrière qui font des personnes LGBTQIA+ les boucs émissaires de régimes autoritaires.
Le populisme n’est pas une fatalité… pas plus que la stigmatisation des personnes LGBTQIA+.
Mercredi, j’ai passé une journée bien remplie, entre réunions avec l’équipe d’Élus Locaux Contre le Sida (ELCS) pour préparer notamment nos États généraux qui se dérouleront le 30 novembre à l’Assemblée nationale et pour de belles rencontres inspirantes.
Avec mon amie Michelle Voisin, l’une des premières élues à s’être engagée aux côtés d’ELCS, et avec le photographe Jean-Marie Dupont, qui poursuit un très beau projet autour de la photographie inclusive.
C’est d’ailleurs place des Combattantes et des Combattants du Sida que j’ai choisie pour me faire photographier. Une place qui me tient particulièrement à cœur : c’est un projet que nous avions porté avec Anne Hidalgo et Laurence Patrice pendant la campagne municipale de 2020, et qui n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien du maire Ariel Weil.
J’ai ensuite partagé un moment avec mon amie Raphaëlle Primet, élue parisienne qui a récemment choisi de rendre publique sa séropositivité. Grâce à elle, je me sens un peu moins seul dans le monde politique.
Car oui, le sida se soigne aussi par la politique.
La visibilité est essentielle, comme nous l’ont rappelé Christophe Paco et Supersero lors de leur grève de la faim.
Nous ne viendrons jamais à bout de la transmission du VIH tant que persisteront de si violentes discriminations.
La sérophobie blesse, isole et tue.
Le combat continue.
Une immense tristesse nous submerge après la disparition de Catherine Ringer. Avec Les Rita Mitsouko, puis en solo, elle n’a jamais cessé de nous surprendre, portant haut l’étendard d’une liberté artistique absolue. Sa voix unique, sa flamboyance et sa folie douce en faisaient une artiste rare, incandescente et terriblement attachante.
Elle rejoint désormais les étoiles, mais son sillage flamboyant va terriblement nous manquer.
Heureusement, ses mélodies et son énergie continueront à jamais de résonner en nous. Pour toujours.
11 septembre.
Il y a des dates qui ne s’effacent jamais.
Il y a 25 ans, le monde s’arrêtait de respirer devant les images de New York.
Je me souviens très précisément de ce moment. J’étais dans une salle de gym du 12ᵉ arrondissement de Paris, près de la place de la Nation, lorsque j’ai appris ce qui venait de se passer. Je regardais, incrédule, les écrans de télévision qui diffusaient ces images terribles de ces tours en flammes. Difficile alors de comprendre que ce que nous étions en train de voir était bien réel.
Deux avions, les tours du World Trade Center, des milliers de vies fauchées en quelques instants… et cette sensation terrible que le monde venait de basculer.
Derrière les chiffres, il y avait des femmes et des hommes. Des parents, des enfants, des amoureux, des amis, des collègues. Des vies, tout simplement. Et il y avait aussi celles et ceux qui, dans les heures qui ont suivi, ont risqué leur vie pour en sauver d’autres.
Vingt-cinq ans après, la douleur des familles demeure. Mais demeure aussi notre devoir de mémoire.
Se souvenir du 11 septembre, ce n’est pas seulement se rappeler une tragédie. C’est réaffirmer notre attachement à la paix, à la liberté, à la fraternité et à cette humanité que la haine ne doit jamais parvenir à détruire.
Aujourd’hui, mes pensées vont aux victimes, à leurs proches et à toutes celles et ceux dont la vie a été bouleversée ce jour-là.
Ne jamais oublier.
September 11.
There are dates that never fade.
Twenty-five years ago, the world stopped breathing as it watched the images coming from New York.
I remember that moment very clearly. I was in a gym in Paris’s 12th arrondissement when I learned what had happened. I watched, in disbelief, the television screens broadcasting those terrible images of the towers engulfed in flames. It was difficult then to comprehend that what we were seeing was actually real.
Two planes, the World Trade Center towers, thousands of lives taken in an instant… and the terrible feeling that the world had just changed forever.
Behind the numbers were women and men. Parents, children, partners, friends, colleagues. Lives, quite simply. And there were also those who, in the hours that followed, risked their own lives to save others.
Twenty-five years later, the families’ pain remains. But so does our duty to remember.
Remembering September 11 is not only about recalling a tragedy. It is about reaffirming our commitment to peace, freedom, fraternity, and to the humanity that hatred must never be allowed to destroy.
Today, my thoughts are with the victims, their loved ones, and all those whose lives were changed forever that day.
Never forget.
Retour sur mon séjour à Casablanca.
Il y a des villes que l’on découvre… et puis il y a celles qui, peu à peu, vous surprennent et vous touchent. Casablanca est de celles-là.
J’ai aimé me perdre dans les ruelles de la Médina, lever les yeux devant la majestueuse mosquée Hassan II, puis prendre le temps de flâner sur la place Mohammed V. La Wilaya, la Grande Poste, Bank Al-Maghrib, le Palais de Justice… autant de magnifiques témoignages de cette architecture Art déco qui donne à Casablanca une personnalité si particulière.
J’ai aussi aimé la douceur d’une promenade dans le parc de la Ligue Arabe, loin de l’agitation de la ville, avant de retrouver l’air marin du port et de longer tranquillement la côte.
Casablanca, c’est une ville de contrastes, parfois foisonnante, parfois paisible, toujours vivante. Une ville qui ne se livre pas immédiatement, mais qui finit par vous séduire.
Je repars avec de belles images, de belles rencontres et surtout l’envie de revenir.
À bientôt, Casablanca…
Je viens de signer la pétition européenne pour l'aide à mourir volontaire comme droit fondamental en Europe.
La France a enfin rejoint les pays qui accordent leur ultime liberté à leurs concitoyens.
C'est un droit humain, un droit fondamental dont tous les Européens doivent enfin bénéficier :
Ajoutez votre voix : https://www.lastright.eu/f
Ému d’avoir rencontré Christophe Pago et Nicolas (@Supersero) place des combattantes et des combattants du sida.
Depuis lundi, ils ont entrepris une grève de la faim, d’abord à Reims puis à Paris pour sensibiliser sur les terribles discriminations que subissent les personnes séropositives et pour réclamer une loi et des campagnes contre la sérophobie !
Ils ont tout mon soutien ! Celui de citoyen. Celui de personne séropositive depuis près de 40 ans…
Je regrette qu’hier la police ait arrêté Christophe pour l’interroger. C’est incompréhensible !
Damien Delmer s’est éteint.
La nouvelle tombe comme un couperet, glaçante et infiniment triste. C’est un pan de notre histoire militante qui s’en va, une voix courageuse qui s’est tue.
Damien avait été l'un des tout premiers à porter haut et fort la flamme des Jeunes ADMD avec Christophe Michel-Romero.
Avec son frère Nicolas, ils formaient un tandem indéfectible, un modèle de dignité face à l’adversité.
Atteints tous les deux dès l’enfance par la mucoviscidose, cette maladie implacable qui broie les souffles et use les corps, la médecine leur avait dressé un horizon tragique : pas plus de dix-sept ans à vivre.
Mais Damien et Nicolas ont défié le destin. Ils ont arraché à la vie des décennies de combats, de rires, d'engagements et d'amour.
Vaincre la fatalité par la volonté, c’était leur credo. Ensemble, ils avaient partagé cette force bouleversante dans un livre magnifique, empreint d’une lumineuse espérance : Frères, jusqu'au dernier souffle ! Un titre qui résonne aujourd’hui comme un serment d’éternité.
Aujourd'hui, mes pensées les plus fraternelles et bouleversées vont à Nicolas.
Je sais l'abîme de douleur dans lequel cette disparition le plonge, lui qui a partagé chaque seconde de ce long combat fraternel. Je pense aussi à Ylian, qui a veillé sur Damien avec une constance, une tendresse et un dévouement de tous les instants.
C’est un jour sombre pour tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin, pour ses amis, et pour toute la grande famille des Jeunes de l’ADMD qu'il a tant inspirée.
Repose en paix, cher Damien. Ta lutte, ton sourire et ton inlassable exigence de liberté resteront gravés en nous pour toujours.